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Nouveaux raids israéliens à Gaza, appels à protéger les civils

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Sans remettre en cause le droit de son allié "de se défendre" contre le Hamas, les Etats-Unis ont mis en garde Israël contre un bilan s'alourdissant à Gaza. (© KEYSTONE/EPA/ATEF SAFADI)

Israël a mené dimanche de nouvelles frappes sur la bande de Gaza assiégée, où le bilan des civils palestiniens tués ne cesse de s'alourdir depuis la fin de la trêve avec le Hamas, malgré des appels pressants à protéger la population.

Engagée dans une offensive terrestre depuis le 27 octobre dans le nord de Gaza, où elle a pris le contrôle de plusieurs secteurs, l'armée israélienne a multiplié, depuis la reprise des combats vendredi, les raids aériens dans le sud, où des centaines de milliers de Palestiniens ont cherché refuge.

Le ministère de la Santé du Hamas a affirmé dimanche que 15'523 personnes, dont 70% de femmes et d'enfants, ont été tuées depuis le début de la guerre le 7 octobre. "Durant les heures passées, seuls 316 morts et 664 blessés ont pu être sortis des décombres et amenés dans des hôpitaux, mais beaucoup d'autres sont encore sous les décombres", a-t-il souligné.

Ordres d'évacuation

Dans l'extrême nord de Gaza, le long de la frontière avec Israël, l'armée israélienne a mené dimanche des frappes aériennes suivies de tirs d'artillerie. Dans le sud, les frappes ont visé massivement depuis vendredi la grande ville de Khan Younès et ses environs, où chaque jour désormais l'armée israélienne avertit dans des tracts largués sur certains quartiers qu'une "terrible attaque est imminente", et ordonne aux habitants d'en partir.

Dimanche, des habitants fuyaient la ville, à pied, entassés dans des charrettes ou en voiture, leurs affaires empilées sur le toit, selon des images de l'AFP.

D'après l'ONU, les ordres d'évacuation de l'armée aux Palestiniens avant des frappes ont concerné samedi un quart de la bande de Gaza. Pour l'ONG Norwegian Refugee Council, ces ordres, "sans garanties de sécurité ou de retour", sont "équivalents à un transfert forcé de population".

"500 tunnels" détruits

L'armée israélienne a indiqué dimanche avoir mené "environ 10'000 frappes aériennes depuis le début de la guerre". Elle a aussi annoncé avoir détruit depuis le début de son offensive terrestre environ 500 entrées de tunnels utilisés par le Hamas, sur un total d'environ 800 qui ont été découvertes.

Ces entrées de tunnels étaient "situées dans des zones civiles, pour beaucoup à l'intérieur de bâtiments civils, comme des écoles, des jardins d'enfants, des mosquées ou des terrains de jeu", a affirmé l'armée.

Israël accuse le Hamas d'avoir installé ses infrastructures dans un immense réseau de tunnels creusés dans le sous-sol de Gaza, en particulier dans des zones habitées, et d'utiliser les civils comme des boucliers humains.

Tirs de roquettes

Dimanche, le Hamas et le Jihad islamique ont annoncé de nouveaux tirs de roquettes en direction d'Israël. La plupart des engins sont interceptés par le système de défense anti-aérienne israélien.

Les autorités israéliennes ont par ailleurs annoncé la mort de deux soldats lors de l'offensive terrestre, portant à 398 le nombre de soldats tués depuis le 7 octobre, dont 72 morts dans les combats à Gaza.

"Prix à payer"

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré samedi que la guerre se poursuivrait. "Il n'y a pas d'autres moyens de gagner qu'en continuant notre campagne terrestre", a-t-il dit.

En face, le numéro deux du bureau politique du Hamas, Saleh al-Arouri, a déclaré: "Le prix à payer pour la libération des prisonniers sionistes sera la libération de l'ensemble de nos prisonniers, après un cessez-le-feu".

L'armée a évalué à environ 240 le nombre de personnes enlevées en Israël le jour de l'attaque et emmenées à Gaza. D'après l'armée, 137 otages sont toujours aux mains du Hamas ou de groupes affiliés, après la libération pendant la trêve de 80 d'entre eux en échange de 240 prisonniers palestiniens, tandis que 25 autres otages ont été libérés en marge de l'accord.

Au total, 6.600 Palestiniens étaient incarcérés dans des prisons israéliennes avant les récentes libérations, selon le Club des prisonniers, une ONG palestinienne de défense des détenus.

"Trop de victimes"

Sans remettre en cause le droit de leur allié "à se défendre", les Etats-Unis ont mis en garde Israël contre la multiplication des victimes civiles. "Trop de Palestiniens innocents ont été tués", a insisté la vice-présidente américaine Kamala Harris depuis la COP28 à Dubaï, s'alarmant d'images "dévastatrices" de Gaza et appelant Israël à "faire plus pour protéger les civils innocents".

"Nous sommes complètement d'accord avec le fait que beaucoup trop de gens ont été tués dans cette guerre et seraient toujours en vie" si le Hamas n'avait pas lancé son attaque du 7 octobre, a répondu dimanche le porte-parole du gouvernement israélien Eylon Levy.

Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, a toutefois estimé dimanche qu'Israël "fai(sait) des efforts" pour minimiser les pertes civiles à Gaza. "Il n'y a pas beaucoup d'armées modernes qui feraient ça", a-t-il affirmé sur la chaîne ABC.

Besoins immenses

Dans la bande de Gaza, les frappes ont détruit ou endommagé plus de la moitié des habitations, d'après l'ONU dont le secrétaire général Antonio Guterres a évoqué "une catastrophe humanitaire monumentale".

Les besoins sont immenses dans le territoire soumis à un "siège complet" par Israël depuis le 9 octobre, où 1,8 million de personnes, sur 2,4 millions d'habitants, ont été déplacées par la guerre d'après l'ONU.

Le commissaire de l'ONU pour les droits humains, Volker Turk, a jugé que les ordres d'évacuation donnés par Israël à la population faisaient que "des centaines de milliers de personnes se retrouvent confinées dans des zones de plus en plus petites".

Il s'est inquiété du manque d'eau, de nourriture, de soins, d'autant qu'il n'y a, selon lui, "pas d'endroit sûr à Gaza".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les larmes de joie de Robin Cuche aux Paralympiques

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Robin Cuche a eu de la peine à retenir ses émotions lors de la remise des médailles. (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Pour Robin Cuche, il n'y avait que l'or qui comptait dans la descente des Jeux paralympiques, mardi à Cortina. Le Neuchâtelois de 27 ans a réalisé son rêve et n'a pas pu retenir ses larmes.

Lorsque Robin Cuche est monté sur le podium dans l'aire d'arrivée, peu avant 14h30, l'émotion l'a submergé. Quelques minutes plus tôt, il semblait encore maître de lui, mais il a alors laissé couler des larmes de joie. À plusieurs reprises, le skieur s'est essuyé le visage, semblant à peine croire à son bonheur. À ses quatrièmes Jeux d'hiver, le Neuchâtelois a enfin décroché sa première médaille, et qui plus est en or.

"Je ne voulais que l'or"

Le spécialiste de vitesse, qui concourt dans la catégorie debout, s'était imposé une forte pression. "L'objectif est une place sur le podium", répétait-il. Mais avec la médaille d'or autour du cou et les larmes aux yeux, il a admis la vérité: "J'ai toujours dit que je voulais une médaille, mais ce n'était pas tout à fait vrai: je ne voulais que l'or. Avec l'argent, j'aurais probablement été assez déçu."

Et ce, même si une médaille d'argent ou de bronze aurait aussi constitué la première médaille paralympique du skieur de 27 ans. Mais sa saison se déroule jusqu'ici de manière exceptionnelle. "J'ai remporté le petit globe de cristal et maintenant l'or aux Jeux paralympiques. C'était le plan au début de la saison", explique le Vaudruzien, qui tente de garder ses émotions sous contrôle. "J'ai déjà pleuré plusieurs fois aujourd'hui, et je vais sûrement encore pleurer quelques fois."

Fêter avec la famille

Peu après, Robin Cuche a célébré avec son équipe. Entraîneurs, coéquipiers et membres du staff l'ont enlacé, félicité et fêté. Puis il a enfin pu rejoindre sa famille.

Auparavant, il avait souligné combien il était important pour lui d'avoir ses proches sur place. "Ma mère et mon oncle s'étaient rendus à Pyeongchang en 2018. Mais mon frère et mon père ne m'avaient encore jamais vu aux Jeux d'hiver."

Cette fois, ils ont tous pu assister à la remise de sa première médaille, la première pour la Suisse dans ces Paralympiques. Il est fort possible qu'il ait retenu encore quelques larmes lorsque, à 15h00, ses proches ont enfin pu le serrer dans leurs bras.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Meillard étrenne son titre olympique en slalom

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Loïc Meillard est toujours en quête d'un premier succès en Coupe du monde de slalom cet hiver (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

La lutte promet d'être belle dimanche dans le slalom de Kranksja Gora, l'avant-dernier de la saison.

Seulement 17 points séparent les trois premiers de la Coupe du monde de la discipline, dans laquelle Loïc Meillard pointe au 7e rang.

Le skieur d'Hérémence dispute dimanche son premier slalom depuis son sacre olympique dans la discipline. Avec 312 points - soit 140 de moins que le leader provisoire Atle Lie McGrath, il ne possède plus que de minces espoirs de s'adjuger un premier globe de cristal.

Mais Loïc Meillard, qui également le tenant du titre mondial sur les virages courts, a un statut à assumer. Il a certes déjà décroché trois podiums cette saison en Coupe du monde de slalom, mais sans pouvoir fêter la moindre victoire. Il doit rectifier le tir, au lendemain de sa 2e place en géant.

No 2 suisse cette saison en slalom, Tanguy Nef vise quant à lui toujours un premier podium sur le Cirque blanc. Mais la régularité du Genevois, auteur de six top 10 cet hiver, finira par être récompensée. Il sort qui plus est de JO réussis, avec l'or du combiné par équipe (avec Franjo von Allmen) et un 6e rang en slalom.

Les dames concluront quant à elles leur week-end de vitesse par un super-G à Val di Fassa. Leader de la Coupe du monde de la discipline, Sofia Goggia pourrait s'assurer le petit globe dimanche: l'Italienne compte 84 points d'avance sur sa dauphine Alice Robinson et 116 sur Emma Aicher, 3e du classement.

Côté suisse, les espoirs reposent une nouvelle fois sur les épaules de Corinne Suter et de Malorie Blanc. La Schwytzoise, 3e samedi en descente, reste sur une 3e et une 4e place en super-G à Soldeu. La Valaisanne, victorieuse à Crans-Montana juste avant les Jeux, doit défendre sa place dans le top 10 de la discipline.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Iran: Trump évoque un envoi possible envoi de troupes au sol

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Donald Trump évoque à nouveau la possibilité d'envoyer des soldats américains au sol en Iran. (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Le président américain Donald Trump a évoqué samedi un envoi possible de troupes américaines au sol en Iran pour contrôler les stocks d'uranium enrichi du pays. "Peut-être qu'à un moment nous le ferons. Ce serait formidable", a-t-il lancé à bord d'Air Force One.

C'est "quelque chose que nous pourrions faire plus tard. Mais pas maintenant", a-t-il ajouté.

La Maison-Blanche a affirmé, entre autres, pour justifier l'offensive contre l'Iran, que le pays avait accumulé de tels stocks d'uranium enrichi, qu'il était très proche de pouvoir fabriquer une bombe atomique.

Steve Witkoff, émissaire américain spécial qui a mené des négociations indirectes avec Téhéran, a assuré il y a quelques jours sur la chaîne télévisée Fox News que l'Iran avait "environ 460 kilogrammes d'uranium enrichi à 60%" et que "ce matériau à 60% pouvait être porté à 90%, le niveau pour fabriquer une bombe, en une semaine environ, peut-être dix jours".

Le chef de l'agence de l'ONU pour l'énergie nucléaire (AIEA), Rafael Grossi, avait lui écrit sur le réseau social X le 3 mars: "Il n'existe pas de preuve que l'Iran soit en train de fabriquer une bombe nucléaire, mais son stock important d'uranium enrichi à un degré proche de celui nécessaire pour une arme et son refus de donner un accès total à mes inspecteurs sont une source de sérieuse inquiétude".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Une entrée en lice en douceur pour Belinda Bencic

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Belinda Bencic: un premier match sans histoire à Indian Wells. (© KEYSTONE/EPA/ALI HAIDER)

Belinda Bencic (WTA 12) s’est très aisément qualifiée pour le 3e tour du WTA 1000 d’Indian Wells. La Saint-Galloise s’est imposée 6-3 6-2 devant Storm Hunter (WTA 234).

Issue des qualifications et victorieuse de la 36e mondiale Magdalena Frech au 1er tour, l’Australienne a tenu le choc pendant une petite demi-heure avant de lâcher prise. Comme il y a cinq ans à Adelaïde où elle s’était inclinée 6-2 6-4 lors de leur première confrontation, Storm Hunter n’avait pas les moyens de s’opposer à une Belinda Bencic aussi impliquée.

Lundi, la tâche qui attend la Saint-Galloise sera, bien sûr, plus ardue. Elle sera opposée à la gagnante de la rencontre entre Elise Mertens (WTA 21) et Cristina Bucsa (WTA 31). On se souvient qu’elle a brillé à deux reprises dans le désert californien avec une demi-finale en 2019 et un quart de finale l’an dernier. Brillante au tout début d’année lors de la United Cup, Belinda Bencic a marqué le pas ces dernières semaines. A elle de se relancer pleinement à Indian Wells.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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