Rejoignez-nous

International

Le séisme a fait 35'000 morts, le Conseil de sécurité se réunit

Publié

,

le

Le coût économique du séisme pourrait atteindre "84,1 milliards de dollars", selon une association patronale turque, qui compare ce séisme à celui qui a frappé la région de Marmara en 1999 (archives). (© KEYSTONE/AP/Khalil Hamra)

Le bilan du séisme qui a frappé la Turquie et la Syrie le 6 février a dépassé lundi les 35'000 morts. Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit d'urgence à huis clos à New York pour discuter de la situation humanitaire en Syrie.

Lueur d'espoir une semaine après le désastre, des victimes continuaient d'être retrouvées vivantes dans les décombres en Turquie, et le président syrien Bachar al-Assad a déclaré autoriser deux nouveaux points de passage pour amener l'aide dans son pays.

Mais le bilan du tremblement de terre de magnitude 7,8 ne cesse de s'alourdir et pourrait même "doubler" selon l'ONU: il s'élevait lundi soir à 35'331 morts - 31'643 morts dans le sud de la Turquie, selon l'Afad, organisme public turc de gestion des catastrophes, tandis que les autorités ont dénombré 3688 morts en Syrie.

"72'663 personnes pourraient avoir perdu la vie et 193'399 personnes pourraient être blessés", selon un rapport de l'association patronale Turkonfed publié lundi par les médias turcs. Le coût économique du séisme pourrait atteindre "84,1 milliards de dollars", indique la même source.

Appel à l'aide internationale

Le président syrien Bachar al-Assad a quant à lui lancé lundi un appel à l'aide internationale pour reconstruire les régions de son pays détruites par le séisme, lors d'une rencontre avec le coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, Martin Griffiths, a annoncé la présidence.

Bachar al-Assad a aussi déclaré à M. Griffiths qu'il acceptait d'ouvrir deux nouveaux points de passage transfrontaliers entre la Turquie et le nord-ouest de la Syrie pour trois mois pour acheminer l'aide humanitaire aux victimes du séisme, a annoncé lundi dans un communiqué le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, avant une réunion du Conseil de sécurité.

"Plus d'aide, plus vite"

L'ouverture des deux nouveaux points de passage "va permettre à plus d'aide d'entrer, plus vite", s'est réjoui Antonio Guterres. "Si le régime est sérieux à ce sujet, si le régime est prêt à passer des mots aux actes, alors cela serait une bonne chose pour le peuple syrien", a de son côté réagi devant la presse Ned Price, le porte-parole du département d'Etat américain.

Les appels à l'ouverture d'autres points de passage s'étaient multipliés ces derniers jours, et plusieurs membres du Conseil de sécurité - Etats-Unis, France, Royaume-Uni - avaient appelé à une résolution sur la question. Lors de la réunion à huis clos du Conseil de Sécurité, demandée par la Suisse et le Brésil chargés de ce dossier, Martin Griffiths, qui s'est rendu sur le terrain en Turquie et en Syrie ce week-end, doit présenter une évaluation de la situation aux membres du Conseil.

"Nous avons fait défaut aux gens du nord-ouest de la Syrie", a-t-il reconnu sur Twitter. "Ils se sentent à juste titre abandonnés" en voyant que l'aide humanitaire n'arrive pas, et il faut "corriger cet échec au plus vite".

Sauvetages inespérés

Avant le séisme, la quasi-totalité de l'aide humanitaire cruciale pour plus de 4 millions de personnes vivant dans les zones rebelles du nord-ouest de la Syrie était acheminée à partir de la Turquie par le point de passage de Bab al-Hawa, dans le nord-ouest, qui est à ce jour le seul point de passage opérationnel.

Des camions, avec à leur bord de quoi confectionner des abris à l'aide de bâches en plastique, ainsi que des couvertures, des matelas, des cordes ou encore des vis et des clous, ont franchi la frontière. "Je n'ai rien pu faire", dit Abdelbaset Khalil, un infirmier anesthésiste syrien de la ville de Harim, dans la province d'Idlib tenue par les rebelles et frontalière de la Turquie, dont l'épouse et les deux filles ont été tuées dans le séisme alors qu'il se trouvait déjà au travail.

Selon un responsable du ministère syrien des Transports Suleiman Khalil, 62 avions chargés d'aide ont jusqu'à présent atterri en Syrie et d'autres sont attendus dans les heures et les jours à venir, en provenance en particulier d'Arabie saoudite.

Dans le sud de la Turquie, où l'aide afflue désormais, les sauveteurs ont extrait de nouveaux survivants des décombres. Ces sauvetages sont inespérés car ils sont intervenus bien au-delà de la période cruciale des 72 heures après la catastrophe.

Sept survivants sauvés

Au cours de la nuit de dimanche à lundi, sept personnes ont été dégagées vivantes en Turquie, selon la presse, dont un enfant de trois ans à Kahramanmaras et une femme de 60 ans à Besni. Une autre, de 40 ans, a aussi été sauvée au bout de 170 heures à Gaziantep. Un membre d'une équipe de secouristes britanniques a diffusé dimanche une vidéo sur Twitter montrant un secouriste empruntant un tunnel creusé dans les ruines de cette même ville et en ressortant une personne qui était restée bloquée pendant cinq jours.

Au total, plus de 34'000 personnes travaillent encore à la recherche de survivants, a souligné le vice-président turc Fuat Oktay. Mais les centaines de milliers de sans-abris doivent devenir désormais la priorité. Quelque 1,2 million de personnes ont été logées dans des résidences pour étudiants et 400'000 évacuées, a ajouté Fuat Oktay.

A Antakya, l'Antioche de l'Antiquité grecque, après les trois ou quatre premiers jours d'abandon, les secours sont désormais organisés. A Kahramanmaras, à l'épicentre du tremblement de terre, 30'000 tentes ont été dressées, tandis que 48'000 personnes sont hébergées dans les écoles et 11'500 dans des salles de sport, a fait savoir le ministre de l'Intérieur Suleyman Soylu.

Une forte présence policière et militaire est dorénavant visible, les autorités précisant qu'il s'agit d'empêcher les pillages, après des incidents ce week-end. Désormais, d'après les équipes de l'AFP, à Antakya comme à Kahramanmaras, l'aide afflue.

Dans le même temps, les opérations de recherche ont pris fin à Sanliurfa, Kilis, Osmaniye et Adana, selon les médias turcs. En revanche, a noté le ministre de l'Intérieur, elles se poursuivent en 308 endroits à Kahramanmaras. Le Soudan a annoncé lundi avoir acheminé par avion 30 tonnes d'aide humanitaire à la Syrie frappée par le séisme.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Les Galeries Lafayette visent le toit du monde en 2030

Publié

le

Les grands magasins parisiens s'affichent convaincus de leur potentiel de renouvellement. (archive) (© KEYSTONE/DPA/BERND VON JUTRCZENKA)

Fort de "performances solides" dans un "environnement complexe", le groupe Galeries Lafayette a annoncé mercredi un plan d'investissement de 260 millions d'euros d'ici 2030, avec l'ambition de faire de son vaisseau amiral parisien le "premier grand magasin du monde".

L'enseigne historique, présente à l'international et qui compte en France 17 points de vente intégrés et 38 affiliés, a réalisé en 2025 un chiffre d'affaires de 3,1 milliards d'euros (2,9 milliards de francs). Un chiffre stable sur un an en raison de la fermeture de deux magasins marseillais et de la fin d'un contrat d'affiliation avec la SGM (l'exploitant du BHV) mais en croissance de 11% comparé à 2022, selon sa direction.

Les deux tiers de l'activité proviennent des Galeries Lafayette du boulevard Haussmann : avec 2 milliards d'euros de ventes (+4% sur un an), le grand magasin a "dépassé" son niveau de 2019, pré-pandémie de Covid, a souligné le directeur général du groupe, Arthur Lemoine, lors d'un point presse. Et ce, malgré un repli général du marché de l'habillement et de la chaussure de 1% en 2025.

A l'origine de cette performance, la transformation ces dernières années du "bâtiment Coupole" pour 100 millions d'euros ou encore la montée en puissance de secteurs comme la beauté et la chaussure, selon le groupe.

Privé d'une partie de sa clientèle asiatique pendant la crise sanitaire, le grand magasin s'est aussi recentré sur les acheteurs français, qui ont représenté 40% de ses ventes en 2025, contre 33% en 2019. La part de la clientèle chinoise est elle tombée sur la même période de 33% à 22%, quand celle des autres nationalités a grimpé de 5 points, à 38%.

L'établissement, "lieu le plus visité en Europe" avec 35 millions de visiteurs en 2025, fait partie du trio de tête des grands magasins avec Harrods à Londres et Isetan à Tokyo, et vise la première place "en chiffre d'affaires, en expérience, en différenciation, en service", a indiqué Alexandre Liot, directeur général adjoint des Galeries Lafayette.

Les dirigeants n'ont pas détaillé la répartition des 260 millions d'euros d'investissement prévus à l'échelle du groupe, précisant seulement que 25 millions iraient à la rénovation du bâtiment hommes boulevard Haussmann en 2026 et 2027, tandis que 6 millions seraient consacrés cette année à la modernisation du magasin de Nice.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

International

Delta Air Lines plombé au 1er trimestre par les coûts du carburant

Publié

le

La compagnie georgienne n'échappe pas à la flambée des prix des carburants induite par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran. (archive) (© KEYSTONE/AP/MICHAEL DWYER)

La compagnie américaine Delta Air Lines a accusé au premier trimestre une perte nette de 289 millions de dollars (2310 millions de francs), plombée par la flambée des coûts du kérosène, malgré la croissance de son activité.

Delta Airlines a réalisé sur cette période un chiffre d'affaires de 15,9 milliards de dollars, en hausse de 13% sur un an.

Mi-mars, son patron Ed Bastian avait relevé les prévisions de chiffre d'affaires, portant la fourchette à +7% à +9% à données comparables, contre +5 à +7% précédemment, évoquant un bond des ventes notamment en mars.

Les ventes ont été portées par les segments "premium, corporate et fidélité", indique le groupe.

En revanche, le résultat net a reculé de 529 millions le faisant passer dans le rouge avec une perte de 289 millions de dollars.

Le bénéfice par action hors élements exceptionnels, la référence à Wall Street, ressort en hausse de 44% à 0,64 dollar, au dessus des attentes des analystes.

Au deuxième trimestre, le groupe prévoit un bénéfice avant impôts d'"environ 1 milliard de dollars", en dépit d'une augmentation de plus de 2 milliards de dollars des dépenses de carburant.

"Même si la flambée récente du carburant pèse actuellement sur les résultats, je suis convaincu que cet environnement, au final, renforce le leadership de Delta et accélère sa capacité bénéficiaire à long terme", a assuré Ed Bastian, cité dans le communiqué.

Ces chiffres montrent "la solidité du modèle économique" de Delta Air Lines, estiment les analystes de TD Cowen dans une note.

La compagnie aérienne a la particularité de posséder sa propre raffinerie.

Les dépenses liées à la raffinerie ont augmenté de 56% et celles liées au carburant et aux taxes inhérentes ont connu une hausse de 14%.

L'entreprise avait déjà indiqué que le bond des prix du kérosène lié au conflit au Moyen-Orient avait entraîné un surcoût estimé à 400 millions de dollars en mars.

"Notre stratégie intégrée en matière de carburant constitue un élément de différenciation unique, la rentabilité de notre raffinerie compensant partiellement l'augmentation des marges de raffinage. À prix actuels, la raffinerie devrait apporter un avantage de 300 millions de dollars pour le deuxième trimestre", a souligné dans le communiqué Dan Janki, qui était directeur financier de Delta Air Lines jusque fin mars.

Mardi, un accord a été conclu entre l'Iran et les Etats-Unis sur un cessez-le-feu de deux semaines en échange d'une réouverture du détroit d'Ormuz, bloqué par Téhéran depuis le déclenchement des frappes américaines et israéliennes fin février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

International

Retour d'un défi américain sur la Coupe de l'America

Publié

le

Un défi américain disputera la prochaine Coupe de l'America (© KEYSTONE/EPA ANSA/CIRO FUSCO)

Nation la plus titrée de l'histoire de l'épreuve, les Etats-Unis aligneront bien un défi lors de la 38e édition de la Coupe de l'America l'année prochaine à Naples.

"L'American Racing Challenger Team USA, représentant le Challenging Yacht Club Sail de Newport, est officiellement challenger de la Coupe", se sont félicités dans un communiqué les responsables de la plus vieille compétition sportive du monde.

Premier pays à avoir remporté l'aiguière d'argent en 1851, avant de conserver le trophée pendant 132 ans, les Etats-Unis ont failli manquer pour la première fois de leur histoire la prestigieuse compétition, après le retrait en octobre d'American Magic.

Mais, à quelques jours de la fin des inscriptions le 31 mars, un défi a finalement été présenté, soutenu financièrement par les hommes d'affaires Chris Welch et Karel Komárek, l'une des plus grandes fortunes de République tchèque.

L'équipe a racheté l'AC75 et les deux AC40 utilisés par American Magic lors de la dernière Coupe, remportée par les Néo-Zélandais en 2024 à Barcelone pour la troisième fois consécutive.

Petite révolution

Après des mois de discussions en coulisses, la Coupe de l'America a récemment entamé une petite révolution avec de nombreuses annonces visant à moderniser son image et s'assurer d'une meilleure visibilité à long terme.

Historiquement, le tenant du titre avait la mainmise sur les règles et sur le calendrier de l'édition suivante. Désormais, les décisions se prennent au sein d'une alliance inédite entre plusieurs équipes. À partir de l'édition 2027, la compétition aura lieu tous les deux ans, les équipages seront obligatoirement mixtes et le budget d'un défi pour une campagne est plafonné à 75 millions d'euros.

American Racing Challenger est la cinquième équipe engagée sur la prochaine Coupe de l'America, après le defender Team New Zealand, les Britanniques d'Athena Racing, les Italiens de Luna Rossa, les Suisses de Team Alinghi et les Français de K-Challenge.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Hapag-Lloyd continue de s'abstenir de traverser le détroit d'Ormuz

Publié

le

Le géant allemand du fret maritime préfère dans l'immédiat s'abstenir de s'aventurer à travers le détroit d'Ormuz. (archive) (© KEYSTONE/DPA/CHRISTIAN CHARISIUS)

L'allemand Hapag-Lloyd, l'une des plus grandes compagnies maritimes au monde, va continuer de s'abstenir de traverser le détroit d'Ormuz malgré le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran, a-t-il indiqué mercredi.

"La situation autour du détroit d'Ormuz reste tendue (...) Sur la base de notre évaluation actuelle des risques, nous continuons à nous abstenir de traverser le détroit", a déclaré un porte-parole de la compagnie basée à Hambourg (nord), au groupe de journaux allemands RND.

Actuellement, six navires de Hapag-Lloyd sont immobilisés dans le Golfe. Selon le porte-parole de l'entreprise, cinq d'entre eux sont affrétés, tandis qu'un appartient à Hapag-Lloyd.

"Nous examinons en permanence et avec beaucoup d'attention à quel moment une traversée sera à nouveau possible", a-t-il poursuivi.

"Les prochains jours nous diront si l'ouverture annoncée sera effectivement durable", a-t-il dit, soulignant que "la sécurité des collaborateurs (du groupe) en mer et à terre était la priorité absolue".

Quelques heures après l'accord de cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis, de premiers navires ont franchi mercredi le détroit d'Ormuz, passage que Téhéran a accepté de rouvrir et où transite en temps de paix un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Poissons

Vous éviteriez bien des conflits inutiles en ajustant votre attitude aux circonstances, car résister obstinément ne fait qu’épuiser vos forces.

Les Sujets à la Une