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Ditaji Kambundji franchit un palier

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Ditaji Kambundji a illuminé le Stade du Bout-du-Monde à Genève samedi. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Ditaji Kambundji a signé le 4e chrono européen de la saison sur 100 m haies et décroché ses minima pour les Mondiaux lors du meeting de Genève.

En 12''81, la soeur cadette de Mujinga Kambundji a retranché 13 centièmes à son record personnel sur les haies basses, établi un an plus tôt dans le même stade.

"On peut commencer la saison", souriait la championne d'Europe juniors à l'arrivée, après sa 3e place. Ce chrono, en effet, la lance magnifiquement en vue des Championnats d'Europe de Munich (15-21 août) mais aussi pour les Mondiaux de Eugene (USA) dans cinq semaines. La perspective de pouvoir participer à un Championnat majeur avec sa grande soeur (qui doit courir le relais et les sprints) l'enchante.

Relayeuses en concurrence

Huit des dix meilleures sprinteuses suisses étaient présentes à Genève. Les places pour faire partie du relais 4x100 m à Eugene et à Munich sont chères, et la concurrence bat son plein.

A ce jeu, Sarah Atcho a marqué quelques points en courant le 100 m en 11''42. La Vaudoise qui s'entraîne désormais au LC Zurich tente un come-back. Une myocardite consécutive à l'administration du vaccin contre le Covid-19 - un lien de cause à effet avéré selon elle - l'a empêchée de s'entraîner pendant plus de deux mois cet hiver.

"Aujourd'hui encore, je ne peux toujours pas effectuer de séances dures de résistance. J'ai régulièrement des palpitations et des crampes au niveau de la poitrine", dit-elle.

Atcho a aussi couru avec le relais 4x100 m, qui s'est imposé en 43''04, à une seconde du record de Suisse. Un chrono très honorable en l'absence de Mujinga Kambundji, et un succès de prestige devant les Néerlandaises. Sans un dernier passage délicat entre Salomé Kora et Ajla Del Ponte, les relayeuses auraient sans doute gagné 2 ou 3 dixièmes. Les deux premiers tronçons ont été parcourus par Géraldine Frey et Atcho.

Werro s'affirme

Ajla Del Ponte, sur 100 m, a signé son meilleur chrono de la saison (1re en 11''16, devant Frey en 11''26), qui ne sera malheureusement pas homologué en raison du vent un peu trop fort. Mais la Tessinoise, blessée durant l'hiver, retrouve ses sensations et courra mardi à Berne (sur 200 m), puis à Paris en Ligue de diamant sur 100 m. "J'ai besoin de courses", relève-t-elle.

A la hauteur, le vice-champion du monde indoor Loïc Gasch a signé une belle victoire avec 2m27. L'exploit romand féminin a jailli des jambes puissantes d'Audrey Werro sur 800 m. La Fribourgeoise de 18 ans a pulvérisé le record de Suisse juniors en 2'00'28 et battu toutes les "grandes", à commencer par la favorite Lore Hoffmann (3e).

La meilleure performance du meeting a été réussie par l'Américain Cravont Charleston, qui a fusé en 9''98 sur 100 m.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une initiative pour permettre la vente d'alcool en soirée à Genève

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A Genève, une initiative est lancée pour permettre à nouveau la vente d'alcool à l'emporter entre 21h00 et 07h00. L'interdiction est en vigueur depuis 2005 (illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A Genève, une initiative est lancée pour permettre à nouveau la vente d'alcool à l'emporter entre 21h00 et 07h00. Entrée en vigueur en 2005, l'interdiction concerne les magasins, petites épiceries et stations-service, mais aussi les livraisons à domicile, déplorent les initiants.

Le lancement de l'initiative législative cantonale "Non à l'interdiction de vendre de l'alcool à l'emporter entre 21h00 et 07h00" a été annoncé dans la Feuille d'avis officielle de vendredi. Le comité ad hoc est essentiellement composé de propriétaires ou gérants de dépanneurs, a constaté lundi Keystone-ATS. Il a jusqu'au 18 mai pour récolter 4214 signatures valables.

L'initiative vise à supprimer l'interdiction de vendre de l'alcool la nuit. Dans le bref exposé des motifs, ses auteurs estiment que cette interdiction "constitue une atteinte considérable à la liberté du commerce et de l'industrie." Ils relèvent aussi qu'elle "est inadaptée à une ville internationale comme Genève", par ailleurs "terre viticole".

"Alcoolisation massive"

Les initiants dénoncent le fait que la loi genevoise sur la remise à titre gratuit et la vente à l'emporter de boissons alcooliques, de produits du tabac et de produits assimilés au tabac est la plus contraignante du pays. Ils considèrent qu'elle crée "des inégalités de traitement et une distorsion de la concurrence entre les débits de boissons et les épiceries et commerces de quartier."

Cette interdiction visant à répondre à un problème de santé publique n'empêche pas, selon les initiants, l'alcoolisation massive dans les parcs et lieux publics. Elle empêche en revanche au citoyen lambda de se faire livrer chez lui après 21h00 une bouteille de vin ou une canette de bière pour accompagner le repas qu'il s'est fait livrer par coursier, écrivent-ils.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Bandidos/Hells Angels: 8 et 15 ans requis pour les deux tireurs

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Le procureur a chargé davantage un Bandido parmi les prévenus dans le procès de la fusillade de 2022 dans un bar de Plainpalais à Genève. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Ministère public genevois demande des peines de 15 ans de prison pour le Bandido et 8 ans pour le Hells Angel qui ont échangé des coups de feu en mai 2022 dans un bar de Plainpalais. Pour les deux autres prévenus, il requiert 15 et 20 mois avec sursis.

"Deux groupes d'individus ont amené leur petite guégerre dans un bar", a affirmé mardi le procureur Olivier Lutz devant le Tribunal criminel de Genève. Or, "ce n'est pas le territoire des Hells Angels, ce n'est pas le territoire des Bandidos", a-t-il insisté, considérant comme un "miracle" qu'aucune victime n'ait été à déplorer. "Ici, c'est le territoire de la Confédération, de la République et Canton de Genève et de la Ville de Genève".

Les deux tireurs avaient affirmé lundi avoir voulu viser sans chercher à tuer. Pas convaincant selon le procureur qui demande aussi de ne pas retenir la légitime défense. Le Bandido, premier à ouvrir le feu après les coups de sprays de son acolyte contre un Hells Angel qui entrait dans l'établissement public, est responsable d'une faute "gravissime", selon lui.

Il aurait pu fuir mais il a préféré sortir son arme avant même que les Hells Angels ne pénètrent dans le bar de la rue de l'Ecole-de-Médecine. Et il a visé "à hauteur d'homme". Lundi, ce trentenaire avait affirmé qu'il "referait la même chose".

De nombreux chefs d'accusation ont été portés contre lui devant le tribunal. Y compris un meurtre à Annemasse (F) en 2019 dans le cadre d'une affaire de drogue pour lequel le procureur demande de retenir un excès de légitime défense. Ou des tentatives de violence et de menaces contre la conseillère administrative de la Ville de Genève Marie Barbey-Chappuis.

Tir de représaille du Hells Angel

Ce prévenu est le plus chargé par le Ministère public et le procureur a déploré son habitude de régler les différends par la violence et son absence de "prise de conscience", malgré deux remises en liberté. Raison par laquelle, il demande 15 ans de prison et le maintien en détention de sûreté.

L'autre tireur, un Hells Angel condamné pour meurtre en 1995, est lui coupable d'un tir de représaille dans le bar de Plainpalais, a affirmé le Ministère public. Il ne peut se prévaloir de la légitime défense et il a visé le Bandido, en partie caché, alors que des personnes se trouvaient près de celui-ci. Le procureur a requis 8 ans.

Les deux autres protagonistes, un Bandido et un Hells Angel, sont eux considérés comme "des éléments déclencheurs". Le premier, qui a utilisé un spray au gaz, aurait pu fuir et le second, entré en premier dans le bar, n'aurait pas dû revenir après avoir amorcé un départ de l'établissement. Le procureur demande 20 mois avec sursis pour le Bandido et 15 mois avec sursis pour le Hells Angel, peine inférieure en raison de la blessure subie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Marie Barbey-Chappuis entendue au tribunal face à un Bandido

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La conseillère administrative de la Ville de Genève Marie Barbey-Chappuis a dit devant le Tribunal criminel de Genève avoir été "secouée" en 2022 par ce qu'elle considère comme des menaces d'un Bandido (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Une conseillère administrative de la Ville de Genève comme plaignante au tribunal dans un procès public, la scène est plutôt rare. Mardi, Marie Barbey-Chappuis a fait face à un Bandido qu'elle accuse de menaces contre elle en 2022.

Accompagnée de deux gardes du corps, elle est arrivée le visage fermé dans la salle d'audience. "C'est la seule plainte pénale que j'ai déposée dans le cadre de mes fonctions" en près de six ans de mandat, a-t-elle dit, ajoutant qu'une "ligne rouge" avait été franchie. "Cela m'a secouée. Cela m'a inquiétée".

Au centre de l'affaire, la phrase "c'est quoi la peine pour faire sauter les dents à une élue" avait figuré dans une discussion sur un réseau social. Son auteur s'offusquait de la décision du conseil administratif, et en son sein de Mme Barbey-Chappuis qui allait par ailleurs devenir maire de Genève, de fermer les terrasses des établissements publics à minuit en semaine.

Ce dispositif avait été pris en raison du déplacement de la fête foraine des quais de Genève à la Plaine de Plainpalais. Plus de 1000 personnes ont pu voir le commentaire en cause sur le réseau social. La conseillère administrative avait, elle, reçu une capture d'écran, décidant immédiatement de porter plainte.

"En aucun cas une menace"

Le trentenaire prévenu de ces faits est jugé pour tentative de violence et de menace, mais aussi pour menaces, contre les autorités et les fonctionnaires. Il est entendu depuis lundi au Tribunal criminel de Genève, dans le cadre du procès lié à la rixe entre Bandidos et Hells Angels en 2022 à la rue de l'Ecole-de-Médecine.

Trois semaines après le commentaire en ligne, un lien était fait entre celui-ci et cet homme impliqué dans cette fusillade dans un établissement public. Mme Barbey-Chappuis dit alors avoir subi le même jour en fin de soirée la présence intimidante d'un motard qui a roulé sur 100 mètres à côté d'elle, alors qu'elle circulait à vélo. Une protection policière légère avait ensuite été décidée jusqu'à l'interpellation du prévenu.

Au premier jour d'audience lundi, le Bandido n'avait pas contesté devant les juges être à l'origine de la phrase incriminée. "Un commentaire déplacé", mais "en aucun cas une menace", avait alors affirmé cet informaticien qui estimait que Mme Barbey-Chappuis avait cherché à "se faire de la publicité". "Je me réjouis que ce soit derrière moi", lui a répondu mardi la conseillère administrative, venue au tribunal à la demande de la défense et qui aurait préféré se faire représenter à l'audience.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une militante genevoise connue condamnée pour incitation à la haine

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Anne-Cécile Reimann est une figure incontournable des manifestations genevoises (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Figure incontournable des manifestations genevoises, la militante Anne-Cécile Reimann a été condamnée par le Ministère public pour injure et incitation à la haine. Il lui est reproché d'avoir glissé sous la porte d'une galerie d'art des billets antisémites. Des faits qu'elle conteste.

Révélée samedi par Léman Bleu, cette ordonnance condamne Anne-Cécile Reimann à 90 jours-amende avec sursis ainsi qu'à une amende immédiate (3600 francs), à un dédommagement (2500 francs) et aux frais d'avocats ainsi que de la procédure (plus de 37'000 francs). Clamant son innocence, Anne-Cécile Reimann a fait opposition. Un procès devrait avoir lieu ultérieurement.

Les faits décrits dans l'ordonnance pénale remontent à la période des fêtes de fin d'année 2024. Un morceau de papier sur lequel figure une étoile de David dessinée à la main accompagnée des mots "assassins voleurs" est glissé sous la porte de la galerie, dont l'exploitante est de confession juive. En mars 2025, un billet similaire est collé sur la vitrine de cette galerie qui exposait alors des oeuvres d'un photographe juif.

Des images de vidéosurveillance prises en mars 2025 auraient permis d'identifier Anne-Cécile Reimann. Un premier rapport de police constate que l'auteur est bien une dame d'un certain âge, sans qu'il soit possible d'affirmer à 100% qu'il s'agit d'Anne-Cécile Reimann.

Une analyse graphologique conclut qu'il est 200 fois plus probable que l'écriture litigieuse soit de la main d'Anne-Cécile Reimann plutôt que de la main d'un tiers inconnu. Le Ministère public a retenu ces conclusions pour appuyer la condamnation.

"Sous le choc"

"Anne-Cécile Reimann est sous le choc", indique lundi à Keystone-ATS son avocate Clémence Jung. "Cette ordonnance pénale est tombée comme une surprise, car elle est basée sur une vidéo de surveillance privée (floue, agrandie, ralentie et éclaircie par un programme informatique inconnu) où on voit une femme n’ayant pas certaines de ses caractéristiques physiques dont son menton proéminent", souligne-t-elle.

Elle déplore également une ordonnance pénale peu motivée. L'avocate remet aussi en question la méthode utilisée pour l'expertise en écriture. "En dehors de ces aspects de procédure et de droit, sur le fond, elle a toujours condamné les faits comme étant odieux car antisémites, ce qu’elle n’est pas", ajoute l'avocate.

"Si la prévenue souhaite un procès, dont acte", indiquent de leur côté les avocats de la galerie d'art et de son exploitante, Mes Romain Jordan et Ronald Asmar. "Les éléments au dossier sont accablants: cela s'assimile à une fuite en avant", ajoutent-ils.

Hommage public

A 83 ans, Anne-Cécile Reimann est toujours une militante active. Cette ancienne institutrice avait notamment participé à la fin des années 1970 au mouvement antinucléaire. Elle est ensuite régulièrement descendue dans la rue pour défendre de nombreuses causes sociales en brandissant ses célèbres pancartes jaunes aux slogans piquants.

Elle avait reçu en 2024 la Médaille "Genève reconnaissant" décernée par la Ville de Genève. La Municipalité voulait rendre hommage à cette "militante convaincue mais aussi, plus largement, à l'engagement citoyen, un outil essentiel afin de maintenir une démocratie vivante".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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