Économie
Ukraine: la BCE se donne plus de temps avant de relever ses taux
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La Banque centrale européenne a décidé jeudi d'accélérer le retrait progressif de ses rachats de dette tout en se laissant le temps d'agir sur les taux, alors que l'invasion de l'Ukraine par la Russie bouscule ses plans de resserrement monétaire.
Le programme de rachat de titres publics et privés, le "QE", arme principale de la banque centrale lancée durant les années d'inflation atone, va se terminer plus vite qu'annoncé initialement, alors que les prix flambent en zone euro.
Les achats nets mensuels de dette privée et publique s'élèveront à 40 milliards d'euros en avril, 30 milliards d'euros en mai et 20 milliards d'euros en juin, selon un communiqué.
Le Conseil des gouverneurs "conclura les achats nets (...) au troisième trimestre" si les perspectives d'inflation à moyen terme "ne s'affaiblissent pas", est-il ajouté.
Auparavant, la BCE voulait les faire redescendre à 20 milliards à partir d'octobre seulement et les laisser perdurer "aussi longtemps que nécessaire".
Comme prévu, l'institut a aussi acté la fin après le mois de mars du programme d'urgence de 1850 milliards d'euros d'achats de dette lancé en 2020 pour contrer la récession provoquée par la pandémie, le "PEPP".
De même, les taux directeurs ont campé à leur plus bas historique, notamment celui négatif de 0,50% taxant une partie des liquidités bancaires non distribuées en crédit à l'économie.
Mais la BCE n'affirme plus, contrairement à ce qu'elle a fait jusqu'ici, qu'un arrêt de ces achats de dette sera automatiquement suivi d'une hausse des taux directeurs, qui serait la première depuis 2011.
"Tout ajustement des taux d'intérêt directeurs de la BCE surviendra quelque temps après la fin des achats nets du Conseil des gouverneurs dans le cadre de l'APP (le programme d'achats d'actifs, ndlr) et sera progressif", est-il indiqué sans plus de précision temporelle.
Compte tenu du risque de stagflation et de l'incertitude élevée, cette décision "donne à la banque centrale un maximum de flexibilité et laisse ouverte l'option d'une hausse des taux avant la fin de l'année", analyse Carsten Brzeski, de la banque ING.
Rester flexible
Devant la presse à partir de 13H30 GMT, la présidente de l'institution Christine Lagarde devra trouver les mots pour expliquer que la BCE veut rester flexible, tout en réaffirmant sa volonté de lutter contre l'inflation, alors que les banques centrales américaine et britanniques se montrent beaucoup plus déterminées.
Les effets de la guerre déclenchée par Vladimir Poutine devaient être au coeur des discussions du Conseil des gouverneurs.
Cette crise majeure bouscule la communication adoptée en février par la banque centrale.
Elle avait alors ouvert la voie à une "normalisation" de sa politique après deux ans de soutiens massifs à l'économie face à la pandémie de Covid-19. Les analystes misaient sur un possible relèvement, en fin d'année, des taux directeurs.
Mais la guerre aux portes de l'Europe et les sanctions prises par les Occidentaux contre la Russie vont rejaillir sur les économies de la zone euro.
Le risque de "stagflation", combinaison redoutée d'inflation et de stagnation économique, a "clairement augmenté", observe Carsten Brzeski, économiste à ING.
La hausse des prix avait déjà connu en février une accélération inquiétante au niveau record de 5,8% en zone euro.
"Prête à toute mesure"
Carburants attendus à 2,20 euros le litre, hausse des prix de l'alimentaire: l'inflation élevée est là et va peser sur l'activité, accentuée par les perturbations prolongées des chaînes d'approvisionnement et le recul de la confiance.
La BCE publiera jeudi de nouvelles projections macroéconomiques intégrant un premier calcul des effets présumés du conflit ukrainien.
A ce stade, la présidente Christine Lagarde s'est juste dite "prête à toute mesure nécessaire" pour assurer la stabilité des prix,des propos qu'elle pourrait préciser devant la presse.
Face à une inflation partie pour dépasser durablement la cible de 2% fixée par la BCE, les banquiers centraux de la zone euro ont déjà fait entendre leur différence ces derniers jours.
Certains ont prêché dernièrement la "prudence", à l'instar de l'Italien Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE, alors que du côté de l'orthodoxe Bundesbank, son président Joachim Nagel a plaidé pour "garder un oeil" sur le calendrier de resserrement du crédit. Les décisions du jour indiquent que ce point de vue a été prévalant.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Trump dit qu'il ne pensera plus "uniquement à la paix"
Donald Trump dit qu'il ne se sent plus tenu de penser "uniquement à la paix" faute d'avoir obtenu le prix Nobel, dans un message publié lundi. Il juge que le monde ne sera pas sûr tant que le Groenland ne sera pas aux mains des Etats-Unis.
Les tensions entre Européens et Américains faisaient chuter les principales Bourses européennes, après la menace proférée par le président américain d'imposer à huit pays européens de nouvelles surtaxes douanières en raison de leur opposition sur le Groenland. L'Union européenne a promis une riposte.
"Étant donné que votre pays a décidé de ne pas m'attribuer le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin à +PLUS+ de 8 guerres, je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la paix", écrit M. Trump dans un message adressé au Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store rendu public lundi.
Le cabinet de M. Store a confirmé l'authenticité de la lettre, dans un message à l'AFP.
Cette lettre a été reçue en réponse à un message de la part de M. Store et du président finlandais Alexander Stubb, dans lequel ils ont dit leur "opposition à ces augmentations tarifaires annoncées à l'encontre de la Norvège, de la Finlande et de certains autres pays", explique le cabinet du Premier ministre norvégien.
M. Store a aussi rappelé que le prix Nobel de la paix n'était pas décerné par le gouvernement norvégien.
Prise de contrôle
"J'ai clairement expliqué, y compris au président Trump, ce qui est bien connu, à savoir que le prix est décerné par un comité Nobel indépendant et non par le gouvernement norvégien", a-t-il dit.
Dans son message au Premier ministre, Donald Trump réitère son souhait de voir les États-Unis prendre le contrôle du Groenland, un territoire autonome danois.
"Le Danemark ne peut pas protéger ce territoire contre la Russie ou la Chine", écrit-il. "Le monde ne sera pas en sécurité tant que nous n'aurons pas le Contrôle Total et Absolu du Groenland", a-t-il répété.
Rencontre à l'Otan
Donald Trump a mené une campagne acharnée pour remporter le prix Nobel de la paix l'année dernière, pour ce qu'il qualifie d'efforts visant à mettre fin à huit guerres.
Le prix a été décerné à l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, qui s'est rendue à Oslo le mois dernier au lendemain de la remise du prix, après avoir fui le Venezuela en bateau.
Sur Truth Social, Trump affirme que l'Otan dit au Danemark depuis 20 ans que le pays nordique doit "écarter la menace russe du Groenland".
"Malheureusement, le Danemark n'a rien pu faire à ce sujet. Le moment est venu d'agir, et cela sera fait !!!", a-t-il déclaré.
Le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen, a souligné que des mesures avaient déjà été prises.
"Les gouvernements danois et groenlandais, en collaboration avec plusieurs alliés de l'Otan, ont décidé d'accroître leur présence militaire et leurs activités d'entraînement dans l'Arctique et l'Atlantique Nord", a ajouté le ministre dans un communiqué publié lundi.
M. Lund Poulsen et la ministre groenlandaise des Affaires étrangères, Vivian Motzfeldt, doivent rencontrer le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, dans la journée.
"Chantage"
Par ailleurs, face à la menace douanière américaine, un sommet extraordinaire des dirigeants des 27 pays de l'UE va être organisé, probablement jeudi, et la Commission a été chargée d'examiner les différentes ripostes envisageables.
Emmanuel Macron compte ainsi demander l'activation de l'instrument anticoercition de l'UE, qui permet de limiter les importations provenant d'un pays ou son accès à certains marchés publics et de bloquer certains investissements.
"Nous ne céderons pas au chantage. L'Europe donnera une réponse claire et unanime. Nous préparons actuellement des contre-mesures concertées", a déclaré le ministre allemand de l'Économie Lars Klingbeil.
Donald Trump menace d'ajouter 10% de droits de douane supplémentaires sur les importations de huit pays européens, dont le France, le Royaume-Uni et l'Allemagne.
Dans ce contexte, les Bourse de Paris, Francfort et Milan reculaient de plus de 1% en milieu de matinée.
"Utiliser les droits de douane contre des alliés est une erreur totale", a réagi le Premier ministre britannique Keir Starmer.
Au Groenland, la fédération groenlandaise de chiens de traîneau a annoncé que le nouvel envoyé spécial américain dans l'île arctique avait été désinvité à sa course annuelle.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Zone euro: l'inflation sous 2% sur un an en décembre
L'inflation a ralenti en décembre dernier dans la zone euro, redescendant sous l'objectif de 2% que s'est fixé la BCE, selon une nouvelle estimation publiée lundi par Eurostat.
La hausse des prix est descendue à 1,9% sur un an, contre 2,1% le mois précédent, selon cette nouvelle estimation de l'office européen de statistiques, qui avait chiffré initialement l'inflation de décembre à 2%.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Départ du directeur financier de SIX
L'opérateur de la Bourse suisse SIX a annoncé lundi le départ surprise de son directeur financier Daniel Schmucki. Ce dernier, après avoir passé neuf années à ce poste, va "poursuivre de nouvelles opportunités professionnelles en dehors" du groupe zurichois.
Pour le directeur général de SIX, Bjørn Sibbern, le responsable sortant "a façonné SIX pendant de nombreuses années grâce à son haut niveau d'expertise professionnelle et son engagement personnel". M. Schmucki va rester en poste jusqu'à ce qu'un remplaçant soit trouvé, a ajouté la firme dans un communiqué.
La date de son départ demeure ainsi ouverte, a précisé un porte-parole interrogé par AWP. De même, M. Schmucki continuera à représenter "jusqu'à nouvel avis" SIX au conseil d'administration du géant français des paiements Worldline, dont les difficultés auront grevé les résulats de SIX à hauteur de plus d'un demi-milliard de francs en 2025, de 168 millions en 2024 et de 860 millions en 2023.
Les instances dirigeantes de SIX font depuis un an l'objet d'intenses rotations. Le directeur général Jos Dijsselhof a ainsi transmis en tout début d'année dernière les rênes de l'exécutif à Bjørn Sibbern. Et le président Thomas Wellhauer a laissé en toute fin d'exercice écoulé son fauteuil à l'ancien patron de Credit Suisse Suisse, André Helfenstein.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Les tensions autour du Groenland grippent la Bourse suisse
La Bourse suisse a ouvert en baisse lundi, à l'instar des autres places européennes, les investisseurs digérant l'escalade des tensions autour du Groenland et la menace de nouveaux droits de douane US. Dans ce contexte survolté, les valeurs refuges avaient la cote.
Le président américain Donald Trump a accusé samedi huit pays européens alliés de jouer à "un jeu très dangereux" au Groenland et les a menacés de nouveaux droits de douane, alors que le locataire de la Maison-Blanche veut s'emparer de l'immense territoire autonome danois.
Réagissant à ces propos, le président français Emmanuel Macron entend demander à Bruxelles l'activation de l'instrument anti-coercition de l'UE en cas de nouveaux droits de douane américains, cet outil permettant en particulier de limiter les importations provenant d'un pays et de bloquer certains investissements.
"Le marché commence à intégrer un nouveau paramètre: les droits de douane ne sont plus seulement un outil économique, mais une arme diplomatique directe", a jugé John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion.
Pour Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote, "les fondamentaux d'un important mouvement baissier sont en train d'être mis en place".
Dans ce contexte de tensions, et alors que s'ouvre ce lundi le Forum économique mondial (WEF) à Davos auquel participera M. Trump, les valeurs refuges étaient recherchées. L'or et l'argent ont ainsi atteint de nouveaux sommets et le franc s'est renforcé face au dollar.
Richemont en souffrance
A la Bourse suisse vers 09h05, l'indice vedette SMI baissait de 0,88% à 13'294,70 points, après avoir fini vendredi en retrait de 0,47%. Le SLI abandonnait 1,10% à 2149,78 points et le SPI perdait 0,91% à 18'359,92 points.
La quasi-totalité des valeurs vedettes a démarré dans le rouge, hormis Swisscom (+0,4%), Novartis (+0,2%) et Givaudan (+0,03%).
Les plus fortes baisses étaient enregistrées par Julius Bär (-3,6%), Richemont (-3,0%) et VAT Group (-3,0%). Le géant du luxe est particulièrement exposé aux Etats-Unis.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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