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Une première: l'Inde enverra des tigres au Cambodge

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La Cambodge, le Laos et le Vietnam ont perdu leur population autochtone de tigres. Seuls 23 tigres vivant à l'état sauvage ont été recensés en Birmanie. En Inde (photo), plus de 3600 tigres vivant à l'état sauvage ont été dénombrés, selon les statistiques du gouvernement, (© KEYSTONE/AP/SATYAJEET SINGH RATHORE)

L'Inde enverra cette année quatre tigres au Cambodge. Une première destinée à faire revivre la population de tigres du royaume d'Asie du Sud-Est, pratiquement éteinte, a annoncé jeudi l'ambassadrice indienne à Phnom Penh.

"Si le projet réussit, il s'agira du premier projet de transfert de tigres jamais réalisé dans le monde", selon l'ambassadrice, Devyani Khobragade. "C'est un projet historique", s'est-elle félicitée.

Aucun tigre n'a été repéré au Cambodge depuis 2007, lorsque le dernier individu a été filmé par une caméra piège. Les tigres d'Indochine, qui peuplaient jadis en grand nombre les forêts cambodgiennes, sont considérés depuis 2016 comme une sous-espèce "fonctionnellement éteinte", victime du braconnage selon les écologues.

Forêt de 90 hectares

Les nouveaux arrivants, un mâle et trois femelles, seront transférés dans un premier temps dans une forêt de 90 hectares située dans une réserve naturelle dans la jungle des Cardamomes (sud-est) pour qu'ils puissent s'acclimater à leur nouvel environnement avant d'être relâchés dans la nature.

En février, ont été installées plus de 400 caméras à un kilomètre d'intervalle dans la réserve des Montagnes des Cardamomes pour assurer le suivi de la faune sauvage, notamment des proies habituelles des tigres comme les cerfs et les sangliers.

Avant d'envoyer les quatre tigres au Cambodge, conformément à un accord signé en 2022, l'Inde veut s'assurer qu'il y a suffisamment de proies pour les fauves et aucune possibilité de braconnage, a déclaré l'ambassadrice.

Dès que les données concernant les proies sont disponibles et que la saison des moussons s'achève, "nous devrions avoir ces tigres", a assuré Mme Khobragade à la presse. Si tout se passe bien, leur arrivée pourrait "même avoir lieu avant novembre ou décembre", a-t-elle ajouté.

Les tigres porteront des émetteurs

Le ministère cambodgien de l'Environnement et l'ONG de défense de la nature Alliance de la Faune sauvage (WA) se sont déclarés convaincus que la zone d'accueil était prête pour les tigres.

"Il n'y a pas de pièges dans la zone centrale (où évolueront) les tigres, zéro, et cela promet de rester ainsi", a constaté la fondatrice et directrice de WA Suwanna Gauntlett.

Seize postes de gardes ont été mis en place autour de la zone, dont un poste d'observation pour surveiller les tigres, ainsi qu'un enclos, un tunnel pour les proies et un point d'eau, a-t-elle ajouté.

Les tigres porteront des émetteurs permettant de les localiser, pour la sécurité des animaux et des villageois, ont souligné des responsables.

Autres transferts envisagés

Si l'expérience s'avère concluante, d'autres tigres pourront être importés au Cambodge au cours des cinq prochaines années, selon des responsable du ministère de l'Environnement.

La Cambodge, le Laos et le Vietnam ont perdu leur population autochtone de tigres. Seuls 23 tigres vivant à l'état sauvage ont été recensés en Birmanie.

En Inde, plus de 3600 tigres vivant à l'état sauvage ont été dénombrés, selon les statistiques du gouvernement, un bon résultat dû à une politique intensive de conservation de l'espèce.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

C'est parti pour les JO de Milan - Cortina

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La délégation suisse à Livigno (© KEYSTONE/EPA/PETER KLAUNZER)

Les Jeux olympiques 2026 de Milan - Cortina ont été officiellement ouverts par le président italien Sergio Matarella. La cérémonie d'ouverture s'est tenue simultanément en plusieurs endroits.

Outre dans le stade de San Siro à Milan, des cérémonies ont aussi eu lieu à Cortina d'Ampezzo, Livigno et Predazzo, trois autres lieux de compétition pour ces JO "éclatés". Des athlètes ont défilé dans ces quatre villes. Pour la Suisse, ce sont la spécialiste de skicross Fanny Smith (à Livigno) et le hockeyeur Nino Niederreiter (à Milan) qui ont eu l'honneur de porter le drapeau rouge à croix blanche.

Deux vasques

Les deux vasques olympiques ont enfin été allumées peu avant 23h30 par les anciens skieurs Deborah Compagnoni et Alberto Tomba à Milan, et par Sofia Goggia, toujours active, à Cortina.

Cette interminable cérémonie a connu un petit moment sympathique avec l'arrivée devant San Siro du président de la République italienne dans un tram "conduit" par Valentino Rossi, la légende de la moto.

Bocelli a pris le relais de Pavarotti

Mariah Carey, chantant en italien, et Laura Pausini, qui a interprété l'hymne national, ont marqué la cérémonie. Celle-ci a célébré une culture italienne très classique et la paix. En interprétant l'air de "Nessun dorma" de Turandot, le ténor Andrea Bocelli a pris quant à lui le relais de la superstar Luciano Pavarotti. Avant son décès en 2007, Pavarotti avait réalisé sa dernière performance en public avec ce même air lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Turin 2006.

Les trois grands compositeurs italiens Giuseppe Verdi, Gioacchino Rossini e Giacomo Puccini ont été mis à l'honneur tout au long de la cérémonie, par des danseurs portant des masques à leur effigie. Ils ont notamment dansé sur l'hymne des Jeux "Milano Cortina", sur l'air de "Vamos a la playa", tube de 1983 du duo italien Righeira.

Message d'espoir

Des mannequins défilant en costume, aux couleurs de l'Italie, ont aussi rendu hommage au couturier milanais Giorgio Armani, décédé en septembre 2025. Charlize Theron, messagère de la paix de l'ONU et actrice primée aux Oscars, a ensuite récité un message d'espoir inspiré de Nelson Mandela.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Les Suissesses ont montré du caractère pour battre les Tchèques

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La Suisse a bien commencé son tournoi olympique à Milan (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'équipe de Suisse féminine a bien commencé son tournoi olympique vendredi contre la Tchéquie à Milan. Les joueuses à croix blanche ont battu la Tchéquie 4-3 tab.

A l'orgueil! Menées 3-1 à la 47e sur une réussite de Tereza Plosova, les joueuses de Colin Müller ont fait preuve de caractère pour revenir tout d'abord à 3-2 à la 50e sur un très joli but en power-play. Alina Müller a pu terminer une superbe triangulation initiée par Lara Stalder, prolongée par Ivana Wey et conclue par la joueuse de Boston. Ou quand les leaders suisses prennent le match en mains. Et à la 58e, un lancer de Lara Christen a trouvé son chemin dans le but tchèque pour le plus grand bonheur des Helvètes.

Comme rien n'a été marqué au cours de la prolongation, malgré quelques bonnes chances helvétiques, tout s'est joué aux tirs au but. Et à ce petit jeu, ce sont les Suissesses qui l'ont emporté au terme d'une longue séance. C'est Ivana Wey qui a inscrit le quatrième penalty décisif.

Avant cette issue favorable, les Tchéques avaient pourtant frappé les premières via Kaltounkova sur une erreur de la gardienne Saskia Maurer qui a tenté de mettre sa mitaine sur le puck, mais qui a été prise de vitesse par la Tchéque qui a juste pu pousser le puck au fond après 92 secondes de jeu. La collègue de Nicole Vallerio à New York est en outre la meilleure buteuse de PWHL, la ligue professionnelle nord-américaine.

C'est également sur une erreur adverse que la Suisse a pu égaliser. La défenseure Andrea Trnkova a vu sa relance interceptée par Laura Zimmermann qui a pu égaliser (8e). Mais les Helvètes n'ont pas su s'appuyer sur ce temps fort, puisqu'elles ont encaissé le 2-1 77 secondes après avoir nivelé la marque.

Les Suissesses ont été plus dominantes au cours de la période médiane, mais cette domination n'a pas eu d'effet au tableau d'affichage. En début de troisième tiers, les Suissesses ont subi et offert le 3-1 aux Tchèques en ne parvenant pas à sortir un puck du slot.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

L'UE demande à TikTok de changer son interface "addictive"

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La Commission européenne veut que TikTok change son interface "addictive" (image d'illustration) (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET)

La Commission européenne a demandé vendredi à l'application TikTok de changer son interface "addictive", accusée d'enfreindre la législation européenne sur le numérique, sous peine de s'exposer à de lourdes amendes.

Le réseau social, connu pour ses vidéos ultra-courtes très plébiscitées par les jeunes, a immédiatement contesté l'image "complètement fausse" donnée par Bruxelles de sa plateforme. Et promis de contester ses conclusions, "avec tous les moyens" à sa disposition.

L'UE, qui dispose de l'arsenal juridique le plus puissant au monde pour réguler le numérique, a ouvert une enquête sur TikTok il y a deux ans.

Dans ses conclusions préliminaires, elle pointe du doigt des "fonctionnalités addictives" qui "pourraient nuire au bien?être physique et mental" de ses utilisateurs, notamment des mineurs, incités à faire défiler les contenus et à consulter leurs téléphones de façon "compulsive", y compris la nuit.

Trois fonctionnalités, accusées d'être particulièrement "addictives", sont dans son viseur: - Le "scrolling", soit le défilement ininterrompu de contenus sur son application

- Le lancement automatique de vidéos

- L'envoi répété de notifications push

- "Protéger nos mineurs" -

"Il faut que TikTok agisse et change son interface en Europe afin de protéger nos mineurs", a exhorté la commissaire européenne chargée du numérique, Henna Virkkunen.

Sans quoi elle pourrait, à terme, s'exposer à une amende pouvant peser jusqu'à 6% de son chiffre d'affaires mondial annuel. "Ce n'est pas comme si TikTok ne reconnaissait pas du tout ce risque" addictif, a expliqué un responsable européen. D'après lui, TikTok mentionne bien le potentiel addictif de son application, "évalue ces risques".

Mais cela reste insuffisant au vu des lois européennes sur le numérique, a-t-il souligné. Ces mêmes règles qui sont régulièrement critiquées par l'administration Trump et les patrons des réseaux sociaux, Elon Musk en tête.

Restriction d'âge

Bruxelles reproche notamment à TikTok de ne pas tenir compte "d'indicateurs importants sur l'utilisation compulsive de l'application", comme le temps passé sur la plateforme par les enfants pendant la nuit.

Elle estime que les fonctionnalités de l'application pour limiter le temps d'écran sont trop "faciles à ignorer" et regrette que le contrôle parental nécessite trop d'étapes pour être mis en place.

L'UE a souligné que la plateforme s'était jusqu'ici montrée "très coopérative" avec ses enquêtes. La réaction de TikTok vendredi tranche avec ce constat.

Cette enquête de Bruxelles intervient alors même que plusieurs capitales européennes s'interrogent sur la possibilité d'interdire les réseaux sociaux pour les enfants ou jeunes adolescents.

L'Espagne et la France examinent des propositions en ce sens, provoquant de très vives réactions des patrons des grandes plateformes.

Lors d'une conférence de presse vendredi, la commissaire européenne Henna Virkkunen a estimé que l'objectif était surtout de rendre ces plateformes sûres pour tous les utilisateurs, enfants compris.

"Les réseaux sociaux devraient être conçus de manière à être si sûrs qu'il ne devrait pas être nécessaire d'imposer des restrictions d'âge aussi strictes", a-t-elle déclaré. TikTok est visé en parallèle par une autre enquête de l'UE concernant des accusations d'ingérence étrangère lors des élections présidentielles roumaines. Celle-ci est toujours en cours.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'Iran et les Etats-Unis vont "poursuivre les négociations"

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Le ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi juge que le premier round de négociations avec les Etats-Unis s'est déroulé dans une atmosphère positive (archives). (© KEYSTONE/AP/Vahid Salemi)

L'Iran et les Etats-Unis ont convenus de "poursuivre leurs négociations", a indiqué le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, à l'issue vendredi d'une première session de pourparlers tenue à Oman dans une atmosphère "très positive" selon lui.

Ces pourparlers indirects se tiennent alors qu'une importante force navale américaine a été déployée dans le Golfe, Donald Trump multipliant les menaces d'intervention militaire en Iran, après la répression sanglante par le pouvoir iranien de la vaste mobilisation de début janvier.

"Dans une atmosphère très positive, nos idées ont été échangées et les points de vue de l'autre partie nous ont été présentés", a déclaré M. Araghchi à la télévision d'Etat iranienne. Il a ajouté que les deux parties étaient "convenues de poursuivre les négociations, mais que les modalités et le calendrier seraient décidés ultérieurement".

"La marche à suivre dépendra de nos consultations avec nos capitales", a-t-il affirmé, exprimant également l'espoir que Washington s'abstienne de "menaces et de pressions" afin que "les pourparlers puissent se poursuivre".

Question nucléaire

Il a encore indiqué, selon l'agence de presse officielle Irna, que les discussions se concentrent "exclusivement sur la question nucléaire". "Nous n'abordons aucun autre sujet avec les Américains", a-t-il dit.

Alors que Washington exige de discuter, outre du dossier nucléaire, du soutien de l'Iran à divers groupes armés hostiles à Israël et de son programme de missiles balistiques, Téhéran martèle ne vouloir aborder que le volet nucléaire, pour obtenir la levée des sanctions internationales qui asphyxient l'économie. Les Etats-Unis n'ont pas réagi dans l'immédiat à l'issue de ce premier cycle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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