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Saint-Etienne-du-Rouvray: victimes et proches refusent la "haine"

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Plusieurs personnes ont fait devant la cour le récit de la journée du 26 juillet 2016 à Saint-Etienne-du-Rouvray (archives). (© KEYSTONE/AP/Francois Mori)

Au procès de l'attentat contre le prêtre Jacques Hamel, la soeur de l'homme d'Eglise et l'un des blessés ont assuré jeudi ne pas ressentir de "haine". Ils ont souhaité que soient tirées les leçons d'éventuelles défaillances dans la prévention d'attaques djihadistes.

"Même avec ma grande souffrance qui persiste, comme celle de ma famille, vous n'aurez pas ma haine", a déclaré face au box des accusés Roseline Hamel, aujourd'hui âgée de 81 ans, reprenant le titre du livre du journaliste Antoine Leiris après la mort de sa femme lors de l'attentat du Bataclan à Paris le 13 novembre 2015.

En l'absence des deux assaillants, abattus par les forces de l'ordre, et de l'instigateur présumé de l'attaque, le propagandiste du groupe Etat islamique (EI) Rachid Kassim, probablement mort en Irak, la cour juge depuis lundi trois membres de leur entourage.

Les trois hommes comparaissent pour "association de malfaiteurs terroriste". Ils sont soupçonnés d'avoir été au courant de la volonté des deux jeunes hommes de commettre une action violente, d'avoir partagé leur idéologie ou tenté de rejoindre la Syrie.

Justice doit être faite

"Quand on ne pardonne pas, ça devient forcément de la haine, c'est invivable", a témoigné à la barre Guy Coponet, 92 ans. Ce rescapé, que l'un des jihadistes avait tenté d'égorger, a dit plaindre les "jeunes qui se laissent embobiner" par les islamistes, tout en appelant à ce que "justice soit faite" et à "ne pas minimiser" la responsabilité des accusés.

"Nous nous reconstruisons par morceau, façon puzzle. Pas besoin de vous dire que ça reste fragile. C'est pourquoi, Monsieur le président, nous avons besoin de savoir des vérités cachées", a lancé Roseline Hamel. "S'il y a eu défaillance" dans "la protection qui doit être mise en place pour protéger les citoyens", elle a souhaité que cela "soit résolu afin que plus jamais nous ne connaissions cette horreur, cette barbarie, ces massacres".

Après l'attentat, les informations selon lesquelles les deux assassins étaient repérés par les services de renseignement (fichés S) et l'un d'eux porteur d'un bracelet électronique après deux tentatives de départ en Syrie avaient provoqué une vive polémique.

Demande de pardon

L'un des prévenus, cousin d'un des assaillants, a tenu à prendre la parole à deux reprises. "Bouleversé par le témoignage de M. Coponet", il assure regretter de ne pas avoir fait "beaucoup plus (...) pour éviter que (son) cousin", qu'il avait hébergé, "arrive dans cette église".

L'accusé a ensuite demandé "pardon de cette négligence criminelle" à la soeur du prêtre. "Vous avez dit: 'vous n'aurez pas ma haine'. Vous avez mon amour", assure-t-il. Ces "paroles me font beaucoup de bien", répond Roseline Hamel, qui émet toutefois "un doute sur (la) sincérité" de l'accusé.

Plusieurs coups de couteau

Auparavant, plusieurs membres des familles Coponet et Hamel ont fait le récit de la journée du 26 juillet 2016 dans l'église de Saint-Etienne du-Rouvray. Ils ont fait revivre la mémoire du prêtre et de Janine Coponet, qui assistait à la messe avec son mari et est décédée il y a quelques mois.

Guy Coponet a notamment relaté l'irruption des djihadistes dans la petite église: l'un force le prêtre de 85 ans à s'agenouiller et lui assène plusieurs coups de couteau, pendant que le second l'oblige à filmer la scène.

Le père Hamel "s'est défendu comme il a pu, il repoussait de ses pieds" son agresseur, s'écriant "Satan, va-t'en !", a-t-il raconté, comparant la souffrance du prêtre aux dernières heures de la vie du Christ.

Les deux hommes s'en prennent ensuite au paroissien, avec des coups sur "le dos, le bras" et "ça s'est terminé par la gorge". Malgré la douleur, il fait le mort et comprime sa plaie pendant près d'une heure, jusqu'à l'intervention de la police. Selon un médecin légiste venu témoigner mercredi, cela lui a "probablement sauvé la vie".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Football

Quarts de finale: Atlético et PSG en position de force

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L'Atlético Madrid de Diego Simeone est en position de force face au Barça (© KEYSTONE/EPA/ZIPI ARAGON)

Les matches retour des quarts de finale de la Ligue des champions figurent au menu de la semaine. L'Atlético Madrid et le PSG abordent leur rencontre de mardi (21h) en position de force.

Les Colchoneros du coach Diego Simeone sont allés s'imposer 2-0 sur la pelouse du FC Barcelone mercredi dernier à l'aller, grâce à des réussites de Julian Alvarez (45e) et d'Alexander Sörloth(70e). Les Madrilènes ont encore une fois témoigné d'un réalisme extrême.

Les Catalans ont quant à eux manqué leur affaire, se retrouvant même en infériorité numérique dès la 44e minute après l'expulsion de Pau Gubarsi. Avec notamment Lamine Yamal dans ses rangs, l'équipe de Hansi Flick a les moyens de renverser la tendance, mais cela s'annonce bien compliqué face à la défense de fer de l'Atlético.

La situation du Paris St-Germain, tenant du trophée, est moins envieuse que celle des Madrilènes. Les hommes de Luis Enrique auraient en effet dû s'imposer plus nettement à l'aller, mais ils ont manqué d'efficacité dans le dernier geste et doivent se contenter des deux buts signés Doué (11e) et Kvaratskhelia (65e).

Liverpool, qui avait déjà été éliminé par les Parisiens la saison passée (en 8e de finale, aux tirs au but), jouera sa saison mardi soir. Mais les Reds, 5es de Premier League, ont-ils vraiment les moyens d'enflammer ce match face au redoutable PSG ?

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Qualifications du Mondial: Les Suissesses doivent confirmer

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Rafel Navarro affrontent deux fois la Turquie cette semaine (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

La semaine à venir est décisive pour l'équipe de Suisse dames dans le groupe B2 des qualifications du Mondial 2027.

Les joueuses du coach Rafel Navarro affronteront deux fois la Turquie, qui comme elles a gagné ses deux premiers matches.

Le premier duel entre les deux favorites de cette poule est programmé mardi à 19h à Zurich, le deuxième samedi en Turquie. La mission des Suissesses est claire: s'imposer à deux reprises pour poursuivre le parcours sans faute souhaité par leur sélectionneur avant le début de cette campagne.

Lia Wälti et ses coéquipières ont rempli jusqu'ici leur contrat en battant l'Irlande du Nord 2-0 à Lausanne avant de s'imposer 4-1 à Malte en mars, sans toutefois convaincre pleinement. La Turquie a pour sa part dominé Malte 3-0 avant de l'emporter plus difficilement en Irlande du Nord (1-0).

Quart de finaliste de son Euro en 2025, l'équipe de Suisse a, pour mémoire, tout intérêt à remporter son groupe en inscrivant un maximum de points au passage. Cela lui permettrait d'éviter un adversaire trop dangereux dans le premier des deux tours de barrage prévus cet automne en matches aller/retour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Bénin: le candidat de la majorité Romuald Wadagni élu président

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Le candidat de la majorité Romuald Wadagni est élu président du Bénin avec 94,05% des voix. (© KEYSTONE/AP/Abadjaye Justin Sodogandji)

Romuald Wadagni, ministre des Finances du Bénin, candidat de la majorité et favori du scrutin a été élu président avec 94,05% des voix, selon des résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (Cena) dans la nuit de lundi à mardi.

M. Wadagni succède à Patrice Talon qui l'avait adoubé et qui cède sa place, conformément à la Constitution, après deux mandats. Il n'avait qu'un seul adversaire, l'opposant modéré Paul Hounkpè qui a obtenu 5,95% des suffrages.

La participation s'est élevée à 58,75% selon la Cena.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'épouse du Premier ministre espagnol inculpée de corruption

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Begona Sanchez, aux côtés de son mari le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, est inculpée pour détournement de fonds, trafic d'influence, corruption et appropriation illicite (archives). (© KEYSTONE/EPA EFE/MIGUEL ANGEL MOLINA)

L'épouse du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, Begona Gomez, a été formellement inculpée pour corruption au terme de deux ans d'enquête, selon une décision de justice rendue publique lundi.

Un juge a inculpé Mme Gomez pour détournement de fonds, trafic d'influence, corruption et appropriation illicite, selon la décision datée du 11 avril.

L'enquête concerne une des affaires de corruption qui visent la famille du dirigeant socialiste et d'anciens alliés politiques, et mettent sous pression son gouvernement de coalition minoritaire.

Le juge Juan Carlos Peinado a ouvert l'enquête en avril 2024 pour déterminer si Mme Gomez avait profité de son statut d'épouse du Premier ministre pour obtenir des avantages personnels, ce que tous deux nient.

L'affaire concerne la création d'une chaire à l'université Complutense de Madrid, codirigée par Mme Gomez, ainsi que l'utilisation présumée de moyens publics et de relations au profit d'intérêts privés.

Manoeuvres de la droite

Le juge Peinado a considéré que son enquête avait trouvé des preuves suffisantes des délits imputés à Mme Gomez, selon la décision publiée. "La chaire a servi de moyen de progression professionnelle privée à la personne sur laquelle porte l'enquête", a-t-il écrit.

Begona Gomez, 55 ans, qui se trouve actuellement en visite avec son époux en Chine, a toujours nié les faits qui lui étaient reprochés. Pedro Sanchez a qualifié les allégations visant son épouse de tentative de la droite espagnole pour déstabiliser son gouvernement. L'opposition a appelé à sa démission.

L'affaire est née d'une plainte déposée par un groupe anticorruption ayant des liens avec l'extrême droite.

Frère aussi visé

Le frère du Premier ministre, David Sanchez, a également été mis en cause dans un dossier séparé de trafic d'influence lié à son recrutement dans une administration régionale.

L'ancien bras droit de Pedro Sanchez, et ancien ministre des Transports, Jose Luis Abalos, a comparu en avril dans une affaire de pots-de-vin présumés dans des contrats publics.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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