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International

Triste début d'année à Gaza entre bombardements et inondations

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L'oncle de Adam Farajallah, 8 ans, en deuil devant le garçonnet tué par une bombe sur une habitation du camp de réfugiés de Bureij, dans le centre de la bande de Gaza. (© KEYSTONE/AP/Abdel Kareem Hana)

Au moins 25 personnes ont été tuées depuis le passage à l'année 2025 dans des attaques israéliennes sur Gaza, ont annoncé mercredi les secours du territoire palestinien. Et le mauvais temps aggrave une situation humanitaire déjà critique après plus d'un an de guerre.

"Alors que le monde célèbre la nouvelle année, nous accueillons 2025 avec le premier massacre israélien dans la bande de Gaza", déplore auprès de l'AFP le porte-parole de la Défense civile Mahmoud Bassal.

Les douze coups de minuit venaient à peine de sonner lorsqu'une frappe israélienne sur une maison de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, a fait selon lui 15 morts et plus de 20 blessés au sein de trois familles déplacées, les Badra, Abou Warda et Taroush.

Contactée par l'AFP, l'armée israélienne n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

"Que des civils"

"La maison a été complètement détruite par deux missiles tirés par un avion de combat. Plusieurs personnes sont toujours sous les décombres", déclare un secouriste, Mohammad, qui n'a pas donné son nom de famille.

"C'est un massacre, des enfants et des femmes sont en morceaux. Personne ne sait pourquoi la maison a été visée, il n'y avait que des civils", témoigne Jibril Abou Warda, 35 ans, proche de plusieurs des victimes.

Des images de l'AFP montrent des femmes éplorées devant des corps alignés à terre, dont ceux d'enfants, avant qu'ils ne soient enveloppés dans des draps blancs.

"Nous ne voulons pas d'aide humanitaire, nous voulons que la guerre s'arrête. Assez de sang versé! Assez!", dit un autre proche endeuillé, Khalil Abou Warda, alors que des gens continuent derrière lui de fouiller les décombres de la maison.

Les secours gazaouis ont indiqué au cours de la journée que dix autres Palestiniens avaient péri dans deux attaques israéliennes distinctes sur Khan Younès dans le sud et dans la ville de Gaza (nord).

"Les gens ne savent plus où aller"

L'armée israélienne mène depuis le 6 octobre une intense offensive terrestre et aérienne dans le nord du territoire palestinien, notamment à Jabalia, afin d'empêcher selon elle les combattants du mouvement islamiste palestinien Hamas de s'y regrouper.

"Il n'y a plus autour de moi que des ruines et de la désolation. Les gens ne savent plus quoi faire ni où aller. Ils ne savent pas comment survivre", affirme dans une vidéo un responsable humanitaire de l'ONU, Jonathan Whittal, après avoir réussi à se rendre sur place.

Tentes inondées

Des centaines de milliers de personnes ont été déplacées dans la bande côtière palestinienne depuis le début de la guerre et sont souvent réduites à loger dans des tentes de fortune inadaptées aux conditions hivernales.

"Plus de 1500 tentes abritant des déplacés ont été inondées dans les camps à travers Gaza", alerte la Défense civile gazaouie après une vague de mauvais temps ces derniers jours.

"Nous n'avons pas dormi depuis trois jours par peur que nos enfants tombent malades à cause de l'hiver, mais aussi que des missiles nous tombent dessus", raconte Samah Darabieh, qui vit dans le camp de Beit Lahia, dans le nord de Gaza.

Quelques évacuations

L'organe israélien supervisant les affaires civiles dans les Territoires palestiniens occupés (Cogat) a fait savoir mercredi que 55 patients, dont une majorité d'enfants, avaient été évacués du territoire palestinien, avec 72 accompagnateurs, pour être soignés aux Emirats arabes unis.

"Plus de 12'000 patients ont toujours besoin d'une évacuation médicale hors de Gaza", souligne l'Organisation mondiale de la santé, qui participe à cette opération.

Et Israël menace d'intensifier ses attaques si le mouvement palestinien Hamas continue de tirer des roquettes en direction d'Israël et ne permet pas la libération des otages détenus à Gaza.

Dernier épisode du très long conflit israélo-palestinien, la présente guerre à Gaza a été déclenchée par une attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 . Au moins 45'553 personnes ont été tuées dans la campagne militaire israélienne de représailles à Gaza, en majorité des civils, selon un dernier bilan mercredi du ministère de la Santé du Hamas, dont les données sont jugées fiables par l'ONU.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Bundesliga: Johan Manzambi s'illustre face au Bayern

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Johan Manzambi a ouvert la marque pour le SC Fribourg face au Bayern. (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

Johan Manzambi a inscrit un but de prestige face au Bayern Munich. L'international suisse a ouvert la marque pour le SC Fribourg lors de la défaite 3-2 contre le leader de Bundesliga samedi à domicile.

Le milieu de terrain a pris de court le portier du "Rekordmeister" Manuel Neuer d'une superbe frappe lointaine à la 46e. Son coéquipier Lucas Holer a doublé la marque à la 71e, avant que Tom Bischof (81e, 90e+2) et Lennart Karl (90e+9) ne sauvent le Bayern en fin de partie.

Il s'agit de la 5e réussite du Genevois de 20 ans cette saison avec le club du Bade-Wurtemberg. En sélection, il avait marqué à deux reprises lors des éliminatoires pour la Coupe du monde à l'automne dernier, à chaque fois contre la Suède.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Liban: l'armée israélienne a détruit 17 caméras des Casques bleus

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La FINUL est présente à la frontière entre Israël et le Liban depuis 1978 à la suite de l'incursion israélienne dans le Sud-Liban sur plus de 40 km (archives). (© KEYSTONE/EPA/WAEL HAMZEH)

Les troupes israéliennes ont détruit en 24 heures 17 caméras de surveillance du quartier général des casques bleus de l'ONU, dans le sud du Liban, a indiqué samedi une source sécuritaire de l'ONU à l'AFP.

Depuis le début de la guerre le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, la Force intérimaire des Nations unies de l'ONU au Liban (Finul) est prise en étau entre les attaques du mouvement pro-iranien sur des positions israéliennes, et l'invasion terrestre du sud du Liban par Israël.

"Dix-sept caméras de notre quartier général ont été détruites par l'armée israélienne", à Naqoura, ville côtière dans le sud du Liban, a affirmé la source de sécurité, s'exprimant sous couvert de l'anonymat. Des casques bleus ont vu "des soldats israéliens procéder à la destruction de larges parties" de Naqoura depuis le début de la semaine, avait averti jeudi la porte-parole de la Finul.

"Non seulement des habitations et des commerces ont été démolis, mais la puissance des explosions a endommagé le quartier général de la Finul", avait-elle ajouté. La Finul a fait état de trois casques bleus indonésiens tués dans deux incidents distincts dimanche et lundi, avant une explosion vendredi sur une de ses bases - dont elle n'a pas déterminé l'origine - qui a blessé trois soldats de la paix.

L'Indonésie a dénoncé un incident "inacceptable", mettant en avant "la nécessité urgente de renforcer la protection des forces de maintien de la paix de l'ONU dans un contexte de conflit de plus en plus dangereux". La Finul a aussi "rappelé à tous les acteurs leurs obligations de garantir la sûreté et la sécurité des casques bleus.

Selon l'ONU, 97 membres de la Finul ont été tués dans des violences depuis sa création en 1978 pour surveiller le retrait des forces israéliennes après leur invasion du Liban.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Séisme de magnitude 6 au large de la côte nord de l'Indonésie

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La secousse de magnitude 6 au large de l'île Talaud a été détectée à environ 90 kilomètres au sud-est de la province philippine de Sarangani (archives). (© KEYSTONE/EPA/COCOY SEXCION / HANDOUT)

Un séisme de magnitude 6 s'est produit samedi au large de l'île indonésienne de Talaud, au nord, a indiqué l'institut géologique américain USGS. L'Agence indonésienne de météorologie a précisé qu'il n'y avait aucune menace de tsunami.

La secousse a été détectée à une profondeur de 99 kilomètres et à environ 90 kilomètres au sud-est de la province philippine de Sarangani, selon l'USGS.

Le séisme n'a été "que légèrement ressenti" et aucun dégât ni blessé n'a été signalé, a déclaré à l'AFP Harry Sauro, un responsable provincial philippin de la gestion des catastrophes.

Les tremblements de terre sont presque quotidiens aux Philippines qui, avec l'Indonésie et d'autres pays voisins, sont situées sur la "ceinture de feu" du Pacifique, un arc de forte activité sismique qui s'étend, depuis le Japon, à travers l'Asie du sud-est et tout le bassin du Pacifique.

Un séisme de magnitude 9,1 a frappé la province la plus occidentale d'Indonésie, l'Aceh, en 2004, provoquant un tsunami et faisant plus de 170'000 morts dans le pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Un ancien matador mortellement encorné avant une corrida

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Un ancien matador s'est fait encorner par un taureau lors de préparatifs samedi à Malaga (archives). (© KEYSTONE/EPA/JIM HOLLANDER)

Un ancien matador a été mortellement encorné par un taureau dans une arène à Malaga, dans le sud de l'Espagne. L'accident s'est produit pendant les préparatifs d'une corrida traditionnelle inspirée par l'oeuvre de Picasso prévue pour le week-end de Pâques.

Ricardo Ortiz, 51 ans, déchargeait des taureaux à l'arène de La Malagueta vendredi soir lorsqu'"un des taureaux l'a encorné violemment, causant sa mort", a déclaré la société organisatrice de l'événement, Lances de Futuro dans un communiqué, exprimant sa "profonde tristesse".

Issu d'une famille étroitement liée au monde de la tauromachie, M. Ortiz avait pris sa retraite il y a plus de vingt ans, mais restait impliqué dans la gestion des taureaux dans la principale arène de Malaga. L'accident s'est produit alors qu'il aidait à préparer une corrida sur le thème de Pablo Picasso prévue samedi soir, connue sous le nom de "Corrida Picassiana".

L'arène, les décorations et les costumes des toreros pour l'événement s'inspirent des oeuvres de Picasso, né à Malaga et grand amateur de corridas et de "toros", un thème important de son oeuvre. Cette corrida est traditionnellement organisée le samedi saint, pendant la période de Pâques.

L'Espagne accueille environ 1500 corridas chaque année, qui coïncident souvent avec des fêtes religieuses, bien que leur nombre soit en déclin, selon des données du gouvernement. Les opposants jugent ces événements barbares, tandis que leurs défenseurs les considèrent comme une forme d'art ancestrale profondément ancrée dans l'histoire nationale.

Le dernier torero professionnel tué lors d'une corrida en Espagne était Víctor Barrio, en 2016 à Teruel.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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