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Économie

Ministérielle glissante pour l'OMC et la Suisse à Genève

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La ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) s'annonce difficile pour le conseiller fédéral Guy Parmelin qui participera pour la Suisse. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les ministres de l'OMC se rassemblent dès dimanche à Genève pour la première fois après plusieurs années. La réunion s'annonce difficile en raison des divergences et de la guerre en Ukraine. La Suisse est sous pression pour les brevets.

Le conseiller fédéral Guy Parmelin doit s'exprimer au début d'une ministérielle attendue depuis longtemps. Prévue au Kazakhstan fin 2020, elle avait dû être reportée puis relocalisée en raison des effets de la pandémie. Elle aura lieu alors que des dizaines de pays ont annoncé ne pas appliquer les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à l'égard de la Russie en raison de son agression contre l'Ukraine.

Ces tensions pourraient empêcher tout accord à Genève entre les 164 membres, étant donné que les décisions sont habituellement toujours prises par consensus. Elles constitueront une composante, admet un ambassadeur assez important parmi les acteurs de l'OMC.

L'organisation fait état d'un "optimisme prudent grandissant" mais encore "d'importants obstacles" vers des arrangements. Les observateurs s'attendent eux à un probable échec tant les possibilités d'aboutir semblent peu élevées. Les plus prometteuses portent sur l'exclusion de toute restriction aux exportations pour les distributions humanitaires de nourriture par le Programme alimentaire mondial (PAM).

Mais l'organisation est attendue depuis plus d'un an sur la réponse du commerce mondial à la pandémie. La directrice générale Ngozi Okonjo-Iweala en a fait notamment son chantier numéro un, alors que les prévisions de croissance du commerce mondial ont été ramenées par l'OMC à 3% pour cette année.

Fabrication largement suffisante

Les blocages ont été importants pour la levée provisoire des brevets sur les technologies contre le coronavirus, levée à laquelle certains acteurs dont la Suisse et les entreprises pharmaceutiques sont opposées.

Berne, notamment M. Parmelin, est sous pression depuis de nombreux mois des ONG comme Médecins Sans Frontières (MSF) et des syndicats pour céder sur cette question. Ces derniers mois, les discussions se sont resserrées autour de quatre acteurs, l'UE, les Etats-Unis, l'Inde et l'Afrique du Sud, ce qui a provoqué la colère de la Suisse.

La Chine a elle notamment promis de ne pas utiliser les facilités permises aux pays en développement par ce projet d'accord pour suspendre pendant plusieurs années les brevets sur les seuls vaccins. Et la Suisse est elle plutôt favorable à des licences volontaires et estime que ce dispositif ne répondra pas aux problèmes tant que les capacités de production ne sont pas améliorées dans ces Etats.

Mais Berne n'est pas contre une composante de propriété intellectuelle si celle-ci fait partie d'un paquet plus large contre la pandémie. Avant d'aborder tout blocage possible d'un consensus par la Suisse, qui constituerait une première pour celle qui défend le système, M. Parmelin a récemment dit à Keystone-ATS vouloir voir si "un texte" sera sur la table et quel en sera le contenu.

MSF n'est pas contente de la situation actuelle de la discussion. De leur côté, les entreprises pharmaceutiques répètent régulièrement que le nombre de doses sur le marché dépasse désormais les besoins. Les problèmes sont davantage liés à la distribution, selon elles.

Divergences encore sur la surpêche

Parmi les autres questions abordées, les Etats cherchent un arrangement sur la pêche après plus de 20 ans de négociations sur les subventions, estimées jusqu'à 54 milliards de dollars par an. L'objectif est d'interdire celles pour un navire qui mènerait une pêche illégale, non déclarée ou non réglementée. Mais aussi celles pour la surpêche dans des zones déjà trop utilisées.

Il en va de la possibilité pour l'OMC de montrer qu'elle peut encore aboutir à des accords sous ce format, dit un ambassadeur. Selon lui, il devient de plus en plus difficile d'avancer avec autant de membres.

Selon l'ONU, 90% des stocks marins sont exploités ou surexploités. Un tiers des prises est lié à la surpêche. Les Etats riches souhaitent que la Chine ne puisse s'appuyer sur des exceptions en raison de son statut autodéclaré de pays en développement.

Dans un projet d'accord, des exemptions sont prévues pour les pays pauvres et ceux en développement avec un volume de pêche peu élevé, mais les divisions subsistent sur leur durée, de quelques années jusqu'à 25 ans. De même que des mesures pour limiter le recours au travail forcé, de quoi tenter de satisfaire tout le monde. Mais des Etats en développement le trouvent favorable aux pays riches.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le moral des consommateurs américains à un plus bas historique

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Sans grande surprise, l'impact des prix du pétrole, qui se sont envolés à cause de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran fin février, sur l'inflation est largement mentionné par les répondants de l'enquête. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le moral des consommateurs américains est plus faible en mai qu'anticipé, à un plus bas historique, selon les données publiées vendredi par l'Université du Michigan. L'indicateur a été plombé par les craintes sur le coût de la vie et le climat des affaires.

Selon l'estimation finale, l'indice mesurant leur confiance s'établit à 44,8 points, contre 48,2 points lors de la première estimation, publiée le 8 mai. L'indice ressort ainsi bien en deçà de son plus bas historique, atteint en juin 2022. Il a été créé il y a plus de 70 ans, en novembre 1952.

Sans grande surprise, l'impact des prix du pétrole, qui se sont envolés à cause de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran fin février, sur l'inflation est largement mentionné par les répondants de l'enquête. "Le coût de la vie reste la première des préoccupations avec 57% des consommateurs mentionnant spontanément que la hausse des prix avait des conséquences pour leurs finances personnelles, contre 50% le mois dernier", selon le communiqué de l'Université.

"Les consommateurs semblent inquiets de voir l'inflation progresser, s'étendre au-delà des prix de l'énergie et se maintenir sur le long terme", est-il aussi indiqué. Les personnes interrogées anticipent désormais une inflation à 4,8% d'ici un an, contre 4,7% attendu un mois plus tôt et 3,4% avant le début de la guerre.

A plus long terme l'inflation est désormais attendue à 3,9%, contre 3,4% un mois plus tôt. La baisse de l'indice concerne en particulier les plus bas revenus et les personnes sans diplôme, naturellement plus sensibles à la hausse des prix de l'essence.

Dans un pays fortement polarisé politiquement, la confiance des consommateurs se définissant comme républicains ou indépendants est également en forte baisse, pour atteindre leur niveau le plus faible depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

La Mobilière accueille l'ex-chef de l'armée dans son conseil

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Celui qui dans le civil a travaillé pour UBS, Credit Suisse et Vontobel complète "idéalement" le conseil d'administration "grâce à sa spécialisation dans les domaines de la finance, de l'informatique et de la numérisation", assure Stefan Mäder, président du Conseil d'administration de la Mobilière. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'assemblée des délégués de la Mobilière a élu l'ancien chef de l'armée, Thomas Süssli, au conseil d'administration de la coopérative, qui compte 26 membres.

Thomas Süssli, qui a été commandant de corps et chef de l'armée de 2020 à fin 2025, "succède à Irene Kaufmann, qui a atteint la durée maximale de fonction", précise l'entreprise vendredi. le siège de Mme Kaufmann au conseil de la Holding revient à Anja Wyden Guelpa.

Celui qui dans le civil a travaillé pour UBS, Credit Suisse et Vontobel complète "idéalement" le conseil d'administration "grâce à sa spécialisation dans les domaines de la finance, de l'informatique et de la numérisation", assure Stefan Mäder, président du Conseil d'administration de la Mobilière.

L'ancien commandant des forces armées a été choisi au mois d'avril comme administrateur de la banque privée liechtensteinoise Kaiser Partner. Selon des médias, il compte aussi se présenter aux élections au Conseil national sur la liste du PLR lucernois en 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

OPA à dix milliards d'euros sur le groupe pharmaceutique Recordati

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Le montant maximal de l'offre, en supposant que les 209,1 millions d'actions Recordati lui soient apportées, s'élève à 10,7 milliards d'euros. L'offre d'achat ne sera validée que si elle atteint 66,67% du capital. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le géant pharmaceutique italien Recordati fait l'objet d'une offre d'achat à 10,7 milliards d'euros (9,8 milliards de francs), ont annoncé vendredi les deux fonds qui ont lancé l'offre, le Britannique CVC Capital Partners et le groupe belge Bruxelles Lambert (GBL).

La société Rossini, actionnaire principal de Recordati (46,8% du capital) et contrôlée par CVC, a déjà adhéré à l'offre, ont expliqué les deux fonds dans un communiqué.

Les fonds partenaires veulent racheter 100% du capital de la société d'ici la fin 2026, pour retirer l'action Recordati de la Bourse de Milan.

Le montant maximal de l'offre, en supposant que les 209,1 millions d'actions Recordati lui soient apportées, s'élève à 10,7 milliards d'euros. L'offre d'achat ne sera validée que si elle atteint 66,67% du capital.

Le prix proposé de 51,29 euros par action représente un bonus de 12,89% par rapport au prix de l'action le 25 mars, dernier jour avant la publication de la manifestation d'intérêt.

L'action Recordati était en légère baisse vendredi après-midi, à 51,35 euros (-0,68%) à 13H42.

Recordati a fortement accéléré sa croissance et sa rentabilité ces dernières années et a considérablement développé sa plateforme "Maladies rares", via de nombreuses acquisitions.

Le groupe a réalisé au premier trimestre 2026 un chiffre d'affaires de 713,4 millions d'euros (+4,9% sur un an), pour un bénéfice net de 153,1 millions d'euros (+22,4% sur un an).

Recordati et ses 4.700 salariés entament "une nouvelle phase de développement, caractérisée par un certain nombre d'opportunités stratégiques, en particulier en ce qui concerne l'expansion supplémentaire de sa plateforme Maladies Rares et la poursuite de sa croissance externe", ont souligné les fonds CVC et GBL.

Carmen André, administratrice chez Rossini, a déclaré cette offre "représente la meilleure option disponible pour monétiser la position de Rossini dans Recordati à une valorisation attractive".

"Alors que Recordati entame une nouvelle phase de développement plus exigeante (...) nous pensons qu'une structure d'actionnariat privé, soutenue par des capitaux de long terme, est la mieux à même de permettre à la Société de déployer sa nouvelle stratégie", a ajouté Carmen André.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Les campagnes de vote du 8 mars ont coûté 10 millions de francs

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L'initiative SSR, refusée dans les urnes le 8 mars dernier, a mobilisé 2 millions de francs de plus que ce qui avait été annoncé au budget (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les campagnes pour les quatre objets de la votation du 8 mars dernier ont coûté 10,71 millions de francs aux partisans et opposants. Le Contrôle fédéral des finances (CDF) a publié vendredi les chiffres définitifs.

Ceux-ci dépassent de 22% les budgets annoncés 30 jours avant le vote, indique le CDF dans un communiqué. Aucune campagne n'a été déclarée pour l’initiative "L’argent liquide, c’est la liberté" et son contre-projet.

Quant à l'initiative SSR, partisans et opposants ont déboursé 7,5 millions de francs. Cela représente quelque 2 millions de plus que ce qui avait été annoncé au budget.

Au final, 1,78 million ont été déclarés pour l’initiative pour un fonds climat, soit un peu moins que les 2 millions budgétisés. Et 1,42 million de francs ont été dépensés pour la loi fédérale sur l’imposition individuelle, soit plus que les 940'000 francs annoncés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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