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Pékin agite le spectre de la "Guerre froide"

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Wang Yi, ministre chinois des affaires étrangères, durant une visioconférence de presse ce dimanche 24 mai 2020. (AP Photo/Ken Moritsugu)
Un avertissement sans ménagement: les critiques américaines sur sa gestion du coronavirus poussent la Chine "au bord d'une nouvelle Guerre froide" avec les Etats-Unis, a prévenu dimanche le chef d'une diplomatie chinoise bien décidée à "répliquer" à ses détracteurs.

Depuis des semaines, l'administration Trump accuse Pékin d'avoir tardé à communiquer des données cruciales sur l'épidémie, apparue fin 2019 dans la ville de Wuhan (centre), et d'avoir ainsi facilité sa propagation. Le président américain a évoqué la possibilité de demander à Pékin de payer des milliards de dollars de réparations.

"Outre la dévastation causée par le nouveau coronavirus, un virus politique se propage aux Etats-Unis" a rétorqué devant la presse le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, sans toutefois nommer Donald Trump.

Tensions poussées au paroxysme

Les deux pays étaient déjà à couteaux tirés depuis deux ans avec la guerre commerciale lancée par Washington, qui pénalise le commerce international. Mais la pandémie de coronavirus a poussé la tension entre les deux puissances à des sommets. Au point que Donald Trump a menacé de couper "toute relation" avec Pékin.

Avec cette crise, "certaines forces politiques américaines prennent en otage les relations entre la Chine et les Etats-Unis et poussent nos deux pays au bord d'une nouvelle Guerre froide", a fustigé Wang Yi. "Ce virus politique saisit toutes les occasions pour attaquer et diffamer la Chine", a-t-il dénoncé en marge de la session annuelle du Parlement chinois.

Mercredi, Donald Trump est monté d'un ton dans sa rhétorique en critiquant "l'incompétence" de Pékin, selon lui, responsable d'une "tuerie de masse mondiale".

"Cesser de perdre du temps"

La diplomatie chinoise, particulièrement certains de ses ambassadeurs, s'est montrée ces derniers mois plus agressive pour défendre la réponse du pays à l'épidémie. "Nous riposterons à chaque insulte", a promis le ministre chinois des Affaires étrangères, interrogé sur ce point.

Dans une pique à peine voilée, M. Wang a appelé Washington à "cesser de perdre du temps et de gaspiller des vies précieuses", au moment où les Etats-Unis, le pays le plus touché par la pandémie, s'apprêtent à franchir la barre des 100'000 morts.

"Le Covid-19 est l'ennemi commun de la Chine et des Etats-Unis" a souligné Wang Yi, affirmant que son pays avait expédié plus de 11 milliards de masques à l'Oncle Sam, sur un total de 56,8 milliards exportés dans le monde entier. "Ça fait 40 masques pour chaque Américain", a-t-il insisté.

Une enquête, mais sous conditions

Il s'est par ailleurs dit "prêt" pour une coopération internationale afin d'identifier la source du coronavirus. Mais le ministre s'est montré avare en détails. Il a revanche prévenu qu'une telle initiative devrait s'abstenir de toute "ingérence politique" et qu'elle devait être "menée par l'OMS", au moment où Washington presse pour l'ouverture d'une enquête internationale.

Lundi, le président chinois Xi Jinping s'était montré plus vague dans un message adressé à l'assemblée annuelle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il avait donné son feu vert à une "évaluation complète" de la réponse mondiale au nouveau coronavirus. Mais seulement une fois que l'épidémie aura été enrayée.

Washington dit soupçonner l'Institut de virologie de Wuhan d'avoir pu laisser le virus s'échapper d'un de ses laboratoires. Dans un entretien diffusé samedi soir à la télévision, la directrice de cet institut a démenti, tout en reconnaissant que son établissement possédait trois souches vivantes de coronavirus de chauve-souris - mais pas celui à l'origine du Covid-19.

"Comme tout le monde, nous ne savions pas que le virus existait" avant le signalement des premiers malades en décembre, a assuré Wang Yanyi. "Comment aurait-il donc pu s'échapper de notre laboratoire?", s'est-elle interrogée.

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International

Volkswagen, en quête de rentabilité, va réduire ses effectifs

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L'objectif de Volkswagen est de réduire de 20% les coûts salariaux hors activités de production. (archives) (© KEYSTONE/EPA/MARTIN DIVISEK)

Le premier constructeur européen Volkswagen a annoncé mercredi qu'il devra dans les années à venir supprimer des postes pour réduire ses coûts et améliorer sa rentabilité dans le cadre de sa transition laborieuse vers l'électromobilité.

"Au cours des prochaines années, nous devrons réduire nos effectifs de manière socialement responsable, en tirant parti autant que possible des dispositifs de retraite partielle et de préretraite", a déclaré le directeur des ressources humaines, Gunnar Kilian, cité dans un communiqué à l'issue d'une assemblée du personnel au siège de Volkswagen à Wolfsburg (centre).

L'objectif est de réduire de 20% les coûts salariaux hors activités de production, a-t-il ajouté.

"Nous ne parlons pas de 20% de personnel en moins", a précisé M. Kilian, sans chiffrer le nombre de suppressions de postes à venir.

"Il est évident qu'à l'avenir, nous devrons travailler avec moins de personnel dans de nombreux domaines chez Volkswagen", a ajouté Thomas Schäfer, le PDG de la marque éponyme Volkswagen.

Cette dernière est aussi la plus en difficulté et sera la plus affectée par la réorganisation à venir. Les discussions entre la direction et les représentants du personnel sont dans leur "phase finale", précise le communiqué.

En quête de rentabilité, Volkswagen a annoncé en juin un plan de transformation destiné à réaliser 10 milliards d'euros d'économies et une marge opérationnelle entre 9 et 11% d'ici 2030.

Le constructeur est sous pression de la concurrence de l'américain Tesla et des marques chinoises, qui grignotent ses parts de marché, notamment en Chine, son marché principal où il réalise 40% de ses ventes.

Situation critique

M. Schäfer a multiplié ces derniers mois les déclarations alarmantes sur la situation de sa marque.

"La situation est très critique. De nombreux marchés sont sous pression, nos commandes, en particulier pour les voitures électriques, sont inférieures à nos attentes", avait-il dit en novembre.

"Avec nos structures existantes, et nos coûts élevés, nous ne sommes plus compétitifs", avait-il ajouté, appelant les syndicats à accepter des mesures "de personnels" s'appliquant dès l'an prochain.

Le groupe souhaite également réduire le temps et les coûts de production, notamment en utilisant des plateformes communes à plusieurs modèles électriques.

L'amélioration des performances s'inscrit dans un contexte économique compliqué par l'inflation, les hausses de taux d'intérêt, une conjoncture morose en Chine, et des problèmes d'approvisionnement en composants depuis la pandémie.

Cet automne, Volkswagen a réduit la production sur plusieurs sites à cause de la baisse de la demande.

Le groupe a aussi décidé de renoncer à construire une usine supplémentaire à Wolfsburg, son siège et son berceau historique, d'où sortent notamment les Golf.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Plus de 500'000 signatures contre la pédopornographie dans l'UE

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L'ONG Justice Initiative dénonce la hausse "exponentielle" de la distribution de matériel pédopornographique sur la toile. Le nombre de signalisations est passé d'un million en 2010 à 32 millions l'an dernier (image symbolique). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Une pétition munie de plus de 540'000 signatures réclamant une meilleure protection des mineurs contre les abus sexuels en ligne a été déposée mercredi au Parlement européen à Bruxelles. Le texte a été initié par le Suisse Guido Fluri, lui-même un ancien enfant placé.

La pétition, qui avait été lancée en février dernier à Paris, exige un renforcement de la législation pour prévenir et combattre les abus sexuels en ligne sur des mineurs.

Les signatures ont été récoltées dans tous les pays de l'Union européenne (UE), a indiqué dans un communiqué Justice Initiative, l'ONG créée par l'homme d'affaires soleurois. Ce dernier s'est illustré en Suisse par son combat pour les réparations en faveur des victimes des mesures administratives de coercition infligées au siècle dernier.

La commissaire européenne aux affaires intérieures Ylva Johansson a parlé d'un "moment décisif", alors que le Parlement européen et le Conseil de l'UE s'apprêtent à décider du texte final de la proposition de loi. "Je vous exhorte à écouter la majorité silencieuse, à écouter les survivants (d'abus) et à soutenir ma proposition afin de protéger les enfants du pire crime que l'on puisse imaginer", a-t-elle déclaré, citée dans le communiqué.

"Protéger la prochaine génération"

L'importance d'une nouvelle loi a également été soulignée par l'eurodéputée belge Hilde Vautmans: "des centaines de milliers de personnes, parmi lesquelles des survivants et des groupes de protection de l'enfance, ont signé la pétition. Comme représentants du peuple, nous avons compris ce signal. Nous avons le mandat de protéger la prochaine génération".

La proposition fixe des règles visant à interdire la circulation d'images et de vidéos pédopornographiques et à éviter que des adultes n'approchent en ligne des enfants pour les abuser sexuellement. Avec cette loi, les plateformes devraient adopter des mesures pour prévenir les atteintes aux enfants et identifier, signaler ainsi que retirer les contenus pédopornographiques.

Le projet prévoit également la création d'un centre européen pour la prévention et la lutte contre les abus sexuels sur les mineurs. Basée à La Haye, cette instance aurait notamment pour mission de faciliter l'assistance aux victimes dans toute l'UE.

L'Europe "plaque tournante"

L'Europe est devenue "une plaque tournante" du trafic d'images de violence sexuelles sur Internet, dénonce l'ONG, qui exhorte l'UE à prendre une position de "leader" au niveau mondial dans la lutte contre ce phénomène.

L'organisation souligne la hausse "exponentielle" de la distribution de matériel pédopornographique sur la Toile. Le nombre de signalisations est passé d'un million en 2010 à 32 millions l'an dernier, dont 1,5 million dans l'UE. Des rapports indiquent que certaines entreprises actives en Europe font partie des principaux hébergeurs de ce type de matériel au niveau mondial.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Plus de 500'000 signatures contre la pédopornographie dans l'UE

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L'ONG Justice Initiative dénonce la hausse "exponentielle" de la distribution de matériel pédopornographique sur la toile. Le nombre de signalisations est passé d'un million en 2010 à 32 millions l'an dernier (image symbolique). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Une pétition munie de plus de 540'000 signatures réclamant une meilleure protection des mineurs contre les abus sexuels en ligne a été déposée mercredi au Parlement européen à Bruxelles. Le texte a été initié par le Suisse Guido Fluri, lui-même un ancien enfant placé.

La pétition, qui avait été lancée en février dernier à Paris, exige un renforcement de la législation pour prévenir et combattre les abus sexuels en ligne sur des mineurs.

Les signatures ont été récoltées dans tous les pays de l'Union européenne (UE), a indiqué dans un communiqué Justice Initiative, l'ONG créée par l'homme d'affaires soleurois. Ce dernier s'est illustré en Suisse par son combat pour les réparations en faveur des victimes des mesures administratives de coercition infligées au siècle dernier.

La commissaire européenne aux affaires intérieures Ylva Johansson a parlé d'un "moment décisif", alors que le Parlement européen et le Conseil de l'UE s'apprêtent à décider du texte final de la proposition de loi. "Je vous exhorte à écouter la majorité silencieuse, à écouter les survivants (d'abus) et à soutenir ma proposition afin de protéger les enfants du pire crime que l'on puisse imaginer", a-t-elle déclaré, citée dans le communiqué.

"Protéger la prochaine génération"

L'importance d'une nouvelle loi a également été soulignée par l'eurodéputée belge Hilde Vautmans: "des centaines de milliers de personnes, parmi lesquelles des survivants et des groupes de protection de l'enfance, ont signé la pétition. Comme représentants du peuple, nous avons compris ce signal. Nous avons le mandat de protéger la prochaine génération".

La proposition fixe des règles visant à interdire la circulation d'images et de vidéos pédopornographiques et à éviter que des adultes n'approchent en ligne des enfants pour les abuser sexuellement. Avec cette loi, les plateformes devraient adopter des mesures pour prévenir les atteintes aux enfants et identifier, signaler ainsi que retirer les contenus pédopornographiques.

Le projet prévoit également la création d'un centre européen pour la prévention et la lutte contre les abus sexuels sur les mineurs. Basée à La Haye, cette instance aurait notamment pour mission de faciliter l'assistance aux victimes dans toute l'UE.

L'Europe "plaque tournante"

L'Europe est devenue "une plaque tournante" du trafic d'images de violence sexuelles sur Internet, dénonce l'ONG, qui exhorte l'UE à prendre une position de "leader" au niveau mondial dans la lutte contre ce phénomène.

L'organisation souligne la hausse "exponentielle" de la distribution de matériel pédopornographique sur la Toile. Le nombre de signalisations est passé d'un million en 2010 à 32 millions l'an dernier, dont 1,5 million dans l'UE. Des rapports indiquent que certaines entreprises actives en Europe font partie des principaux hébergeurs de ce type de matériel au niveau mondial.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La chanteuse Taylor Swift personnalité de l'année du Time magazine

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Selon le Time Magazine, Taylor Swift "s'est engagée pour donner de la valeur aux rêves, aux sentiments et aux expériences des gens, en particulier des femmes, qui se sentaient négligées et régulièrement sous-estimées" (archives). (© KEYSTONE/AP/George Walker IV)

La chanteuse américaine Taylor Swift a été désignée personnalité de l'année 2023 du magazine américain Time mercredi. La star de la pop a secoué l'industrie de la musique avec une tournée au succès phénoménal.

"Une grande partie de ce que (Taylor) Swift a accompli en 2023 est incommensurable (...) Elle s'est engagée pour donner de la valeur aux rêves, aux sentiments et aux expériences des gens, en particulier des femmes, qui se sentaient négligées et régulièrement sous-estimées", a souligné le rédacteur en chef du magazine, Sam Jacobs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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