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SpaceX lance à son tour sa première mission de tourisme spatial

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Baptisée Inspiration4, cette mission doit conclure un été marqué par l'envol de milliardaires au-dessus de l'ultime frontière: d'abord Richard Branson le 11 juillet, à bord du vaisseau de Virgin Galactic, puis quelques jours plus tard Jeff Bezos, avec sa société Blue Origin. (image d'archive ©KEYSTONE/AP Florida Today/CRAIG BAILEY)

Au tour de SpaceX de se lancer dans le tourisme spatial. Une fusée de la société d'Elon Musk doit propulser mercredi quatre passagers qui passeront trois jours dans l'espace.

Baptisée Inspiration4, cette mission doit conclure un été marqué par l'envol de milliardaires au-dessus de l'ultime frontière: d'abord Richard Branson le 11 juillet, à bord du vaisseau de Virgin Galactic, puis quelques jours plus tard Jeff Bezos, avec sa société Blue Origin.

Le touriste milliardaire de SpaceX se nommera pour sa part Jared Isaacman, Américain de 38 ans, patron d'une entreprise de services financiers et pilote aguerri.

Mais lui n'a pas fondé l'entreprise lui permettant de faire le voyage. Il en loue simplement les services, pour un prix qui n'a pas été dévoilé mais qui se compte en dizaines de millions de dollars.

Car la mission n'a rien à voir avec l'expérience de seulement quelques minutes proposée par Virgin Galactic et Blue Origin.

Cette fois, il s'agit d'aller voler plus loin que la Station spatiale internationale (ISS).

"Le risque n'est pas de zéro", reconnaît Jared Isaacman dans l'un des épisodes du documentaire diffusé par Netflix sur la mission. "Vous voyagez dans un vaisseau à 28.000 km/h autour du globe. Ce genre d'environnement est associé à un certain risque."

La société d'Elon Musk a déjà transporté pas moins de dix astronautes vers l'ISS pour le compte de la Nasa. Mais ils seront les premiers passagers privés à monter dans la capsule Dragon, lancée par la fusée Falcon 9.

Le décollage est prévu pour mercredi à partir de 20H00 sur la côte Est américaine (minuit GMT). Une autre opportunité de lancement est planifiée jeudi si les conditions météo l'imposent.

Les passagers décolleront depuis la mythique aire de lancement 39A, au Kennedy Center de la Nasa, en Floride, d'où décollèrent les missions Apollo vers la Lune.

"On va sur la Lune?"

Outre Jared Isaacman, commandant à bord, trois anonymes seront du voyage, sélectionnés via un processus original qui a débuté par une publicité projetée durant la mi-temps du Super Bowl, événement sportif américain. Chaque siège est censé incarner une valeur.

Hayley Arceneaux, rescapée d'un cancer pédiatrique, représente l'"espoir". Elle sera la première personne avec une prothèse à se rendre dans l'espace -- et sûrement celle qui est le moins liée à cet univers.

"Est-ce qu'on va aller sur la Lune?", a-t-elle demandé lorsque l'opportunité lui a été présentée. Et après avoir découvert que non: "apparemment, on n'y a pas été depuis des décennies! C'est une chose que j'ai appris", rit-elle dans le documentaire.

La jeune femme de 29 ans a été sélectionnée car elle travaille en tant qu'assistante médicale dans l'hôpital pédiatrique de St Jude, à Memphis dans le Tennessee -- un établissement pour lequel Jared Isaacman a lancé une immense levée de fonds.

L'un des donateurs a obtenu le siège de la "générosité": Chris Sembroski, 42 ans, est un ancien de l'armée de l'Air américaine qui travaille désormais dans l'industrie aéronautique.

Le dernier siège représente la "prospérité", et a été offert à Sian Proctor, une professeure de sciences de la Terre de 51 ans qui a failli, en 2009, devenir astronaute pour la Nasa.

Elle sera seulement la quatrième femme Afro-Américaine à aller dans l'espace.

Mois d'entraînement

L'équipage s'est entraîné depuis plusieurs mois. Ils ont expérimenté la force g à laquelle ils seront exposés grâce à une centrifugeuse -- un bras de plusieurs mètres en rotation rapide. A bord de vols paraboliques, ils ont pu goûter à une sensation d'apesanteur. Ils ont aussi effectué un trek dans la neige en haute altitude sur le Mont Rainier, dans le Nord-Ouest des Etats-Unis.

Enfin, ils ont passé du temps dans les locaux de SpaceX, même si le vol devrait normalement rester entièrement automatisé.

Durant les trois jours en orbite, leur sommeil, leur rythme cardiaque, leur sang ou encore leurs capacités cognitives seront analysés. Des tests seront effectués avant et après le vol, pour étudier l'effet du voyage sur leur corps.

L'idée est d'accumuler des données pour les futurs passagers privés. Car le but affiché de la mission est d'ouvrir les portes de l'espace à un plus grand nombre -- bien que celles-ci ne restent pour le moment qu'entre-ouvertes pour quelques privilégiés.

"Dans toute l'histoire de l'humanité, moins de 600 êtres humains ont atteint l'espace", a rappelé Jared Isaacman dans un communiqué le mois dernier. "Nous sommes fiers que notre vol puisse aider tous ceux qui voleront après nous."

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International

Williams ne s'est "pas entraînée pour des matches de 3 heures"

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Serena Williams est motivée à l'idée de disputer l'US Open (© KEYSTONE/AP/John Walton)

Serena Williams regrette de ne pas s'être "entraînée pour des matches de 3 heures".

Battue 7-5 1-6 7-6 (10/7) en 3h11' par la Française Harmony Tan mardi soir au 1er tour à Wimbledon après avoir passé un an loin du circuit, l'Américaine de 40 ans se dit aussi motivée à l'idée de disputer l'US Open.

- Qu'est-ce qui vous a semblé le plus dur pour votre retour après un an d'absence du circuit ?

"Physiquement, je ne m'en suis pas mal sortie. C'est vrai que les deux derniers points, j'ai souffert (sourires). Je me déplace bien, je renvoie beaucoup de balles qu'il faut aller chercher. Mais je ne me suis pas entraînée pour des matches de trois heures... c'est, je pense, là que j'ai fait une erreur. Sur les points-clés du match, il faut toujours être prête mentalement à les gagner. Je l'ai pas mal fait sur peut-être un ou deux de ces points, mais ce n'était clairement pas suffisant."

- Pensez-vous que ces carences proviennent de votre longue absence ?

"Absolument ! En jouant une semaine sur deux, sur trois ou même sur quatre, on gagne toujours un peu d'efficacité. Cela étant dit, je pense avoir pas mal joué certains des points importants. Pas tous, mais certains oui. Il y en a où j'aurais certainement pu mieux faire. Il faut se dire que si j'avais joué des matches, je n'aurais pas manqué certains de ces points ni perdu le match."

- Pouvez-vous vous satisfaire de ce match comme dernier souvenir de Wimbledon ?

"Evidemment que non ! Certainement pas ! Mais aujourd'hui, j'ai tout donné. Peut être que si j'avais joué demain j'en aurais donné plus, peut-être que la semaine dernière j'en aurais donné plus... Mais aujourd'hui je ne pouvais pas donner plus. Il vient un moment où il faut savoir s'en satisfaire. Et c'est tout ce que je peux faire. Je ne pouvais pas faire plus aujourd'hui."

- Serez-vous de la partie à l'US Open (dès le 29 août)?

"L'US Open, c'est là que j'ai gagné mon premier titre du Grand Chelem (en 1999), c'est super spécial. Je suis sans aucun doute très motivée pour m'améliorer et jouer à la maison."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'australopithèque "Madame Ples", cousine sud-africaine de Lucy

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Le fossile de "Madame Ples", l'un des premiers crânes complets d'australopithèques, a été découvert en 1947 sur le site de Sterkfontein (archives). (© KEYSTONE/EPA/JON HRUSA)

L'australopithèque Lucy, découverte en Ethiopie, avait une cousine contemporaine vivant à des milliers de kilomètres en Afrique du Sud, il y a environ 3,5 millions d'années. Une nouvelle datation a donné un coup de vieux aux fossiles d'Australopithecus africanus.

Parmi ces australopithèques, prédécesseurs du genre humain, figure le fossile de "Madame Ples", un des premiers crânes complets de ce genre d'hominines, découvert en 1947 sur ce site de Sterkfontein truffé de grottes de calcite, qui a livré plusieurs milliers de fossiles, dont 500 d'australopithèques.

La zone abritant "Mme Ples" avait été précédemment datée entre 2,1 et 2,6 millions d'années, d'après l'âge des sédiments tombés dans la grotte après sa formation. Mais, "chronologiquement, cela ne collait pas", se souvient Laurent Bruxelles, chercheur du CNRS, l'un des auteurs de l'étude parue cette semaine dans la revue PNAS.

"C'était bizarre de voir perdurer des australopithèques aussi longtemps", explique ce géologue à l'AFP: à 2,2 millions d'années, Homo habilis (premier représentant du genre homo) avait déjà fait son apparition dans la région. Or, nulle trace de lui, ni de ses outils, à ce niveau-là de la grotte.

"Petite soeur de Little Foot"

Autre fait troublant: l'emblématique squelette de Little Foot, un australopithèque encore plus ancien trouvé au plus profond de la grotte et que de récentes recherches venaient de dater de 3,67 millions d'années. L'écart temporel avec sa "petite soeur" Mme Ples était trop grand au regard de l'épaisseur des couches sédimentaires les séparant.

Les fossiles d'australopithèques étant trop anciens pour pouvoir être datés directement au carbone 14, on ne peut dater que les sédiments dans lesquels ils sont pris. Comme pour Little Foot, les analyses ont montré que les roches de la grotte avaient été enterrées avec les fossiles il y a de 3,4 à 3,6 millions d'années.

Cette révélation fait d'Australopithecus africanus un contemporain d'Australopithecus afarensis d'Afrique de l'Est, l'espèce de la fameuse Lucy découverte en 1974 dans le rift éthiopien.

A-t-on à faire à la même espèce? "On ne pourra jamais prouver qu'elles ont été interfécondes. Mais à l'échelle de millions d'années, à seulement 4000 km de distance, ces espèces ont eu largement le temps de se déplacer, de se croiser, donc, on peut largement imaginer une évolution commune à l'échelle de toute l'Afrique", selon Laurent Bruxelles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Zoo de Rome: des glaces pour aider les animaux face à la canicule

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Les félins du zoo de Rome ont droit à des parfums de glaces très originaux: viande et sang. (© KEYSTONE/EPA/FABIO CIMAGLIA)

Des glaces à la viande, aux poissons, aux fruits ou encore aux céréales: il y en avait pour tous les goûts mardi au zoo de Rome dont les pensionnaires affrontaient la canicule accablant la capitale italienne.

Le personnel du zoo semble avoir trouvé la bonne recette face aux 39 degrés enregistrés mardi dans la ville éternelle. Près de l'entrée du parc, un groupe de macaques du Japon se jettent sur les glaces à base de fruits frais (prunes, bananes, melons) et de céréales lancées par les employés directement dans leur piscine, sous le regard amusé des visiteurs.

Un peu plus loin, Samantha et Boomer, le couple d'otaries du parc, ont la chance de déguster de délicieux glaçons à base de poisson, tandis que les félins ont droit à des parfums de glaces également très originaux: viande et sang!

Douches froides

Mais il n'y a pas que de la nourriture pour rafraîchir les animaux. Sofia, une éléphante d'Asie, reçoit des douches froides et dispose d'une grande baignoire. Elle a aussi recours à ses propres techniques: se rouler dans la boue et s'asperger de sable et de terre avec sa trompe.

Nonobstant les aides mises en place, le directeur du zoo ne cache pas sa préoccupation: "La chaleur est arrivée plus tôt, et je suis un peu inquiet pour nos animaux. Ce n'est pas facile pour eux. J'espère que cela ne durera pas tout l'été, parce que ces températures records ne sont faciles à supporter pour personne", a-t-il confié.

Selon les prévisions météorologiques, les températures devraient rester élevées à Rome dans les semaines prochaines, rendant les distributions de glaces encore plus indispensables.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Tombé en disgrâce, Woody Allen n'écarte pas d'arrêter le cinéma

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Woody Allen, 86 ans, est tombé en disgrâce aux Etats-Unis après que sa fille adoptive l'a accusé de l'avoir agressée sexuellement quand elle était enfant (archives). (© KEYSTONE/AP/LUCA BRUNO)

Woody Allen n'a pas écarté que son prochain film, qui sera tourné à Paris, soit le dernier. Le réalisateur de 86 ans, en disgrâce après que sa fille adoptive l'a accusé de l'avoir agressée sexuellement, dit avoir perdu "beaucoup de [son] enthousiasme" pour le cinéma.

Dans une rare interview, Woody Allen a parlé mardi pendant une demi-heure environ à son compatriote américain, l'acteur Alec Baldwin. Ce dernier s'est, lui aussi, retrouvé récemment dans la tourmente après avoir tué accidentellement lors d'un tournage en octobre la directrice de la photographie d'un de ses films, en manipulant une arme à feu.

"Je vais probablement faire ce film supplémentaire, mais beaucoup d'enthousiasme s'est évaporé", a dit le réalisateur d'"Annie Hall" dans un direct sur le compte Instagram d'Alec Baldwin, ponctué de problèmes techniques.

Accusations pas évoquées

"Je ne m'amuse plus autant à faire un film et à le faire projeter sur grand écran", a-t-il ajouté, évoquant les changements dans l'industrie du cinéma avec l'arrivée du streaming. "Je vais en faire un autre, puis je vais voir, comment je me sens", a-t-il encore dit.

Alec Baldwin avait annoncé cette interview dimanche, disant qu'il allait s'entretenir avec Woody Allen du dernier livre du réalisateur, "Zero Gravity".

Anticipant de possibles critiques, l'acteur avait tenu à souligner qu'il n'était "absolument pas intéressé par les jugements ou messages moralisateurs" qui lui seraient adressés.

Les accusations contre Woody Allen n'ont pas été évoquées lors de cet entretien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les 27 de l'UE approuvent la fin des moteurs thermiques en 2035

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Les voitures à moteur thermique seront interdites dans l'UE à partir de 2035 (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les 27 Etats membres de l'UE ont approuvé dans la nuit de mardi à mercredi le projet de la Commission européenne de réduire à zéro les émissions de CO2 des voitures neuves en Europe à partir de 2035. Cette mesure impose de facto la fin des moteurs thermiques.

Elle doit contribuer à atteindre les objectifs climatiques du continent, en particulier la neutralité carbone à l'horizon 2050.

A la demande de quelques pays, dont l'Allemagne et l'Italie, les Vingt-Sept ont cependant accepté d'envisager un possible feu vert à l'avenir pour des techniques alternatives, comme les carburants synthétiques ou les motorisations hybrides rechargeables si celles-ci permettent d'atteindre l'objectif de supprimer totalement les émissions de gaz à effet de serre des véhicules.

"Amendement Ferrari"

Les ministres européens de l'environnement, réunis à Luxembourg, ont également approuvé une extension de cinq ans de l'exemption des obligations en matière de CO2 accordée aux constructeurs "de niche" ou ceux produisant moins de 10'000 véhicules par an, jusqu'à la fin 2035. Cette clause, dite parfois "amendement Ferrari", profitera notamment aux marques de luxe.

Ces mesures doivent désormais être négociées avec les eurodéputés, qui ont également déterminé ce mois-ci leur position sur la proposition de l'exécutif européen. "Cela constitue un grand défi pour notre industrie automobile", a reconnu la ministre française de la transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, qui présidait la réunion de mardi.

Elle a cependant estimé qu'il s'agissait d'une "nécessité" face aux concurrences chinoise et américaine, qui ont largement misé sur les véhicules électriques considérés comme l'avenir de l'industrie. Ces décisions "en amont" vont "permettre une transition planifiée et accompagnée", a ajouté la ministre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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