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International

Vers une alliance des partis souverainistes au sein de l'UE

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Marine Le Pen arrive à Varsovie où elle participe à une rencontre d'une quinzaine de leaders de partis souverainistes européen dans le but de créer un grand groupe au Parlement. (© KEYSTONE/EPA/Andrzej Lange)

Une quinzaine de partis souverainistes d'extrême droite et conservateurs signataires en juillet d'une déclaration commune en vue d'une alliance se réunissent samedi à Varsovie pour débattre de leur vision de l'UE. La française Marine Le Pen est parmi eux.

Ces formations politiques sont actuellement scindées en deux groupes distincts. "On peut envisager avec optimisme dans les mois qui viennent le débouché si vous voulez de cette force politique" qui, si elle voit le jour, "sera la deuxième force au sein du parlement européen", a déclaré la candidate à l'élection présidentielle en France en avril prochain.

Outre Marine Le Pen et le chef de la Ligue italienne Matteo Salvini (absent toutefois à Varsovie), figuraient parmi les signataires de la déclaration de juillet le premier ministre et patron du Fidesz hongrois Viktor Orban, le chef du PiS Jaroslaw Kaczynski, le président de Vox en Espagne Santiago Abascal, et la cheffe de Fratelli d'Italia, Giorgia Meloni, attendus à Varsovie.

La liste complète des participants n'a pas pourtant été diffusée vendredi par les organisateurs.

Au Parlement européen, le RN et la Ligue appartiennent au groupe Identité et Démocratie (ID), tandis que Droit et Justice, Vox et Fratelli d'Italia sont dans le groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE). Le Fidesz, qui a divorcé en mars du groupe du Parti populaire européen (PPE), est lui à la recherche d'autres partenaires.

"C'est un travail de longue haleine de réussir à réunir l'ensemble des mouvements politiques. Ca prend du temps", a reconnu Mme Le Pen, pour qui la rencontre de Varsovie sera une "étape importante".

Les partis signataires de la déclaration en juillet ont insisté sur la nécessité d'une "réforme profonde" de l'UE, craignant la "création d'un super-Etat européen".

"Tournant historique"

Selon Ewa Marciniak, politologue de l'Académie polonaise des sciences, les participants tâcheront de "minimiser les différences entre eux", notamment leurs positions parfois divergentes face à Moscou, à l'avortement, au mouvement LGBT, ou leurs affiliations historiques, insistant sur "la volonté commune de retrouver les racines de l'UE, la pensée des pères fondateurs de l'UE".

Des experts polonais évoquent le contexte actuel de la rencontre, avec la création d'une nouvelle coalition gouvernementale en Allemagne, et la signature par Paris et Rome, la semaine dernière, d'un traité de coopération renforcée pour consolider une relation éprouvée ces dernières années, avec pour toile de fond la transition qui s'opère en Europe avec le départ d'Angela Merkel.

"Un des éléments du nouvel accord de coalition en Allemagne évoque la fédéralisation de l'UE", à l'opposé des souhaits des leaders souverainistes, rappelle Ewa Marciniak.

Vendredi, le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a considéré qu'il s'agit en ce moment d'un "tournant dans l'histoire de l'Europe, de l'Union européenne, des Etats membres souverains de l'UE".

"Soit (...) ensemble nous mettrons un barrage à l'usurpation qui concentre le pouvoir entre les mains des élites européennes (...), soit nous serons confrontés à l'extension des compétences (des institutions européennes, ndlr) et à la contraction de ce qu'est l'une des les meilleures inventions de l'humanité, c'est-à-dire des Etats souverains", a-t-il estimé lors d'une réunion d'experts.

Hongrie et Pologne menacées

De son côté, Katalin Novak, ministre hongroise de la Famille, a assuré que "l'objectif de Fidesz est de faire en sorte que les personnes nationalistes, pro-liberté, anti-immigration et respectueuses des valeurs familiales traditionnelles soient représentées aussi fortement que possible dans le processus décisionnel européen".

En octobre, Mme Le Pen a déjà rencontré MM. Morawiecki et Orban, pour dénoncer "l'asservissement" de l'UE et la "submersion migratoire".

La Pologne et la Hongrie sont menacées par un mécanisme de l'UE permettant de suspendre le versement de fonds européens en cas de violation des principes de l'Etat de droit, en raison de leurs démêlés récurrents avec Bruxelles sur le respect des valeurs jugées fondamentales au sein de l'Union européenne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Milan, surpris par La Spezia, manque le coche

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Un but de Gyasi (à droite) a assommé l'AC Milan à la 96e lundi (© KEYSTONE/AP/Luca Bruno)

L'AC Milan, assommé par La Spezia dans une fin de match folle (1-2), a raté l'occasion de prendre provisoirement la tête de la Serie A lundi.

Les Lombards voient par ailleurs revenir dans leurs roues Naples (3e), vainqueur à Bologne (2-0) lors de la 22e journée.

Battu sur un ultime contre du mal classé ligurien (16e) à la 6e minute du temps additionnel, l'AC Milan reste donc à deux points du leader, l'Inter Milan. Le club cher à Silvio Berlusconi ne compte plus que deux longueurs d'avance sur le Napoli.

Rafael Leao a pourtant permis aux Milanais de virer en tête à la pause grâce à un lob astucieux (46e), faisant oublier le penalty tiré à côté quelques secondes plus tôt par Théo Hernandez (45e). Mais les Lombards se sont ensuite endormis, punis par Kevin Agudelo (64e), qui a égalisé quelques instants après son entrée en jeu.

Dans le temps additionnel, l'arbitre a d'abord privé les Milanais d'un but de Junior Messias en oubliant de leur laisser l'avantage sur une faute, puis le poteau a sauvé La Spezia. Mais le plus cruel était à venir pour les Rossoneri: sur le dernier contre, Emmanuel Gyasi a jailli pour assommer Mike Maignan et San Siro (96e)!

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L'Obélisque de la Concorde se refait une beauté

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L'obélisque, offert à la France par le vice-roi d'Egypte Méhémet-Ali, fut érigé place de la Concorde le 25 octobre 1836 (archives). (© KEYSTONE/AP/LIONEL CIRONNEAU)

L'Obélisque de la Concorde, colonne de granit venue du temple de Louxor en Egypte et qui trône au centre de la célèbre place parisienne depuis 1836, sera restauré d'ici l'été. Ces travaux correspondent au bicentenaire du déchiffrage des hiéroglyphes par Champollion.

"Le plus vieux monument de Paris" (3300 ans), coiffé d'une petite pyramide recouverte de feuilles d'or depuis 1998, mesure 23 m de hauteur (30 m avec son piédestal) et pèse 222 tonnes. Il va être nettoyé de la pellicule de pollution qui s'est incrustée dans les symboles égyptiens sculptés dans la pierre, a indiqué lundi la ministre française de la Culture Roselyne Bachelot.

Le coût des travaux est d'un million d'euros. Il sera financé à 86% par la société spécialisée Kärcher, qui a déjà restauré la statue de la Liberté à New York et le Christ rédempteur à Rio de Janeiro.

Le chantier a débuté avec la pose d'un échafaudage permettant d'accéder à 15 niveaux sur toute la hauteur du monolithe en granit rose d'Assouan. Il devrait s'achever fin mai ou début juin.

Incroyable épopée

L'histoire de l'arrivée de l'obélisque à Paris relève d'une incroyable épopée. Offert à la France par le vice-roi d'Egypte Méhémet-Ali (1769-1849), avec son jumeau (qui restera au temple de Louxor), il a été hissé sur un bateau au profit d'une crue du Nil avant de parcourir des milliers de kilomètres et d'arriver sur les berges de la Seine sur une barge à fond plat, spécialement construite à Toulon.

Il fut érigé place de la Concorde le 25 octobre 1836 devant 200'000 personnes pour y remplacer un monument en l'honneur de Louis XVI, décapité au même endroit lors de la Révolution.

Le texte hiéroglyphique, gravé sur ses quatre faces, est une dédicace du pharaon Ramsès II aux dieux qu'il vénère. Au sommet, il fait une offrande de vin (ou d'eau) à Amon, dieu de Thèbes. Le nom du pharaon et ses titres y sont répétés 40 fois.

C'est en 1822 que l'égyptologue français Jean-François Champollion a percé le mystère des hiéroglyphes et traduit intégralement la pierre de Rosette, découverte en 1799 par un officier français lors de la campagne d'Egypte, et qui tient en haleine à l'époque les cercles intellectuels européens.

En 2022, plusieurs expositions et colloques sont prévus pour célébrer le bicentenaire de cette découverte en France et en Europe.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le Parlement européen rend un dernier hommage à son président

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Le Parlement européen rend hommage à son président décédé, David Sassoli. (© KEYSTONE/EPA/JULIEN WARNAND)

La première plénière du Parlement européen de 2022 s'est ouverte lundi à Strasbourg sur une cérémonie d'hommage à David Sassoli. Le président du Parlement européen s'est éteint mardi dernier à l'âge de 65 ans, à quelques jours de la fin de son mandat.

La première vice-présidente du Parlement, la Maltaise Roberta Metsola, assure désormais l'intérim. C'est elle qui a donc présidé la cérémonie, après avoir accueilli les personnalités politiques venues signer le registre de condoléances.

Ancien journaliste et présentateur du journal télévisé pour la Rai, David Sassoli s'était engagé publiquement en politique sur le tard, en 2009, avec le Parti démocrate. Élu dès cette année-là au Parlement européen, il y est ensuite resté sans discontinuer, en devenant le président en 2019.

Héritage à défendre

"Sa bataille contre la pauvreté, les injustices, l'isolement, sera un exemple. Son appel à l'Europe pour protéger les plus vulnérables, mettre fin à l'indifférence et aider à construire un monde nouveau qui respecte les personnes et la nature continuera à résonner très longtemps dans cette assemblée", a souligné Roberta Metsola, face à un hémicycle ému, vêtu de noir.

"Cette assemblée honorera ton ½uvre et défendra ton héritage. Ton parlement te remercie pour ce que tu as fait", a conclu la Maltaise, qui devrait selon toute vraisemblance être élue mardi pour prendre la succession de David Sassoli à la présidence.

C'est l'ancien Premier ministre italien Enrico Letta, devenu récemment secrétaire du Parti démocrate italien, qui a prononcé l'éloge funèbre. Comme Roberta Metsola, il a souligné l'action déterminée de David Sassoli pour que le Parlement européen puisse poursuivre son action malgré la pandémie de Covid-19, avec un système de participation et de vote à distance.

Sensibilité

Enrico Letta a appelé à retenir les lignes directrices de la présidence de son compatriote: des institutions "proches des citoyens, à l'écoute de leurs besoins", une UE comme "Union de valeurs", qui doit être "ferme" contre toute ébauche de dérive autoritaire, une démocratie "qu'on ne saurait considérer comme acquise", mais qu'on doit "défendre" et "mériter".

Il a rappelé aussi sa sensibilité pour la question migratoire, appelant à continuer le travail pour tourner la page des règles dites "de Dublin".

"David savait ne pas s'arrêter aux apparences, il savait aller à la substance", a rappelé l'Italien, qui a loué sa "pratique inlassable de l'écoute". "Qu'est-ce que c'est l'Europe, sinon le projet politique d'un espace de dialogue entre gens et pays différents, bâti sur des valeurs communes de solidarité et de réciprocité? L'Europe, c'est l'ouverture. David saisissait donc un point fondamental de l'identité européenne quand il disait que l'Europe n'est puissante que lorsqu'elle ne se referme pas sur elle-même. "L'espoir était le mot-clé de la présidence de David", a-t-il conclu.

Si Charles Michel, président du Conseil européen, était bien présent lundi à la cérémonie, son homologue de la Commission n'était pas là. Ursula von der Leyen a dû retourner à Bruxelles et annuler sa participation à la plénière pour cause de test positif à la Covid-19 de son chauffeur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg

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Coronavirus

La 4e dose de vaccin "moins" efficace contre Omicron

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L'administration d'une quatrième dose n'offre "qu'une défense partielle contre le virus" (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/Tsafrir Abayov)

L'administration d'une quatrième dose des vaccins Pfizer ou Moderna permet de multiplier les anticorps. Mais elle s'avère "moins" efficace pour lutter contre le variant Omicron, a indiqué lundi un hôpital israélien ayant entamé un essai clinique sur le sujet.

Une équipe de l'hôpital Sheba, près de Tel-Aviv, a initié fin décembre un des premiers essais cliniques. Elle a vacciné 154 soignants avec une quatrième dose Pfizer et 120 autres volontaires avec une quatrième dose Moderna.

Une semaine après le début de cet essai clinique, qui doit se prolonger sur six mois, les anticorps des participants "ont été multipliés par cinq, ce qui indique que le vaccin fonctionne et offre une protection contre les complications graves", avait indiqué l'hôpital à la presse.

Lundi toutefois, trois semaines après le début des essais cliniques, la professeure Gili Regev-Yochay, qui dirige cette étude, a précisé que si l'administration de ces quatrièmes doses permet en effet "d'augmenter le niveau des anticorps", elle n'"offre qu'une défense partielle contre le virus".

"Les vaccins Pfizer et Moderna, qui étaient plus efficaces contre les autres variants, offrent moins de protection contre Omicron", a souligné cette spécialiste des maladies infectieuses dans un communiqué publié par l'hôpital Sheba.

Un demi-million de quadrivaccinés

Pour tenter d'atténuer les effets d'une nouvelle vague de contamination liée au variant Omicron, le gouvernement israélien avait récemment donné son feu vert à l'administration d'une quatrième dose aux personnes plus âgées ou considérées comme à risque de développer des symptômes graves.

Plus de 537'000 Israéliens ont reçu une quatrième dose de vaccin, selon les dernières données du ministère de la Santé dans ce pays qui avait lancé en décembre 2020 une vaste campagne de vaccination ayant permis d'offrir trois doses à près de la moitié de la population de 9,2 millions d'habitants.

Si Israël a connu ces derniers jours des records de contamination, la capacité maximale de traitement des hôpitaux n'a toutefois pas été atteinte et le nombre de morts récents demeure bas.

Dans ce contexte, et compte tenu des pressions sur l'économie liées à la propagation du variant Omicron, qui provoque en général des symptômes moins sévères, le gouvernement a décidé de réduire lundi la durée de la quarantaine des personnes positives au Covid-19 de sept à cinq jours.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

L'Allemagne défend le retour à la discipline budgétaire

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Le ministre allemand des finances Christian Lindner (à dr.), ici avec le chancelier Olaf Scholz, veut un tour de vis budgétaire. (© KEYSTONE/AP/HANNIBAL HANSCHKE)

Le ministre allemand des Finances Christian Lindner a plaidé lundi à Bruxelles pour un retour à la discipline budgétaire, mise en veille depuis le début de la pandémie. A l'inverse, plusieurs pays dont la France réclament un assouplissement des règles.

Le pacte de stabilité, qui limite les déficits publics à 3% et la dette à 60% du Produit intérieur brut (PIB), "a prouvé sa flexibilité pendant la crise. Mais maintenant il est temps de reconstruire des marges de manoeuvre budgétaires, c'est pourquoi je défends fortement une réduction de la dette souveraine", a déclaré M. Lindner, avant une première réunion avec ses homologues de la zone euro.

La Commission européenne a lancé en octobre une consultation publique sur la réforme du pacte de stabilité, espérant aboutir cette année à un consensus parmi des Etats membres divisés sur le rythme de réduction des déficits publics à adopter après la pandémie.

Capitaux privés

"Je ne pense pas qu'on puisse de façon réaliste s'attendre à des changements fondamentaux sur les critères de dette et de déficit, pour lesquels il faudrait une modification des traités", a estimé le ministre allemand. S'il reconnaît le besoin d'une relance des investissements, ce responsable libéral estime qu'elle ne s'oppose pas à la réduction de la dette publique et veut mobiliser davantage les capitaux privés.

Alors que Paris a fait de la réforme du pacte de stabilité l'un des sujets prioritaires de sa présidence du conseil de l'UE au premier semestre, M. Lindner a affirmé qu'il s'attendait à ce que ce débat "démarre réellement en juin", quand la Commission européenne aura présenté ses propositions.

"La croissance vient avant la stabilité", a martelé de son côté le ministre français des Finances Bruno Le Maire. "Il faut un pacte, il faut des règles communes, mais ce doit être un pacte d'abord de croissance", a-t-il dit.

Ce débat, amorcé avant la crise sanitaire, avait dû être suspendu début 2020 en raison du Covid-19 qui a entraîné une récession historique.

Pour éviter un effondrement économique, l'Union européenne avait mis de côté temporairement le pacte de stabilité. Avec le retour de la croissance, se pose la question de sa remise en place.

Celle-ci est prévue début 2023. Mais certains pays réclament plus de souplesse dans la réduction des dépenses, soulignant l'envolée de la dette dans les Etats les plus affectés par la crise et le besoin de lourds investissements contre le changement climatique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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