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Premiers migrants installés sur la barge controversée à Portland

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Les premiers migrants ont été installés lundi à bord du "Bibby Stockholm", barge de 93 mètres de long sur 27 de large, amarrée dans le port anglais de Portland (archives). (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

Un premier groupe de demandeurs d'asile s'est installé lundi à bord du "Bibby Stockholm", immense barge à quai dans le sud-ouest de l'Angleterre, un projet très controversé devenu symbolique de la lutte contre l'immigration engagée par le gouvernement britannique.

En difficulté dans les sondages à un an des prochaines législatives, le chef du gouvernement conservateur Rishi Sunak a érigé en priorité la nécessité de "stopper les bateaux" qui traversent illégalement la Manche et multiplie les initiatives ces derniers jours.

L'une d'elles consiste à installer des demandeurs d'asile sur des barges à quai afin de faire des économies dans l'accueil des migrants tout en dissuadant les potentiels candidats à l'asile.

Un premier groupe a embarqué lundi à bord du "Bibby Stockholm", barge de 93 mètres de long sur 27 de large, amarrée dans le port de Portland. Avec ses 222 cabines, elle est censée accueillir jusqu'à 500 migrants.

Installation reportée

Un photographe de l'AFP a vu quelques hommes portant des sacs volumineux monter à bord.

Les premiers migrants devaient déjà arriver la semaine dernière mais leur installation avait été reportée dans l'attente de dernières inspections des pompiers afin d'écarter le risque d'incendie.

A Portland, le projet a créé la controverse et suscité la colère des riverains, certains craignant pour leur sécurité tandis que d'autres dénoncent une "prison flottante" au pied de leur île de quelque 13'000 habitants. Les autorités réfutent ce terme et assurent que les demandeurs d'asile pourront entrer et sortir à leur guise.

Système d'asile dépassé

Le port de Portland est le seul du pays à avoir accepté d'amarrer une telle barge. D'autres projets similaires ont dû être abandonnés faute de ports d'attache.

L'ONG de défense des migrants Care4Calais a encore dénoncé lundi un système "cruel" et "inhumain", assurant que certains des demandeurs d'asile qu'elle accompagne "ont survécu à la torture et à l'esclavage moderne, et ont traversé des expériences traumatisantes en mer".

Depuis le référendum du Brexit de 2016, censé permettre de "prendre le contrôle" des frontières, les gouvernements conservateurs successifs ne cessent de durcir leur rhétorique anti-migrants et de promettre, en vain pour l'instant, de mettre fin aux traversées illégales dans la Manche.

Le système d'asile britannique n'arrive pas à faire face aux demandes: plus de 130'000 demandes d'asile attendent toujours d'être évaluées, la plupart depuis plus de six mois, selon les derniers chiffres du gouvernement.

Londres cherche donc à réduire la facture de l'hébergement à l'hôtel des demandeurs d'asile, qui s'élève à 2,3 milliards de livres (2,6 milliards d'euros) par an, en les installant dans des bases militaires désaffectées ou même des tentes achetées pour l'été.

Loi dénoncée à l'ONU

Par ailleurs, une nouvelle loi entrée en vigueur en juillet, dénoncée jusqu'à l'ONU, interdit désormais aux migrants ayant effectué la périlleuse traversée - plus de 45'000 en 2022 et déjà près de 15'000 en 2023 - de demander l'asile au Royaume-Uni.

Elle prévoit notamment que les migrants soient expulsés dans des pays tiers comme le Rwanda, un plan déjà lancé l'année dernière mais bloqué depuis par la justice.

Multipliant les initiatives, le gouvernement a annoncé ce week-end un partenariat avec les réseaux sociaux pour accentuer la lutte contre les contenus incitant à traverser la Manche, ainsi qu'un durcissement des sanctions financières pour les employeurs de migrants en situation irrégulière.

Dernière idée en date, le journal The Times a rapporté dimanche que le gouvernement envisageait d'envoyer des migrants sur l'île volcanique de l'Ascension en plein océan Atlantique, à près de 6500 kilomètres du Royaume-Uni.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Iran: au moins 1639 personnes exécutées en 2025, record depuis 1989

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Image d'illustration de membres de la communauté iranienne mobilisés en Belgique contre la peine de mort. (Photo d'archives) (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER MATTHYS)

Les autorités iraniennes ont exécuté au moins 1639 personnes en 2025, un record depuis 1989, ont indiqué lundi deux ONG, qui ont averti que le recours à la peine capitale pourrait s'accroître à la suite de la guerre avec Israël et les Etats-Unis.

Le nombre d'exécutions a progressé de 68% par rapport à 2024 (975 personnes tuées) et inclut 48 femmes pendues, ont comptabilisé dans leur rapport annuel conjoint l'organisation norvégienne Iran Human Rights (IHR) et l'organisation parisienne Ensemble contre la peine de mort (ECPM).

Si la République islamique "survit à la crise actuelle, il existe un risque sérieux que les exécutions soient utilisées de manière encore plus poussée comme outil d'oppression et de répression", alerte le rapport.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump s'en prend au pape après son message antiguerre

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Donald Trump n'a pas goûté au message anti-guerre du pape. (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Donald Trump a affirmé dimanche qu'il n'est "pas un grand fan" du pape Léon XIV, qui avait la veille prononcé une virulente allocution contre la guerre. Le président américain s'est livré à une violente diatribe contre le souverain pontif, sur les réseaux sociaux.

"Je ne suis pas un grand fan du pape Léon. C'est quelqu'un de très libéral, et c'est un homme qui ne croit pas à la lutte contre la criminalité", a déclaré M. Trump aux journalistes à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland.

Il a accusé le souverain pontife de "faire joujou avec un pays qui souhaite se doter de l'arme nucléaire", en référence à l'Iran.

Peu après, Donald Trump a publié un long message sur son réseau Truth Social, accusant pêle-mêle Léon XIV de soutenir le programme d'armement nucléaire iranien, de s'être opposé à l'opération militaire américaine au Venezuela en janvier et de rencontrer des sympathisants de l'ex-président démocrate Barack Obama, entre autres.

"Je ne veux pas d'un pape qui critique le président des Etats-Unis, car je fais exactement ce pour quoi j'ai été élu, DE FACON ECRASANTE, à savoir faire baisser la criminalité à des niveaux historiquement bas et créer le plus grand marché boursier de l'histoire", a écrit le président républicain.

Donald Trump a accompagné son message d'une image générée par intelligence artificielle dans lequel on le voit, en toge blanche et rouge, apposer sa main sur le front d'un malade sur un lit d'hôpital, entouré de personnes en prière, et sur fond de drapeau américain, de Statue de la Liberté, d'avions de chasse, d'aigles et d'autres figures dans le ciel.

Dans l'une de ses plus virulentes critiques des conflits qui embrasent la planète, notamment au Moyen-Orient, Léon XIV avait déclaré samedi que la foi était nécessaire "pour affronter ensemble ce moment dramatique de l'Histoire".

"Assez de l'idolâtrie du moi et de l'argent! Assez des démonstrations de force! Assez de guerre! La véritable force se manifeste en servant la vie", avait lancé le pape américain lors d'une veillée de prière pour la paix à la basilique Saint-Pierre de Rome.

"Chers frères et soeurs, il existe certainement des responsabilités impératives qui incombent aux dirigeants des nations. Vers eux nous nous écrions: arrêtez! Il est temps de faire la paix! Asseyez-vous à la table du dialogue et de la médiation, et non à la table où se planifie le réarmement et où se décident des actions meurtrières!", avait-il également lancé.

Comme il l'a déjà fait par le passé, il n'a cité aucun responsable politique par son nom et n'a pas désigné de pays en particulier. Depuis son élection en mai 2025, Léon XIV, né à Chicago, a pris une position claire contre certaines décisions de l'administration Trump, tout en maintenant ouverts les canaux de communication.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Pérou: Fujimori en tête, des bureaux rouvrent lundi après des ratés

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Selon les sondages de sortie des urnes, Keiko Fujimori est en tête du premier tour de la présidentielle péruvienne. (© KEYSTONE/EPA/RENATO PAJUELO)

La candidate de droite Keiko Fujimori est donnée en tête des premières estimations dimanche pour la présidentielle au Pérou. Le scrutin a été marqué par de graves perturbations logistiques, retardant l'annonce des résultats.

Des bureaux de vote rouvriront lundi, après des retards dans l'acheminement du matériel électoral qui ont empêché quelque 63'000 électeurs de voter, a annoncé le Jury national électoral (JNE), précisant une ouverture de 07H00 (14h00 en Suisse) à 18h00 (00h00 mardi en Suisse).

Leur centre de vote est resté fermé toute la journée, poussant la police et des enquêteurs à se rendre dans les locaux de l'autorité électorale (ONPE), dans le cadre d'une enquête.

La journée a été marquée par de longues files d'électeurs excédés devant des centres fermés, finalement empêchés de voter, ainsi que par des accusations de fraude non étayées.

Malgré ces perturbations, Keiko Fujimori est donnée en tête des premières estimations à la sortie des urnes.

Les instituts Ipsos et Datum prévoient un second tour le 7 juin entre elle et l'un des quatre autres candidats en lice pour la deuxième place, dont l'ultraconservateur Rafael Lopez Aliaga et le candidat de gauche radicale Roberto Sanchez.

"Il n'y a aucune possibilité de fraude", a déclaré Piero Corvetto, chef de l'ONPE. "Il y a une garantie totale que les résultats refléteront fidèlement la volonté populaire", a-t-il insisté.

L'ancien maire de Lima Rafael Lopez Aliaga a cependant dénoncé lors d'une conférence de presse "une fraude électorale gravissime" et a dit "appeler à une mobilisation citoyenne".

"Le pouvoir exécutif a rempli strictement et de manière responsable son mandat constitutionnel de garantir l'ordre, la sécurité et la protection du matériel électoral", a affirmé la présidence péruvienne.

"Ils n'ont pas garanti un processus clair (...) Il n'y a pas d'autre mot que fraude", a déclaré à l'AFP Karina Herrera, en manifestant devant les locaux de l'ONPE, où des journalistes de l'AFP ont constaté la présence de forces de l'ordre à l'intérieur et aux abords du bâtiment.

Le scrutin, marqué par un nombre record de 35 candidats, s'est déroulé dans un contexte de flambée de la criminalité et de rejet de la classe politique.

Plus de 27 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour élire président et parlementaires lors de ce vote obligatoire. Le scrutin marque le retour d'un Parlement bicaméral pour la première fois depuis 1990.

Fragmentation

"Nous choisissons notre candidat à la présidentielle, mais on sait que ce sera pour un temps limité et que le Congrès finira par le destituer", a dit à l'AFP Rocio del Rio, 57 ans, après avoir voté dans un district populaire de Lima.

Le Pérou a connu huit présidents depuis 2016, dont la moitié destitués par le Parlement. La classe politique est discréditée par des scandales de corruption à répétition. Quatre anciens chefs d'Etat sont emprisonnés.

Les sondages de sortie des urnes confirment un paysage politique très fragmenté. Derrière Keiko Fujimori, plusieurs candidats se disputent la deuxième place.

Rafael Lopez Aliaga recueille entre 11% et 12,8% des voix au coude-à-coude avec les candidats de gauche Roberto Sanchez (10% et 12,1%) et Hernando Nieto (10,7% et 11,6%), ainsi qu'avec le centriste Ricardo Belmont (10,5% et 11,8%).

Face à l'insécurité, les candidats ont rivalisé de propositions radicales, allant de prisons dans la jungle au rétablissement de la peine de mort.

Les homicides ont plus que doublé depuis 2018, atteignant environ 2600 par an, tandis que les plaintes pour extorsion ont été multipliées par huit, selon la police.

L'héritière de l'ancien président Alberto Fujimori (1990-2000), condamné pour corruption et crimes contre l'humanité, s'est engagée dans un entretien à l'AFP à la veille du scrutin, à "rétablir l'ordre" dès ses 100 premiers jours.

L'actuel président de gauche par intérim, José Maria Balcazar, ne pouvait pas se présenter et sera remplacé par le nouveau président investi le 28 juillet prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

L'Inter Milan renverse Côme et prend le large en Serie A

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L'Inter Milan du défenseur suisse Manuel Akanji (à gauche) est bien parti pour remporter un nouveau scudetto. (© KEYSTONE/EPA/ROBERTO BREGANI)

L'Inter Milan a fait un grand pas vers le 21e titre de champion d'Italie de son histoire dimanche en allant s'imposer à Côme 4-3. Les Nerazzurri de Manuel Akanji et Yann Sommer étaient menés 2-0.

La 32e journée a peut-être décidé de l'issue de la saison 2025-26 de Serie A, avec la victoire renversante de l'Inter, le nul plus tôt dans l'après-midi de Naples, contrariée à Parme (1-1), et la déroute de l'AC Milan (3-0) à domicile samedi face à l'Udinese.

A six journées du terme, soit un maximum de 18 points à empocher, l'Inter (75 pts) compte désormais neuf points d'avance sur Naples (2e, 66 pts) et en totalise douze de plus que l'AC Milan (3e, 63 pts).

Avec trois matches à domicile à disputer et quatre rencontres face à des mal classés ou relégables, les Nerazzurri ont tout en mains pour succéder à Naples et empocher un troisième scudetto en cinq ans après 2021 et 2024.

A condition que l'équipe de Cristian Chivu ne soit pas rattrapée par son étonnante incapacité à répondre présent lorsqu'elle est attendue, comme cette saison contre son grand rival milanais (défaites 1-0 à l'aller comme au retour) et en Ligue des champions (élimination en barrages d'accession aux 8e de finale par Bodo Glimt).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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