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International

Pour sauver sa tête, Boris Johnson contre-attaque

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Boris Johnson s'accroche, contre vents et marées. (© KEYSTONE/EPA/UK PARLIAMENT/JESSICA TAYLOR HANDOUT)

Lever les restrictions contre le Covid-19, recourir à l'armée afin de bloquer les migrants, couper les vivres à la BBC... Pour faire oublier les scandales et sauver son poste, le Premier ministre britannique Boris Johnson préparerait une série d'annonces choc.

L'idée serait de séduire son électorat, évoquent des médias britanniques lundi.

Pris dans un tourbillon de révélations sur des fêtes organisées à Downing Street alors que le Royaume-Uni vivait sous de strictes contraintes sanitaires, le dirigeant conservateur traverse actuellement sa pire crise depuis son éclatante accession au pouvoir à l'été 2019. Elles s'ajoutent à une liste déjà longue d'accusations de corruption et de favoritisme.

Instinct de survie

Son mea culpa au Parlement, où il a reconnu sa présence à l'une de ces fêtes en mai 2020 tout en affirmant avoir pensé qu'il s'agissait d'une réunion de travail, n'a pas suffi. Les appels à sa démission se sont multipliés, jusqu'au sein de sa majorité.

De là à s'avouer vaincu, malgré des sondages désastreux, il y a toutefois un pas que Boris Johnson, connu pour son bagout, ses gaffes et pitreries, n'est pas prêt à franchir.

"S'il y a une chose dans laquelle (il) a excellé tout au long de sa carrière politique, c'est essentiellement la survie", décortique Robin Pettitt, un spécialiste de la politique britannique, interrogé par l'afp. "Il devrait être fini, mais ce n'est pas un homme politique normal".

"Os à ronger"

Selon les médias, le bouillonnant leader à la chevelure jaune mayonnaise prévoit de lancer la contre-attaque avec une batterie d'annonces aux accents populistes rassemblées sous le nom de code "Opération os à ronger" ("Operation Red meat").

Lui qui a fait de la lutte contre l'immigration son cheval de bataille dans la foulée du Brexit pense recourir à la Royal Navy pour arrêter les flux de migrants tentant de rejoindre illégalement l'Angleterre en traversant la Manche. Ces derniers seraient envoyés dans des pays comme le Rwanda et le Ghana pour y voir leur dossier traité, écrit le Times.

Faire avaler la pilule

Autre sujet qui suscite une levée de boucliers, jusque chez des célébrités comme l'acteur Hugh Grant qui craignent pour la survie de la BBC, le gel puis l'abolition en 2027 de la redevance finançant l'activité de ce groupe audiovisuel public, régulièrement pris pour cible par le pouvoir qui l'accuse de parti pris. En pleine inflation galopante, cela permettrait de faire passer une hausse controversée des cotisations sociales.

Quant aux restrictions contre le coronavirus encore en place comme le télétravail et le port du masque en intérieur, jugées liberticides par une partie de son camp, elles seraient levées dès le 26 janvier.

"Sauver le gros chien"

"Si les députés obtenaient beaucoup de mesures qu'ils réclament, (...) ils pourraient encore maintenir (Boris Johnson) au pouvoir", analyse Robin Pettitt, au moins jusqu'au prochain grand test des élections locales début mai.

Un simple écran de fumée ? S'il ne parvient pas à mettre ces mesures en oeuvre, "c'est là que le projet pourrait échouer", prévient-il.

Six députés tories ont reconnu avoir introduit des lettres de défiance, mais ils seraient une trentaine à l'avoir fait. 54 sont nécessaires pour le déloger.

Boris Johnson a réussi jusqu'ici à temporiser en renvoyant, comme ses ministres, aux conclusions à venir de l'enquête menée sur ces événements festifs par une haute fonctionnaire, Sue Gray, connue pour son intégrité.

Pour alléger la pression sur le Premier ministre, une volée de collaborateurs serait priée de prendre la porte dans le cadre d'une autre opération baptisée "Sauver le gros chien" ("Save Big Dog"), dont son secrétaire à l'origine de l'envoi d'une centaine d'invitations pour la fête de mai 2020 et qu'il aurait surnommé son "loyal labrador", selon le Sunday Times.

Ses soutiens auraient aussi été appelés à vanter ses réalisations, dont la mise en oeuvre du Brexit et la campagne de vaccination massive contre le coronavirus.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

LdC: Le PSG accueille le Bayern

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Kompany et le Bayern défient le PSG en demi-finale de C1 (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

La Ligue des champions entre cette semaine dans sa phase décisive, avec les demi-finales aller.

Mardi dès 21h, le Paris St-Germain accueille le Bayern Munich pour un "remake" de la finale de l'édition 2020 remportée par les Bavarois.

Les deux équipes se sont affrontées cinq fois en C1 depuis cette finale, avec quatre succès pour le "Rekordmeister" contre un seul pour le PSG. Mais le tenant du trophée peut s'appuyer sur le quart de finale de la Coupe du monde des clubs gagné 2-0 en juillet dernier.

Et les Parisiens montent en puissance depuis quelques semaines. Les hommes de Luis Enrique, qui sont quasiment assurés de décrocher le titre en Ligue 1, ont retrouvé leur jeu habituel (intense pressing, mouvements permanents, passes fluides et insaisissables, accélérations et transitions rapides).

Déjà sacré en Bundesliga, le Bayern Munich de Vincent Kompany n'est toutefois pas en reste. Harry Kane et ses équipiers restent même sur neuf victoires consécutives toutes compétitions confondues, avec pas moins de 32 buts marqués au passage. Cette double confrontation, véritable finale avant la lettre, s'annonce vraiment prometteuse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Indonésie: quatorze morts dans une collision ferroviaire

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L'accident à la gare de Bekasi Timur a causé d'importants dégâts à plusieurs voitures. (© KEYSTONE/EPA/MAST IRHAM)

Une collision de deux trains a fait au moins quatorze morts et des dizaines de blessés lundi près de Jakarta, selon un dernier bilan. Le président indonésien a ordonné mardi l'ouverture d'une enquête.

Une vaste opération de secours s'est poursuivie jusqu'à mardi matin près de la gare de Bekasi Timur, à 25 km à l'est de la capitale Jakarta, où s'est produit l'accident lundi soir lorsqu'un train de banlieue à l'arrêt a été percuté par un train de grandes lignes.

Au total, la collision a fait 14 morts, selon un dernier bilan de la compagnie ferroviaire publique KAI mardi matin, précisant que 84 personnes ont reçu des soins à l'hôpital. Le directeur de l'agence nationale de recherche et sauvetage a annoncé en milieu de matinée la fin des recherches.

Toutes les victimes se trouvaient à bord du train de banlieue et les 240 passagers de l'autre train ont tous été évacués sains et saufs, selon la porte-parole de KAI.

Accident avec une voiture

Le chef de la police de Jakarta a expliqué qu'un train de grandes lignes avait percuté la dernière voiture, réservée aux femmes, d'un train de banlieue à l'arrêt.

Selon un autre porte-parole de KAI, un taxi a apparemment heurté le train de banlieue à un passage à niveau, l'immobilisant sur la voie où il a été percuté. La collision entre les deux trains s'est ensuite produite vers 20h40.

Le président Prabowo Subianto a rendu visite mardi à des patients hospitalisés. Il a présenté ses condoléances aux proches des défunts et déclaré avoir ordonné une "enquête immédiate". Il a également ordonné la construction d'une passerelle pour les voitures enjambant la voie ferrée.

"En général, nous constatons que de nombreux passages à niveau ne sont pas gardés", a déclaré le président. "J'ai ordonné que nous réparions immédiatement tous ces franchissements, soit par des postes de garde, soit par des toboggans", a-t-il ajouté.

Toutes les victimes se trouvaient dans la dernière voiture du train de banlieue et les sauveteurs ont découpé la carrosserie pour libérer les personnes piégées. L'accident a causé d'"importants dégâts à plusieurs voitures", a souligné l'agence de recherche et de sauvetage de Jakarta dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Etats-Unis: une femme accouche en plein vol

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Selon des médias américains, le nouveau-né est une fille. (© KEYSTONE/AP/Tina Frtiz)

Une passagère d'un vol de Delta Air Lines a accouché alors que l'avion se trouvait encore à une trentaine de minutes de sa destination finale, a indiqué lundi la compagnie aérienne américaine. L'appareil a fait un atterrissage d'urgence.

La femme enceinte avait embarqué vendredi à Atlanta, en Géorgie, (sud-est) pour un vol d'un peu plus de cinq heures vers Portland, dans l'Oregon (nord-ouest), avec une arrivée prévue vers 22h00 locales.

Selon la compagnie aérienne, le nouveau-né, une fille d'après des médias américains, est né alors que l'avion avait encore environ une demi-heure de vol à effectuer.

Un médecin parmi les passagers

"Nous remercions l'équipage et les bénévoles médicaux qui se trouvaient à bord d'être intervenus pour prodiguer des soins à une cliente à bord avant l'atterrissage à Portland", a précisé Delta dans une déclaration transmise à l'AFP, souhaitant "tout le meilleur à la nouvelle famille".

Des membres d'équipage ont porté assistance à la passagère, ainsi qu'un médecin et deux infirmiers qui faisaient tous trois partie des 153 passagers du vol DL478.

L'avion transportait également deux pilotes et quatre hôtesses/stewards, qui suivent des formations pour faire face à ce genre de situation.

Les services d'urgence au sol attendaient après l'atterrissage, qui s'est passé sans problème et a été traité en priorité par la tour de contrôle.

Des compagnies aériennes imposent parfois des restrictions sur les grossesses, refusant d'embarquer des passagères au-delà d'une certaine période avant la date prévue d'accouchement et/ou exigeant un certificat médical. Selon son site en ligne, Delta n'applique aucune de ces deux limitations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Golfe Persique: Téhéran veut des "garanties crédibles" de sécurité

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L'ambassadeur iranien à l'ONU Amir Saeid Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington (archives). (© KEYSTONE/EPA/SARAH YENESEL)

Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le golfe Persique passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano-israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien à l'ONU. La session avait été convoquée par le Bahreïn.

Lors de la réunion à New York du Conseil de sécurité, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du golfe Persique vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, l'ambassadeur iranien Amir Saeid Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré.

"Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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