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International

Procès en appel des attentats contre Charlie Hebdo et Hyper Cacher

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Les attaques avaient fait 17 morts, dont Cabu, Stéphane Charbonnier et Georges Wolinski (archives). (© KEYSTONE/AP/MICHAEL SOHN)

Plus de sept ans et demi après les attentats contre la rédaction de Charlie Hebdo et le magasin Hyper Cacher en janvier 2015, le procès en appel de deux soutiens présumés des auteurs des attaques djihadistes s'est ouvert lundi à Paris, avec une poignée de victimes.

Pendant trois jours de terreur, du 7 au 9 janvier 2015, les frères Saïd et Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly portaient le combat djihadiste sur le sol français, contre la liberté d'expression, les forces de l'ordre et la communauté juive, et tuaient 17 personnes.

Leur périple meurtrier et coordonné avait pris fin avec leur mort lors d'un double assaut policier.

Rejugé pour complicité de ces crimes, deux ans après avoir été condamné à trente ans de réclusion criminelle, Ali Riza Polat, Franco-Turc de 37 ans, s'est défendu en fin de journée, dès son premier interrogatoire, d'être "un terroriste".

"On dit que j'ai fait ceci, que j'ai fait ça. C'est des mensonges", s'est agacé M. Polat, qui avait marqué la première audience par ses coups de colère.

Au cours de ce nouveau procès, "on va remettre tout à plat, y'a pas de problème", a lancé le volcanique accusé, serré dans sa chemise rose.

A quelques mètres de lui dans le box, les traits tirés et les muscles saillants sous son tee-shirt couleur parme, Amar Ramdani est beaucoup moins prolixe, répondant du bout des lèvres aux questions sur son parcours de vie.

La voix de l'accusé de 41 ans se brise ensuite à l'évocation de son enfance et de son départ d'Algérie pour la France à l'âge de 6 ans, sans ses frères et soeurs.

Amar Ramdani était lui aussi un proche d'Amedy Coulibaly, qu'il avait connu en détention. "J'ai été trahi par mon ami", avait-il déclaré au cours de la procédure.

Accusé de soutien logistique, il avait fait appel après avoir écopé de vingt ans de réclusion.

"Vies détruites"

Leur nouveau procès est prévu jusqu'au 21 octobre.

Seules quelques parties civiles - sur les près de 300 constituées - étaient présentes à l'ouverture des débats.

Parmi elles, le directeur de la publication de Charlie Hebdo, Riss, blessé dans l'attentat, l'ex-chroniqueuse Sigolène Vinson, rescapée de l'attaque, ou l'ex-otage de l'Hyper Cacher Lassana Bathily.

"Nos vies ont été détruites il y a sept ans", a souligné Gala Renaud, la veuve de Michel Renaud, assassiné dans les locaux de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.

"En ce qui concerne les parties civiles, ce qu'on espère, c'est que peut-être quelques zones d'ombre seront levées", a fait valoir Me Elie Korchia, avocat de victimes de l'Hyper Cacher.

L'instruction titanesque et les débats en première instance n'ont pas permis de dissiper toutes les zones d'ombre entourant les attentats, du circuit des armes aux commanditaires des tueries commises au nom d'Al-Qaida dans la péninsule arabique (Aqpa) pour les frères Kouachi et de l'Etat islamique (EI) pour Amedy Coulibaly.

"Revenir à la raison"

Ali Riza Polat est notamment soupçonné d'avoir organisé la recherche d'armes pour Amedy Coulibaly, originaire comme lui de Grigny (Essonne), et d'être intervenu à tous les stades des préparatifs des attaques, ce qu'il rejette en bloc.

"Ce procès sera l'ultime occasion de corriger les erreurs d'une chaîne judiciaire dépassée par l'ampleur de ces attentats, et de revenir à la raison quant au rôle exact de M. Polat, délinquant de droit commun à qui l'on a attribué à tort un rôle qu'il n'a jamais joué", estiment ses avocats, MMes Moad Nefati et Rachid Madid.

Amar Ramdani est lui accusé d'avoir fourni des armes à Amedy Coulibaly et financé les attentats, ce dont il se défend.

Environ 80 témoins sont cités à comparaître. Parmi eux, la majorité des neuf hommes définitivement condamnés à l'issue du procès qui s'était tenu à l'automne 2020, à des peines allant de quatre à dix-huit ans de prison. Aucun d'entre eux n'avait fait appel.

Quelques tensions sont apparues en fin de matinée au sujet du peu de temps prévu pour ces témoins, sur deux après-midis seulement.

Les proches des victimes et les rescapés des attaques sont attendus dès jeudi à la barre.

Ces attentats ont marqué le début d'une funeste série d'attaques djihadistes, avec celle du 13-Novembre, dont le procès s'est achevé en juin, et celle de la promenade des Anglais à Nice, actuellement jugée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Washington: enquête sur une inscription anti-Trump au National Mall

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L'inscription a été trouvée sur la pelouse ouest de l'obélisque de Washington (archives). (© KEYSTONE/AP/ALEX BRANDON)

La police américaine des parcs nationaux a annoncé jeudi enquêter sur l'inscription des nombres "86 47" sur une pelouse de l'esplanade du National Mall à Washington. Ces chiffres sont interprétés comme une manifestation d'hostilité au président américain Donald Trump.

L'association de ces deux nombres - 86 étant parfois utilisé pour signifier le souhait de faire déguerpir quelqu'un, voire de le tuer, et 47 pouvant se référer à Donald Trump, 47e président des Etats-Unis - a été utilisée en avril dans l'inculpation de l'ex-directeur du FBI, James Comey, par le ministère américain de la justice.

En fin de matinée jeudi, la police des parcs nationaux a été alertée sur un "acte de vandalisme sur la pelouse ouest de l'obélisque de Washington. Les nombres '86 47' étaient tracés dans l'herbe", a déclaré à l'AFP un porte-parole, dans un communiqué. "La cause de la décoloration de l'herbe n'a pas été établie" et fait l'objet d'analyses. "L'enquête est en cours", a-t-on précisé de même source.

"Vandalisme" et "menace"

Un porte-parole du ministère américain de l'intérieur, chargé de la gestion des immenses terres fédérales américaines, a dénoncé un acte de "vandalisme qui ne sera pas toléré". "Toute menace contre le président est prise très au sérieux par ce ministère", a-t-il ajouté.

L'ex-directeur du FBI James Comey, cible désignée de la vindicte de Donald Trump, a été inculpé en avril de menace d'attenter à "la vie et l'intégrité physique" du président américain, pour une photographie de coquillages publiée sur les réseaux sociaux en mai 2025.

Sur cette image, rapidement retirée par l'ex-directeur de la police fédérale, des coquillages formaient le message "86 47" dans le sable. Cette image "serait interprétée par un destinataire raisonnable au courant des circonstances comme une expression grave de l'intention de porter atteinte au président des Etats-Unis", selon l'acte d'accusation.

Mais un juge fédéral a tenu le raisonnement inverse, dans une récente décision portant sur une affaire distincte. Le magistrat explique dans sa décision avoir du mal à concevoir comment les autorités "pourraient être parvenues à la conclusion qu'un observateur raisonnable interpréterait ce drapeau comme une véritable menace. Le nombre '86' est utilisé bien plus souvent pour signifier 'chasser' que 'tuer'", souligne-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Températures records en Antarctique à l'orée de l'hiver austral

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L'Antarctique a connu des températures records début juin, jusqu'à 20 degrés au-dessus des normales saisonnières (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/EPA EFE/ALBERTO VALDES)

La péninsule Antarctique a connu début juin des températures records, jusqu'à 20 degrés au-dessus des normales de saison à l'orée de l'hiver austral, avec des fontes de glace et des pluies atypiques, selon météorologues et climatologues.

Selon divers scientifiques interrogés par l'AFP, le changement climatique influe, mais les spécificités du climat antarctique et de ses fortes variations de températures requièrent davantage de données pour une image exacte.

Un record local pour juin, 15,4°C, a été relevé entre le 5 et le 6 juin à Esperanza, base scientifique argentine sur la péninsule de la Trinité, à l'extrémité nord de la péninsule antarctique, face à la pointe sud du continent américain, a indiqué à l'AFP Jose Luis Stella, météorologue spécialiste du climat au Service météo national argentin.

Le précédent record pour un mois de juin à Esperanza était de 13,3°C en 1998, souligne-t-il. Et la moyenne des maximales en juin s'y établit à -6,2°C.

Même si l'ensemble de l'Argentine "a connu un début de mois de juin anormalement chaud", la péninsule antarctique a enregistré des valeurs "jusqu'à 20°C au-dessus de la normale", résume-t-il. "Des records ont été battus, des températures très inhabituelles pour la saison".

Aux mêmes dates, la base Marambio, autre station argentine en Antarctique, a enregistré 11,8°C, et la base San Martin 9,4°C, alors que, pour la saison, les moyennes y sont respectivement de -10,7 °C et -5,6 °C.

Sans neige

A Esperanza, "les maximales quotidiennes sont restées au-dessus de 0°C de façon ininterrompue durant les 21 derniers jours", a précisé Raul Cordero, climatologue de l'université de Groningue. En conséquence, "de vastes zones à l'extrême nord du continent blanc sont dépourvues de neige".

Selon lui, "l'événement n'est pas isolé, mais confirme une tendance", et à moins de "stopper le réchauffement climatique, ce type d'événements continuera de se produire avec une fréquence de plus en plus élevée".

Le climatologue polaire Thomas Caton Harrison, du British Antarctic Survey, considère qu'"il existe des indices fiables que le changement climatique exerce une influence, mais l'effet est complexe dans cette région".

Aussi, "étant donné que l'Antarctique connaît de fortes fluctuations de température, il faut recueillir une grande quantité de données sur de nombreuses années pour avoir une compréhension globale", a-t-il tempéré auprès de l'AFP.

Jose Luis Stella nuance lui aussi: si "la tendance est à la hausse des températures" en Antarctique argentine, le récent phénomène "ne répond pas forcément" au changement climatique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

José Mourinho nommé entraîneur du Real Madrid jusqu'en juin 2029

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Jose Mourinho va revenir sur le banc du Real (© KEYSTONE/EPA LUSA/ANTONIO PEDRO SANTOS)

José Mourinho a été nommé jeudi entraîneur du Real Madrid pour les trois prochaines saisons, a annoncé le club madrilène. Agé de 63 ans, le Portugais a déjà entraîné le Real, entre 2010 et 2013.

Considéré comme l'un des plus grands entraîneurs de l'histoire du football, il va reprendre en main un club qui reste sur deux saisons sans trophée majeur.

Il succède à Alvaro Arbeloa, qui avait lui-même pris les rênes du Real en janvier après l'éviction de Xabi Alonso, huit mois après son arrivée. Mourinho rejoindra le Real le 13 juillet, précise le Real dans un communiqué.

Passé notamment par Porto, Chelsea et l'Inter Milan, le "Special One" entraînait le club portugais de Benfica depuis septembre 2025.

Le club lisboète avait annoncé en début de semaine que le Real avait "officialisé son intention d'engager José Mourinho pour un montant de 15 millions d'euros" et précisé que l'entraîneur portugais avait donné son accord.

Mourinho compte notamment à son palmarès deux Ligues des champions (en 2004 avec le FC Porto, en 2010 avec l'Inter Milan) et plusieurs titres nationaux (champion du Portugal à deux reprises avec le FC Porto, d'Angleterre à trois reprises avec Chelsea et d'Italie avec l'Inter en 2009 et 2010).

Lors de son premier passage au Real, il a décroché une Coupe du Roi en 2011 et un titre de champion d'Espagne en 2012.

Florentino Pérez, réélu le week-end dernier à la présidence du Real, avait fait de l'entraîneur portugais son choix prioritaire pour revenir sur le banc.

Le patron de la Maison Blanche est convaincu que c'est lui qui a posé lors de son premier passage sur le banc les bases des succès de la décennie suivante, soit "six Ligues des champions en dix ans".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

"Il n'y a aucune agitation" autour de la Suisse, affirme Zakaria

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Denis Zakaria tout sourire (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Serpents, feux de brousse, débuts de polémiques: rien ne semble perturber l'équipe de Suisse à San Diego. "Il n'y a aucune agitation", a assuré Denis Zakaria à J-2 de l'entrée au lice au Mondial.

Le milieu de terrain genevois, qui prétend à une place de titulaire samedi, a balayé l'idée d'une sélection troublée par une série de secousses. Il y a d'abord eu les soucis de visa de Breel Embolo, le coup de gueule de Granit Xhaka, un camp de base supposément entouré de serpents à sonnette, et même un feu de brousse.

"Il n'y a aucune agitation. L'équipe est concentrée sur la Coupe du monde. Elle est prête. Vraiment, il n'y a rien de négatif", a déclaré "Zak" jeudi matin (heure locale) avant un entraînement à huis clos dédié à la mise en place tactique.

Pour illustrer le bon état d'esprit dans lequel semble vivre le groupe, le capitaine de l'AS Monaco a raconté la soirée d'équipe vécue mercredi soir devant le match 4 de la finale NBA: "C'était incroyable. L'ambiance était super car certains joueurs sont pour les Spurs, d'autres pour New York, comme moi."

Le Genevois a vécu un dénouement heureux puisque ses Knicks ont comblé un retard de 29 points pour finalement s'imposer d'un point, et se retrouver à un succès du titre. "On a bien fêté avec Manu (Akanji)", a-t-il savouré

Vendredi, l'équipe de Suisse s'entraînera le matin dans son camp de base à San Diego avant de s'envoler vers 15h en direction de la baie de San Francisco. Elle jouera son premier match du Mondial samedi à Santa Clara (21h en Suisse) face au Qatar.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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