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Ukraine: Macron prévoit une "trêve" dans les "semaines à venir"

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Le président français Emmanuel Macron, en visite à Washington, a déclaré lundi qu'une "trêve" en Ukraine pourrait être conclue "dans les semaines à venir". (© KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW)

Le président français Emmanuel Macron, en visite à Washington, a déclaré lundi qu'une "trêve" en Ukraine pourrait être conclue "dans les semaines à venir", trois ans jour pour jour après le début de la guerre en Ukraine déclenchée par l'invasion russe.

"Le schéma devrait être le suivant: des négociations entre les Etats-Unis et la Russie et entre les Etats-Unis et l'Ukraine", a affirmé M. Macron dans un entretien accordé à la chaîne Fox News, saluant l'annonce par Donald Trump de la possible visite prochaine du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à la Maison Blanche.

"Il faut d'abord une trêve. Je pense qu'elle pourrait être conclue dans les semaines à venir", a poursuivi, en anglais, le chef de l'Etat français, qui ces derniers jours a échangé avec la quasi-totalité des dirigeants européens.

"Si elle n'est pas respectée, ce sera la meilleure preuve que la Russie n'est pas sérieuse", a avancé Emmanuel Macron, en marge de sa rencontre avec son homologue américain Donald Trump à la Maison Blanche, largement consacrée à la guerre en Ukraine.

Emmanuel Macron a par ailleurs appelé les Etats-Unis à se montrer solidaires des Européens en cas de fin des combats en Ukraine. Il a affirmé avoir parlé à 30 dirigeants européens et leurs alliés, dont beaucoup se sont dits, selon lui, ouverts à un accord.

"Si nous étions attaqués, imaginons une seconde que la Russie puisse violer ce traité. Que va-t-il se passer? Ils ont besoin de ce message de solidarité de la part des Etats-Unis", a poursuivi Emmanuel Macron.

Malgré d'énormes divergences qui persistent sur le fond, le président français a déclaré être "convaincu qu'il y avait un chemin" avec Donald Trump pour mettre fin à la guerre en Ukraine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Liban: le Hezbollah doit cesser les tirs en premier, dit Washington

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Les bombardements se poursuivent sans relâche au Liban malgré un cessez-le-feu. (© KEYSTONE/AP)

Le Hezbollah de cesser les tirs en premier pour faire avancer les négociations entre Israël et le Liban, a averti dimanche soir un responsable américain. Le chef de la diplomatie américaine s'est entretenu avec le président libanais et le premier ministre israélien.

"Afin de faire avancer ces pourparlers, les Etats-Unis ont proposé un plan clair: le Hezbollah doit mettre fin à toutes ses attaques contre Israël. En contrepartie, Israël s'abstiendrait de toute escalade à Beyrouth", a déclaré ce responsable sous couvert de l'anonymat, faisant part des conversations entre Marco Rubio, Joseph Aoun et Benyamin Netanyahou.

Selon le responsable américain, le président libanais a tenté de faire avancer cette solution, mais "la réponse du président du Parlement Nabih Berri a été évasive et décevante". M. Berri est un allié du mouvement pro-iranien Hezbollah.

Le Hezbollah exige lui qu'Israël cesse les hostilités en premier. Selon Washington, "le Hezbollah suit les directives de Téhéran. Il n'a manifestement aucun intérêt pour le bien-être du peuple libanais".

Plus de 3400 morts

"Le moyen le plus rapide d'apaiser la situation et de protéger les civils de tous bords est que le Hezbollah cesse immédiatement les tirs", a dit le responsable.

Depuis le début de la guerre le 2 mars, plus de 3412 personnes ont été tuées au Liban et plus d'un million déplacées, selon Beyrouth. Le bilan est de 25 morts dans les rangs de l'armée israélienne.

Les propos du responsable américain surviennent alors qu'une nouvelle rencontre entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, est programmée les 2 et 3 juin à Washington.

Une réunion s'est tenue au niveau militaire vendredi au Pentagone, sans que Beyrouth ne puisse obtenir un cessez-le-feu effectif, celui théoriquement en vigueur depuis le 17 avril n'étant pas respecté.

Le premier ministre israélien a annoncé dimanche vouloir intensifier son offensive contre le Hezbollah au Liban. Une réunion d'urgence est prévue lundi après-midi au Conseil de sécurité.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

L'ex-président de la Fed Powell défend l'indépendance de la banque

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Jerome Powel, au centre de l'image, a reçu le "prix du courage" pour avoir "défendu l'indépendance" de l'institution face aux assauts de Donald Trump. (© KEYSTONE/AP/Charles Krupa)

L'ex-président de la banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, a défendu dimanche l'indépendance et la crédibilité de l'institution, cible des pressions du président américain Donald Trump pour baisser les taux d'intérêt. Il a reçu le "prix du courage".

"Si un gouvernement trouve un moyen de révoquer des responsables de la Fed pour des désaccords de politique [monétaire], alors les futurs gouvernements le feront aussi", a-t-il averti, dans une allusion à peine voilée aux tensions avec l'exécutif de M. Trump.

"Le public perdrait foi dans le fait que la banque centrale prend ses décisions en fonction du seul intérêt de tous les Américains", a ajouté Jerome Powell, qui vient de céder les rênes de l'institution à Kevin Warsh, plus proche de la Maison-Blanche.

L'ancien président de la Fed s'exprimait dimanche pour la première fois en public depuis cette passation de pouvoirs, à l'occasion de la réception d'un "prix du courage" en politique, obtenu pour avoir "défendu l'indépendance" de l'institution face aux assauts de Donald Trump.

"Test de résistance"

Ce prix lui a été remis à Boston (nord-est des Etats-Unis) par la fondation qui gère la bibliothèque présidentielle John F. Kennedy, du nom de l'ex-chef de l'Etat démocrate assassiné en 1963, auteur d'un livre appelé "Le Courage dans la politique".

L'organisation crédite M. Powell d'avoir "défendu l'indépendance de la Réserve fédérale, qui est essentielle à la stabilité de l'économie mondiale, malgré des années d'attaques personnelles et de menaces émanant des plus hautes sphères du gouvernement".

Dans son allocution, Jerome Powell a défendu la neutralité et l'indépendance de l'institution: "Nous ne tenons pas compte du sort d'un quelconque parti politique ou d'un quelconque responsable politique dans la prise de ces décisions", a déclaré celui qui est redevenu simple gouverneur de la banque centrale. "Comme beaucoup d'autres institutions, la Fed traverse un test de résistance" dans la période actuelle, a-t-il ajouté.

Jerome Powell a été très vite pris en grippe par Donald Trump, qui l'avait pourtant nommé à la tête de la Fed en 2018. Le républicain, qui veut des taux d'intérêt plus bas pour stimuler l'économie, a multiplié les injures et les mises en cause depuis son retour au pouvoir en janvier 2025.

Il a tenté d'accélérer le départ de M. Powell et de révoquer une de ses collègues, Lisa Cook, seule femme noire à être devenue gouverneure de la Fed.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les droits des travailleurs dans le monde en "crise systémique"

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La Suisse est classée avec la France dans la catégorie des pays où les travailleurs subissent des violations régulières de leurs droits (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Arrestations, violences, surveillance numérique: les droits des travailleurs dans le monde se détériorent, y compris dans de "grandes démocraties", alerte lundi la Confédération syndicale internationale (CSI). C'est un "signe que la crise est devenue systémique".

"Jadis considérés comme stables, des pays comme les États-Unis et la France contribuent désormais à une recrudescence mondiale de la répression, exposant l'attaque systémique portée à la démocratie et aux droits au travail", alerte l'organisation dans la treizième édition de son indice CSI des droits dans le monde.

Ainsi, "les États-Unis rejoignent la liste des pays à surveiller alors que les attaques portées aux libertés des travailleurs accélèrent l'érosion de la démocratie". En cause, "des restrictions de la négociation collective et le recours à la force contre les travailleurs".

Quant à la France, elle connaît "son plus mauvais classement, signe d'un déclin prolongé des droits des travailleurs, notamment caractérisé par une répression des militants syndicaux et des restrictions imposées aux manifestations".

"Une attaque coordonnée"

De façon générale, le nombre de pays qui refusent aux travailleurs l'accès à la justice, les placent en détention ou recourent à la violence, aux atteintes à la liberté d'expression ou de réunion, est en hausse dans le monde, selon cette enquête.

"L'édition 2026 de l'indice CSI des droits dans le monde révèle que la crise des droits des travailleurs ne se limite plus à quelques cas marginaux. Elle est désormais au coeur même des démocraties", a commenté Luc Triangle, secrétaire général de la CSI.

Il dénonce ainsi "une attaque coordonnée contre la démocratie, un coup d'État des milliardaires, soutenu par des dirigeants politiques; les travailleurs sont dépouillés de leurs droits et réduits au silence, et les économies sont manipulées au profit d'une poignée de puissants".

La CSI, qui réalise cette étude depuis 2014, classe 151 pays sur la base de 97 indicateurs s'appuyant sur des conventions de l'Organisation internationale du travail (OIT) et sa jurisprudence.

Les notes des pays européens et américains "ont atteint leur pire niveau depuis la première édition de l'indice en 2014, signe que la crise est devenue systémique". Par ailleurs, "la montée de l'extrême droite en Europe se traduit de plus en plus par de l'hostilité envers les syndicats et leurs membres".

La Suisse mal classée

Parmi les autres pays dont la situation se dégrade figure l'Argentine, désormais parmi les "pires pays au monde pour les travailleurs, après une chute spectaculaire de son classement [...] en seulement deux ans, l'une des baisses les plus marquées jamais enregistrées dans l'indice".

Le Panama fait, lui aussi, son entrée dans la liste des dix pires pays au monde pour les droits des travailleurs, avec le Bélarus, l'Égypte, l'Équateur, l'Eswatini, la Birmanie, le Nigeria, la Tunisie et la Turquie.

Huit pays figurent en revanche parmi les "bons élèves", où le CSI n'a observé que des "violations sporadiques des droits" syndicaux. Tous sont en Europe (Allemagne, Danemark, Islande), hormis l'Uruguay.

La Suisse est classée avec la France dans la catégorie des pays où les travailleurs subissent des violations régulières de leurs droits.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Jonas Vingegaard s'offre son premier Giro

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Le Danois Jonas Vingegaard a remporté dimanche son premier Giro, devenant le 8e homme à gagner les trois grands tours. (© KEYSTONE/AP/Fabio Ferrari)

Jonas Vingegaard s'est imposé sur le Giro dimanche à Rome, le dernier grand Tour qui manquait à son palmarès. Il a franchi la ligne d'arrivée de l'ultime étape remportée par Jonathan Milan.

Le Danois devient, à 29 ans, le huitième coureur de l'histoire à avoir gagné le Tour de France, le Giro et la Vuelta après Bernard Hinault, Eddy Merckx, Jacques Anquetil, Felice Gimondi, Alberto Contador, Vincenzo Nibali et Chris Froome.Il succède à son ancien coéquipier chez Visma-lease a bike, Simon Yates, après avoir survolé cette 109e édition, glanant cinq victoires d'étape et terminant avec une avance de plus de cinq minutes sur l'Autrichien Felix Gall au général.

Milan mate Magnier

L'Australien Jai Hindley, vainqueur du Giro en 2022, complète le podium. Le Français Paul Magnier est l'autre grand coureur de ce Tour d'Italie, dont il repart avec trois victoires d'étape au sprint et le maillot cyclamen du vainqueur du classement par points.

Mais, dimanche, le sprinteur de Soudal-Quick Step a été dominé par Jonathan Milan qui, au dernier jour, a enfin ouvert son compteur et celui de son équipe Lidl-Trek dans ce Giro. Le colosse italien a imposé sa puissance dans le faux-plat montant menant à l'arrivée pour devancer largement son compatriote Giovanni Lonardi et le Français Paul Penhoët.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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