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Nouveaux affrontements à Khartoum au quatrième jour du coup d'Etat

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Avec des barricades de branchages, de pneus brûlés et de pierres, les manifestants ne cessent de réinstaller des barricades en travers des avenues de la capitale pour paralyser le pays avec une campagne de "désobéissance civile". (© KEYSTONE/EPA/STR)

Les affrontements entre manifestants et forces de sécurité ont fait un nouveau mort jeudi à Khartoum, au quatrième jour d'un coup d'Etat militaire refusé par la rue. Les opposants maintiennent depuis des barricades de fortune pour leur opération ville morte.

Lundi, le général Abdel Fattah al-Burhane, désormais seul aux commandes de ce pays pauvre d'Afrique de l'Est plongé dans le marasme politique et miné par les conflits, a dissous le gouvernement censé assuré la transition vers la démocratie et arrêté ministres et hauts responsables civils.

Après des jours de tractations, notamment du fait de la réticence russe à condamner le putsch, le Conseil de sécurité de l'ONU a réclamé jeudi "le rétablissement d'un gouvernement de transition dirigé par des civils".

Entre manifestants décidés à rester dans la rue jusqu'au retour d'un cabinet civil et forces de sécurité armées de fusils, de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc, au moins huit manifestants ont été tués et 170 blessés depuis lundi, selon des médecins. Jeudi en début de soirée, deux manifestants se trouvaient dans un état critique et "il pourrait y avoir d'autres morts mais il est difficile d'établir des contacts avec Khartoum-Nord pour avoir confirmation", ajoute un syndicat prodémocratie.

Avec des barricades de branchages, de pneus brûlés et de pierres, les manifestants ne cessent de réinstaller des barricades en travers des avenues de la capitale pour paralyser le pays avec une campagne de "désobéissance civile". De fait, seules quelques boulangeries sont ouvertes, où se pressent des familles. Comme les quatre derniers jours, les rideaux de fer des magasins, banques et restaurants sont restés baissés.

Pluie de grenades lacrymogènes

Mais les forces de sécurité qui quadrillent la ville tentent régulièrement de lever ces barrages de fortune, allant à l'affrontement.

"Les forces de sécurité tentent de démanteler toutes les barricades en tirant des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc", explique à l'AFP Hatem Ahmed, un manifestant. "Mais on les réinstalle dès qu'elles partent. On ne partira que quand un gouvernement civil sera institué". Car, renchérit un autre protestataire, "on soutient totalement la grève générale".

Si dans le centre de Khartoum, rares étaient ceux qui s'aventuraient dans les rues de crainte de se faire arrêter par les forces de sécurité, dans le très turbulent quartier de Bourri, dans l'est de la capitale, une pluie de grenades lacrymogènes s'est abattue sur les manifestants, décidés à garder leurs barricades coûte que coûte, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Mobilisation samedi?

Sur les réseaux sociaux, accessibles en de rares endroits dans un pays où les autorités ont coupé l'internet, des militants ont partagé des images de manifestations nocturnes réclamant un "pouvoir civil". La plupart des organisations de la société civile, les syndicats et associations dissoutes par le général Burhane, ont appelé à une mobilisation massive samedi contre le coup d'Etat.

Ils veulent "un million de manifestants" pour réclamer que le général Burhane, commandant militaire durant les trois décennies de pouvoir sans partage du général Omar el-Béchir, rejoigne ce dernier à la prison de haute sécurité de Kober à Khartoum.

En 1989, M. Béchir avait pris le pouvoir par un coup d'Etat contre le Premier ministre élu démocratiquement Sadeq al-Mahdi. Avant d'être mis à l'écart par l'armée en avril 2019 sous la pression d'une révolte populaire.

Lundi, c'est Abdallah Hamdok, le chef du gouvernement de transition mis en place en août 2019, qui a été renversé par le général Burhane. Il est chez lui à Khartoum mais n'est "pas libre de ses mouvements" selon l'ONU.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nouveau lancer de ballons du Nord: Séoul répond

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La Corée du Sud a recommencé à diffuser des émissions de propagande anti-Pyongyang à travers la frontière en représailles aux campagnes répétées de ballons du Nord. (© KEYSTONE/AP)

La Corée du Sud va intensifier la diffusion de propagande via haut-parleur à destination du Nord en réponse à l'envoi par Pyongyang de ballons lestés d'ordures à travers la frontière, a déclaré dimanche l'armée sud-coréenne.

"A partir de 13 heures (04h00 GMT), nos forces armées procéderont à des diffusions à grande échelle le long des frontières, comme nous l'avons annoncé à plusieurs reprises", a annoncé dimanche l'état-major interarmées sud-coréen dans un communiqué.

"Le Nord lance un nouveau lot de ballons transportant des déchets", avait indiqué plus tôt le même jour l'état-major, précisant qu'ils volaient en direction de la partie nord de la province de Gyeonggi qui entoure Séoul.

"Veuillez les signaler à l'armée ou à la police et évitez tout contact direct avec ces objets", a-t-il ajouté.

Pyongyang a déjà lancé plus de 2000 ballons chargés d'ordures à travers la frontière intercoréenne depuis mai, qu'il présente comme des représailles à des envois de ballons transportant de la propagande par des militants sud-coréens.

La dernière série de ballons intervient trois jours après que Séoul a annoncé la reprise de la diffusion de propagande par haut-parleur contre le régime nord-coréen.

Propagande à grande échelle

En annonçant le début de l'émission de propagande à grande échelle, Séoul a averti que l'armée nord-coréenne "subira le poids des dommages décisifs causés par ses actes visant à faire monter la tension dans la zone frontalière".

"Nous avertissons sérieusement que toute la responsabilité incombe au régime nord-coréen."

Plus d'une centaine de vols et quelque 10'000 passagers ont déjà été affectés par les ballons envoyés par la Corée du Nord, a fait état un député sud-coréen mercredi.

A la suite de cette "guerre des ballons", Séoul a totalement suspendu un accord militaire visant à réduire les tensions entre les deux pays et a prévenu en juin qu'elle recommençait à diffuser de la propagande par haut-parleur le long de la frontière.

La Corée du Nord, pays reclus, cherche à interdire à sa population tout accès à la culture populaire sud-coréenne, comme la K-pop ou les séries K-drama.

En 2022, un citoyen nord-coréen a été exécuté par Pyongyang pour avoir eu en sa possession des contenus culturels en provenance du Sud.

La propagande sonore, une tactique qui remonte à la guerre de Corée de 1950-1953, exaspère Pyongyang, qui a déjà menacé de cibler avec son artillerie les haut-parleurs sud-coréens.

Séoul a également récemment repris des exercices de tirs réels près de sa frontière avec le Nord.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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20 minutes convaincantes pour Kyshawn George

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Kyshawn George a marqué des points lors de la Ligue d'été de Las Vegas. (© KEYSTONE/AP/Julia Nikhinson)

Troisième succès en cinq matches pour Kyshawn George et Washington dans la Summer League de Las Vegas. Les Wizards se sont imposés 91-79 face à Milwaukee.

Au bénéfice d’un temps de jeu de 20 minutes, Kyshawn George a eu le temps de poser sa griffe sur la rencontre. Auteur de 9 points avec un 3 sur 3 derrière la ligne des 3 points, l’intérieur valaisan a été crédité d’un bilan de +12.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Violences au Bangladesh: Washington relève son niveau d'alerte

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Des soldats patrouillent dans les villes du Bangladesh pour réprimer l'agitation croissante. (© KEYSTONE/EPA/MONIRUL ALAM)

Le département d'Etat américain a déconseillé samedi aux Américains de se rendre au Bangladesh, en proie à des troubles civils meurtriers. Il va commencer à rapatrier certains diplomates et leurs familles.

Le département d'Etat autorise le départ volontaire des employés du gouvernement américain non essentiels et des membres de leur famille, précise l'avis.

Du côté suisse, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) recommande "une très grande prudence dans tout le pays". La situation au Bangladesh est confuse, ajoute-t-il sur son site en ligne.

Selon un décompte de l'AFP, au moins 133 personnes ont été tuées cette semaine au Bangladesh, où les manifestations sont quasi quotidiennes depuis le début juillet pour réclamer la fin d'un système de quotas qui réserve plus de la moitié des postes de la fonction publique à des groupes spécifiques.

Tirs à balles réelles

Des soldats patrouillent dans les villes du Bangladesh pour réprimer l'agitation croissante, la police anti-émeute tirant à balles réelles sur les manifestants qui ont défié le couvre-feu instauré par le gouvernement.

La plus haute juridiction du Bangladesh doit se prononcer dimanche sur l'avenir des règles de recrutement dans la fonction publique qui ont déclenché des affrontements.

La première ministre Sheikh Hasina, au pouvoir depuis 15 ans et dont le gouvernement est accusé par ses opposants de faire plier le pouvoir judiciaire, a laissé entendre, en début de semaine, que le système auquel s'opposent les manifestants serait supprimé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trois morts dans un raid israélien au Yémen

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L'attaque israélienne a provoqué un immense incendie dans le port d'Hodeida. (© KEYSTONE/EPA/HOUTHIS MEDIA CENTER / HANDOUT)

Les frappes aériennes israéliennes sur le port stratégique d'Hodeida au Yémen ont fait trois morts, ont affirmé dimanche les Houthis. Des avions de combat israéliens ont bombardé samedi le port d'Hodeida, tenu par les rebelles yéménites, provoquant un énorme incendie.

Outre les trois morts, l'agence de presse Saba, dirigée par les rebelles et qui cite leur ministère de la santé, a donné dimanche un bilan de "87 blessés".

Le raid israélien a été lancé après une attaque de drone meurtrière menée à Tel-Aviv par les insurgés yéménites, qui a fait un mort après avoir déjoué le système de défense israélien.

Selon des experts, il s'agit des premières frappes annoncées par Israël contre le Yémen, pays affligé par une guerre entre les Houthis et le gouvernement, situé à environ 1800 kilomètres d'Israël.

Soutenus par l'Iran, les Houthis, disant agir en solidarité avec les Palestiniens de Gaza, conduisent depuis des mois des attaques contre des navires au large du Yémen et ont tiré des missiles contre des villes israéliennes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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