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Macron en Allemagne chez Merkel

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Le président français Emmanuel Macron, au milieu, dimanche à Berlin entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président allemand Frank Walter Steinmeier. (©Keystone/EPA/OMER MESSINGER)

Emmanuel Macron a mis dimanche la pression sur Angela Merkel en demandant une refondation de l'Europe face au risque de "chaos mondial". A six mois des élections européennes, les sondages promettent une forte poussée nationaliste.

"L'Europe, et en son sein le couple franco-allemand, se trouvent investis de l'obligation de ne pas laisser le monde glisser dans le chaos". Et pour cela "l'Europe doit être plus forte, plus souveraine", a déclaré le chef de l'Etat français dans un discours prononcé devant la chambre des députés allemands à Berlin.

"L'Europe ne pourra pas jouer son rôle si elle devient le jouet de puissances et se contente d'un second rôle sur la scène mondiale", a ajouté M. Macron. Il s'est rendu dans la capitale allemande pour une journée de commémoration des victimes des guerres.

Prendre des risques

La chancelière allemande Angela Merkel, avec qui le chef de l'Etat français s'est entretenu, a approuvé l'idée que l'Europe "se trouve à la croisée des chemins". Elle doit définir "son rôle" au plan mondial.

Mais derrière le front uni affiché par les deux dirigeants, le discours de M. Macron a aussi résonné comme une critique implicite face à ce que de nombreux responsables français considèrent en privé comme les atermoiements et hésitations de l'Allemagne depuis plus d'un an sur le sujet.

"Est-il préférable de rester enfermé dans nos immobilismes ?", a tancé M. Macron, qui a fait de la relance du projet européen une des sujets phares de son mandat. Face au défi du populisme, il faut "prendre de nouveaux risques", "surmonter nos tabous et dépasser nos habitudes", a-t-il dit.

Budget européen

Sur les questions de défense commune au moins, la France et l'Allemagne affichent un front uni. Tant Emmanuel Macron qu'Angela Merkel soutiennent l'idée à terme d'une armée européenne, en dépit des vives critiques du président américain Donald Trump, qui y voit une concurrence pour l'Otan. Sur les autres sujets l'harmonie franco-allemande est moins évidente.

C'est le cas par exemple d'un autre dossier prioritaire d'Emmanuel Macron, la création d'un budget de la zone euro pour soutenir l'investissement, qui doit être discuté lundi lors d'une réunion des ministres des Finances à Bruxelles.

Après des mois de tractations, Paris et Berlin se sont certes mis d'accord vendredi sur un cadre général sur ce budget, mais pas sur son montant qui reste non défini. Alors que M. Macron espérait à l'origine l'abonder de plusieurs centaines de milliards d'euros.

Le chef de l'Etat français y a fait allusion en soulignant que "la nouvelle étape" qu'il appelle de ses voeux en Europe "nous fait peur car chacun devra partager, mettre en commun (...) une part croissante de son budget et même des ressources fiscales".

Il a invité l'Allemagne et la France à faire dans ce domaine chacune un pas vers l'autre, la première très attachée au respect des règles qui rassurent et la deuxième qui tend parfois à s'en méfier et à vouloir les "contourner".

Tension sur les Gafa

Paris et Berlin divergent actuellement sur un autre projet porté en Europe par Emmanuel Macron, la taxation des géants de l'internet, les Gafa. La France voudrait qu'une décision soit prise par l'Union européenne dès décembre, et a récemment averti qu'un refus de l'Allemagne serait perçu comme "une rupture de confiance".

Angela Merkel, elle, craint un retour de bâton des Etats-Unis contre les entreprises allemandes et préfère repousser toute initiative européenne à 2021.

Un responsable de son parti conservateur, pourtant considéré comme un proche de la chancelière, Armin Laschet, a admis ce week-end dans le Spiegel que son pays était trop "hésitant" sur l'Europe. Il l'a appelé à être "plus enthousiaste" et à avoir une vision "moins comptable".

Mais la chancelière est en fin de cycle politique. Face aux critiques croissante contre sa politique migratoire, elle a été contrainte d'amorcer son retrait politique.

M. Macron lui aussi doit faire face à une baisse de sa popularité dans son pays et depuis peu à un vent de contestation contre la hausse des prix du carburant. Sujet sur lequel il ne s'est pas exprimé dimanche à Berlin.

(ATS)

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Enquête après une "très grave" fuite au sein de l'armée allemande

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L'Allemagne enquête de manière approfondie sur la fuite d'un enregistrement d'officiers de l'armée discutant d'éléments confidentiels concernant la guerre en Ukraine, a annoncé samedi le chancelier Olaf Scholz. (© Keystone/DPA Pool/CHRISTOPH SOEDER)

Le chancelier Olaf Scholz a annoncé samedi que l'Allemagne enquêtait de manière approfondie sur la fuite d'un enregistrement d'officiers de l'armée discutant d'éléments confidentiels concernant la guerre en Ukraine.

"Il s'agit d'une affaire très grave et c'est la raison pour laquelle elle fait désormais l'objet d'une enquête très minutieuse, très approfondie et très rapide", a déclaré M. Scholz à l'occasion d'une visite à Rome.

Vendredi, Margarita Simonyan, directrice de la chaîne russe RT soutenue par l'Etat, a mis en ligne un enregistrement audio de 38 minutes dans lequel, selon elle, des officiers de l'armée allemande discutent d'une attaque contre la Crimée le 19 février.

"Ce qui est rapporté est une affaire très sérieuse et c'est pourquoi elle fait maintenant l'objet d'une enquête très minutieuse, très intensive et très rapide", a déclaré M. Scholz lors d'une visite à Rome.

Dans l'enregistrement, on peut entendre des discussions sur l'utilisation possible par les forces ukrainiennes de missiles Taurus de fabrication allemande et sur leur impact potentiel.

Il est notamment question de viser des cibles telles qu'un pont important sur le détroit de Kertch, qui relie la Russie continentale à la Crimée, annexée par la Russie en 2014.

Les discussions portent également sur l'utilisation des missiles fournis à Kiev par la France et la Grande-Bretagne.

Les experts consultés par le magazine allemand "Der Spiegel" ont déclaré qu'ils pensaient que l'enregistrement était authentique.

Une porte-parole du ministère de la défense a déclaré à l'AFP qu'une enquête était en cours "pour déterminer si des communications dans le secteur de l'armée de l'air avaient été interceptées".

Kiev réclame de longue date que l'Allemagne lui fournisse des missiles Taurus, qui peuvent atteindre des cibles situées à 500 km de distance.

M. Scholz a jusqu'à présent refusé d'envoyer ces missiles, craignant que cela ne conduise à une escalade du conflit.

"Si cette histoire s'avère vraie, ce serait un événement très problématique", a déclaré Konstantin von Notz, membre du parti des Verts, à la chaîne de télévision RND.

"La question se pose de savoir s'il s'agit d'un incident isolé ou d'un problème structurel de sécurité", a-t-il ajouté.

S'exprimant lors d'un forum diplomatique en Turquie samedi, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que l'enregistrement indiquait que l'Ukraine et ses soutiens "ne veulent absolument pas changer de cap et veulent infliger une défaite stratégique à la Russie sur le champ de bataille".

A Moscou, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a demandé "des explications rapides de l'Allemagne" sur cette affaire. "Toute tentative d'éviter de répondre aux questions sera considérée comme un aveu de culpabilité", a-t-elle dit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Sous surveillance, des personnes fleurissent la tombe de Navalny

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La mère du leader de l'opposition russe Alexei Navalny, Lyudmila Navalnaya (gauche) et sa belle-mère, dont le nom n'est pas disponible, lui rendent un dernier hommage au cimetière de Borisovskoye à Moscou. (© Keystone/AP)

La mère d'Alexeï Navalny, le principal détracteur de Vladimir Poutine mort en prison dans des circonstances troubles, s'est rendue sur sa tombe samedi. Les obsèques ont rassemblé vendredi des milliers de Russes.

M. Navalny, le plus féroce critique du président russe depuis plus de dix ans, est décédé le 16 février à l'âge de 47 ans dans une colonie pénitentiaire de l'Arctique, où il purgeait une peine de 19 ans de prison pour "extrémisme". Les multiples procès qui lui avaient été intentés avaient été largement dénoncés comme étant une manière de le punir pour son opposition à Vladimir Poutine.

Déjà présente lors de la mise en terre du cercueil vendredi, la mère de l'opposant, Lioudmila Navalnaïa, s'est de nouveau rendue tôt samedi matin sur sa tombe, recouverte de fleurs et de couronnes, au cimetière de Borisovo, dans le sud de Moscou. Elle était accompagnée d'Alla Abrossimova, la mère de la veuve de M. Navalny, Ioulia Navalnaïa.

Ioulia Navalnaïa, les deux enfants du couple et le frère de M. Navalny vivent à l'étranger et n'ont pas assisté aux funérailles, où ils auraient pu être arrêtés pour opposition au président russe. La veuve d'Alexeï Navalny s'est engagée à poursuivre le travail de son mari et a déclaré à plusieurs reprises ces derniers jours que M. Poutine l'avait "assassiné".

Vendredi, des milliers de partisans de M. Navalny avaient fait la queue pendant des heures pour lui rendre hommage. Alors qu'ils affluaient d'une église voisine vers le cimetière, certains scandaient "Non à la guerre !" et d'autres slogans en faveur de Navalny, qualifiant notamment Poutine de "meurtrier" et appelant à la "libération des prisonniers politiques".

Au moins 128 personnes arrêtées

L'ONG de défense des droits humains OVD-Info a déclaré que la police russe avait arrêté au moins 128 personnes participant à des hommages à Navalny dans 19 villes vendredi.

Les scènes de milliers de personnes défilant en soutien à M. Navalny, réclamant la fin de l'assaut russe en Ukraine et fustigeant le Kremlin, n'ont pas été vues en Russie depuis les premiers jours qui ont suivi l'ordre donné par Moscou à des centaines de milliers de soldats de franchir la frontière, fin février 2022.

Depuis, le Kremlin a sévèrement réprimé la dissidence et utilisé de nouvelles lois strictes sur la censure militaire pour poursuivre des centaines de personnes qui se sont exprimées publiquement contre l'offensive. Cette répression tous azymuts, en plus de la mobilisation partielle à l'automne 2022, a aussi poussé nombre de Russes à partir à l'étranger.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Gaza: l'ONU fait état d'un "grand nombre" de blessés par balles

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Des Palestiniens inspectent la mosquée Al Bokhari détruite après une frappe aérienne israélienne à Deir Al Balah, dans le sud de la bande de Gaza samedi. (© Keystone/EPA/MOHAMMED SABER)

Une équipe de l'ONU a dit avoir constaté "un grand nombre" de blessures par balles dans un hôpital de Gaza. Des soldats israéliens ont tiré sur la foule près d'un convoi d'aide humanitaire.

Samedi, l'armée israélienne a poursuivi ses frappes meurtrières contre la bande de Gaza qui ont fait au moins 92 morts ces dernières 24 heures, d'après le ministère de la Santé du mouvement islamiste palestinien Hamas.

Les Etats-Unis ont annoncé leur intention de se joindre aux largages d'aide sur le territoire palestinien.

Jeudi, une distribution d'aide à Gaza a tourné au drame après des tirs israéliens sur une foule affamée qui s'est ruée sur les camions d'aide humanitaire et une bousculade qui ont fait 115 morts, selon le Hamas.

Une équipe de l'ONU s'est rendue le lendemain à l'hôpital al-Chifa de Gaza, qui a accueilli des dizaines de blessés après la tragédie. Ils ont vu "un grand nombre de blessures par balles", a indiqué un porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric.

La communauté internationale a réclamé une enquête sur ce drame et un cessez-le-feu immédiat dans la guerre déclenchée par une attaque sanglante menée le 7 octobre dans le sud d'Israël par des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza voisine.

Israël a poursuivi ses bombardements, surtout à Khan Younès et Rafah dans le sud, selon des correspondants de l'AFP.

"Insister auprès d'Israël"

Vendredi, le président américain, Joe Biden, a annoncé que son pays participerait "dans les prochains jours" aux largages d'aide humanitaire sur Gaza.

Plusieurs pays y ont parachuté des cargaisons ces derniers jours, notamment la Jordanie avec le soutien de la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, ainsi que l'Egypte en coopération avec les Emirats arabes unis.

"Les largages aériens ne peuvent pas et ne doivent pas se substituer à l'accès humanitaire", a néanmoins averti l'ONG International Rescue Committee (IRC).

Mais les cargaisons par voie terrestre, soumises au feu vert d'Israël qui impose un blocus à Gaza depuis 2007, n'arrivent qu'en quantité très limitée via Rafah depuis l'Egypte.

"Nous allons insister auprès d'Israël pour qu'il facilite l'entrée de davantage de camions (...) Il n'y a vraiment pas assez d'aide qui arrive à Gaza", a dit Joe Biden.

Biden prudent

M. Biden s'est voulu prudent en répétant vendredi "espérer" une trêve d'ici au ramadan, mois sacré du jeûne pour les musulmans qui commence cette année le soir du 10 mars ou le 11.

"Nous allons y arriver, mais on n'y est pas encore, et on pourrait ne pas y parvenir", a-t-il dit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Zelensky presse l'Occident de fournir des systèmes aériens

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky presse l'Occident. (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réitéré samedi un appel à ses alliés occidentaux pour qu'ils fournissent à Kiev davantage de systèmes de défense aérienne, après des attaques russes qui ont fait cinq morts, selon l'Ukraine.

Des attaques visant la ville portuaire d'Odessa, sur la mer Noire, dans la nuit de vendredi à samedi, ont entraîné la mort de trois personnes, dont un enfant, et la destruction d'un immeuble de neuf étages, selon des responsables officiels ukrainiens.

Parallèlement, des bombardements ont tué un homme de 76 ans dans la région de Kharkiv, près de la frontière russe, et une autre personne dans celle de Kherson, selon les autorités régionales.

"La Russie continue de frapper des civils", a déploré le président Zelensky sur les réseaux sociaux.

"Nous avons besoin de davantage de défense aérienne de la part de nos partenaires. Nous devons renforcer le bouclier aérien ukrainien pour mieux protéger notre peuple du terrorisme russe. Davantage de systèmes de défense aérienne et davantage de missiles pour les systèmes de défense aérienne sauvent des vies", a-t-il déclaré.

Après deux ans de guerre, ces derniers jours, le dirigeant ukrainien a, à plusieurs reprises, enjoint ses alliés occidentaux de livrer l'assistance militaire plus rapidement, réclamant notamment des munitions, davantage de systèmes de défense aérienne et des avions de combat.

La victoire face à la Russie "dépend de vous", a-t-il lancé dimanche dernier à ses alliés occidentaux, dont le soutien est essentiel pour Kiev, mais qui rechignent ces derniers mois à valider de nouvelles enveloppes budgétaires à cette fin.

Drone tombant du ciel

Selon le ministre ukrainien de la Défense Roustem Oumerov, la moitié des armes occidentales promises à Kiev sont livrées avec du retard.

De son côté, l'Ukraine semble avoir mené sa propre attaque de drone dans la nuit de vendredi à samedi, qui a endommagé un immeuble résidentiel de Saint-Petersbourg, la deuxième ville de Russie.

Le responsable de la ville russe a signalé qu'un "incident" s'était produit - un langage précédemment utilisé pour décrire les attaques ukrainiennes - mais a déclaré qu'il n'y avait pas eu de victime.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux russes montraient ce qui semblait être un drone tombant du ciel dans le bâtiment et déclenchant une explosion, tandis que des habitants rapportaient des fenêtres soufflées et de petits incendies provoqués par un drone.

Selon les médias ukrainiens, les défenses aériennes russes ont abattu un drone qui visait un dépôt pétrolier à moins d'un kilomètre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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