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International

Revers pour les socialistes lors de régionales en Andalousie

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Le Premier ministre Pedro Sanchez se retrouve fragilisé à un an et demi des prochaines élections nationales (archives). (© KEYSTONE/EPA/EMILIO NARANJO)

Les socialistes du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez ont essuyé dimanche un nouveau revers électoral dans leur ancien fief d'Andalousie (sud). Ce scrutin régional clé place la droite en position de force à un an et demi des prochaines élections nationales.

Selon des résultats partiels, le Parti Populaire (PP, droite) - dont le candidat Juan Manuel Moreno préside la région depuis 2018 - a obtenu la majorité absolue au parlement andalou avec 56 sièges sur 109 contre 32 pour le Parti socialiste (PSOE).

Ce revers est le troisième consécutif infligé par la droite à la gauche espagnole lors d'un scrutin régional, après celui de Madrid en mai 2021 et celui de Castille-et-Léon en février.

Un succès qui place le nouveau chef du PP, Alberto Núñez Feijóo, en position de force en vue des prochaines élections nationales prévues fin 2023.

Région la plus peuplée du pays, avec 8,5 millions d'habitants, l'Andalousie est un ancien bastion historique des socialistes qui l'ont gouvernée sans interruption de 1982 aux dernières élections régionales de 2018.

Eclaboussés par un scandale de corruption, ils avaient alors été chassés du pouvoir par une coalition formée entre le PP et les centristes de Ciudadanos, et soutenue au parlement régional par Vox.

"Coup dur" pour Sanchez

Ce nouveau revers en Andalousie est un "coup dur" pour le Parti socialiste (PSOE) après lequel Pedro "Sanchez pourrait faire face à une bataille difficile pour être réélu" fin 2023 lors des législatives, soulignait, avant le scrutin, Antonio Barroso, analyste au cabinet de conseil Teneo.

Face à un PP "dans une bonne dynamique", le chef du gouvernement, arrivé au pouvoir en juin 2018, pourrait en effet "avoir du mal à vendre les bons résultats de son gouvernement face aux inquiétudes des électeurs concernant l'inflation", ajoutait-il.

L'Espagne n'a pas échappé à l'envolée des prix qui touche de nombreux pays, notamment depuis la guerre en Ukraine. Cette situation a poussé le gouvernement à annoncer un paquet de mesures, dont des aides sur les carburants, mais sans résultats probants pour l'instant.

Faible progression de Vox

En mettant Pedro Sanchez en difficulté, en contenant la progression du parti d'extrême droite Vox et en faisant disparaître Ciudadanos, qui n'a obtenu aucun siège, le PP a gagné sur tous les tableaux en Andalousie.

L'obtention de la majorité absolue lui évitera en effet de devoir gouverner en coalition avec Vox, comme il a dû le faire récemment dans la région de Castille-et-Léon.

L'extrême droite était alors rentrée pour la première fois au sein d'un gouvernement régional, doté de larges compétences, depuis la fin de la dictature franquiste en 1975.

Troisième force politique au niveau national, Vox, qui avait fait irruption sur la scène politique espagnole lors des régionales andalouses de 2018, misait beaucoup sur le scrutin de dimanche mais n'a enregistré qu'une faible progression avec 14 députés régionaux contre 12 il y a quatre ans.

Une nouvelle alliance avec Vox aurait fragilisé Alberto Núñez Feijóo, arrivé à la tête du PP début avril en défendant une ligne modérée.

La voie de la "modération"

"L'Andalousie nous montre une voie", celle de "la modération, du dialogue, du progrès social", avait-il déclaré récemment, tandis que Juan Manuel Moreno avait appelé au "vote utile" pour "un gouvernement fort", qui ne soit pas "conditionné" par Vox.

"Il y a une stratégie très visible" du PP pour se présenter "comme une alternative raisonnable" aux socialistes en vue des prochaines élections nationales, "une option de centre-droit", selon Oscar García Luengo, professeur de sciences politiques à l'université de Grenade.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Israël: le Parlement adopte une loi décriée sur la peine de mort

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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a voté en faveur du texte (archives). (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Le Parlement israélien a adopté lundi soir une loi décriée instaurant "la peine de mort pour les terroristes". Un texte qui ne devrait dans les faits s'appliquer qu'à des Palestiniens reconnus coupables d'attaques ou d'attentats anti-israéliens.

Cette proposition de loi introduite par l'extrême droite a été adoptée en troisième lecture par 62 voix contre 48. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a voté en faveur du texte.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Air Canada: le patron va partir, sa maîtrise du français en cause

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Le patron d'Air Canada avait expliqué que malgré "de nombreuses leçons [de français] sur plusieurs années", il était toujours "dans l'incapacité de [s']exprimer en français de façon adéquate"(archives). (© KEYSTONE/AP/Christinne Muschi)

Le directeur général d'Air Canada, Michael Rousseau, va prendre sa retraite d'ici fin septembre, a annoncé lundi le conseil d'administration de la compagnie aérienne, après une polémique autour de son manque de maîtrise de la langue française.

Le dirigeant, qui est aux commandes du groupe depuis cinq ans, s'était attiré les foudres de plusieurs élus canadiens au sujet d'un message de condoléances quasi exclusivement en anglais après la mort de deux de ses pilotes dans une collision à l'aéroport LaGuardia (New York).

Le Premier ministre canadien lui-même, Mark Carney, s'était dit "très déçu" par cette communication, estimant que Michael Rousseau avait "manqué de jugement et de compassion".

Le patron avait expliqué que malgré "de nombreuses leçons [de français] sur plusieurs années", il était toujours "dans l'incapacité de [s']exprimer en français de façon adéquate". "Je présente mes sincères excuses pour cela", avait-il ajouté. "Mais je poursuis mes efforts pour progresser", a-t-il assuré.

Dimanche 22 mars, un véhicule de secours et de lutte contre les incendies a percuté un appareil de la compagnie Jazz Aviation opérant pour Air Canada, provoquant le décès du pilote ainsi que du copilote et faisant plusieurs blessés.

La semaine dernière, l'Assemblée nationale du Québec avait réclamé la démission de Michael Rousseau, adoptant à une large majorité une motion en ce sens.

En novembre 2021, le directeur général de la compagnie, dont le siège est situé à Montréal, avait déjà suscité l'émoi avec une allocution quasi uniquement en anglais devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la communauté de communes de la région.

Le conseil d'administration a rappelé qu'il travaillait depuis deux ans à un plan de succession pour identifier des candidats potentiels en interne. En janvier, il a également commencé à chercher des profils pertinents hors du périmètre d'Air Canada.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Le G7 prêt à des mesures pour la stabilité du marché de l'énergie

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Le G7 veut garantir la stabilité et la sécurité du marché de l'énergie, déstabilisé par la guerre au Moyen-Orient (image symbolique). (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Le G7 des ministres des Finances et de l'Énergie s'est dit disposé lundi à "prendre toutes les mesures nécessaires" pour assurer la stabilité du marché de l'énergie, selon un communiqué de la présidence française du groupe des sept économies avancées.

"Nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires, en étroite coordination avec nos partenaires, notamment pour préserver la stabilité et la sécurité du marché de l'énergie", déstabilisé par la guerre au Moyen-Orient, selon le communiqué diffusé à l'issue d'une réunion en visioconférence.

Les ministres ont également réaffirmé leur "ferme engagement en faveur de marchés de l'énergie fonctionnant correctement, stables et transparents".

"Nous soutenons les efforts appropriés visant à maintenir une offre adéquate sur les marchés mondiaux du pétrole et du gaz et prenons note des options de l'AIE pour gérer la demande, en fonction des circonstances propres à chaque pays, afin de contribuer à lisser les conditions du marché et de limiter une volatilité excessive", ont-ils ajouté.

Stocks stratégiques

Le 19 mars, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait indiqué que ses pays membres avaient commencé à mettre sur le marché les stocks stratégiques de pétrole qu'ils avaient annoncé libérer mi-mars, un total de 426 millions de barils, en majorité du pétrole brut, devant être mis à disposition.

Le G7 a par ailleurs appelé lundi "tous les pays à s'abstenir d'imposer des restrictions injustifiées à l'exportation d'hydrocarbures et de produits connexes", soulignant "l'importance d'une action internationale coordonnée" pour atténuer l'impact de la guerre et "de flux commerciaux sûrs et ininterrompus".

L'Inde a par exemple décidé de mettre en place des taxes sur le gazole et le kérosène destinés à l'exportation "pour assurer une meilleure disponibilité de ces produits pour la consommation intérieure".

Le communiqué du G7 indique également que les banques centrales des pays qui le composent, présentes à la réunion, "sont fermement déterminées à maintenir la stabilité des prix et à garantir la résilience continue du système financier".

"La politique monétaire", à savoir une éventuelle révision des taux directeurs face à l'impact des prix de l'énergie et d'autres matières premières sur l'inflation, "restera dépendante des données", notamment l'inflation et l'activité économique.

Soutien à l'Ukraine

Les ministres du G7 ont également réaffirmé leur "soutien indéfectible" à l'Ukraine et "leur engagement à maintenir la pression sur la Russie en vue d'aboutir à une paix juste et durable".

La France préside en 2026 le groupe de pays qui rassemble Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Allemagne: l'inflation repart en raison des prix de l'énergie

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Le Parlement allemand a de son côté adopté vendredi un projet de loi visant à limiter à une hausse quotidienne des prix dans les stations-service, qui va entrer en vigueur mercredi (archives). (© KEYSTONE/dpa/Sebastian Kahnert)

L'inflation en Allemagne a accéléré à 2,7% sur un an en mars, sous l'effet du renchérissement de l'énergie dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient, selon des chiffres officiels provisoires publiés lundi.

L'indicateur, en hausse de 0,8 point par rapport à février, est revenu à son plus haut depuis janvier 2024.

Cela est largement dû aux prix de l'énergie qui ont augmenté de 7,2% sur un an, soit leur première hausse depuis décembre 2023, selon un communiqué de l'institut de statistique Destatis. Les analystes sondés par la plate-forme de services financiers Factset tablaient sur une inflation encore plus élevée, à 2,8%.

Les marchés énergétiques mondiaux ont été secoués par la fermeture du détroit d'Ormuz, artère stratégique pour les exportations de pétrole et de gaz du Golfe, après les frappes menées depuis fin février par les États-Unis et Israël contre l'Iran. Dans une Allemagne fortement dépendante des importations d'énergies fossiles, cela se manifeste par une envolée des prix des carburants.

Le Parlement allemand a de son côté adopté vendredi un projet de loi visant à limiter à une hausse quotidienne des prix dans les stations-service, qui va entrer en vigueur mercredi. Le ministère des Finances étudie par ailleurs une taxe sur les "surprofits" pétroliers pour financer une hausse de l'indemnité kilométrique domicile-travail.

L'inflation hors prix volatils de l'énergie et des matières premières est restée stable à 2,5%, comme depuis janvier, signe que l'impact sur les prix finaux des biens et services ne se fait pas encore sentir. La hausse des denrées alimentaires apparaît même en retrait, à 0,9%, contre 1,1% en février Or, en réponse au choc d'énergie, de plus en plus d'entreprises prévoient d'augmenter leurs prix, en particulier dans l'industrie, la construction et les services, indique lundi l'institut de conjoncture IFO.

L'indice des prix harmonisé, qui sert de référence pour la Banque centrale européenne (BCE), atteint quant à lui 2,8% en mars. La présidente de l'institution monétaire, Christine Lagarde, a indiqué mercredi qu'un "ajustement mesuré" des taux pourrait être justifié si le choc énergétique en cours provoque un dépassement modéré mais temporaire de l'inflation dans la zone euro au-dessus de la cible de 2 %.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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