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International

Un pays divisé commémore le coup d'Etat du général Pinochet

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Les cérémonies du 50e anniversaire du coup d'Etat du général Pinochet se sont terminées avec une veillée aux chandelles. (© KEYSTONE/AP/Esteban Felix)

Le Chili a clos lundi par une veillée aux chandelles les cérémonies du 50e anniversaire du coup d'Etat militaire d'Augusto Pinochet et la chute du gouvernement de Salvador Allende. Ce sur fond de divisions sociale et politique sur l'héritage de sa propre histoire.

Depuis le Palais de La Moneda, bombardé par l'armée de l'air chilienne le 11 septembre 1973, Gabriel Boric a présidé aux commémorations, placées sous le slogan "Démocratie toujours", en présence de chefs d'Etat actuels ou anciens d'Amérique latine.

"Quelle que soit la couleur du régime qui viole les droits de l'Homme, qu'il soit rouge, bleu ou noir, les droits de l'Homme doivent toujours être respectés et leur violation condamnée sans aucune nuance", a lancé le président Boric. "Le coup d'Etat" du général Pinochet "est indissociable de ce qui s'en est suivi, les droits de l'Homme ont été violés dès le début", a ajouté le dirigeant de gauche de 37 ans, premier président du Chili à être né après le coup d'Etat militaire.

La voix sanglotante, la sénatrice socialiste Isabel Allende, fille du président défunt qui s'est suicidé ce jour-là, a ému l'assistance en contant sa journée du 11 septembre 1973. Face à elle, au premier rang, Maya Fernandez, ministre de la Défense et petite-fille de Salvador Allende.

"Aujourd'hui, alors que la démocratie dans le monde est confrontée à de nouvelles menaces autoritaires, il est plus que jamais nécessaire de renouveler l'engagement de chacun d'entre nous en faveur de la démocratie", a-t-elle dit. Une minute de silence a été respectée à 11h52, l'heure où La Moneda a été bombardée, ouvrant la voie à 17 années de dictature durant laquelle 1747 personnes ont été tuées et 1469 ont disparu.

Mais un demi-siècle plus tard, le Chili est toujours divisé sur le sens à donner à cette commémoration. Selon une récente enquête réalisée par l'institut Activa Research, 40% des Chiliens estiment qu'Allende est responsable d'avoir conduit le Chili vers le coup d'Etat, tandis que 50% abhorrent le régime imposé par le général. Par ailleurs, dans un pays où 79% des 20 millions d'habitants sont nés après 1973 et où la principale préoccupation reste l'économie et l'insécurité, ces commémorations suscitent peu d'intérêt.

"L'histoire jugera"

Les héritiers politiques du président Allende gouvernent aujourd'hui, mais le Parti républicain, parti d'extrême droite ouvertement nostalgique de Pinochet, est arrivé en tête en mai de l'élection du Conseil chargé de rédiger une nouvelle Constitution, censée amender celle rédigée sous la dictature (1973-1990).

L'UDI, un autre parti d'extrême droite, a publié en début de journée un communiqué affirmant que le renversement d'Allende était "devenu inévitable" en raison de la "situation extrême" dans laquelle se trouvait le pays. "Bien sûr qu'il y avait une autre alternative", a répondu lors de son discours M. Boric, forçant les applaudissements des proches des disparus et des personnalités présentes.

Aucun représentant de l'opposition de droite n'a assisté à la cérémonie à La Moneda ni ne s'est joint à l'engagement de "défendre la démocratie contre les menaces autoritaires" promu par le président. "C'est très douloureux. L'histoire jugera", a réagit Isabel Allende, déplorant les "reculs" constatés selon elle au cours de ces commémorations.

"Transparente"

A Washington, pressé pour savoir si les Etats-Unis présenteraient des excuses officielles pour avoir soutenu le coup d'Etat en 1973, le porte-parole du département d'Etat, Matthew Miller, a répondu ne pas vouloir "parler avec ce niveau de spécificité d'événements qui se sont produits sous une administration précédente il y a 50 ans".

Il a souligné que l'administration Biden "s'est efforcée d'être transparente sur le rôle des Etats-Unis dans ce chapitre de l'histoire chilienne en déclassifiant récemment des documents datant de 1973, comme le gouvernement chilien nous l'avait demandé". Dans la nuit de lundi, une veillée aux chandelles a drainé des milliers de personnes au stade de Santiago qui avait été converti en centre de détention et de torture pendant la dictature.

Aux portes de la ville, des manifestants ont également empêché le passage de véhicules. Un caméraman d'une chaîne de télévision locale a notamment reçu une balle au visage lors de ces troubles, et un policier a été blessé. Leur pronostic vital n'est toutefois pas engagé, ont indiqué les autorités. Sans avoir jamais mis les pieds dans une prison et encore moins dans un tribunal, Augusto Pinochet est mort d'une crise cardiaque en 2006 à l'âge de 91 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Microsoft et OpenAI avancent sur l'IA malgré les controverses

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Le CEO de OpenAI, Sam Altman. (© KEYSTONE/AP/MARKUS SCHREIBER)

Sam Altman, le patron d'OpenAI, s'est félicité mardi des progrès accomplis dans l'intelligence artificielle (IA) lors de la conférence annuelle de son principal investisseur, Microsoft. Les deux entreprises avancent à très grande vitesse malgré les polémiques.

"J'ai été très surpris par à quel point j'aime le nouveau mode vocal", a confié Sam Altman, tout sourire, à Kevin Scott, le directeur technologique de Microsoft, lors d'une interview surprise sur scène.

Le "mode vocal" de ChatGPT, dévoilé la semaine dernière, vient pourtant de causer une controverse majeure à la start-up star de la Silicon Valley, qui a lancé la révolution de l'IA générative.

Accusé d'avoir copié la voix de Scarlett Johansson pour le tout nouveau mode vocal de l'assistant d'IA, Sam Altman vient en effet de présenter des excuses et d'annoncer la suspension de Sky, la voix en question, générée par l'IA.

Après les annonces flamboyantes de son partenaire OpenAI et de son rival Google, et bien avant celles très attendues d'Apple en juin, ce devait être au tour de Microsoft cette semaine d'étaler ses innovations dans l'IA.

"Nous sommes le leader de l'industrie dans l'IA", a assuré Frank Shaw, directeur de la communication, dans un billet de blog résumant les annonces du groupe informatique.

Le fabricant de Windows a dévoilé lundi les PC "Copilot+", des nouveaux ordinateurs où son interface d'IA Copilot et d'autres outils sont intégrés par défaut pour aider l'utilisateur dans toutes ses tâches, des emails aux réunions professionnelles et aux projets personnels.

Copilot repose sur GPT-4, le modèle d'IA générative d'OpenAI, et va graduellement passer à GPT-4o, le modèle multimodal présenté par la start-up, qui comporte, entre autres, le fameux mode vocal.

Une évolution trop rapide

Et pendant que de nombreux observateurs et élus s'inquiètent de la vitesse ultra rapide à laquelle les géants de la tech déploient leurs nouveaux outils de plus en plus humanisés, les groupes se félicitent d'aller toujours plus loin, et ne manquent jamais de rappeler que "ce n'est que le début".

De GPT-3.5 à GPT-4, "le modèle est devenu plus solide, plus sûr, plus utile, parce qu'il est devenu plus intelligent et parce que nous avons beaucoup travaillé pour ajouter des fonctionnalités de sécurité", a souligné Sam Altman. Et à l'avenir, "les modèles vont devenir encore plus intelligents", a-t-il promis, assurant que "c'est ce qui compte le plus".

La semaine dernière, OpenAI a reconnu avoir dissous son équipe dont la mission était d'encadrer les éventuels dangers à long terme d'une IA trop intelligente. L'annonce avait été marquée par le départ d'un des cofondateurs de l'entreprise, Ilya Sutskever, ainsi que du responsable de l'équipe, Jan Leike.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Plus de la moitié des mangroves menacées d'extinction d'ici 2050

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Des millions de personnes dépendent des écosystèmes de mangroves dans différents pays. (© KEYSTONE/AP/MAHMUD HOSSAIN OPU)

Plus de la moitié des écosystèmes de mangroves sont menacés d'extinction d'ici 2050. Leur maintien peut contribuer à la lutte contre le changement climatique, a affirmé mercredi l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

L'organisation a évalué pour la première ces écosystèmes dans sa liste rouge. Selon elle, près de 20% des mangroves sont en danger ou même en grave danger.

Elles sont exposées à la déforestation, aux activités économiques ou encore à la pollution. Mais la menace la plus importante est liée à la montée du niveau des océans et l'augmentation des tempêtes en raison du changement climatique. Celui-ci pourrait affecter de son côté un tiers de ces écosystèmes.

Cette évaluation va "nous aider à oeuvrer tous pour rétablir les mangroves que nous avons perdues et protéger celles que nous avons encore", affirme la nouvelle directrice générale de l'UICN, Grethel Aguilar. Des millions de personnes dans des communautés vulnérables dans le monde dépendent de celles-ci, ajoute-t-elle également. Elles sont protégées davantage contre certaines situations météorologiques extrêmes.

Sans amélioration d'ici 2050, huit milliards de tonnes de CO2 capturé pourraient être perdues. Le coût pour la société pourrait s'approcher de 340 milliards de dollars. Plus de 16 millions de jours de pêche pourraient également être éliminés. Et 2,1 millions de personnes perdraient leur protection face aux inondations. Le coût attiendra sur cette question environ 33 milliards de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Claudio Ranieri prend sa retraite

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Claudio Ranieri met pour de bon fin à sa carrière de coach (© KEYSTONE/EPA/FABIO MURRU)

Après presque 40 ans dans la peau d'un entraîneur, Claudio Ranieri se retire du monde du football. L'Italien de 73 ans quitte son poste à Cagliari à la fin de cette saison.

En janvier 2023, un peu plus d'un an après son licenciement de Watford, Ranieri était revenu sur scène en devenant entraîneur de Cagliari. Avec le club sarde, il a fêté la promotion en Serie A et dimanche dernier, l'équipe a assuré son maintien dans l'élite.

Ranieri a donc annoncé avant le dernier match de la saison, jeudi contre la Fiorentina, qu'il renonçait à poursuivre l'aventure malgré un contrat encore valable. Il restera comme l'homme qui avait conduit Leicester City au titre de champion d'Angleterre en 2016, à la surprise générale.

Le Cagliari Calcio fait ses adieux à son entraîneur sur le site Internet du club avec ces mots: "Per sempre grati, Mister !" Toujours reconnaissant, Mister.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

L'Autriche sans son capitaine David Alaba à l'Euro

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David Alaba est bel et bien forfait pour l'Euro (© KEYSTONE/AP/JOSE BRETON)

L'Autriche, premier adversaire de la France à l'Euro 2024 (14 juin-14 juillet), sera privée de son capitaine David Alaba.

Blessé, le défenseur du Real Madrid ne figure pas dans la liste de 29 joueurs présentée mardi par le sélectionneur Ralf Rangnick.

Victime d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche en décembre avec son club, Alaba est insuffisamment remis et doit renoncer à l'Euro. Mais le capitaine de l'Autriche sera présent lors de la préparation au tournoi avec ses coéquipiers.

"C'est naturellement très dommage qu'il ne soit pas disponible comme joueur. J'ai échangé avec lui ces dernières semaines, et il a martelé que c'était son grand souhait d'être malgré tout avec nous", a expliqué Ralf Rangnick. Le joueur rejoindra donc la sélection de l'Autriche "le 4 ou le 5 juin", a précisé le sélectionneur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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