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Euro 2020

Angleterre-Ecosse, entre enjeux immédiats et rivalité séculaire

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Wembley, théâtre des retrouvailles entre Anglais et Ecossais vendredi (© KEYSTONE/AP/Frank Augstein)

La qualification pour les 8es de l'Euro sera au coeur des retrouvailles entre Anglais et Ecossais à Wembley vendredi pour la 2e journée du groupe D.

Mais ce match s'inscrit dans 150 années de rivalité sportive et des siècles d'antagonisme historique.

Vainqueurs tout en maîtrise de leur premier match contre les vice-champions du monde croates (1-0), les "Three Lions" anglais seront assez largement favoris face à des Ecossais qui ont cédé face aux Tchèques (2-0) devant leur public à Hampden Park.

Un deuxième succès mettrait les Anglais dans une position très intéressante en vue de la première place du groupe et un huitième de finale à Wembley. Pour les Ecossais, qui doivent encore recevoir les Croates à l'Hampden Park pour la dernière journée, mardi, c'est déjà presque du quitte ou double.

Avec 22'500 spectateurs seulement dans Wembley, dont 2500 tickets pour les visiteurs, l'ambiance sera un ton en dessous de ce qu'on a pu connaître. Mais après 23 ans à soutenir "n'importe qui sauf les Anglais" dans les tournois majeurs regardés à la télé, les supporters écossais auront de la ferveur à revendre pour compenser leur faible nombre, dans ce grand classique du football.

Depuis le 30 novembre 1872 et un 0-0 à Glasgow, les deux sélections se sont croisées à 114 reprises, un record mondial. Autrefois annuelles, jusqu'en 1989, les rencontres se sont un peu espacées, la dernière remontant à quatre ans.

"Pas toujours les meilleurs amis"

Elles ont progressivement tourné à l'avantage des "Three Lions" qui ont remporté treize des vingt derniers rendez-vous, contre trois seulement pour leurs turbulents voisins du nord. Ils mènent 48 victoires à 41 avant le choc de vendredi.

Les souvenirs de la victoire de 1977, où la "Tartan Army" avait envahi la pelouse de Wembley et fait céder la barre transversale des cages sous le poids de ses "soldats", s'estompent alors que ceux de la volée victorieuse de Paul Gascoigne à l'Euro 1996 (2-0) ont été exhumés pour l'occasion.

Sans même remonter à la première guerre d'indépendance écossaise et aux troupes de William Wallace défaites par celles du roi d'Angleterre Edouard Ier au tournant des XIIIe et XIVe siècles ou au mur d'Hadrien, les relations entre les deux pays n'ont jamais été simples.

Les tentations indépendantistes en Écosse ont même été ravivées par le Brexit et si un référendum en 2014 avait abouti à un maintien au sein du Royaume-Uni, les dernières élections parlementaires en mai ont donné une majorité aux partis nationalistes.

"Historiquement, nous n'avons pas toujours été les meilleurs amis. Mais c'était de super matches à jouer, s'est souvenu l'ancien capitaine Graeme Souness. On ne pouvait jamais se lasser de jouer à Wembley et jouer à Hampden était aussi une occasion spéciale parce qu'il y avait à chaque fois 100'000 personnes en folie."

"Faire mieux que se défendre"

Des "magiciens de Wembley", qui avaient atomisé l'Angleterre 5-1 chez elle en 1928 aux scènes de liesse de 1977, l'Écosse a eu son lot de moments magiques dans le temple du football. Mais à partir des années 1970, les déplacements massifs de supporters dans les deux sens se sont faits de moins en moins pacifiques, amenant à l'abandon du match annuel en 1989. Il a fallu attendre le match de l'Euro 1996 pour que les deux équipes s'affrontent à nouveau.

"Je n'ai jamais ressenti une telle excitation, parce que c'était Angleterre-Écosse. Ce dont je me souviendrai toujours, c'est de l'atmosphère", a raconté l'Anglais Jamie Redknapp, entré au début de la seconde période. C'est une affiche sans pareille. Rien qu'à cause de la rivalité féroce."

Tel un volcan endormi, elle ne demande qu'à se réveiller et l'Ecosse ne se présentera pas en victime expiatoire. "C'est une excellente équipe avec plein de joueurs de classe mondiale (mais) on rivalise avec la plupart de ces gars semaine après semaine, et on tient la route", avait déclaré mercredi John McGinn, milieu de terrain qui évolue comme beaucoup d'Ecossais en Premier League, à Aston Villa.

"On peut faire mieux que se défendre", a-t-il clamé, espérant qu'une nouvelle page de cette riche histoire soit écrite vendredi.

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Euro 2020

L'Italie de retour au pays... et au sommet

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Le capitaine italien Giorgio Chiellini et le sélectionneur Roberto Mancini de retour au pays avec la Coupe, à l'aéroport de Rome Fiumicino. (©KEYSTONE/EPA/TELENEWS)

Le souffle d'une nuit magique à peine retombé, l'Italie a célébré lundi le retour triomphal de sa "Nazionale" sacrée championne d'Europe contre l'Angleterre à Londres.

Cet Euro victorieux agit comme un pansement pour le pays après une période douloureuse.

"It's coming to Rome", comme l'a hurlé de plaisir le défenseur Leonardo Bonucci, celui qui a égalisé avant de transformer son tir au but dans une finale irrespirable au stade de Wembley (1-1 ap., 3-2 tab). Le héros italien a parodié l'inoxydable hymne pop des Anglais, "Football's coming home" ("Le football revient chez lui"), pour le plus grand bonheur des tifosi.

Et c'est son comparse Giorgio Chiellini, capitaine des Azzurri, qui a brandi le trophée dans la nuit londonienne, avant de le présenter à ses supporters à sa descente d'avion à Rome lundi à l'aube, coiffé d'une couronne face à la foule venue accueillir les vainqueurs.

Béquilles et acclamations

Leonardo Spinazzola, considéré comme le héros malheureux de cet Euro après sa grave blessure à un tendon d'Achille contre la Belgique en quarts de finale, a sauté les marches de l'avion d'Alitalia et a traversé le tarmac en s'appuyant sur ses béquilles, sous les acclamations des médias et du personnel de l'aéroport qui prenait des photos.

Les Azzurri se sont dirigés ensuite vers un hôtel pour se reposer, avant d'être reçus par le président italien Sergio Mattarella, 79 ans, qui s'était rendu à Londres pour les encourager. Le Premier ministre Mario Draghi était également présent pour un selfie avec l'équipe nationale.

"Renaissance"

A Wembley, avec des supporters à sa dévotion et un scénario favorable, l'Angleterre s'est vu trop belle et l'Italie en a profité. "On a entendu jour après jour, depuis le match contre le Danemark, que la Coupe reviendrait à Londres, à la maison. Désolé pour eux, mais en fait la Coupe va faire un joli voyage jusqu'à Rome. C'est pour tous les Italiens, partout dans le monde, pour eux, pour nous", a cinglé Bonucci.

De la Ville Eternelle jusqu'à Palerme, de Milan à Naples, les Italiens ont célébré dans la nuit le premier titre de la Nazionale depuis le Mondial 2006 dans un concert de klaxons et de cornes de brume et dans un nuage de fumigènes.

Retour en grâce

L'image de la sélection, quadruple championne du monde (1934, 1938, 1982 et 2006), avait été sérieusement écornée par son absence à la Coupe du monde 2018 en Russie, pour laquelle elle n'avait pas réussi à se qualifier. Mais le cauchemar est oublié et l'Italie du sélectionneur Roberto Mancini sera parmi les favorites du Mondial 2022 l'année prochaine au Qatar.

"C'est une renaissance pour le football italien", s'est ému Bonucci.

C'est aussi une formidable bouffée de bonheur pour un pays qui a enregistré plus de 128'000 morts depuis le début de la pandémie de Covid-19 il y a un an et demi.

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Euro 2020

L'Italie brise le rêve anglais

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Les Italiens jubilent après l'égalisation de Bonucci (©KEYSTONE/AP/JOHN SIBLEY)

L'Italie est de retour au sommet. La Squadra azzurra a remporté l'Euro 2021 en battant l'Angleterre 1-1 ap, 3-2 tab dans un Wembley qui a vu s'évanouir ses rêves de succès.

Les Anglais avaient ouvert le score par Shaw dès la 2e. Ils ont eu le tort de trop reculer ensuite. Bonucci a égalisé à la 67e. Le score n'a plus bougé jusqu'au terme des prolongations.

Dans la séance des tirs au but, les trois derniers tireurs anglais (Rahsford, Sancho et Saka) ont manqué (tir de Rashford sur le poteau, arrêts de Donnarumma sur les deux autres), alors que Pickford avait stoppé les essais de Belotti et Jorginho.

Série de 34 matches sans défaite

Le succès de l'Italie, désormais invaincue depuis 34 matches, répond à la logique. La Squadra azzurra a nettement dominé (19 tirs à 6, dont 6 cadrés à 1) à partir de la deuxième mi-temps. Elle a mis à nu les limites des Three Lions dans le jeu.

L'Angleterre avait pourtant eu le bonheur d'ouvrir le score dès la 2e, sur son seul tir cadré du match! L'action a été magnifique: Shaw a récupéré la balle dans son camp sur le flanc gauche, avant de trouver Kane. Le capitaine a renversé le jeu à droite pour Trippier, dont le centre précis était repris en demi-volée par Shaw, qui signait ainsi son premier but international.

But le plus rapide d'une finale

Cette réussite précoce - après 1'57 exactement, but le plus rapide lors d'une finale de l'Euro - justifiait le choix de Gareth Southgate de titulariser Trippier, dont la vitesse à droite embêtait les Italiens. Cette entame idéale gonflait évidemment les Three Lions à bloc. Ils mettaient une grosse intensité dans les duels, ce qui perturbait la jouerie italienne. Et les décrochages de Kane, également, posaient problème aux Azzurri.

Menés pour la première fois dans ce tournoi, les hommes de Roberto Mancini ont eu besoin de temps pour se remettre les idées en place. A partir de la demi-heure, ils ont commencé à mieux se trouver et à monopoliser le ballon. Les Anglais se contentaient de défendre, ce qu'ils faisaient bien, à commencer par les milieux Rice et Phillips, au four et au moulin.

Mais avec un but d'écart, tout restait ouvert à la reprise. Pickford effectuait son premier véritable arrêt sur un essai d'Insigne (57e) dans un angle fermé alors que l'Italie s'était installée dans le camp adverse. Le portier anglais était encore davantage menacé sur une frappe du dangereux et remuant Chiesa (62e).

Bonucci égalise

L'Italie trouvait la récompense de sa domination à la 67e, après un corner et un tir sur le poteau de Verratti repris de près par Bonucci, qui devenait à 34 ans le buteur le plus âgé d'une finale de l'Euro. Southgate réagissait en faisant entrer Saka pour Trippier pour reformer une défense à quatre, Walker glissant à droite et Shaw reculant d'un cran.

Après avoir trop spéculé, les Anglais devaient changer de plan et remettre le pied sur le ballon. Mais l'Italie ne leur en laissait pas vraiment l'occasion. Et comme lors de la finale 2016, les prolongations étaient inévitables. Celles-ci n'allaient rien donner.

 

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Euro 2020

L'Angleterre rejoint l'Italie en finale

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Le gardien Jordan Pickford, sans doute le point d'interrogation de l'équipe d'Angleterre, jubile après le but de Kane. (©KEYSTONE/AP/CARL RECINE)

Pour la première fois depuis 1966, l'Angleterre jouera pour un titre. Les Anglais se sont qualifiés pour la finale de l'Euro grâce à un succès 2-1 après prolongation contre le Danemark.

Dimanche, les Three Lions se battront pour le sacre européen contre l'Italie avec l'avantage de jouer à domicile à Londres. Mais rien n'a été facile pour les joueurs de l'entraîneur Gareth Southgate. Ils ont dû aller puiser dans leurs réserves pour se débarrasser de coriaces Danois dans des prolongations qu'ils ont complètement dominées.

C'est finalement des pieds de Raheem Sterling qu'est venu le salut. L'attaquant de Manchester City a réussi à prendre de vitesse le défenseur Maehle, qui a déséquilibré l'Anglais à proximité des cinq mètres. L'arbitre n'a pas hésité à donner penalty. Maître artificier, Harry Kane a eu besoin de deux tirs pour marquer puisque son premier envoi - médiocre - a été repoussé par un épatant Kaspar Schmeichel. Mais Kane avait bien suivi pour mettre la balle au fond (104e). Les deux hommes ont mérité de donner la victoire à leur équipe par leur abnégation sans fin.

Les Anglais se sont imposés à l'usure, mais leur succès ne se discute guère. Ils possèdent désormais une occasion en or d'inscrire leur nom pour la première fois au palmarès de l'Euro.

L'Angleterre encaisse un but

Les Danois ont eu le mérite de percer la muraille anglaise. Arrivés en demi-finales sans encaisser le moindre but, les hommes de Gareth Southgate ont dû s'incliner sur un coup-franc venu d'ailleurs du jeune Mikkel Damsgaard. L'attaquant de la Sampdoria a réussi à lever le ballon pour passer par-dessus le mur anglais avant de redescendre sous la transversale du portier Jordan Pickford dont on ne saura jamais s'il a réagi trop tard (30e). .

Mais comme l'Italie, la veille, les Danois n'ont pas tenu longtemps leur avantage. Après une énorme occasion gâchée par Raheem Sterling, qui a tiré sur le gardien Kaspar Schmeichel, le salut est venu des pieds d'Harry Kane. Le boss de l'équipe a réussi une ouverture à droite au millimètre pour Saka, qui a centré en direction de Sterling, mais Simon Kjaer a dû intervenir dans l'urgence et a dévié le ballon dans son but (39e).

En seconde mi-temps, une tête de Maguire a fait se lever Wembley, mais Schmeichel s'est détendu de tout son long pour détourner le ballon en corner (59e). Les Danois se sont fait quelques frayeurs quand Norgaard a accroché Kane dans les seize mètres. L'intervention litigieuse était considérée comme une faute de... Kane pour l'arbitre néerlandais Makkelie (74e). La fin de rencontre fut plus pénible pour les Scandinaves, mais leur esprit de corps devant leur gardien leur a permis d'atteindre les prolongations.

 

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Euro 2020

L'Italie a dû aller aux tirs au but pour terrasser l'Espagne

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L'attaquant Dani Olmo inquiète la défense italienne. (©KEYSSTONE/AP/MATT DUNHAM)

L'Italie jouera la finale de l'Euro dimanche contre l'Angleterre ou le Danemark après sa victoire 1-1 ap, 4-2 aux tirs au but contre l'Espagne. Dani Olmo le plus malheureux de la demi-finale.

Au terme d'une rencontre de haute volée, les Italiens ont trouvé leur salut aux tirs au but où les Espagnols ont failli après avoir disputé leur troisième prolongation de rang. Dani Olmo, le meilleur Espagnol sur le terrain fut le plus malheureux au moment de tirer son penalty qu'il a envoyé dans les nuages. Son compère Morata a lui aussi failli sur la grande carcasse du portier Donnarumma.

Trente-deux matches sans défaite, treize victoires de rang avant d'affronter les Espagnols, les joueurs de Roberto Mancini se présentaient comme des rocs inaccessibles à Wembley. Pourtant, ils furent loin d'être à l'aise au cours de la première période. Les joueurs de Luis Henrique ont joué haut, laissé peu d'espace aux Italiens. Devant, Dani Olmo représentait un danger constant à l'entrée des seize mètres. L'attaquant de Leipzig s'est fait l'auteur de la meilleure occasion espagnole mais sa reprise a été arrêtée par le portier Donnarumma (25e). Un immense raté de Mikel Oyarzabal, qui a visé les étoiles, a permis aux Italiens de préserver le nul même si Emerson a effleuré la transversale juste avant la mi-temps,

L'Espagne est revenue grâce à Morata

L'Italie pensait avoir fait le plus dur avec l'ouverture du score sur un tir chaloupé de Federico Chiesa. L'attaquant de la Juventus avait récupéré un ballon repoussé par Aymeric Laporte, qui avait stoppé une action d'Immobile (60e). Mais après un incroyable gâchis du même Oyarzabal, qui a manqué une tête aux 5 mètres, les Espagnols ont quand même trouvé la force de revenir. Un superbe une-deux entre Morata et Olmo a permis à l'attaquant de la Juventus de tromper du gauche le portier Donnarumma (80e).

Les Espagnols, tombeurs de la Suisse, peuvent avoir quelques regrets après avoir malmené les Italiens la plupart du temps à l'exception du début de la deuxième période. Le travail de Laporte en défense, l'abattage et la technique de Olmo ont contrecarré les desseins transalpins. Les hommes de Mancini ont su resserrer la garde au maximum au cours de la prolongation pour aller cueillir une place en finale.

 

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Euro 2020

Euro 2020: La Suisse veut confirmer

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Shaqiri devra sortir le grand jeu face à l'Espagne. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT).

L'exploit signé face à la France en 8e de finale de l'Euro appartient déjà au passé.

L'équipe de Suisse doit faire fi des émotions engendrées par cette victoire retentissante pour aborder au mieux son quart de finale face à l'Espagne, vendredi à 18h à St-Pétersbourg.

La sélection de Vladimir Petkovic n'aurait peut-être pas pu rêver d'un meilleur écrin que le stade de l'ancienne Cité impériale pour exorciser un peu plus ses vieux démons. C'est là qu'elle avait subi la loi de la Suède (1-0, sur un but de Forsberg à la 66e) en 8e de finale de la Coupe du monde 2018.

L'équipe de Suisse était alors totalement passée au travers, subissant un cinquième échec consécutif à ce stade de la compétition dans un grand événement. Mais ce plafond de verre a été brisé lundi à Bucarest, où Yann Sommer a envoyé la Suisse au septième ciel en détournant le penalty de Kylian Mbappé.

"Nous devons poursuivre notre route"

Cet exploit ne doit pas rester sans lendemain. Vladimir Petkovic et ses joueurs doivent l'avoir savouré, mais doivent aussi l'avoir très vite rangé dans l'armoire à souvenirs. Car, il ne faut pas l'oublier, ils n'ont rien gagné en s'offrant le scalp des champions du monde, si ce n'est le coeur de nombreux nouveaux supporters.

"Nous savons que nous devons poursuivre notre route", pour offrir à la Suisse la première demi-finale de son histoire dans une Coupe du monde ou un Euro. "Toute l'euphorie qui règne dans le pays depuis la victoire contre la France ne vaudra rien si nous perdons le prochain match", glisse ainsi Remo Freuler.

Ne pas s'inspirer de Federer

La Suisse doit faire le plus dur: confirmer. Clin d'oeil du destin, ce quart de finale se dispute 20 ans jour pour jour après que Roger Federer avait battu le quadruple tenant du titre Pete Sampras en 8e de finale à Wimbledon. Et pour une fois, il s'agira de ne pas s'inspirer du plus grand tennisman de l'histoire.

Car le Bâlois, alors âgé de 19 ans et 11 mois, n'avait pas su gérer cet exploit. Il était sorti de sa bulle, répondant aux innombrables messages et sollicitations, et n'avait pas été capable d'enchaîner deux jours plus tard. Battu par Tim Henman en quart, il avait encore eu besoin de deux ans pour cueillir un premier titre majeur.

Des remplaçants au diapason

La troupe de Vladimir Petkovic doit tout faire pour ne pas avoir de regrets au terme de son Euro. Elle en a la maturité nécessaire. Les joueurs n'ont cessé de clamer qu'ils pouvaient réussir quelque chose de grand, qu'ils voulaient "écrire l'histoire" comme l'avait martelé Granit Xhaka après le 8e de finale face à la France lundi.

Le capitaine ne sera pas sur le terrain vendredi à St-Pétersbourg. C'est un coup dur. Mais il tiendra certainement son rôle de motivateur à merveille jusqu'au coup d'envoi. Son remplaçant, vraisemblablement Denis Zakaria, devra alors prendre le relais techniquement et tactiquement sur le terrain.

Vladimir Petkovic peut être serein. Ses choix ont été payants face à la France, les "jokers" ont su répondre présent sous la pression. "C'est un sport d'équipe. Celui qui remplacera Granit sera prêt à 100%", rappelle par ailleurs Remo Freuler, conscient qu'il aura lui-même de plus grandes responsabilités à prendre.

Shaqiri en détonateur

Mais s'il y a un homme qui devra sortir le grand jeu vendredi côté suisse, c'est Xherdan Shaqiri. Auteur d'un doublé crucial lors du match décisif de la phase de poule face à la Turquie, l'attaquant de Liverpool n'a pas eu le même impact en 8e de finale. A bout de souffle, il était sorti à la 73e minute, à 2-1 pour la France.

Promu capitaine en l'absence de Granit Xhaka, "XS" doit être le dépositaire du jeu offensif helvétique face à l'Espagne. Un jeu offensif qui a fini par faire plier la redoutable défense française, et qui devra trouver le moyen de percer une défense espagnole bien perméable en 8e de finale face à la Croatie (5-3 ap).

Le souvenir de Durban

Il s'agira aussi de se montrer solide et réaliste face à une Roja qui ne va pas se contenter d'attendre et qui a trouvé son rythme de croisière. Après des débuts hésitants (0-0 face à la Suède, 1-1 face à la Pologne), les hommes de l'entraîneur Luis Enrique ont marqué cinq buts tant face à la Slovaquie (5-0) que face à la Croatie.

"Nous nous attendons à affronter un adversaire qui attaque plus haut et qui se montre moins passif que les Français en première mi-temps", souligne à juste titre Christian Fassnacht.

Cette équipe d'Espagne est par ailleurs doublement prévenue. D'une part, elle a vu lundi ce dont cette Suisse-là était capable. D'autre part, son capitaine Sergio Busquets était déjà sur le terrain le 16 juin 2010 à Durban, où la Suisse avait battu les futurs champions du monde espagnols 1-0 sur une réussite de Gelson Fernandes.

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