Rejoignez-nous

International

Tirs nourris de missiles sur Kiev, rare attaque en plein jour

Publié

,

le

Des policiers ukrainiens inspectent les débris d'un missile russe tiré dimanche sur Kiev. (© KEYSTONE/EPA/STEPAN FRANKO)

La Russie a procédé lundi à des tirs nourris de missiles sur Kiev, provoquant la panique chez des habitants qui tentaient de se mettre à l'abri face à cette rare attaque lancée en pleine journée et après une nouvelle nuit de frappes sur l'Ukraine.

Autre fait rare, les autorités ukrainiennes ont admis publiquement la frappe d'un site militaire dans l'ouest du pays durant la nuit.

Sur le front diplomatique, l'Ukraine a adopté une série de sanctions contre l'Iran, s'alignant sur les Occidentaux, et actant ainsi la rupture avec Téhéran, accusé de fournir des armes à Moscou, notamment des drones Shahed.

Après les bombardements nocturnes qui n'ont pas causé de dégâts majeurs dans la capitale, les sirènes antiaériennes ont à nouveau retenti dans la matinée, suivies d'une série d'explosions vers 11h10 locales (10h10 suisses).

"L'ennemi a effectué des frappes de missiles contre le territoire ukrainien, pour la deuxième fois en 24 heures", a déclaré le commandant en chef de l'armée ukrainienne, Valéry Zaloujny, assurant que tous les projectiles de cette attaque de la matinée avaient été abattus.

"Au total, 11 missiles de type Iskander-M et Iskander-K ont été tirés depuis le nord" sur Kiev et sa région, a-t-il précisé.

Le Premier ministre Denys Chmygal a dénoncé cette "seizième" attaque sur Kiev depuis le début du mois. "La Russie terrorise à dessein la population civile", a-t-il fustigé.

"Explosions en ville, dans des quartiers du centre", a écrit sur Telegram le maire Vitali Klitschko. "La défense aérienne est en action", a de son côté ajouté l'administration militaire de Kiev.

Ecoliers terrorisés

De nombreux habitants se sont réfugiés dans des abris souterrains, notamment dans le métro.

Une vidéo relayée sur les réseaux sociaux montre des dizaines d'écoliers courir en hurlant de terreur, dans un quartier historique de Kiev, au son des explosions provoquées par l'interception des missiles.

Maksym, 27 ans, s'est caché dans la station de métro Khrechtchatyk pendant l'alerte antiaérienne. "J'ai vu 6, 7 ou 8 - un certain nombre d'explosions dans le ciel. C'est pourquoi je suis venu ici avec mes collègues", raconte-t-il à l'AFP.

La Russie a intensifié ses attaques contre la capitale ukrainienne depuis le début du mois, mais jusqu'à présent la quasi-totalité d'entre elles ont eu lieu pendant la nuit.

Selon le maire, un homme a été blessé et hospitalisé à la suite de cette attaque.

Des débris de missiles abattus sont tombés sur au moins trois quartiers situés dans le nord et dans l'est de la capitale provoquant notamment un incendie, selon l'administration militaire.

"Au début, ils ont commencé à intercepter des missiles comme d'habitude. Puis l'un d'entre eux est tombé sur la route. Certaines personnes ont dit qu'il a mis le feu à une voiture", a raconté à l'AFP Dmytro, un témoin.

40 missiles de croisière

Côté russe, le gouverneur de la région frontalière de Belgorod, Viatcheslav Gladkov, a rapporté la mort d'un civil dans un bombardement ukrainien sur le village de Grafovka.

Plus tôt dans la journée, l'administration régionale de Khmelnytsky, dans l'ouest de l'Ukraine, a indiqué qu'un site militaire avait été touché par une attaque russe pendant la nuit. Les autorités ont fait état d'"incendies dans des dépôts de combustible" et d'équipements militaires et d'une piste d'atterrissage endommagée.

"Cinq appareils volants ont été mis hors service", a encore dit l'administration, sans plus de détails.

Les autorités ukrainiennes ne font d'ordinaire quasiment pas état de leurs pertes militaires.

Peu après cette annonce, le ministère russe de la Défense a confirmé avoir frappé pendant la nuit "des aérodromes" en Ukraine et assuré avoir "détruit" toutes ses cibles, dont "du matériel aéronautique" et "des installations servant au stockage d'armes et de munitions".

La nuit a également été marquée par une nouvelle attaque aérienne massive contre l'Ukraine, au lendemain de la frappe aux drones "la plus importante" sur Kiev depuis le début de l'invasion russe.

"Jusqu'à 40 missiles de croisière" ont été tirés au cours de la nuit depuis des avions au-dessus de la mer Caspienne et "environ 35 drones" depuis le nord et le sud, a indiqué lundi le commandant Valéry Zaloujny.

A Kiev, "plus de 40 cibles aériennes" ont été détruites pendant la nuit, selon l'administration militaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

International

Allemagne: quatre membres du Hamas condamnés à pour caches d'armes

Publié

le

Quarte membres du Hamas en Allemagne écopent de peines allant de quatre à six ans pour caches d'armes (image d'illustration). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Quatre membres du mouvement islamiste palestinien Hamas ont été condamnés mercredi en Allemagne. Ils écopent à plusieurs années de prison pour avoir mis en place un réseau logistique destiné à de potentiels attentats contre des sites juifs ou israéliens en Europe.

Le tribunal régional supérieur de Berlin a prononcé des peines d'emprisonnement allant de quatre à six ans pour appartenance à une organisation terroriste étrangère et d'autres infractions.

"Sur la base du rapport de l'expert et de l'analyse de diverses publications, il est apparu assez rapidement et sans ambiguïté que le Hamas remplit depuis des décennies les critères d'une organisation terroriste opérant à l'étranger", a indiqué la présidente du tribunal Doris Husch.

"Pas d'attentats déjà planifiés"

"Nous n'avons pas constaté de preuves de projets d'attentats déjà concrètement planifiés", a-t-elle précisé, "mais nous partons du principe que le Hamas a pris des dispositions en vue de pouvoir commettre, dans des pays européens, des attaques visant des cibles juives et israéliennes et a, à cette fin, constitué des dépôts d'armes".

Parmi les cibles potentielles figuraient l'ambassade d'Israël et la zone autour de l'ancien aéroport de Tempelhof à Berlin ainsi que la base aérienne américaine de Ramstein en Rhénanie-Palatinat (ouest).

Abdelhamid Al A. et Ibrahim El-R., tous deux nés au Liban, l'Egyptien Mohammed B. et Nazih R., de nationalité néerlandaise, avaient été arrêtés le 14 décembre 2023. Agés de 36 à 58 ans, trois ont principalement vécu en Allemagne.

L'un d'entre eux a été reconnu coupable, au-delà de son appartenance à une organisation terroriste, d'"usage de la violence à l'aide d'armes de guerre et "détention d'armes à feu".

Dans son réquisitoire, l'accusation avait demandé, dans le cadre de ce procès commencé en février 2025 et qui s'est déroulé sous haute sécurité, des peines de prison allant de cinq à sept ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

L'or et l'argent ont chuté avec la guerre au Moyen-Orient

Publié

le

L'argent s'échange à environ 73 dollars, loin de son pic de plus de 120 dollars atteint il y a deux mois. (archive) (© KEYSTONE/AP/MATTHIAS SCHRADER)

Traditionnellement considérés comme des valeurs refuges, l'or et l'argent ont vu leurs prix chuter nettement avec le conflit au Moyen-Orient.

Les deux précieux métaux ont ainsi effacé la majeure partie des gains record accumulés depuis le début de l'année. Une dynamique à première vue paradoxale... mais qui a ses explications. Face à l'incertitude provoquée par la guerre, les investisseurs ont vendu rapidement certains actifs pour récupérer du cash et compenser leurs pertes ailleurs. Ils se sont tournés vers l'or en premier, "compte tenu de l'ampleur de sa hausse" avant le conflit, explique Joshua Mahony, analyste chez Scope Markets. Le métal précieux a en effet frôlé fin janvier 5600 dollars l'once (31,1 g), un record historique.

En liquidant l'or et l'argent, ils ont pu récupérer des dollars, la devise dans laquelle s'échangent les hydrocarbures comme le pétrole, dont les cours ont explosé avec le blocage du détroit d'Ormuz et les frappes sur les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient. "Après des années de constitution de stocks, on s'attend à ce que les pays du Moyen-Orient, en particulier, se débarrassent d'une grande partie de leurs réserves (d'or, ndlr) alors que leurs revenus provenant de l'énergie s'écroulent", ajoute aussi M. Mahony.

Aujourd'hui, l'once d'or ne se négocie plus qu'autour de 4.580 dollars. L'argent s'échange à environ 73 dollars, loin de son pic de plus de 120 dollars atteint il y a deux mois.

Sur le plus long terme, la crainte d'une inflation dopée par la flambée du prix des hydrocarbures devrait contraindre la Réserve fédérale américaine --tout comme d'autres grandes banques centrales, d'ailleurs-- à relever ses taux d'intérêt. De telles hausses feraient du dollar et des obligations d'État américaines, des valeurs refuges plus attractives que les métaux précieux.

"L'or ne rapporte aucun rendement et est donc moins intéressant", là "où les liquidités pourraient bientôt offrir des retours plus élevés", explique Russ Mould, analyste chez AJ Bell. L'argent, aussi utilisé pour construire des panneaux solaires, des batteries de véhicules électriques ou encore des centres de données nécessaires au secteur de l'intelligence artificielle, a aussi souffert des craintes d'un ralentissement de la croissance mondiale, synonyme d'une moindre demande industrielle.

Vols bloqués, demande fragilisée

La guerre bloque le transport en avion de l'or et de l'argent en provenance et à destination de Dubaï, plaque tournante de 20% des flux mondiaux du métal, notamment vers l'Inde, relevait récemment le Conseil mondial de l'or (CMO), interrogé par l'AFP. Le "marché physique" est ainsi "temporairement court-circuité". "Le flux traditionnel de Londres vers l'Asie est bloqué, les principaux centres de transit perturbés et les acheteurs régionaux mis hors jeu", explique Stephen Innes, analyste chez SPI AM.

Le Moyen-Orient, avec 270 tonnes d'or achetées l'an dernier par des particuliers (bijoux, barres, pièces), représentait près de 10% de la demande privée mondiale, plus que les États-Unis ou l'Europe, selon les calculs de l'AFP basés sur les chiffres du CMO. Même si la demande locale n'est que "retardée", le prix s'ajuste à la baisse à court terme, selon M. Innes.

Un actif toujours prisé

Les investisseurs avaient déjà engrangé des bénéfices sur l'or et l'argent en janvier, plombant brièvement leurs cours. Cette "deuxième chute brutale des prix en deux mois risque de fragiliser la réputation de l'or comme valeur refuge", déjà entamée par les spéculations récentes des acheteurs sur le métal jaune, en Chine en particulier, souligne Hamad Hussain, analyste chez Capital Economics.

Stephen Innes constate un "changement fondamental": si le marché a été initialement "contraint de vendre de l'or pour survivre", "choisir d'en posséder à nouveau" n'est pas une obligation. À plus long terme, si la dette publique et la stagflation persistent, l'or pourrait cependant redevenir "une protection contre l'instabilité économique et la dépréciation monétaire", souligne Ole Hansen, de Saxo Bank. Et la demande mondiale pourra alors repartir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

International

China Eastern achète 101 Airbus de la famille A320neo

Publié

le

Les 101 avions commandés comprennent des modèles A320neo, A321neo et A321XLR, de la même famille. (archive) (© KEYSTONE/DPA/CHRISTOPH SCHMIDT)

China Eastern Airlines a annoncé mercredi avoir signé un accord d'une valeur de 15,8 milliards de dollars avec l'avionneur européen Airbus. La compagnie aérienne chinoise va acquérir 101 appareils de la gamme A320neo.

Les appareils devraient être livrés entre 2028 et 2032, indique China Eastern Airlines dans un communiqué transmis à la bourse de Shanghai. Basée à Shanghai, China Eastern Airlines, détenue principalement par l'Etat chinois via sa société mère, compte parmi les trois plus grandes compagnies aériennes de Chine, marché stratégique pour Airbus et concurrentiel avec Boeing.

Les 101 avions commandés comprennent des modèles A320neo, A321neo et A321XLR, de la même famille, a indiqué la compagnie. Le calendrier de livraison "pourra être ajusté en fonction des circonstances réelles, sous réserve d'un accord mutuel entre les deux parties", selon le communiqué.

Le chancelier allemand Friedrich Merz avait annoncé lors de sa visite fin février la commande par la Chine de 120 Airbus. Une source française proche du dossier avait précisé sous couvert d'anonymat qu'il s'agissait de la finalisation d'un protocole d'accord signé par Airbus à l'occasion de la visite du président Emmanuel Macron en décembre. Il portait sur l'acquisition de 120 appareils, en majorité des long-courriers de la famille A320, avait dit cette source.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Économie

Le moral des patrons allemands baisse en mars

Publié

le

Le modèle industriel et exportateur de l'Allemagne a été profondément remis en question par la hausse des prix de l'énergie depuis la guerre en Ukraine. (archive) (© KEYSTONE/dpa/Marcus Brandt)

Le moral des entrepreneurs en Allemagne a baissé en mars, notamment dans les industries les plus énergivores, selon une enquête publiée mercredi, en pleine guerre au Moyen-Orient, qui fait grimper les coûts de l'énergie et perturbe les chaînes d'approvisionnement.

L'indice du climat des affaires de l'institut Ifo, très suivi par les entreprises, s'est élevé à 86,4 points en mars, soit deux points de moins que le mois précédent.

"L'indice révèle que la reprise économique est bloquée dans le détroit d'Ormuz", résume Sebastian Wanke, économiste de la banque KfW, en référence au blocage depuis le début de la guerre de ce passage maritime stratégique pour les hydrocarbures.

Après deux années consécutives de récession, le PIB de la première économie européenne a légèrement crû en 2025, mais son modèle industriel et exportateur a été profondément remis en question par la hausse des prix de l'énergie depuis la guerre en Ukraine, la concurrence asiatique et un retard dans les nouvelles technologies.

Berlin mise pour l'heure sur une croissance de 1,0% de son PIB en 2026, portée par d'importants investissements publics.

M. Wanke reste confiant dans la croissance du PIB au premier trimestre de cette année. Mais "chaque semaine que dure la guerre en Iran, le moral des entreprises continue de se dégrader et la conjoncture est à nouveau freinée", prévient-il.

Mardi, la ministre allemande de l'Economie, Katherina Reiche a averti que si la guerre continue, elle pourrait mettre en danger la "reprise légère et fragile" de l'économie et causer des pénuries de carburant dans le pays d'ici à la fin avril.

La hausse durable du baril de Brent à 150 dollars, un scénario noir, pourrait coûter à l'Allemagne et son industrie énergivore 80 milliards d'euros sur deux ans, d'après une étude de l'institut IW de Cologne.

Dans le détail, ce sont surtout les attentes des patrons pour les six prochains mois qui se sont dégradées, faisant reculer l'indice global, tandis que l'évaluation de la situation actuelle stagne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Scorpion

Avec une efficacité redoutable, vous allez abattre une charge de travail incroyable sans même avoir l'air de forcer vos talents !

Les Sujets à la Une