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Les Saoudiennes prennent le volant

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L'interdiction faite aux femmes de conduire, qui était en vigueur depuis des décennies en Arabie saoudite, est levée à partir de ce dimanche. Cette réforme historique est entachée par des accusations de répression croissante contre les militantes des droits humains.

Annoncée en septembre 2017, cette décision inspirée par le prince héritier Mohammed ben Salmane fait partie d'un vaste plan de modernisation du riche pays pétrolier ultraconservateur. Elle met fin à une interdiction devenue le symbole du statut inférieur des Saoudiennes, décrié à travers le monde.

Des milliers de conductrices pourraient prendre le volant dimanche, une journée attendue depuis longtemps par les Saoudiennes et qui, pour beaucoup, ferait entrer dans une nouvelle ère la société dans ce royaume régit par une version rigoriste de l'islam.

"C'est un pas important et une étape essentielle pour la mobilité des femmes", résume Hana al-Khamri, auteure d'un livre à paraître sur les femmes dans le journalisme en Arabie saoudite. "Les femmes en Arabie saoudite vivent dans un système patriarcal. Leur donner le volant aidera à défier les normes sociales et de genre qui entravent la mobilité, l'autonomie et l'indépendance", dit-elle.

Militantes emprisonnées

Sous l'impulsion du prince Mohammed, devenu héritier du trône il y a un an, le pays a aussi autorisé l'ouverture des salles de cinéma et les concerts mixtes, signe de son intention de revenir à un "islam modéré". Mais l'enthousiasme créé par l'annonce des réformes semble être entaché par une vague de répression contre les militantes qui se sont entre autres longtemps opposées à l'interdiction de conduire.

Selon les autorités, neuf de plus d'une dizaine de personnes, dont des femmes, arrêtées sont toujours en prison. Elles sont accusées d'atteinte à la sécurité du royaume et d'avoir aidé les "ennemis" de l'Etat. Des journaux progouvernementaux ont publié des photos de certaines en une, accompagnées du mot "traîtres".

Human Rights Watch (HRW) a indiqué cette semaine que deux autres militantes, Nouf Abdelaziz et Maya al-Zahrani, avaient été arrêtées. "Je ne suis pas une provocatrice, ni une terroriste, ni une criminelle, ni une traître", s'est défendue Mme Abdelaziz dans une lettre avant son arrestation, citée par HRW. "Je ne suis qu'une bonne citoyenne qui aime son pays et ne lui souhaite que le meilleur".

"Ces militantes doivent être récompensées pas emprisonnées", estime d'ailleurs Hana al-Khamri. "Il est triste que ces femmes ne puissent pas être là pour assister à ce moment historique".

"Un soulagement"

Pour beaucoup de femmes, saoudiennes ou expatriées, cette mesure permettra de réduire leur dépendance à l'égard des chauffeurs privés ou des hommes de leur famille, entraînant du même coup des économies financières. "C'est un soulagement", a déclaré à l'AFP Najah al-Otaibi, analyste au centre de réflexion pro-saoudien Arabia Foundation.

"Les Saoudiennes éprouvent un sentiment de justice. Pendant longtemps, elles se sont vu refuser un droit fondamental qui les a maintenues confinées et dépendantes des hommes, rendant impossible l'exercice d'une vie normale", explique-t-elle.

Plus tôt en juin, le royaume a délivré les premiers permis de conduire à des femmes. Certaines ont échangé leur permis étranger contre un permis saoudien après avoir passé un test. Quelque trois millions de femmes pourraient se voir attribuer une licence et commencer à conduire d'ici 2020, selon le cabinet de consultants PricewaterhouseCoopers.

Impact économique

Des auto-écoles pour femmes ont d'ailleurs vu le jour dans des villes comme Ryad et Djeddah. Quelques-unes apprennent à dompter des motos Harley Davidson dans des scènes inimaginables il y a encore un an. Beaucoup de Saoudiennes ont partagé sur les réseaux sociaux leurs projets pour dimanche, affirmant qu'elles accompagneraient leur mère boire un café ou manger une glace, une expérience à priori banale ailleurs dans le monde mais qui paraît exceptionnelle pour le pays.

Côté économique, les retombées peuvent être bénéfiques, selon des experts. La levée de cette interdiction devrait stimuler l'emploi des femmes, et, selon une estimation de Bloomberg, ajouter 90 milliards de dollars à l'économie d'ici à 2030.

(ATS - KEYSTONE/AP/NARIMAN EL-MOFTY)

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Collèges et lycées rouvrent pour les garçons uniquement

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Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a une nouvelle fois appelé la communauté internationale à agir, mettant en garde contre une crise des réfugiés. (© KEYSTONE/EPA/SOHAIL SHAHZAD)

Une rentrée 100% masculine : seuls les collégiens et lycéens afghans étaient autorisés à reprendre le chemin de l'école samedi, une mesure déplorée par l'Unicef qui a exhorté le nouveau régime taliban à ne pas "laisser les filles de côté".

Dix jours après la réouverture des universités privées du pays, le ministère de l'Education a annoncé vendredi que "tous les professeurs hommes et les élèves" du secondaire allaient retrouver leur établissement, sans faire aucune mention des enseignantes ou des collégiennes et lycéennes.

Ce flou risque d'alimenter un peu plus encore l'inquiétude d'une partie de la population afghane et de la communauté internationale qui redoutent de voir se reproduire le même scénario que lors du premier passage au pouvoir des fondamentalistes, entre 1996 et 2001.

Le mouvement islamiste avait mené une politique particulièrement brutale à l'égard des femmes, qui n'étaient pas autorisées à travailler, étudier, faire du sport ou encore sortir seules dans la rue.

Après le départ des talibans chassés par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, les femmes avaient progressivement pu récupérer leurs droits fondamentaux et accéder à des métiers qui leur avaient été interdits, comme juge, parlementaire ou encore pilote.

Pas sans les filles

"L'Unicef se félicite de la réouverture des écoles secondaires en Afghanistan, mais souligne que les filles ne doivent pas être laissées de côté", a réagi vendredi la directrice exécutive de l'agence onusienne, Henrietta Fore.

"Il est essentiel que toutes, y compris les plus âgées, puissent reprendre leur éducation sans plus de retard, et que les enseignantes puissent elles aussi continuer à enseigner", a insisté l'Unicef dans un communiqué, rappelant les "progrès considérables dans le pays au cours des deux dernières décennies".

En l'espace de vingt ans, le nombre d'écoles a triplé et le nombre d'enfants scolarisés est passé de 1 million à 9,5 millions, selon l'agence onusienne.

Prévention du vice

Depuis leur retour au pouvoir, les talibans ont tenté de rassurer la communauté internationale en assurant entre autres que les droits des femmes seraient respectés.

Mais ces affirmations ont été fragilisées ces dernières semaines par plusieurs décisions prises par le nouvel exécutif afghan.

Les femmes conservent certes le droit d'étudier à l'université, mais elles devront pour cela porter une abaya ainsi qu'un hijab et les cours se feront dans la mesure du possible en non-mixité.

Aucune femme ne figure par ailleurs au sein du nouvel exécutif provisoire présenté début septembre.

Quant au ministère de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice, craint pour son fondamentalisme durant le premier épisode taliban, il semble désormais occuper les locaux de l'ancien ministère des Affaires féminines.

Bavure

Un mois après la prise de Kaboul par les talibans, les répliques des évacuations chaotiques qui avaient suivi l'arrivée du mouvement islamiste continuent de se faire sentir.

A Washington, l'armée américaine a reconnu vendredi avoir tué dix civils afghans innocents dans une bavure "tragique" en frappant par erreur un véhicule qu'elle croyait rempli d'explosifs.

Le lendemain de cette frappe, menée le 29 août, la famille du conducteur du véhicule, Ezmarai Ahmadi, avait affirmé qu'il était employé par une ONG et que dix personnes, dont une majorité d'enfants, avaient été tuées.

Plus de 71'000 civils afghans et pakistanais ont été tués durant les 20 ans de la guerre en Afghanistan.

Démissions néerlandaises

Aux Pays-Bas, c'est la ministre néerlandaise de la Défense Ank Bijleveld qui a annoncé sa démission après la gestion chaotique de l'évacuation d'Afghanistan, emboîtant le pas à la cheffe de la diplomatie de son pays Sigrid Kaag.

Cette démission intervient au lendemain d'une motion déposée par des députés critiquant le gouvernement pour avoir entre autres échoué à évacuer certains Afghans.

Sur le plan diplomatique, le président russe Vladimir Poutine a souhaité que l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), menée par Moscou et Pékin, s'impose comme un partenaire des talibans afin qu'ils tiennent leurs promesses de lutte contre le "terrorisme".

En déplacement au Pakistan vendredi, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a une nouvelle fois appelé la communauté internationale à agir, mettant en garde contre une crise des réfugiés.

L'Afghanistan sera au centre de multiples discussions lors de l'Assemblée générale de l'ONU la semaine prochaine. La question de savoir qui parlera au nom de Kaboul n'est pas encore tranchée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les travaux de sécurisation de Notre-Dame de Paris achevés

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Les travaux de sécurisation de Notre-Dame de Paris sont achevés (archives). (© KEYSTONE/AP/FRANCISCO SECO)

La phase de sécurisation et de consolidation de la cathédrale Notre-Dame de Paris, ravagée il y a plus de deux ans par un incendie, a pris fin, laissant la place à la phase de restauration, a annoncé samedi l'Etablissement public chargé de sa conservation.

"Les travaux de sécurisation et de consolidation de la cathédrale Notre-Dame de Paris, débutés dès le 16 avril 2019 (au lendemain de l'incendie), ont été menés à bonne fin conformément au calendrier fixé", annonce-t-il dans un communiqué.

"La cathédrale est désormais entièrement sécurisée" après cette phase qui a compris notamment le démontage de l'échafaudage qui était en place lors de l'incendie, "la dépose du grand orgue, des chantiers-tests de nettoyage dans deux chapelles, la pose de cintres en bois sous les arcs-boutants ou encore le déblaiement et le tri des vestiges et la sécurisation de la croisée du transept", précise-t-il.

Parallèlement, "la phase de restauration a été préparée activement et est désormais résolument engagée afin de lancer dès cet hiver les premiers travaux de restauration", selon le communiqué.

Emmanuel Macron avait promis que la cathédrale serait reconstruite en cinq ans. Le chantier ne sera pas achevé dans ce délai. En revanche, le monument doit être rendu au culte pour le 16 avril 2024, jour où doit être de nouveau célébrée une messe dans la nef, a annoncé en décembre 2020 le général Georgelin, président de l'Etablissement public chargé de reconstruire la cathédrale.

L'Etablissement s'apprête à présent à lancer des appels d'offres de travaux pour sélectionner les entreprises qui prendront part au chantier de restauration et "une campagne de nettoyage approfondi des murs intérieurs et des sols de la cathédrale débute ce mois-ci".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Football

Bref retour de Pelé en soins intensifs

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Pelé, ici en compagnie de l'Italien Paolo Rossi, a connu un nouvel ennui de santé. (© KEYSTONE/EPA ANSA)

Pelé, 80 ans, a été transféré brièvement vendredi matin dans une unité de soins intensifs après des difficultés respiratoires, a annoncé en soirée l'hôpital Albert Einstein de Sao Paulo.

La légende brésilienne du football y a été opéré début septembre.

"Après des difficultés respiratoires", Pelé a été "transféré à titre préventif en unité de soins intensifs et, une fois son état stabilisé, le patient a été placé en soins semi-intensifs", a précisé dans un bulletin l'hôpital.

Pelé avait été opéré le 4 septembre dans cet établissement d'une tumeur "suspecte" au côlon découverte lors d'examens de routine. Il était resté en soins intensifs jusqu'au 14 septembre, avant d'être transféré dans une chambre normale. La situation de Pelé "est stable d'un point de vue cardiovasculaire et respiratoire", a poursuivi l'hôpital, il "continue de récupérer de sa chirurgie abdominale".

Auparavant, l'une de ses filles avait assuré sur Instagram que Pelé "se remet(tait) bien", tentant de rassurer ses nombreux fans après que les chaînes de télévision TV Record et ESPN Brasil ont indiqué que l'ex-star du football était retournée en soins intensifs.

"C'est le scénario normal de convalescence pour un homme de son âge. Après une opération comme celle-là, parfois, on fait deux pas en avant, un pas en arrière. Hier, il était fatigué et il a fait un pas en arrière. Aujourd'hui, il a fait deux pas en avant", a écrit Kely Nascimento, sans démentir toutefois que son père ait pu retourner en unité de soins intensifs.

"Il se remet bien"

"Il se remet bien, dans des conditions normales, c'est promis!", a-t-elle insisté dans ce message illustré d'une photo d'elle à côté de Pelé tout sourire, vêtu d'une doudoune noire sans manches, sur son lit de l'hôpital Albert Einstein où il a été admis le 31 août.

"Cette photo a été prise à l'instant. Il porte une doudoune parce qu'il est de Santos (cité balnéaire près de Sao Paulo) et le froid de Sao Paulo le dérange", a plaisanté la fille du "Roi" du football. "Il y a beaucoup d'angoisse dans le monde de nos jours et nous ne voulons pas en rajouter", a-t-elle écrit.

La santé de celui que beaucoup considèrent comme le plus grand footballeur de tous les temps a été fragile ces dernières années, avec plusieurs hospitalisations. La dernière remonte à avril 2019, à Paris, en raison d'une infection urinaire sévère. De retour au Brésil, il s'était vu retirer un calcul rénal.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Mathias Flückiger remporte la Coupe du monde

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Mathias Flückiger est le quatrième Suisse à remporter la Coupe du monde. (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Mathias Flückiger a couronné sa saison avec la victoire finale en Coupe du monde. Aux Etats-Unis, le Bernois a pris la 5e place de l'épreuve de short race en cross-country et s'est assuré le trophée.

Pour confirmer son succès au classement général avant la course de cross-country de samedi, Flückiger devait se classer dans les douze premiers à Snowshoe dans l'Etat de Virginie de l'Ouest. Le médaillé d'argent des Jeux de Tokyo a facilement rempli sa tâche. Il s'est classé 5e au terme des huit tours.

Ainsi, Flückiger rejoint Thomas Frischknecht, Christoph Sauser et Nino Schurter dans la liste des vainqueurs suisses du classement général de la Coupe du monde. "C'est fou, je n'y aurais jamais songé il y a une année. Ce fut une saison parfaite", a résumé le Bernois de 32 ans à l'arrivée. Avec une avance de 299 points, il ne peut plus être délogé de la tête avant la dernière course, où 250 points seront attribués au vainqueur.

A l'occasion de la short race, Filippo Colombo est monté sur le podium. Le Tessinois s'est classé troisième d'une course dominée par le Français Victor Koretzky, le vainqueur de Lenzerheide. Lars Forster et Nino Schurter ont pris les 12e et 15e rangs.

Chez les femmes, Jolanda Neff a retrouvé le podium. La championne olympique n'a été battue que par la championne du monde britannique Evie Richards. Linda Indergand, Sina Frei et Nicole Koller ont souligné la force collective des Suissesses en classant 4e, 5e et 6e.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Paris rappelle ses ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie

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Le ministre des affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian a justifié le rappel des ambassadeurs par "la gravité exceptionnelle des annonces" faites par l'Australie et les Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/AP/Jens Schlueter)

La France a rappelé vendredi ses ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie après le torpillage d'un méga contrat de sous-marins français à Canberra. Il s'agit d'une décision sans précédent.

A la demande du Président de la République, j'ai décidé du rappel immédiat à Paris pour consultations de nos deux ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie", a annoncé le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian dans un communiqué. "Cette décision exceptionnelle est justifiée par la gravité exceptionnelle des annonces effectuées le 15 septembre par l'Australie et les Etats-Unis", a-t-il ajouté.

"Nous avons été en contact étroit avec nos alliés français", et "nous espérons pouvoir continuer notre discussion sur ce sujet à haut niveau dans les prochains jours, y compris à l'Assemblée générale de l'ONU la semaine prochaine" à New York, a réagi le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price, dans un tweet, assurant "comprendre leur position".

"Comportements inacceptables"

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken et M. Le Drian seront tous les deux présents la semaine prochaine à New York pour le grand rendez-vous annuel de la diplomatie mondiale.

Un peu plus tôt, un haut responsable de la Maison Blanche avait déjà dit sous couvert de l'anonymat "regretter" que les Français "aient franchi ce pas".

Les Etats-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni ont annoncé mercredi un partenariat stratégique pour contrer la Chine, AUKUS, incluant la fourniture de sous-marins américains à propulsion nucléaire à Canberra, qui a sorti de fait les Français du jeu.

L'abandon du projet de sous-marins français et l'annonce d'un nouveau partenariat "constituent des comportements inacceptables entre alliés et partenaires, dont les conséquences touchent à la conception même que nous nous faisons de nos alliances, de nos partenariats et de l'importance de l'Indopacifique pour l'Europe", a martelé Jean-Yves Le Drian.

Rivalité avec la Chine

La France avait signé en 2016 un contrat de 90 milliards de dollars australiens (environ 60 milliards de francs) pour la fourniture de 12 sous-marins à propulsion diesel à l'Australie, souvent qualifié de "contrat de siècle" en raison de son ampleur et de sa portée stratégique.

Depuis l'annonce du partenariat, Paris ne décolère pas, jugeant avoir été trahi par l'Australie comme par les Etats-Unis qui ont fait de la rivalité contre la Chine leur priorité numéro un et demandent à leurs alliés un plus grand engagement à leur côté en Indo-Pacifique, une zone cruciale pour l'économie mondiale.

La toile de fond de cette crise diplomatique est la montée en puissance de la Chine et sa politique de plus en plus agressive dans la zone, qui inquiète de très nombreux pays. Les tensions commerciales entre Pékin et Canberra n'ont cessé de croître depuis 2018. Ces derniers mois, la Chine a imposé de sévères sanctions économiques à l'encontre de nombreux produits australiens.

"America First"

Le chef de la diplomatie française a dénoncé jeudi un "coup dans le dos" de l'Australie, et une décision "brutale" du président américain Joe Biden, qu'il a comparée aux méthodes de son prédécesseur Donald Trump.

La France a également annulé une soirée de gala prévue vendredi soir pour commémorer l'anniversaire de la bataille de Chesapeake Bay, décisive dans la guerre d'indépendance des Etats-Unis, conclue par une victoire de la flotte française sur la flotte britannique, le 5 septembre 1781.

Les Européens ont désormais une idée "assez claire" de la façon dont Washington considère ses alliés, souligne-t-on à Paris. Joe Biden, dont l'élection avait été accueillie avec soulagement en Europe, a certes promis de traiter ses alliés de l'Otan avec plus d'égards que son prédécesseur.

Mais de l'Afghanistan à l'alliance américano-australo-britannique dont la France a fait les frais, il a agi de façon unilatérale, en assumant une continuité absolue avec le slogan "America first" de Donald Trump.

Une déception bien comprise ?

L'Australie a dit vendredi comprendre la "déception" française tout en souhaitant continuer à travailler avec Paris. "Il est évident que ce sont des questions très difficiles à gérer", a déclaré la cheffe de la diplomatie australienne Marise Payne depuis Washington. "Mais nous continuerons à travailler de manière constructive et en étroite collaboration avec nos collègues français", a-t-elle promis.

Faisant feu de tout bois, Paris s'est demandé comment faire confiance désormais à Canberra dans la négociation commerciale entre l'UE et l'Australie.

"On a des négociations commerciales avec l'Australie, je ne vois pas comment on peut faire confiance au partenaire australien", a lancé le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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