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Sexisme: aide pour les femmes parlementaires

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"La démocratie n'est pas sûre si les femmes ne le sont pas, dans tous les domaines, y compris dans nos parlements", explique Gabriela Cuevas, présidente de l'Union Interparlementaire (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les femmes élues dans les Parlements connaissent aussi le sexisme et le harcèlement. Pour trouver une parade, l’Union interparlementaire (UIP) publie de nouvelles lignes directrices et des exemples de bonnes pratiques venant des parlements du monde entier.

Les Parlements devraient mettre en place des mécanismes de traitement des plaintes indépendant, confidentiel et équitable, selon ces lignes directrices. Et une fois qu’après enquête, les cas de harcèlement sont avérés, des sanctions disciplinaires rigoureuses devraient être appliquées.

Ces lignes directrices ont été élaborées après que des études, menées par l’UIP en 2016 et 2018, ont révélé que la violence contre les femmes dans les parlements était répandue. L’UIP les publie lundi à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Violence psychologique

En 2016, 82% des femmes parlementaires interrogées avaient subi une forme quelconque de violence psychologique. Et 20% d’entre elles avaient été victimes de harcèlement sexuel.

Deux ans plus tard, une nouvelle étude de l’UIP a également montré que 40% des femmes parlementaires qui ont participé à l’étude, dont des Suissesses, avaient été victimes de harcèlement sexuel au sein des parlements d’Europe.

Ces deux études ont encore découvert un niveau de signalement des incidents anormalement faible. Ce taux est de seulement 24% des femmes parlementaires victimes de harcèlement sexuel, un pourcentage qui descend à 6% pour le personnel parlementaire féminin.

« La démocratie n’est pas sûre si les femmes ne le sont pas, dans tous les domaines, y compris dans nos parlements », a déclaré Gabriela Cuevas Barron, présidente de l’UIP. Les parlements du Royaume-Uni, des Etats-Unis, du Chili et de la Corée du Sud ont déjà mis en place des stratégies concrètes de lutte contre le sexisme dans leurs rangs.

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Cap sur le Brexit pour Boris Johnson, vainqueur des élections

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Le premier ministre britannique Boris Johnson, ici avec sa compagne Carrie Symonds, a réussi son pari. Il obtient la majorité au parlement. (©KEYSTONE/EPA/WILL OLIVER)

Plus rien ne s’oppose au Brexit. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a réuni jeudi une majorité absolue lui donnant les coudées franches pour sortir son pays de l’Union européenne le 31 janvier, selon les premières estimations.

Les résultats publiés jusqu’au petit matin ont confirmé la tendance donnée par les premières estimations: une majorité écrasante pour les conservateurs, qui n’avaient plus exercé un tel contrôle sur le Parlement britannique depuis Margaret Thatcher.

En raflant des circonscriptions ouvrières détenues depuis des décennies par les travaillistes, les Tories ont les coudées franches pour mettre en oeuvre le Brexit, approuvé à 52% par les Britanniques en 2016 mais dans l’impasse.

Après dépouillement dans 624 circonscriptions sur 650, le parti de Boris Johnson avait déjà remporté 345 sièges à la Chambre des communes, s’assurant d’ores et déjà une confortable majorité absolue qui lui manquait jusqu’à présent. Les travaillistes remportent 202 sièges, selon ce même décompte.

Ce « nouveau mandat fort (…) donne à ce nouveau gouvernement l’occasion de respecter la volonté démocratique du peuple britannique », a souligné Boris Johnson, également réélu dans la circonscription d’Uxbridge et South Ruislip, à l’ouest de Londres.

C’est en revanche une claque pour le Labour et son très gauchisant chef Jeremy Corbyn, 70 ans. « Très déçu », ce dernier, désormais sur un siège éjectable, a annoncé qu’il ne conduirait pas le parti aux prochaines élections, tout en souhaitant voir son parti entamer une « réflexion sur le résultat du scrutin et sur sa future politique ». Maigre consolation, il a été élu pour la dixième fois, dans la circonscription londonienne d’Islington nord.

« Clarification »

Chef de l’opposition le plus impopulaire jamais enregistré dans les sondages, Jeremy Corbyn a payé sa position ambiguë sur la sortie de l’UE, sur laquelle il a personnellement refusé de se prononcer. Il voulait renégocier un nouvel accord de divorce, plus social, puis le soumettre aux Britanniques avec comme alternative le maintien dans l’UE.

Les résultats ont confirmé un net recul des travaillistes, qui ont perdu des fiefs symboliques, comme la ville de Workington. Un groupe de réflexion avait identifié « l’homme de Workington », un homme blanc, âgé, sans diplôme, pro-Brexit comme l’électeur clé pour remporter le scrutin.

« Les conservateurs représentent désormais de nombreux ménages à faible revenu, des personnes qui travaillent dans les industries manufacturières et traditionnelles du centre et du nord de l’Angleterre et plutôt moins dans les régions riches du sud », a dit à l’AFP le professeur Tony Travers, de la London School of Economics (LSE).

A Bruxelles, où les dirigeants européens sont réunis en sommet, la France a salué une « clarification » du flou dans lequel était plongé le Royaume-Uni.

Accord avant Noël

Arrivé au pouvoir en juillet en se posant comme le sauveur du Brexit, Boris Johnson n’avait pas réussi à faire adopter par le Parlement l’accord de divorce qu’il avait négocié avec Bruxelles, faute de majorité à la Chambre des communes.

Durant la campagne électorale, le dirigeant de 55 ans a promis de soumettre cet accord aux 650 députés nouvellement élus avant Noël avec l’objectif de mettre le Brexit en oeuvre fin janvier. Prévu le 29 mars dernier, le Brexit a été reporté trois fois.

Boris Johnson a bénéficié d’un coup de pouce du Parti du Brexit, emmené par l’europhobe Nigel Farage, qui devrait faire chou blanc après s’être retiré des circonscriptions leur étant acquises pour ne pas diviser le vote pro-Brexit.

Quel rapport avec l’UE?

Réaliser le Brexit doit permettre de tourner la page et de s’atteler aux « priorités » des Britanniques, comme la santé, la sécurité et les infrastructures, avait affirmé le chef de gouvernement durant la campagne.

Mais Boris Johnson devra aussi préciser quel type de relation il veut nouer avec l’Union européenne. Dès le Royaume-Uni sorti de l’UE s’ouvriront de difficiles négociations sur ce sujet, censées être conclues d’ici à la fin 2020. Mission impossible vu la complexité du sujet, estiment bien des analystes.

Les nouveaux députés siégeront dès mardi et Boris Johnson leur déclinera son programme législatif par le biais du traditionnel discours de la reine jeudi.

Référendum écossais

Pour les pro-UE, l’espoir d’empêcher le Brexit s’est évanoui avec la défaite du Labour et l’échec des libéraux-démocrates. Ces derniers avaient fait campagne pour stopper purement et simplement la sortie de l’UE mais n’ont pas réussi à mobiliser et leur cheffe, Jo Swinson, a même perdu dans la bataille le siège qu’elle détenait depuis près de douze ans en Ecosse.

A gauche, les nationalistes écossais du SNP ont bondi de 20 à 55 sièges, selon le sondage de sortie des urnes. Ils comptent s’appuyer sur ce résultat pour demander un second référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, majoritairement opposée au Brexit, bien que Boris Johnson y soit fermement opposé.

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Dopage: la Russie exclue des JO pendant 4 ans

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L'AMA s'est montrée ferme envers la Russie (©KEYSTONE/EPA/MAXIM SHIPENKOV)

L’Agence mondiale antidopage (AMA) a décidé lundi d’exclure la Russie des Jeux olympiques pendant quatre ans, ce qui inclut Tokyo-2020 et Pékin-2022.

Elle sanctionne ainsi la falsification des données de contrôles remises à l’agence, a déclaré un porte-parole de l’instance à l’issue du comité exécutif réuni à Lausanne.

« La liste complète des recommandations du Comité de révision de la conformité a été approuvée à l’unanimité » des douze membres du comité exécutif, a déclaré le porte-parole James Fitzgerald.

Le Comité de révision de la conformité recommandait notamment l’exclusion du drapeau russe des JO et de tout championnat du monde pendant quatre ans, avec la possible présence de sportifs russes sous drapeau « neutre ».

« Cela signifie que les sportifs russes, s’ils veulent participer aux Jeux olympiques ou paralympiques ou tout autre événement majeur figurant dans les recommandations, devront démontrer qu’ils ne sont pas impliqués dans les programmes de dopage décrits par les rapports Mclaren ou que leurs échantillons n’ont pas été falsifiés », a expliqué le porte-parole.

La décision de l’AMA peut être contestée dans un délai de 21 jours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), par l’agence nationale antidopage Rusada, ou par le Comité olympique russe (ROC) ou toute fédération internationale qui serait concernée. L’appel serait en principe suspensif et les sanctions ne seraient applicables qu’une fois confirmées par le TAS.

Parmi les autres mesures approuvées lundi par l’AMA figure l’interdiction pendant quatre ans d’attribuer l’organisation de compétitions planétaires (JO et championnats du monde).

Cette suspension est la conséquence de la falsification de données de contrôles antidopage fournies par la Russie à l’Agence mondiale antidopage au début de l’année.

Les experts informatiques missionnés par l’AMA ont découvert que « des centaines » de résultats suspects avaient été effacés de ces données, pour certains entre décembre 2018 et janvier 2019, juste avant leur remise.

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Ventes d’armes en hausse dans le monde

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Le groupe bernois Ruag actif dans la défense et l'aéronautique faisait partie en 2018 des 100 plus grands marchands d'armes du monde, selon un rapport de l'Institut de recherche sur la paix internationale de Stockholm (archives). (©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Les ventes d’armes ont augmenté de 4,6% dans le monde en 2018, dans un marché dominé par les Etats-Unis, selon un rapport publié lundi. Les 100 plus gros fabricants, dont le suisse Ruag, ont vendu pour 420 milliards de dollars d’armes et de services.

En tête de peloton, l’industrie de l’armement américaine, dont la part s’élève à 59% du marché, représente un chiffre d’affaires de 246 milliards de dollars, en hausse de 7,2% sur un an, détaille l’étude de l’Institut de recherche sur la paix internationale de Stockholm (Sipri).

« Sur un an, c’est une hausse significative considérant le niveau déjà très élevé des ventes d’armes américaines », insiste la directrice du programme des armements au Sipri, Aude Fleurant. Les entreprises américaines bénéficient de la stratégie de l’administration Trump qui veut moderniser sa défense pour renforcer sa position face à la Russie et la Chine.

D’ailleurs pour la première fois depuis 2002, les cinq premières places du classement sont détenues exclusivement par des entreprises d’armement basées aux États-Unis. A noter que depuis 2009, la première place est occupée par l’Américain Lockheed Martin (47,3 milliards de dollars de revenus), dont les ventes représentent 11% des ventes d’armes dans le monde.

La Russie reste 2e

Loin derrière, la Russie, elle, se maintient à la deuxième place du classement des plus gros producteurs d’armes, avec 8,6% des parts de marché juste devant le Royaume-Uni (8,4%) et la France (5,5%). Les ventes d’armes combinées des 10 entreprises russes figurant dans le classement 2018 s’élèvent à 36,2 milliards de dollars, soit une légère baisse de 0,4 % par rapport à 2017.

Almaz-Anteï, première entreprise russe du Top 100, se hisse au neuvième rang avec un chiffre d’affaires de 9,6 milliards de dollars (+ 18% par rapport à 2017), une progression de 15 places depuis 2009.

« Cette augmentation s’explique non seulement par la vigueur de la demande nationale, mais aussi par la croissance continue de ventes d’armes à d’autres pays, en particulier les exportations du système de défense aérienne S-400 », relève le rapport.

Ruag 95e

Côté européen, les 27 sociétés du continent répertoriées (huit basées en Grande-Bretagne, six en France, quatre en Allemagne, deux en Italie et une respectivement en Pologne, Espagne, Suède et Suisse), ont légèrement augmenté leurs ventes en 2018, pour atteindre 102 milliards de dollars. Elles contrôlent ainsi un peu moins d’un quart du marché. Parmi elles figurent la seule entreprise suisse à apparaître parmi les cent plus grands marchands d’armes du monde, Ruag, qui pointe au 95e rang.

En Europe, il faut aussi compter sur deux entreprises intercontinentales, Airbus et MBDA, qui profitent d’une demande en hausse du fait « des conflits armés en cours et d’importantes tensions dans plusieurs régions », souligne Aude Fleurant.

L’étude ne prend pas en compte le cas de la Chine, pour laquelle les données disponibles sont insuffisantes, note le Sipri, qui estime pourtant que le pays pourrait compter entre trois et sept entreprises dans le Top 100. La Chine a consacré 1,9% de son PIB à la défense chaque année depuis 2013.

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Fin difficile pour l’expédition de Mike Horn

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Mike Horn (droite) et son compagnon Børge Ousland ont bouclé leur expédition dans des conditions très difficiles dimanche vers 01h00 du matin. (©Mike Horn/Etienne Claret)

Mike Horn et son compagnon Børge Ousland ont bouclé leur expédition dans des conditions très difficiles dimanche vers 01h00 du matin. Après trois mois d’expédition, ils ont quitté la banquise arctique et rejoint le navire Lance.

Les deux hommes ont été récupérés en bonne santé malgré quelques gelures sur les pieds, les mains et le nez, peut-on lire dimanche dans un communiqué de presse de l’expédition. Ils ont gagné le navire Lance parti une semaine plus tôt pour les embarquer sur la glace.

Un périple de 1400 kilomètres

L’aventurier de Châteaux-d’Oex (VD) et son compagnon norvégien ont parcouru une distance totale de plus de 1400 km durant leur périple. Initialement planifiée pour une durée de deux mois, cette expédition a été beaucoup plus longue que prévu et a finalement duré 87 jours.

« Après presque trois mois sur la glace, j’ai du mal à croire que cette expédition soit terminée », explique Mike Horn. « Mère Nature nous a mis à l’épreuve sur le plan physique et mental. Nous savions que ce serait une expérience difficile dès le début, mais ce que nous avons vécu là-bas a été bien au-delà de notre imagination. »

Le 25 novembre, un plan de rapatriement est mis sur pied par les équipes des explorateurs. Le brise-glace Lance est mandaté pour aller les récupérer. Quatre jours plus tard, le navire quitte Longyearbyen, en Norvège, avec à son bord les deux autres explorateurs, les Norvégiens Aleksander Gamme et Bengt Rotmo.

Mike Horn et Børge Ousland se situent à la latitude N83°41′ E18°14′. Après deux heures de route en ski de randonnée, ils doivent s’arrêter à cause de températures qui descendent jusqu’à -40°C.

Navire bloqué dans les glaces

Lundi dernier, le navire Lance est bloqué dans la glace et doit rebrousser chemin à la latitude N81°51.7 E20°51.4. Mike Horn et Børge Ousland, qui se situent à la latitude N83°10′ E18°25′, espèrent arriver au plus vite à la latitude N82°.

Mardi en fin de journée, Alexander Gamme et Bengt Rotmo débarquent sur la glace avec leur matériel: traîneau, skis, fusil à pompe et raft gonflable. Ils décident de partir à pied rejoindre Mike Horn et son compagnon.

Jeudi, les quatre aventuriers sont séparés par une grande étendue d’eau. Les conditions météorologiques les empêchent de progresser des deux côtés. Vendredi vers 23h00, les quatre explorateurs se retrouvent à environ 17,5 km du navire.

Chute dans l’eau glacée

Juste avant leur rencontre, à 150 m de distance les uns des autres, Mike Horn chute accidentellement dans l’eau glacée. Quatre heures plus tard, avec l’aide de son compagnon, il a réussi à sécher la plupart de ses vêtements et a enfilé des sous-vêtements secs pour repartir et retrouver les Norvégiens aux alentours de minuit.

Compte tenu de la proximité du bateau, Mike Horn et Børge Ousland décident de ne pas utiliser les vivres amenés par les deux Norvégiens afin de terminer leur expédition sans assistance.

Dans la nuit de samedi à dimanche, Mike Horn et Børge Ousland rejoignent le Lance à 1h00 du matin. La prochaine étape qui bouclera cette expédition polaire consiste à rejoindre le voilier Pangaea.

Une fois à bord de leur voilier, Mike Horn et Børge Ousland vont naviguer en direction de Trømso (Norvège). Portail de l’Arctique, ce lieu est le point de départ historique des expéditions vers le Grand Nord.

Cette expédition a débuté le 28 août avec le départ du voilier Pangaea de Nôme, en Alaska, en direction du Pôle Nord. Après deux semaines, le 11 septembre, Mike Horn et Børge Ousland sont déposés sur la glace à la latitude N85°34’ E136°53’.

Un mois plus tard, le 17 octobre, les deux hommes atteignent le Pôle Nord. A partir du 20 novembre, ils rencontrent des difficultés sur la glace. La situation est inédite car beaucoup de glace a fondu.

Les explorateurs ne peuvent pas avancer aussi vite qu’ils l’avaient imaginé. Comme le voyage se révèle beaucoup plus long que prévu, les deux hommes sont bientôt à court de nourriture. Cinq jours plus tard suite à ces difficultés, le plan de rapatriement est mis sur pied.

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Plus qu’un TGV entre la Suisse et Paris

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Prière d'éviter le TGV dès jeudi, car il n'y a plus qu'un seul aller-retour Bâle-Paris par jour (archives). (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le trafic TGV entre la Suisse et la France est fortement perturbé dès mercredi en raison de la grève nationale dans l’Hexagone. Les CFF déconseillent les voyages vers cette destination du 5 au 8 décembre. Jeudi, seul un TGV circule entre la Suisse et Paris.

Dès mercredi après-midi, plusieurs liaisons sont supprimées au départ de Paris et le dernier TGV au départ de Genève sera également supprimé, indique la compagnie sur son blog. Jeudi, seul un aller et retour Paris-Bâle est prévu (départ de Paris 7h23, départ de Bâle 12h34).

Ces deux trains circuleront avec un horaire modifié, car ils feront plusieurs arrêts exceptionnels sur leur parcours. Tous les autres TGV entre la Suisse et la France sont supprimés. Les autres relations franco-suisses régionales (TER) seront aussi très fortement touchées.

Les CFF recommandent aux voyageurs de se renseigner sur l’horaire en ligne (www.cff.ch). Pendant la période de grève, Lyria communiquera chaque jour dès 17h00 l’état du trafic et indiquera les trains qui circuleront le lendemain. Elle renvoie également aux sites Oui.sncf et sncf.com.

Les deux compagnies recommandent de reporter les voyages prévus entre le 5 et le 8 décembre. Pour tout déplacement à partir du 9, Lyria préconise encore de se tenir informés de l’évolution de la situation.

Pour les clients qui devraient renoncer à un voyage, des mesures de remboursements et échanges de billets sans frais sont prévues. En Suisse, les démarches sont à effectuer aux guichets CFF pour des billets achetés sur un canal CFF et sur Oui.sncf pour des billets achetés sur un canal SNCF.

Trafic aérien

La grève a également des répercussions sur le trafic aérien. Jeudi, 25 vols sont annulés au départ de Genève-Aéroport et 26 à l’arrivée, a indiqué Madeleine von Holzen, porte-parole. Il s’agit de liaisons avec la France mais, aussi de certaines qui ne font que survoler l’espace aérien français, a-t-elle précisé.

Les passagers sont priés de se renseigner auprès de leur compagnie. Pour vendredi, des informations ultérieures suivront. A Zurich, une rotation de Swiss Zurich-Paris est supprimée. D’autres vols pourraient l’être en journée, selon le service de presse.

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