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International

Un ministre israélien d'extrême droite sur l'esplanade des Mosquées

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Après la visite d'Itamar Ben Gvir sur l'esplanade des mosquées, le premier ministre Benjamin Netanyahu a réuni son cabinet dans les tunnels le long du mur des Lamentations. (© KEYSTONE/EPA/MAYA ALLERUZZO / POOL)

Un ministre israélien d'extrême droite s'est rendu dimanche matin sur l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem-Est occupé et annexé par Israël. Cette visite a été dénoncée par les Palestiniens et la Jordanie, gardien des lieux saints musulmans dans la ville.

Aucun incident n'a émaillé la visite du ministre de la sécurité intérieure, qui était escorté par des policiers, a indiqué le porte-parole de la police de Jérusalem. Cette visite intervient quelques jours après la "journée de Jérusalem" marquant la "réunification" de la ville après la conquête de Jérusalem-Est par Israël en 1967.

"Les menaces du Hamas ne nous dissuaderont pas, je suis allé sur le mont du Temple. Jérusalem est notre âme", a écrit le ministre sur son compte Telegram, en accompagnant le texte d'une photographie de sa visite.

Nombreuses inculpations

Le mouvement islamiste palestinien, au pouvoir dans la bande de Gaza, avait dénoncé la précédente visite en janvier de M. Ben Gvir sur le site, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme.

Chef du parti d'extrême droite Force juive, M. Ben Gvir a été inculpé plus de 50 fois dans sa jeunesse pour incitation à la violence ou pour des discours de haine. Il a été condamné en 2007 pour soutien à un groupe terroriste et incitation au racisme.

"Jouer avec le feu"

"Porter atteinte à la mosquée Al-Aqsa, c'est jouer avec le feu", a réagi le bureau du président palestinien Mahmoud Abbas après la visite du ministre israélien sur l'esplanade des Mosquées, qui abrite le Dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa.

"Cela entraînera la région dans une guerre de religion aux conséquences inimaginables qui affecteront tout le monde", a encore dit le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina, dans un communiqué cité par l'agence de presse palestinienne Wafa.

Le Hamas a lui aussi dénoncé sa visite avertissant qu'Israël "porterait la responsabilité des incursions barbares de ses ministres et de ses troupeaux de colons". Cette décision "confirme l'ampleur du danger qui menace Al-Aqsa, sous ce gouvernement fasciste sioniste et l'arrogance de ses ministres d'extrême droite", a écrit le mouvement islamiste sur Telegram.

"Mesure provocatrice"

La Jordanie a pour sa part condamné une "mesure provocatrice". En vertu d'un statu quo décrété après la conquête de Jérusalem-Est par Israël en 1967, les non-musulmans peuvent se rendre sur l'esplanade des Mosquées à des heures précises, sans y prier, une règle de moins en moins suivie par certains juifs nationalistes. Le lieu est administré par la Jordanie mais son accès est contrôlé par les forces de sécurité israéliennes.

"L'irruption du ministre israélien de la sécurité nationale dans la mosquée bénie d'Al-Aqsa et la violation de son caractère sacré est une mesure provocatrice qui est condamnée, et une escalade dangereuse et inacceptable", a déclaré le porte-parole du ministère jordanien des Affaires étrangères dans un communiqué.

"Jérusalem est à nous"

Dans ce contexte tendu, la réunion hebdomadaire du cabinet israélien s'est tenue dimanche à la mi-journée de façon exceptionnelle dans les tunnels le long du mur des Lamentations, le site de prière le plus sacré pour les juifs.

"Jérusalem est à nous, unie pour toujours !", a écrit le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur Facebook, accompagné de photos de la réunion souterraine. Le gouvernement de M. Netanyahu, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël, compte dans ses rangs des membres d'extrême droite ne cachant pas leurs positions racistes à l'égard des Palestiniens.

Le conflit israélo-palestinien a déjà fait près de 200 morts depuis le 1er janvier, dont 35 au cours d'une nouvelle guerre de cinq jours entre l'armée israélienne et des groupes armés palestiniens de la bande de Gaza, du 9 au 13 mai.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Edu Parra Garcia, l'homme qui veut façonner des champions du monde

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Edu Parra Garcia (à droite) est l'architecte des performances helvétiques (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Derrière les ambitions croissantes de l'équipe de Suisse, il y a un architecte de la performance. C'est Eduardo Parra Garcia, l'homme qui veut façonner des champions du monde.

Cet Espagnol de 46 ans, né en Galice non loin de Vigo, occupe depuis 2023 un poste-clé au sein du staff de Murat Yakin: chef du département de la performance. Préparateur physique de métier, son rôle a évolué ces dernières années. Il est devenu, en somme, le régisseur des 26 corps composant la sélection helvétique.

"Il ne s'agit plus uniquement de comprendre la performance à travers les données physiques", explique "Edu", crâne rasé et barbe grisonnante, depuis le camp de base de la Suisse à San Diego. "Aujourd'hui, nous avons une vision beaucoup plus globale: sommeil, récupération, nutrition, hydratation, aspects médicaux, rien n'est laissé de côté."

Pendant la saison, Eduardo Parra Garcia suit attentivement l'état de santé des internationaux, grâce à des données transmises par leurs clubs. Il connaissait donc précisément leur condition physique à leur arrivée au stage de préparation pour le Mondial.

"Chacun des 26 joueurs est dans une situation différente: certains reviennent de blessures importantes (Amdouni), d'autres ont connu des saisons très chargées. Certains ont joué près de 4000 minutes (Akanji, Manzambi), d'autres en ont joué moins de 1000 (Jashari)", rappelle l'Espagnol.

Pas de pic de forme

Vingt-six joueurs différents. Cette formule, Eduardo Parra Garcia l'a sans cesse martelée lors d'une longue conférence de presse vendredi dernier. C'est que l'homme aime son métier et se veut pédagogue. "Désolé pour mes réponses un peu longues, mais j'essaie de rendre cela intéressant", dira-t-il. Excuses acceptées.

Ces 26 organismes uniques font qu'il est impossible d'envisager une équipe évoluant à un quelconque pic de forme, un concept que le quarantenaire juge d'ailleurs inadapté au football. "L'idée est plutôt que chacun puisse donner le maximum de ce qu'il est capable de produire, chaque jour. Et nous espérons pouvoir maintenir cela jusqu'au 19 juillet."

Le 19 juillet? Jour de finale de Coupe du monde à East Rutherford, aux portes de New York. Oui, Eduardo Parra Garcia est ambitieux. Comme Granit Xhaka, qui a récemment confié à Blick son "rêve de devenir champion du monde". Comme l'ASF, dont l'objectif annoncé est de faire de ce Mondial nord-américain le meilleur de l'histoire de l'équipe de Suisse.

Si le Galicien voit aussi loin, c'est parce qu'il a côtoyé les plus grands. Après avoir fait ses preuves dans sa province natale, chez "los Celestes" du Celta Vigo, il a bourlingué dans les championnats européens, de Liverpool au Real Madrid en passant par l'Inter Milan.

Eduardo Parra Garcia a notamment travaillé avec Cristiano Ronaldo dans la capitale espagnole. Du quintuple Ballon d'or, qui jouera cet été sa sixième Coupe du monde avec le Portugal, il retient "l'extrême professionnalisme", mais jure voir le même au sein de l'équipe de Suisse: "chez Xhaka, Akanji et même les plus jeunes comme Aurèle Amenda ou Johan Manzambi".

Galicien en terrain connu

Multilingue - il doit encore apprendre le suisse allemand -, l'homme est aussi à l'image d'un staff toujours plus nombreux (plus d'une trentaine de membres) et riche de sept nationalités différentes. Un petit exemple: avec le physio japonais Takahiro Yamamoto, il communique... en italien. "Chacun apporte quelque chose à l'équipe grâce à son parcours, son expérience. Mais surtout, nous sommes fiers de représenter la Suisse", assure-t-il.

Lui-même se sent désormais très proche de son pays d'adoption, notamment en raison de l'histoire intime qui relie la Galice à la Suisse, terre d'accueil de milliers de Galiciens ayant fui la dictature franquiste. "J'ai beaucoup d'amis qui ont de la famille en Suisse. Il n'y a qu'à voir le nombre de 'centro galego' (réd: centre galicien) où la communauté se réunit."

Mais en Californie, sa communauté, c'est le staff de l'équipe de Suisse, qui se réunit chaque jour dès potron-minet pour un meeting de coordination censé structurer la journée de la sélection. Un rituel matinal qu'Eduardo Parra Garcia espère interrompre une seule fois, mais pas tout de suite: "Ces réunions me manqueront à partir du 20 juillet. Parce que ce jour-là, j'espère que nous serons en train de faire la fête." Vous avez dit ambitieux ?

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Washington accuse Baidu et BYD de travailler avec l'armée chinoise

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Le Pentagone accuse le constructeur automobile chinois BYD de travailler avec l'armée chinoise (archives). (© KEYSTONE/AP/MARTIN MEISSNER)

Le ministère américain de la défense a ajouté lundi les géants chinois Alibaba (commerce en ligne), Baidu (moteur de recherche) et BYD (voitures électriques) à sa liste des entreprises travaillant, selon lui, avec l'armée chinoise.

Cette désignation, annoncée moins d'un mois après la visite du président américain Donald Trump en Chine, a peu de conséquences immédiates, mais pourrait limiter les liens économiques d'acteurs américains, publics ou privés, avec ces entreprises.

L'annonce risque de compliquer les relations diplomatiques et commerciales entre les deux plus grosses économies de la planète, alors que le président chinois Xi Jinping a été invité à Washington en septembre.

La liste dévoilée lundi est très proche d'une précédente version très brièvement publiée en février. Deux entreprises chinoises de puces informatiques y sont désormais présentes.

"Un avertissement"

Elle "constitue un avertissement pour les entreprises américaines, les pouvoirs publics et la population américaine", a estimé dans un communiqué John Moolenaar, député républicain responsable d'une commission parlementaire spéciale sur la Chine.

L'élu exhorte les entreprises américaines à "cesser de faire des affaires" avec ces groupes qui "menacent notre sécurité nationale".

Cette liste contient aussi des firmes chinoises impliquées dans le développement de l'intelligence artificielle (IA), dont Alibaba, Baidu et Tencent, cette dernière ayant été ajoutée précédemment sur la liste.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Ukraine: quatre morts dans une attaque russe près de Kharkiv

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Les frappes russes font quasiment chaque jour des morts et des blessés dans des zones résidentielles en Ukraine. (© KEYSTONE/AP)

Des bombardements russes sur la région de Kharkiv, en Ukraine, ont fait quatre morts et une quinzaine de blessés, ont annoncé tôt mardi les autorités locales. Les frappes russes font quasiment chaque jour des morts dans des zones résidentielles en Ukraine.

A Tchouhouïv, une "attaque ennemie" a tué trois femmes de 22, 56 et 70 ans ainsi qu'un homme de 56 ans, a indiqué le gouverneur militaire de la région, Oleg Synegubov. A Kharkiv même, les frappes ont fait 15 blessés, a ajouté cette source.

Les bombardements russes font quasiment chaque jour des morts et des blessés dans des zones résidentielles en Ukraine. Kiev réplique en frappant régulièrement des cibles en zone occupée, mais également en territoire russe.

Depuis l'invasion russe massive de l'Ukraine, lancée en février 2022, au moins 15'850 civils ont été tués et 44'800 blessés dans ce pays, selon le dernier décompte de l'ONU établi en avril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'armée israélienne a intercepté une "cible aérienne" du Yémen

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L'interception a eu lieu dans la région d'Eilat (archives). (© KEYSTONE/EPA/ALAA BADARNEH)

L'armée israélienne a annoncé tôt mardi avoir intercepté dans le sud du pays une "cible aérienne suspecte en provenance du Yémen". Elle n'a pas fait état de blessés.

"L'incident est clos. Aucun blessé n'a été signalé", a indiqué l'armée, précisant que l'interception avait eu lieu dans la région d'Eilat.

Cette annonce est intervenue moins de 24 heures après que les rebelles houthis installés au Yémen et alliés de l'Iran aient revendiqué une attaque contre Israël et décrété une interdiction de navigation israélienne en mer Rouge, autre voie maritime stratégique.

Fin des frappes réciproques

Après 100 jours de guerre et l'entrée en vigueur le 8 avril d'un fragile cessez-le-feu, les explosions et alertes ont de nouveau retenti à Téhéran ou Tel-Aviv dimanche et lundi.

Depuis dimanche soir, l'Iran a tiré une trentaine de missiles contre Israël, selon un responsable militaire israélien, en réponse à une frappe israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, dans laquelle deux personnes sont mortes et 20 ont été blessées.

Les attaques ont fait 15 blessés en Iran, selon le chef de l'organisation nationale des urgences.

L'Iran a d'abord annoncé lundi l'arrêt de son opération militaire contre Israël, à la suite d'un message du président américain, Donald Trump, exhortant les deux pays à cesser "immédiatement" les hostilités. "A l'heure actuelle, les hostilités sur ce front ont cessé", a ensuite confirmé le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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