International
MSF: "nous ne pouvons pas penser à ce qui va arriver encore" à Gaza
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Le président international de Médecins Sans Frontières (MSF) alerte sur les maladies qui vont s'ajouter aux victimes dans la bande de Gaza. Il accuse Israël d'avoir délibérément ciblé un convoi et demande davantage d'évacuations médicales.
"Nous ne pouvons même pas penser à ce qui va encore arriver" à Gaza, a affirmé jeudi à la presse à Genève Christos Christou, de retour de la région. "La situation n'est pas durable et est insupportable".
Outre les blessés, des maladies infectieuses commencent à être observées et certaines femmes qui accouchent par césarienne doivent quitter les hôpitaux après quelques heures pour libérer des lits. Sans parler des soins du quotidien et des pauses dans la vaccination.
"Cela doit s'arrêter", affirme M. Christou. "Nous devons nous préparer à tout", ajoute-t-il, partageant les inquiétudes du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres sur des problèmes d'ordre public.
Face aux bombardements, MSF, qui rassemble plusieurs centaines de collaborateurs à Gaza "fatigués" et "dévastés" dont 15 internationaux, doit changer chaque jour de dispositif dans les deux hôpitaux dans lesquels elle oeuvre et qui sont opérationnels dans la bande de Gaza.
Appel récent à la Suisse
Avec l'ONU, "nous faisons de notre mieux pour reconstruire ceux qui ne sont pas fonctionnels", insiste le président international. "Ce n'est pas facile", ajoute-t-il. Le matériel manque, de même que l'accès à l'eau et à l'électricité.
Il est favorable à des hôpitaux de campagne que plusieurs pays proposent d'établir. Mais ceux-ci ne doivent que compléter les efforts dans les centres de santé existants, selon lui.
Dans une lettre ouverte lundi au Conseil de sécurité de l'ONU et aux gouvernements, dont la Suisse, MSF demande un cessez-le-feu immédiat. Elle n'a pas encore reçu de réponse mais M. Christou se dit "un peu optimiste" sur le changement de position de certains Etats.
L'organisation a perdu trois collaborateurs dans les bombardements. Notamment l'un d'entre eux dans un convoi ciblé délibérément, selon l'organisation qui souhaite des investigations indépendantes. "Nos emblèmes sont clairement visibles et nous communiquons nos coordonnées", dit le président.
Alerte sur la Cisjordanie
Il demande aussi aux Etats influents d'oeuvrer pour favoriser des évacuations médicales. MSF pourrait s'occuper, depuis son centre d'Amman, d'une cinquantaine de patients qui ont besoin d'une prise en charge urgente.
M. Christou n'a pas pu se rendre dans la bande de Gaza, avec la relance des hostilités. "Je vais continuer à essayer", a-t-il dit. Il a en revanche été témoin d'incursions de l'armée israélienne dans le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie.
Les ambulances sont empêchées de quitter l'hôpital du camp pendant 12 à 13 heures et les blessés ne peuvent rejoindre ce site. "Il n'y a rien de pire pour un médecin que de ne pouvoir atteindre ses patients", ajoute M. Christou.
Environ 250 Palestiniens ont été tués depuis octobre dans ce territoire. Le président de MSF relève que le type de blessures change, les civils étant ciblés au ventre, à la poitrine et à la tête, contre d'autres membres auparavant. Il a affirmé que son organisation est la seule à avoir déployé du personnel international dans ce territoire. Et il appelle l'ONU à faire de même.
Pour le moment, la situation n'a pas affecté les efforts de MSF dans d'autres pays. Mais le président redoute un effet étant donné l'attention sur ce conflit par les gouvernements.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Réunion de la Fed, partie pour rester sur pause
La Réserve fédérale américaine (Fed) a débuté mardi une réunion de deux jours sur les taux d'intérêt à l'issue de laquelle un statu quo semble acquis, nombre de responsables s'inquiétant de la trajectoire de l'inflation.
Les investisseurs s'attendaient à ce que la Réserve fédérale laisse ses taux inchangés pour la deuxième fois de suite. La guerre au Moyen-Orient - et l'envolée des cours de l'énergie qu'elle a provoquée - n'ont fait que renforcer cette conviction.
Ils commencent même à s'interroger sur l'éventualité que ce gel dure au moins jusqu'en fin d'année, tant la Fed aura du mal à fermer les yeux sur l'impact du conflit sur les prix.
L'institution vise une inflation limitée à 2%, un objectif qu'elle n'a plus atteint depuis cinq ans en raison d'une succession de chocs (pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine).
L'indice PCE d'inflation progressait encore de 2,8% en janvier.
Or son rebond relève quasiment de la fatalité, les prix à la pompe ayant déjà significativement augmenté aux Etats-Unis.
Le gallon (3,78 litres) d'essence basique coûte désormais 3,79 dollars en moyenne, contre moins de 3 dollars un mois plus tôt, selon l'association automobile américaine (AAA), qui publie des données de référence.
En fin d'année dernière, la Fed avait entamé une détente en réduisant, en trois fois, ses taux directeurs de 0,75 point de pourcentage.
Ses responsables estimaient, devant des embauches atones, qu'il fallait redonner du souffle à l'économie.
Depuis, une majorité d'entre eux plaident pour patienter avant de décider du prochain mouvement.
Les taux au jour le jour sont dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
American Airlines, affecté par le pétrole, relève ses prévisions
American Airlines a relevé mardi ses prévisions pour le premier trimestre, évoquant une "forte dynamique" des ventes malgré la guerre au Moyen-Orient qui a entraîné un surcoût d'environ 400 millions de dollars pour le kérosène du groupe.
"Les prix du carburant ont augmenté rapidement ces dernières semaines", a commenté Robert Isom, patron de la compagnie aérienne américaine, lors d'une conférence financière, signalant une facture trimestrielle de carburant supérieure d'environ 400 millions de dollars.
Sans ce surcoût, "nous aurions eu un premier trimestre avec un résultat positif", a-t-il indiqué, ajoutant s'attendre à un impact "probable" des cours pétroliers, non quantifié, sur la rentabilité du deuxième trimestre.
Israël et les États-Unis ont lancé le 28 février des frappes contre l'Iran, qui a répliqué en ciblant des alliés de Washington dans la région. Israël mène également des frappes au Liban.
L'une des conséquences a été une flambée des cours du pétrole, liée au blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran.
Selon M. Isom, si ce conflit se prolonge, des "actions appropriées seront mises en oeuvre pour s'assurer de générer des revenus pour compenser" ce surcoût.
Il a évoqué en particulier une adaptation "parcimonieuse" des capacités, pour "assurer un équilibre entre l'offre et la demande".
Malgré ce contexte, la "demande est forte" et la hausse du chiffre d'affaires "est plus rapide qu'initialement anticipé, a relevé M. Isom, annonçant 1,3 milliard de dollars de plus par rapport au premier trimestre 2025.
C'est-à-dire une croissance supérieure à 10% alors que le groupe avait anticipé une hausse comprise entre 7% et 10%.
Il s'attend aussi désormais à ce que sa perte nette par action à données comparables, qui avait été anticipée entre 10 et 50 cents au premier trimestre, se situe dans le bas de cette fourchette.
Le prix moyen du gallon (3,78 litres) de kérosène est attendu autour de 2,75 dollars, contre 2,42 dollars au quatrième trimestre 2025.
Concernant les réservations, la compagnie aérienne a enregistré au cours du trimestre huit de ses dix meilleures journées de vente de toute son histoire.
"Nous anticipons cette [même] solidité en avril et en mai", a relevé M. Isom. "Les conditions du )marché sont favorables".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Iran: Trump dit n'avoir plus besoin d'aide de la part de ses alliés
Donald Trump a assuré mardi n'avoir "plus besoin d'aide", après que sa demande d'assistance pour rouvrir le détroit d'Ormuz a été rejetée par la majorité des alliés des Etats-Unis.
"Les Etats-Unis ont été informés par la plupart de nos 'alliés' de l'Otan qu'ils ne voulaient pas être impliqués dans notre opération militaire contre le régime terroriste iranien", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.
"Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'Otan. Nous n'en avons jamais eu besoin", a assuré le président américain.
"Je ne suis pas surpris par leurs actions toutefois, parce que j'ai toujours considéré l'Otan, qui nous coûte des centaines de milliards de dollars par an pour protéger ces pays, comme un système à sens unique", a jugé Donald Trump, sans brandir néanmoins de menaces de représailles. Il a cité également le Japon, l'Australie et la Corée du Sud, autres alliés ayant rejeté ses demandes d'assistance.
Le président français Emmanuel Macron a martelé mardi qu'il était hors de question pour la France de s'engager dans des "opérations" de sécurisation du détroit d'Ormuz "dans le contexte actuel" de "bombardements" mais qu'une fois la situation redevenue "plus calme", elle pourrait participer à des "escortes" de navires dans ce passage stratégique pour l'économie mondiale.
Le Royaume-Uni a également rejeté la demande d'aide du président américain. Ce dernier avait toutefois laissé entendre lundi que Paris et Londres prêteraient main-forte aux Etats-Unis. Il a assuré que plusieurs autres pays avaient répondu favorablement à son appel, mais sans dire lesquels.
Donald Trump avait aussi appelé la Chine à l'aide, mais Pékin s'est gardé jusqu'ici de répondre directement. Le président américain a demandé aux autorités chinoises de repousser d'un mois environ sa visite d'Etat, prévue fin mars, tout en assurant que la relation entre les Etats-Unis et la Chine était "excellente".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Keir Starmer appelle à "maintenir l'attention sur l'Ukraine"
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a appelé mardi à "maintenir l'attention sur l'Ukraine", malgré la guerre au Moyen-Orient. Il s'exprimait au début d'une rencontre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Downing Street.
"Il y a évidemment un conflit en Iran et au Moyen-Orient, mais nous ne pouvons pas perdre de vue ce qui se passe en Ukraine et la nécessité de notre soutien là-bas", déclaré M. Starmer. "Il faut maintenir l'attention sur l'Ukraine", a-t-il insisté.
Volodymyr Zelensky est arrivé mardi à Londres, où il a été reçu par le roi Charles III au palais de Buckingham, avant des discussions avec Keir Starmer et le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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