International
Une grève agite la diplomatie française, une première depuis 20 ans
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"Fatigués", "en manque de considération", voire "en colère", de nombreux diplomates français ont répondu jeudi à un appel inédit à la grève pour protester contre des réformes mettant en danger, selon eux, l'efficacité et le prestige de la diplomatie française.
Le mouvement, rarissime dans une maison traditionnellement discrète et peu portée sur la contestation, a été lancé par six syndicats et un collectif de 500 jeunes diplomates.
Plusieurs dizaines d'entre eux se sont même réunis jeudi devant leur prestigieux ministère, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "diplo en extinction", "service public en danger", "diplomates en grève"...
Après une série de réformes, celle de la haute fonction publique, qui aura des conséquences sur les carrières diplomatiques, a été la goutte d'eau faisant déborder le vase.
Voulue par Emmanuel Macron, notamment pour mettre fin aux "castes administratives", la réforme programme la "mise en extinction" d'ici à 2023 des deux corps historiques de la diplomatie, crée un nouveau corps de l'État et prévoit que les hauts fonctionnaires ne seront plus rattachés à une administration spécifique et pourront en changer en cours de carrière.
3e réseau mondial
Les grévistes estiment ne pas être "interchangeables" et craignent la fin de la professionnalisation de la diplomatie française, troisième réseau mondial derrière les États-Unis et la Chine.
"On ne devient pas diplomate du jour au lendemain", insiste l'ambassadeur Marcel Escure, 35 ans de maison, l'un des rares à donner son nom lors du rassemblement devant le ministère, quai d'Orsay à Paris.
Mais la grogne montait depuis plusieurs années : "L'empilement des réformes, la baisse continue des moyens, aboutit à une fatigue et un désarroi des personnels", explique le diplomate et syndicaliste de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), Olivier Da Silva.
"On a une charge de travail extrêmement importante, on ne compte pas nos heures, car on est très, très fier de faire ce métier. Mais il y a un sentiment de malaise, on a l'impression de ne pas être suffisamment écouté", résume Jean-Baptiste, rédacteur de 28 ans à la direction ONU.
Un discours repris par d'autres jeunes diplomates - invoquant leur devoir de réserve pour rester anonymes - ayant beaucoup investi pour apprendre le turc ou le chinois, ou travaillant "nuit et jour" sur la zone Ukraine-Russie.
Mouvement sur twitter
Fait inédit, de nombreux diplomates de haut rang, ambassadeurs, directeurs de régions, affichent depuis plusieurs jours sur Twitter leur soutien au mouvement, sous le hashtag #diplo2métier.
Certains, comme les ambassadrices du Koweit Claire Le Flécher ou d'Oman Véronique Aulagnon, annoncent qu'ils feront grève. D'autres, comme le directeur des affaires politiques du ministère, Philippe Errera, retweetent une tribune récemment publiée par le collectif des jeunes diplomates.
Les ambassadeurs et agents consulaires disposent du droit de grève mais "naturellement, on ne menacera jamais la protection de nos compatriotes et de nos intérêts. On appelle à cesser le travail dès l'instant où ça ne menace pas la continuité de la défense de nos intérêts", précise M. Da Silva.
"Rien qu'une grève est déjà un événement en soi", ajoute-t-il, évoquant un "cri d'alarme". "Notre ministère est abîmé, il faut le réparer". Les syndicats et le collectif réclament l'organisation d'assises de la diplomatie.
La précédente grève au Quai d'Orsay date de 2003.
Le ministère, où vient d'arriver Catherine Colonna, diplomate de carrière dont la nomination a été interprétée comme un "message" d'apaisement à l'endroit des personnels, assure avoir "noué un dialogue social de qualité" avec toutes les organisations syndicales.
"L'inquiétude est réelle, les personnels sont fatigués", reconnaît-on cependant de source proche du dossier, soulignant que le mouvement social intervient dans un "contexte très difficile" : plus de deux années de Covid, successions de crises, des évacuations de Kaboul après la victoire talibane en août 2021 en passant par la guerre en Ukraine, les expulsions de diplomates par la Russie, la crise avec le Mali...
Environ 13'500 agents (titulaires, contractuels, recrutements locaux...) sont employés par le ministère des Affaires étrangères, selon des chiffres officiels.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
La Suisse punie pour son entrée en lice
La Suisse a trébuché pour son entrée en lice à la Coupe du monde 2026. Incapable de se mettre à l'abri après un penalty de Breel Embolo, elle a concédé le match nul en toute fin de match samedi (1-1).
Un point bien décevant. Voilà ce que la Suisse a récolté pour son premier match du Mondial nord-américain à Santa Clara. La faute à un but tardif de Boualem Khoukhi tombé à deux minutes du coup de sifflet final. Le capitaine du Qatar a dominé au duel l'entrant Miro Muheim pour égaliser de la tête. La Suisse a été punie, car elle aurait pu, et dû, faire la différence après l'ouverture du score de Breel Embolo.
Une première erreur d'Akanji
Il avait déjà fallu un Gregor Kobel très attentif pour éviter à la Suisse une mauvaise surprise en début de match. Dès la 2e minute, le successeur de Yann Sommer a sauvé la mise à Manuel Akanji, coupable d'un bien pauvre contrôle, en bloquant la tentative d'Edmilson Junior... avec ses fesses.
Cette grosse occasion a servi d'avertissement à la troupe de Murat Yakin, qui évoluait finalement en 4-3-3, avec Michel Aebischer - préféré à Johan Manzambi - et Denis Zakaria au poste d'arrière-droit. Le Genevois de Monaco a semblé bien plus à l'aise à ce poste qu'il ne l'avait été en mars face à l'Allemagne.
C'est d'ailleurs à la suite d'un centre de "Zak" qu'est survenue l'ouverture du score de la Suisse. Après trois opportunités manquées de Dan Ndoye (6e, 10e, 12e), Zakaria a trouvé Breel Embolo, lequel a subtilement dévié le ballon pour un Remo Freuler à la limite du hors-jeu. Fauché par le gardien qatarien Mahmoud Abunada, Freuler s'est écroulé et l'arbitre n'a pas hésité à désigner le point de penalty.
Embolo rejoint Seferovic
C'est Embolo, de retour au jeu après ses soucis de visa, qui a ensuite transformé sereinement l'offrande, en prenant à contre-pied Abunada. Il a ainsi marqué son troisième but en Coupe du monde, son 25e sous le maillot suisse, pour rejoindre Adrian Knupp et Haris Seferovic au classement des meilleurs buteurs de la sélection.
Ultra-dominatrice dans son maillot vert pomme, la Suisse n'a toutefois pas réussi à se mettre à l'abri avant la pause. Zakaria (21e), Aebischer (41e, 45e+6), Vargas (45e+3) et Ndoye, encore lui (45e), ont tous été proches du 2-0 mais n'ont pas trouvé la faille.
Granit Xhaka a, lui aussi, pris sa chance de loin après le thé. Son tir flirtant avec la barre transversale (49e) a longtemps été le seul frisson d'une seconde période moins aboutie de la part des Suisses.
Vargas déçoit
Les introductions de Fabian Rieder (pour Aebischer) et Johan Manzambi (pour Ndoye) à la 66e leur ont bien redonné un peu d'allant, le second lançant Embolo dans le bon tempo pour une autre occasion manquée (76e). Quelques instants plus tôt, Vargas, le Suisse le plus décevant samedi, avait lui aussi perdu son face-à-face avec Abunada.
Incapable de se mettre à l'abri, la Suisse a d'abord controlé son avantage en fin de match. Mais elle s'est ensuite fait plusieurs frayeurs sur les contre-attaques du Qatar, avant la punition de Khoukhi (90e+4).
Murat Yakin va désormais devoir remobiliser ses troupes après ce faux-pas. La Suisse est évidemment toujours en course pour rallier la phase à élimination directe. Mais elle aura désormais une grosse pression sur les épaules jeudi à Los Angeles face à la Bosnie.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Football
Avec Brésil-Maroc, les choses sérieuses commencent
Après deux journées inaugurales et des affiches de second rang, place au choc le plus attendu du premier tour entre le Maroc, demi-finaliste en 2022 et le Brésil en quête d'une sixième étoile.
C'est à 18h (minuit en Suisse) à East Rutherford dans le New Jersey que commencera ce match piégeux pour la Seleçao, qui n'a plus soulevé le trophée suprême de la planète football depuis 24 ans. Face à elle, les Marocains d'Achraf Hakimi arrivent gonflés à bloc avec leur titre de champion d'Afrique raflé sur tapis vert.
Pour mettre fin à sa traversée du désert, le Brésil a choisi d'enrôler l'un des plus grands entraîneurs de l'histoire, l'Italien Carlo Ancelotti, qui n'a plus rien à prouver en club mais fera à 67 ans ses grands débuts comme sélectionneur en Coupe du monde.
Il a cédé à la pression populaire en rappelant Neymar, mais l'icône est blessée. Et en dépit des Vinicius Jr et autres Raphinha, la Seleçao s'est montrée irrégulière sur la route du Mondial. "Nous avons une équipe qui peut rivaliser avec toutes les équipes du monde, nous en sommes convaincus", a-t-il dit en conférence de presse, affichant son optimisme.
Dans un même élan, Vinicius Jr a prévenu: "Nous sommes ici pour écrire l'histoire, remettre le Brésil au plus haut niveau".
C'est une affiche de prestige, mais avec un enjeu encore limité. Dans un tournoi à 48 équipes où la plupart des troisièmes de groupe se qualifieront pour les 16es de finale, on voit mal le Brésil et le Maroc passer à la trappe. Car dans leur groupe C, ils croiseront ensuite Haïti et l'Ecosse, opposés samedi soir à Boston.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
James Harden arrêté au Texas pour port d'arme illégal
La star de la NBA James Harden a été arrêtée pour port d'arme illégal samedi à Houston, au Texas, a-t-on appris de source judiciaire.
L'ancien MVP, qui joue actuellement pour les Cleveland Cavaliers, a été interpellé à 03h41 après la découverte d'une arme de poing dans son véhicule.
Harden a confirmé que l'arme, qui n'était pas dissimulée, lui appartenait. Il a été placé en détention puis remis en liberté contre une caution de 100 dollars. Il doit comparaître devant un tribunal le 22 juin.
Cleveland a recruté Harden en février. À 37 ans, il a contribué au bon parcours des Cavs en play-offs jusqu'en finale de la Conférence Est, en marquant 19,2 points de moyenne par match.
Drafté en troisième position en 2009 par Oklahoma City, ce gros scoreur a ensuite vécu ses meilleures années aux Houston Rockets avec lesquels il a été MVP en 2018.
Onze fois All-Star, le joueur à la célèbre barbe a aussi porté le maillot des Brooklyn Nets, des Philadelphie 76ers et des Los Angeles Clippers. Il a été champion olympique avec les États-Unis à Londres en 2012 et champion du monde en 2014.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Manifestation de l'extrême droite à Rome pour la "remigration"
Environ trois mille militants d'extrême droite venus de toute l'Italie ont manifesté samedi à Rome. Ils ont réclamé la "remigration" des immigrés vers leurs pays d'origine, pendant que l'ex-général Roberto Vannacci constituait son parti "Futuro Nazionale".
"Les immigrés peuvent rester s'ils acceptent nos règles de coexistence, sinon, ils doivent retourner dans leurs pays d'origine", a déclaré à l'AFP Susanna Rubei, une femme au foyer: "Cela vaut en particulier pour ceux qui commettent des crimes et sont pris la main dans le sac une, deux, trois ou quatre fois".
"Nous voulons mettre les immigrés illégaux dehors, les expulser, parce qu'ils ne devraient pas être ici", a lancé Luca Marsella, porte-parole du groupuscule néofasciste Casapound.
"Ce sont eux qui violent nos femmes. Ce sont eux qui agressent nos personnes âgées. Et comme nous ne sommes pas politiquement corrects, nous dirons que nous voulons aussi renvoyer chez eux les immigrés légaux, ceux qui, clairement, ne se sont pas assimilés ni intégrés", a poursuivi Luca Marsella.
Nouveau parti
Dans la journée de samedi, à quelques mètres de là, le député européen Roberto Vannacci avait organisé l'assemblée constituante de son nouveau parti, Futuro Nazionale (FN).
Près d'un an avant les élections législatives de 2027, ce député européen et ex-membre de La Ligue veut se positionner à droite de la coalition ultraconservatrice de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, auquel s'est joint son ancien parti.
"Ou vous êtes avec nous, gardiens de la citoyenneté et du souverainisme, ou vous êtes avec (la présidente de la Commission européenne) Von der Leyen, (l'ancien président du Conseil) Mario Draghi et le globalisme", a lancé Roberto Vannacci devant son public, après avoir multiplié les attaques contre les partis de centre droite.
Il s'est également posé en victime des médias, prévenant les "chauves" et les "tatoués" parmi ses militants de se méfier des caméras à la recherche de propos extrémistes, aux alentours de ce congrès interdit aux médias mais diffusé en ligne.
"Selon moi, en ce moment, personne de doit entrer en Italie", a lancé ensuite Roberto Vannacci lors d'une conférence de presse, interrogé sur le concept de "remigration".
Fondé en février, son parti compte déjà huit députés.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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