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Climat

Un alpiniste meurt au Mont-Blanc après la chute d'un bloc de glace

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Une cordée d'alpinistes a été touchée par la chute d'un bloc de glace dans le secteur du Mont-Blanc du Tacul (image d'archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Deux alpinistes allemands étaient "recherchés" lundi dans le massif du Mont-Blanc, où une personne a été tuée et quatre blessées dans la chute d'un sérac, un énorme bloc de glace détaché d'un glacier. Le phénomène est "de saison et imprévisible".

Les deux Allemands, âgés de 30 et 39 ans, "ont passé la nuit au refuge des Cosmiques, situé au pied du Mont-Blanc du Tacul", où est survenu l'accident dans la nuit de dimanche à lundi. Depuis, "ils manquent à l'appel", a déclaré le Peloton de Gendarmerie de Haute-Montagne (PGHM) de Chamonix.

La chute du sérac est survenue vers 03h00 sur la face nord du Tacul, "à environ 4100 mètres d'altitude", alors que 15 personnes au total étaient engagées dans l'ascension du Mont-Blanc, selon la préfecture de Haute-Savoie. Dès l'alerte, d'importants secours ont été mobilisés avec des hélicoptères, deux équipes cynophiles et des secouristes du PGHM et des pompiers.

A leur arrivée, ils ont découvert en surface un Français de 57 ans décédé après "un arrêt cardio-respiratoire", a précisé le parquet de Bonneville, qui a ouvert une enquête. Un homme de 42 ans, qui souffre d'une "hémorragie cérébrale", a été transféré à l'hôpital d'Annecy et placé en réanimation. Une femme de 40 ans, blessée au niveau des poumons", reste hospitalisée à Sallanches.

Même cordée que le défunt

Les deux se trouvaient dans la même cordée que le défunt et venaient de quitter, avec lui, le refuge des Cosmiques après une courte nuit. Les deux autres blessés sont un père de famille de 58 ans et son fils de 17 ans, auxquels des "blocs de glace" ont occasionné "une fracture au niveau des cervicales" et "une fracture à une cheville", d'après le parquet.

Leur nationalité n'a pas été communiquée. Des recherches, pour retrouver d'éventuelles victimes supplémentaires, ont été suspendues lundi en "fin de matinée": "on ne peut pas se permettre de rechercher n'importe où, la surface est trop grande et c'est trop exposé" au risque de nouvelles chutes de blocs éventuelles, a expliqué le PGHM.

Pour localiser les Allemands, qui ne répondent pas à leur portable, "des recherches administratives" sont en cours, notamment par "géolocalisation", a-t-il ajouté. A ce stade, "on ne peut pas affirmer qu'ils soient en dessous, on ne peut pas affirmer qu'ils n'y soient pas", selon cette source.

"Bonnes conditions"

Une cordée de quatre personnes, une de trois personnes et deux de deux personnes étaient également sur la voie au moment de la chute du sérac, mais sont sorties indemnes. Une fois les personnes blessées secourues, leurs membres "ont été redescendus par hélicoptère et entendus" par les services de la brigade de gendarmerie de Chamonix, toujours selon le parquet de Bonneville.

"Il n'y avait aucun professionnel au niveau des cordées, il s'agissait de cordées d'amateurs", a-t-il précisé. "D'après les premières informations recueillies, l'origine du déclenchement de la chute de sérac serait naturelle", a fait encore savoir la préfecture.

"Ce n'est pas une surprise. La chute de séracs, c'est tout à fait de saison mais c'est imprévisible", selon le PGHM de Chamonix, interrogé par l'AFP, selon lequel "les conditions pour grimper étaient bonnes". Le préfet de la Haute-Savoie, Yves le Breton, a tenu "à adresser ses sincères condoléances aux proches de la victime et ses pensées aux personnes impliquées dans cette chute de sérac".

En août 2008, huit alpinistes, cinq alpinistes autrichiens et trois suisses, étaient décédés suite à une avalanche provoquée par une chute de sérac sur la face nord du Tacul. La chute d'un énorme bloc du glacier de la Marmolada, le plus haut sommet des Alpes italiennes, avait fait onze morts en juillet 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Climat

Feu de forêt: incendie maîtrisé dans le Maine-et-Loire

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Plusieurs feux ont été fixés en France, alors que d'autres sont encore en progression (archives). (© KEYSTONE/EPA/PHILIPPE MAGONI)

Environ 100 hectares de forêt ont brûlé mardi dans le Maine-et-Loire, un département en vigilance rouge canicule, a-t-on appris mercredi auprès de la préfecture et des pompiers. L'incendie est désormais maîtrisé.

L'alerte a été donnée dans l'après-midi sur la commune de Saint-Macaire-du-Bois, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Cholet.

D'importants moyens ont été mobilisés pour circonscrire le feu, avec jusqu'à 160 sapeurs-pompiers et une cinquantaine d'engins engagés mardi soir.

"L'incendie a été fixé aux alentours de 05h00 du matin", a indiqué à l'AFP Xavier Metras, commandant des opérations de secours au SDIS 49, "mais il n'est pas encore totalement éteint".

Environ 80 pompiers étaient encore sur place mercredi matin. Ils sont chargés d'assurer la surveillance notamment des fumerolles, des panaches de fumée provenant de la terre.

Aucune habitation n'a été menacée et il n'y a pas eu d'évacuations. L'origine du sinistre reste pour l'heure inconnue.

Le Maine-et-Loire est placé en vigilance rouge canicule depuis dimanche midi. Le département est également placé en "vigilance élevée" pour le risque de feux de forêt.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

La canicule bien installée en Suisse - Record à Genève

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Mille et une façons de se raffraîchir durant cette vague de chaleur, comme ici à la place des Nations à Genève (archives) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La vague de chaleur s'est poursuivie mardi en Suisse. A Genève, le record de température pour un 23 juin a été battu avec 36 degrés. Selon Météosuisse, la série de journées tropicales s'annonce inhabituellement longue.

Les températures record risquent de se succéder de jour en jour: mardi à 16h40, la station de Genève/Cointrin a mesuré 36,0 degrés. C'est le plus haut niveau enregistré pour un 23 juin, le précédent record affichant 35,6 degrés en 2003, a indiqué Météosuisse.

A Payerne, le mercure est aussi monté jusqu'à 36 dans l'après-midi, Sion, Pully, Vevey, étant sous la barre, mais à quelques dixièmes près. Ailleurs en Suisse, le thermomètre a légèrement moins chauffé, affichant toutefois des températures supérieures à 30, comme 33,5 à Zurich/Kloten, 34,4 à Coire ou 33,3 à Lucerne.

Météosuisse a d'ailleurs relevé mardi le niveau de danger canicule de 3 à 4 dans plusieurs régions en Suisse alémanique. Il s'étend désormais au nord du Plateau et à la vallée du Rhin dans les cantons des Grisons et de St-Gall. Lundi, l'Arc lémanique jusqu'à Orbe, le Valais central et la région des Trois-Lacs avaient déjà viré au rouge sur la carte des dangers naturels.

Jusqu'à lundi

Le degré 4 correspond à un "fort danger". Concrètement, il s'agit d'une vague de chaleur où les températures dépassent les 27 degrés pendant au moins trois jours consécutifs, sans rafraichissement significatif la nuit. Durant cette période, il existe un risque important de troubles circulatoires et de malaise physique.

Aucune accalmie n'est prévue jusqu'à lundi prochain. Des températures comprises entre 34 et 37 degrés sont attendues sur une grande partie du pays. Les maximales pourraient légèrement augmenter à partir de jeudi.

Le danger d'incendie de forêt est également "très fort" (degré maximum de 5) dans le Bas-Valais, en Valais central ainsi que dans la vallée de Viège et dans la région Simplon Nord. Il est de niveau 4 (fort danger) dans les vallées latérales du Valais sur le versant de l'Italie. Plusieurs régions des Grisons sont aussi concernées.

Selon les prévisions actuelles de Météosuisse, environ 17 journées tropicales devraient être enregistrées à basse altitude au cours de la période actuelle. Toutes les journées tropicales supplémentaires qui se produiront de juillet à septembre viendront encore accentuer la chaleur déjà supérieure à la moyenne cette année, prévoit Météosuisse sur son blog.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Les Grisons tirent les leçons des intempéries meurtrières de 2024

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Après les inondations et intempéries de juin 2024, le canton des Grisons revoit les cartes des dangers naturels de la Moesa et de ses affluents (archives). (© KEYSTONE/TI-PRESS/PABLO GIANINAZZI)

Deux ans après les intempéries meurtrières dans le Val Mesolcina, le canton des Grisons publie l'analyse de la catastrophe naturelle qui a fait deux victimes. Une personne est toujours portée disparue. Les cartes de dangers naturels dans la vallée sont en révision.

Les intempéries de 2024 sont dues à la conjonction de plusieurs facteurs défavorables, conclut dans son rapport publié lundi l'office grison des forêts et des risques naturels. Il ne s'agit donc pas d'un événement extrême, mais d'une combinaison de facteurs critiques, en particulier un printemps pluvieux, une fonte des neiges tardive et intense, l'humidité excessive du sol qui en a résulté, ainsi que des orages localement très violents.

L’analyse révèle que, dans certains cas, les ouvrages de protection avaient atteint leurs limites de capacité, ce qui limitait leur efficacité localement. Selon le rapport, les interactions entre les affluents et la Moesa, ainsi que les processus de reflux qui en résultent, ont jusqu’à présent été en partie sous-estimés.

Le 21 juin 2024, la vallée italophone grisonne de la Mesolcina inondée avait subi de graves coulées de gravats et de boue dans les affluents de la Moesa. La zone de la Rià de la Molera près de Lostallo avait été particulièrement touchée: deux personnes y ont perdu la vie, une autre reste portée disparue.

Les communes grisonnes de Lostallo, Soazza et Grono avaient subi des dégâts considérables. Une partie du village de Sorte avait été ensevelie. La liaison nord-sud via le San Bernardino avait été interrompue pendant environ deux semaines.

Cartes des dangers améliorées

Le canton a aussi examiné les cartes des dangers naturels destinées à identifier à un stade précoce les zones à risques et ainsi protéger les personnes et les biens. Si l’étendue géographique des dangers a généralement été bien prise en compte, les intensités et les volumes de matériaux charriés ont en revanche parfois été nettement sous-estimés, selon le rapport.

Ces conclusions sont donc prises en compte dans la révision en cours des cartes. D’ici la fin de l'année, les cartes des dangers naturels de plus de 90 affluents ainsi que de la Moesa seront révisées.

Leçons importantes

Les dangers naturels dans la Mesolcina "restent un risque pertinent et peuvent être aggravés par les changements causés par l'évolution climatique", souligne le rapport. Mais le canton a aussi tiré des leçons importantes de cet évènement.

Il s'agira désormais de mieux prendre en compte l’humidité préalable et la fonte des neiges et d'estimer plus précisément les charges de matériaux charriés. La planification précoce des ressources, des espaces de décharge et de la communication de crise doit aussi être renforcée.

Des mesures immédiates ont déjà été mises en place, d'autres comme la mise à jour des cartes des dangers sont en cours. Des projets supplémentaires de protection dans les zones les plus vulnérables sont également planifiés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

La France fête la musique sous une chaleur étouffante

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Malgré la canicule, la Fête de la Musique a attiré la foule à Paris. (© KEYSTONE/EPA/FIRAS ABDULLAH)

La France célébrait la Fête de la musique dimanche soir sous une chaleur accablante, des conditions climatiques extrêmes qui n'empêchent pas les festivités de battre leur plein, en région comme dans les rues de Paris, certaines noires de monde.

Cette vague de chaleur se prolongera cette semaine avec, dès lundi midi, une vigilance rouge décrétée dans 49 départements, un record, la Bretagne et une partie de la Normandie qui rejoindront les régions les plus touchées.

Plus de 90% de la population française sera affectée, puisque 40 autres départements seront en vigilance orange, la canicule n'épargnant qu'une partie de l'Occitanie et des Alpes, a indiqué Météo-France.

Près de la place de la République, à Paris, où La France insoumise organisait un concert dès 18h00, les forces de l'ordre procédaient à des fouilles, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dans la capitale, l'interdiction de consommer de l'alcool sur la voie publique n'est notamment pas toujours respectée.

"Le gouvernement peut interdire l'alcool mais ça ne fait que donner encore plus envie aux gens", lance Kelvin Ayivor, un Londonien de 28 ans, flasque de rhum à la main, dans une rue bondée du 11e arrondissement.

"Vigilant"

Depuis l'Elysée, le président Emmanuel Macron a appelé à être "vigilant par rapport à la température" et annoncé qu'une nouvelle cellule de crise interministérielle se réunirait lundi.

Selon Météo-France, la nuit de dimanche à lundi sera encore chaude, avec des températures minimales allant jusqu'à 26°C.

Conséquence de cette vigilance rouge, des suppressions de trains "sont à prévoir" lundi sur plusieurs lignes de RER et de trains en région parisienne, selon le site d'Île-de-France Mobilités.

Il s'agit d'un épisode de canicule "particulièrement intense et particulièrement précoce", a résumé le ministre délégué chargé de la Transition écologique Mathieu Lefèvre, prévenant que de nouveaux records devraient être battus lundi et mardi et que les températures resteraient extrêmes jusqu'à la fin de la semaine.

Dimanche, le thermomètre est monté jusqu'à 42,2 degrés à Pissos (Landes) et 42°C à Châteaumeillant (Cher).

Trois personnes, âgées de 80 à 95 ans, sont décédées dimanche en Gironde, probablement en raison des fortes chaleurs, a annoncé la préfète du département Sophie Brocas.

"Sacrément chaud"

La Fête de la musique battait son plein également à Rennes, où beaucoup de jeunes déambulent au milieu des groupes de musique, du rock celtique au sound system de ragga, dont certains munis d'éventails, de brumisateurs ou encore de pistolets à eau.

"J'ai l'impression qu'il y a autant de monde que les années précédentes, malgré la chaleur. On n'a pas hésité à venir même si c'est vrai qu'il fait sacrément chaud", raconte Quentin, 36 ans, médecin.

A Lyon, une trentaine de choristes des Phonies Polies ont interprété plus tôt leur création lyrique dans le cloître ombragé du Musée des Beaux-Arts. Si le concert avait été "dans la rue, je me serais posé des questions pour y assister", a témoigné Baptiste Fonton, 30 ans.

La canicule a cependant entraîné l'annulation des festivités dans plusieurs villes, dont Auch, Nanterre ou Châteauroux.

En région parisienne, 4800 policiers et gendarmes ainsi que 2500 sapeurs-pompiers ont été mobilisés. A 17h30, les sapeurs-pompiers avaient déjà indiqué au préfet de police avoir enregistré "une hausse de 20%" de leurs interventions par rapport à un dimanche classique à la même heure.

Les autorités ont multiplié les appels à la prudence alors que quatre adolescents sont morts noyés samedi à Besançon, en Dordogne et à Dunkerque (Nord).

Pour lundi, des mesures ont été prises pour tenter de limiter les effets néfastes de la canicule pour les travailleurs, notamment du BTP, et dans les établissements scolaires.

Un total de 845 écoles et collèges seront fermés tandis que 1800 autres, sur 60'000 établissements au total, vont libérer les élèves en début d'après-midi.

Le syndicat FSU-SNUipp Paris a notamment appelé les enseignants à "exercer leur droit de retrait" et "les écoles à fermer" au regard "de l'inadaptation du bâti scolaire parisien".

La canicule frappe plusieurs autres pays européens comme le Royaume-Uni et l'Espagne, où une vague de chaleur extrême touche la majeure partie du pays ainsi que les îles Baléares.

Selon le consensus scientifique, le changement climatique induit par l'activité humaine rend plus intenses les phénomènes météorologiques extrêmes, notamment les vagues de chaleur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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