International
Pernod Ricard souffre en Chine et aux Etats-Unis
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Pernod Ricard a annoncé jeudi une baisse de son résultat opérationnel courant sur un an, marqué par des ventes en recul en Chine et aux Etats-Unis, mais le géant des vins et spiritueux, qui a annoncé en juin un plan de réorganisation, a exprimé sa confiance.
Sur son exercice décalé 2024/25, les revenus du numéro deux mondial du secteur ont reculé de 5,5%, à 10,96 milliards d'euros (environ 10,24 milliards de francs), dans un contexte de crise générale du marché.
Le résultat opérationnel courant accuse une baisse de 5,3%, à 2,95 milliards, liée à une moindre activité sur fond de tensions commerciales en Chine et aux Etats-Unis, et à des effets de change.
Le groupe affiche en revanche un bénéfice net à +10%, à 1,6 milliard, du fait en particulier d'une diminution des charges non courantes (liées à des opérations de restructuration).
"Nous prévoyons que l'exercice 2025/26 sera une année de transition avec une amélioration des tendances en chiffre d'affaires organique, se matérialisant au deuxième semestre", indique Pernod Ricard.
Le premier trimestre devrait rester "en baisse", en raison d'ajustements de stocks aux Etats-Unis, mais aussi en Chine où la demande reste faible. Le groupe français anticipe "à partir du deuxième trimestre seulement" une reprise des ventes de cognac dans les duty-free chinois.
En Chine, l'ensemble du secteur européen des eaux-de-vie de vin a souffert des sanctions appliquées par Pékin depuis l'automne 2024 en rétorsion à des mesures européennes sur ses voitures électriques. Le dossier s'est soldé début juillet par un accord avec l'essentiel des exportateurs, dont Pernod Ricard, sur des prix minimums de vente en Chine.
Les alcooliers doivent aussi faire avec un marché intérieur chinois en berne.
Au total, en Chine, les ventes de Pernod Ricard ont reculé de 21% en un an.
Aux Etats-Unis, son premier marché, où le groupe a vu ses ventes fléchir de 6% sur fond de "confiance des consommateurs atone", les vins et spiritueux européens devraient désormais être soumis à des droits de douane de 15%.
Jeudi, Pernod Ricard a estimé à 45 et 35 millions d'euros l'impact respectif des mesures chinoises et américaines pour son année fiscale 2026.
Volatilité et opportunités
Le groupe compte cependant sur la diversité de ses marchés et gammes de produits. En 2024/25, ses ventes ont crû de 6% en Inde, son second marché, marqué par une "premiumisation" de la demande, au Brésil, au Canada, en Turquie...
Dans sa stratégie, il veut continuer à consacrer 16% de ses revenus à la promotion de ses marques, et multiplier les partenariats.
Après 900 millions d'euros d'"initiatives d'efficacités" réalisées entre 2022/25, il vise le milliard d'euros d'ici 2028/29.
D'ici là, la société, "confiante dans (sa) stratégie", anticipe une amélioration de la croissance organique de son chiffre d'affaires entre +3% et +6%, ainsi qu'une progression de sa marge opérationnelle organique.
Le groupe, qui compte quelque 18.500 collaborateurs dans le monde, a aussi annoncé en juin une réorganisation en deux entités (alcools de vieillissement/alcools blancs).
Ce plan devrait s'accompagner de départs (près de 140 pour le seul siège parisien, indiquait fin juillet Le Monde, une information que le groupe n'a pas démentie).
"Nous sommes convaincus que la volatilité va durer", a dit jeudi le PDG Alexandre Ricard à des analystes. "Cela peut être une bonne nouvelle car quand il y a de la volatilité, il y a des opportunités. Pour les saisir, il faut être beaucoup plus agile. L'objectif est donc d'être préparé pour l'avenir," a expliqué le dirigeant ajoutant.
A la Bourse de Paris, le titre du groupe gagnait 5% peu avant 12h30.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Arnaldi qualifié pour les demies après l'abandon de Berrettini
L'Italien Matteo Arnaldi, 104e joueur mondial, s'est qualifié pour sa première demi-finale à Roland-Garros. Ceci après l'abandon de son compatriote Matteo Berrettini dans le deuxième set (7-5 5-2).
C'est un nouveau coup dur pour Berrettini, 30 ans et finaliste de Wimbledon en 2021, retombé à la 105e place mondiale en raison de blessures à répétition.
Arnaldi, 25 ans, disputait son premier quart de finale en Grand Chelem et retrouvera dans le dernier carré son compatriote Flavio Cobolli (14e), tombeur de la tête de série no 4 Felix Auger-Aliassime 4-6 6-4 6-4 6-4 plus tôt mercredi.
Mené 3-0 au bout de dix minutes, Arnaldi a écarté une balle de 4-0 avant de recoller, profitant de l'irrégularité de Berrettini pour décrocher la première manche au bout de 1h20 sur la 24e faute directe de son adversaire.
Dans le deuxième set, Berrettini a demandé un temps mort médical après avoir débreaké à 1-2. Le joueur montrait à son staff le haut de la cuisse gauche. De retour sur le court, il boitillait sur le court et peinait à se déplacer. Il a finalement jeté l'éponge après un jeu blanc sur le service d'Arnaldi. "En raison d'une blessure, Matteo Berrettini ne peut continuer le match", a déclaré l'arbitre.
Grâce à sa victoire, il pointe virtuellement au 34e rang mondial, tout proche de son meilleur classement (30e en 2024).
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Plusieurs entreprises étrangères se désengagent de Cuba
La pression de Washington accélère le désengagement d'entreprises étrangères à Cuba. Après une compagnie minière et des groupes hôteliers, c'est une banque qui suspend ses transactions avec l'île, entraînant l'arrêt des paiements par cartes Visa et Mastercard.
La Havane a annoncé mercredi qu'aucun paiement par ces cartes internationales ne serait possible sur l'île à partir de ce weekend, après la rupture des relations entre une banque étrangère et Fincimex, branche financière du conglomérat économico-militaire cubain Gaesa, sanctionné par Washington.
"En date du 2 juin, une communication a été reçue de la part de la banque étrangère qui traite les opérations effectuées à Cuba au moyen de cartes Visa et Mastercard, informant de l'interruption de sa relation avec Fincimex S.A", a indiqué la Banque centrale de Cuba dans un communiqué.
"Stratégie d'asphyxie"
"Cette interruption est directement en lien avec l'ordre exécutif" signé le 1er mai par Donald Trump et "fait partie de la stratégie d'asphyxie contre le peuple cubain", dénonce le texte.
Depuis janvier, l'administration Trump mène une politique de pression maximale contre Cuba, affirmant que l'île communiste, située à 150 km des côtes de Floride, représente "une menace extraordinaire" pour la sécurité nationale des Etats-Unis.
Outre son embargo pétrolier visant l'île de 9,6 millions d'habitants, Washington cible le "Groupe d'administration d'entreprises"(GAE.SA ou Gaesa) lié à l'armée et actif dans de nombreux secteurs-clés de l'économie de l'île.
Gaesa a été une des premières entités sanctionnées dans le cadre du décret présidentiel du 1er mai signé par Donald Trump. Le conglomérat était déjà sous sanctions, mais le nouveau décret a introduit des mesures coercitives secondaires à l'encontre d'entreprises qui collaborent avec lui.
Selon le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), qui dépend du Département américain du Trésor, ces entreprises ont jusqu'à vendredi pour ajuster leurs activités sous peine de sanctions.
Ces mesures peuvent impliquer des difficultés pour accéder au système financier international ou effectuer des transactions, une interdiction pour des banques de travailler avec ces entreprises, ou le gel d'avoirs, notamment aux Etats-Unis.
Le groupe hôtelier espagnol Melia avait annoncé un peu plus tôt mercredi une réduction de son activité à Cuba. Il a indiqué mettre un terme aux activités de 15 hôtels sur l'île, sur les 34 qu'il gérait, "avec effet immédiat", en raison de "la situation actuelle".
Mardi, l'AFP avait appris de plusieurs sources proches du dossier qu'un autre groupe hôtelier espagnol, Iberostar, abandonnait la gestion de 12 hôtels sur les 18 qu'il administrait en partenariat avec Gaesa.
Ces deux groupes poursuivront néanmoins la co-gestion des hôtels détenus par le Ministère cubain du tourisme.
"Dévastateur"
Un autre groupe hôtelier international, Archipiélago International (Indonésie), est en train d'étudier un retrait total de Cuba où il gère six hôtels, selon une autre source proche du dossier.
En début de semaine, la chaîne hôtelière canadienne Blue Diamond avait annoncé cesser la totalité de ses activités touristiques à Cuba.
Mi-mai, les compagnies maritimes française CMA CGM et allemande Hapag-Lloyd ont également suspendu "temporairement" les réservations de fret à destination de Cuba en raison du décret américain.
Un porte-parole de Hapag-Lloyd a indiqué mercredi à l'AFP que la compagnie continuait à "examiner les conséquences des sanctions américaines récemment imposées".
Active dans le secteur minier, lui aussi dans le viseur de Washington, la compagnie canadienne Sherritt s'est retirée début mai de Cuba, où elle exploitait du nickel et du cobalt depuis les années 1990.
Impact "dévastateur"
"L'impact pour l'économie cubaine du départ de toutes ces entreprises internationales à court et moyen terme est dévastateur", a réagi auprès de l'AFP l'économiste cubain Daniel Torralbas. Cela "fait de 2026 la pire année de l'histoire économique de Cuba de ces 70 dernières années".
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, farouche opposant au gouvernement de La Havane, a récemment accusé les dirigeants cubains de vol et de corruption via Gaesa.
Le département d'Etat affirme que le conglomérat possède des actifs à hauteur de 18 milliards de dollars et détient jusqu'à 70% de l'économie cubaine.
Selon La Havane, le conglomérat, créé en 1995, a pour but de faire face à l'embargo américain en vigueur depuis 1962 et de générer des devises pour faire fonctionner l'économie cubaine.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Cobolli bat Auger-Aliassime et file en demi-finale
L'Italien Flavio Cobolli, 14e joueur mondial, s'est qualifié pour les demi-finales de Roland-Garros en éliminant mercredi le Canadien Felix Auger-Aliassime (6e) 4-6 6-4 6-4 6-4.
Le Florentin de 24 ans va découvrir le dernier carré d'un Grand Chelem face à un compatriote, reste à savoir s'il s'agira de Matteo Berrettini (105e) ou Matteo Arnaldi (104e), qui s'affrontent mercredi soir sur le Central.
Avec cette victoire, le finaliste cette année du tournoi ATP 500 de Munich sur terre battue, est assuré de se hisser à la 10e place du prochain classement ATP publié lundi.
Auger-Aliassime a été le plus solide dans la première manche, profitant des nombreuses erreurs de Cobolli qui a concédé au passage son deuxième set depuis le début du Grand Chelem parisien.
Alors qu'il menait 3-1 dans le deuxième, le natif de Montréal a subi une baisse de régime dont l'Italien a profité pour recoller à un set partout en retrouvant de la rigueur en coup droit.
Le Canadien n'a pas su convertir sept balles de break dans le troisième set alors que Cobolli n'a eu besoin que d'une occasion pour prendre les commandes du match, concluant le manche par un enchaînement service-volée.
Dans la lignée des deux sets précédents, le supporter de l'AS Rome a continué d'appuyer quand Auger-Aliassime s'est montré trop imprécis, à l'image de cette grosse faute en revers qui a offert le break à Cobolli. Réaliste, il a conservé son avance pour décrocher sa qualification pour les demies sur son service.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Trump assistera au prochain sommet de l'Otan en Turquie, dit Rubio
Le président américain Donald Trump participera au prochain sommet de l'Otan en Turquie en juillet, a déclaré mercredi son chef de la diplomatie Marco Rubio. Ce dernier a souligné que l'Alliance atlantique devait être profondément réformée.
"Le président lui-même participera au prochain sommet de l'Otan. On est toujours dans l'Otan, mais l'Otan a besoin de changements significatifs", a-t-il déclaré devant une commission parlementaire.
Il a estimé que le prochain sommet, qui réunira les 32 pays membres début juillet dans la capitale turque Ankara, "est sans doute le plus important de l'histoire de l'organisation, car il y a certaines questions qui doivent être clarifiées et réglées".
Le président américain ne décolère pas depuis que les Européens ont refusé de s'engager à ses côtés dans la guerre qu'il a lancée avec Israël contre l'Iran.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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