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Souleymane Cissé: "Au LS, nous ne sommes pas dans une dictature"

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Souleymane Cissé, directeur sportif du FC Lausanne-Sport, évoque l'actualité de son club. (© KEYSTONE/MAXIME SCHMID)

Le Lausanne-Sport est dans la tourmente, à la veille (18h15) de recevoir Servette dans le derby lémanique de Super League. Son directeur sportif Souleymane Cissé parle.

Avec un point pris en cinq matchs, les critiques fusent autour de la structure du club détenu par Ineos. Souleymane Cissé a traité tous les sujets chauds dans un long entretien accordé à Keystone-ATS vendredi.

- Le Lausanne-Sport n'a pris qu'un point depuis le début de l'année. Qu'est-ce que cela vous évoque?

"Comme je le disais quand nous étions en haut de classement, nous sommes en construction et il y aurait des moments de souffrance. Nous sommes là-dedans. C'était prévu, même si ce n'est pas agréable. Mais au vu de nos matchs, nous ne sommes pas ridicules si on occulte la première demi-heure à YB dimanche dernier. Le reste est cohérent, nous jouons mieux, mais il nous manque de l'efficacité."

- Quel regard portez-vous sur l'effectif du LS?

"C'est un effectif de qualité. Il est mixte, même s'il est le plus jeune de Super League. Car si on regarde la base, il n'y a pas que des jeunes: les gardiens, Flo, Boranijasevic, Kukuruzovic, etc. Depuis l'année passée, nous avons changé de division et seul Andi Zeqiri est parti. Je me suis battu pour le retenir, mais il avait une clause dans son contrat."

- N'est-il pas trop jeune pour se maintenir?

"Il est peut-être jeune pour la Suisse, mais pas ailleurs. Aujourd'hui, il y a dans le football des joueurs de 18 ans qui jouent au haut niveau. Il ne faut pas faire de la jeunesse un bouc émissaire. Ce serait trop réducteur. Les joueurs d'expérience nous coûtent aussi des points. Et puis, il y a une critique qui dit que la formation locale serait bafouée. Quand on regarde l'effectif, on peut constater que j'ai donné l'opportunité aux jeunes du Team Vaud. Je les ai intégrés de suite, par conviction. J'ai la volonté de leur permettre de se continuer de se développer. Mais combien d'entre eux sont capables de s'imposer? Un joueur comme (Gabriel) Barès par exemple, on ne peut pas encore vraiment s'appuyer dessus pour se maintenir. Les jeunes de Nice qui viennent d'ailleurs ne prennent pas la place des Vaudois. Ils ne sont là que pour une année, pas pour trois ou quatre saisons. Simplement, nous n'allons pas couver le risque de descendre. Nous n'avons pas d'autre prétention que le maintien."

- Fallait-il vraiment se séparer d'un joueur comme Christian Schneuwly, parti à Stade-Lausanne?

"C'est moi qui ai demandé à ce qu'il ne fasse pas partie du projet. Car la stratégie du club était de permettre à (Cameron) Puertas de jouer. C'est un choix sportif et je ne pense pas que Schneuwly soit meilleur que Puertas. Au contraire, Puertas est plus rentable sportivement et économiquement."

- Après la débâcle à YB dimanche, Giorgio Contini aurait dit qu'il ne connaît pas certains de ses joueurs. Qu'est-ce que cela vous inspire?

"Je n'étais pas là. J'ai confiance en Giorgio, je ne le vois pas dire ça, mais s'il l'a dit, c'est qu'il a ses raisons. Ce que je sais, c'est qu'il est au courant de toutes les arrivées. Nous construisons l'effectif ensemble. Je n'ai jamais imposé un joueur, l'entraîneur fait ses choix. Je suis directeur sportif, je dois donc construire une philosophie et donner une direction. Mais la base de l'équipe est celle de Giorgio. Je ne lui ai rien enlevé, à l'exception de Schneuwly qui ne fait plus partie du projet. C'est le seul choix difficile et je suis fier de l'avoir fait pour Puertas. Je ne martyrise pas Giorgio Contini. Nous nous concertons. L'arrivée de Jonathan Bolingi est par exemple un choix collégial. Nous ne sommes pas dans une dictature. Mais on ne fait pas une omelette sans casser quelques oeufs."

- Qui fait le recrutement à Lausanne? On dit qu'il y a une cellule commune à tous les clubs Ineos (Nice, Lausanne et Abidjan).

"Lausanne a sa propre cellule de recrutement. Mais nous travaillons en équipe. Nous nous appuyons aussi sur celle de Nice, mais Nice ne nous impose pas de joueurs. Au final, c'est moi qui décide. Il faut arrêter de croire que Nice vient tout nous imposer. Mais j'ai mon expérience, mon expertise, mon carnet d'adresse. Des joueurs comme (Rafik) Zekhnini ou (Moritz) Jenz, c'est moi qui les ai choisis. Au final, je tranche."

- Quelle est la situation de Giorgio Contini? Est-il en danger?

"Son cas revient sur la table souvent, à juste titre. Mais il n'y a pas de problème, nous collaborons bien. Je lui fais confiance. Pour preuve, je n'ai sondé aucun entraîneur. Mais j'ai besoin de voir l'évolution. Aujourd'hui, il a un contrat et je le respecte."

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Football

Bayer Leverkusen: exit Gerardo Seoane, Xabi Alonso à la barre

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C'est fini pour Gerardo Seoane au Bayer Leverkusen (© KEYSTONE/AP/Luis Vieira)

Gerardo Seoane (43 ans) a été limogé de son poste d'entraîneur du Bayer Leverkusen. Le Lucernois sera remplacé par l'ancien international espagnol Xabi Alonso (40 an

La décision des dirigeants du Bayer ne constitue pas une surprise. Le club connaît un début d'exercice bien difficile avec 5 points seulement en 8 matches. Leverkusen a aussi été sorti dès le premier tour de la Coupe d'Allemagne, et par une formation de 3e division.

Seoane, qui avait mené les Young Boys à trois titres de champion en Super League, a été remercié au lendemain de la défaite 2-0 en Ligue des champions à Porto. Il était déjà sur un siège éjectable après le revers 4-0 du week-end à Munich contre le Bayern.

Premier échec

Lors de sa première saison à Leverkusen, Gerardo Seoane avait pourtant connu du succès. Il avait conduit l'équipe à la 3e place en Bundesliga et décroché ainsi une place en Ligue des champions.

Il s'agit bien de son premier échec en tant qu'entraîneur. Au printemps 2018, Seoane avait permis au FC Lucerne de remonter du 8e au 3e rang en Super League. S'ensuivirent les trois saisons à Berne avec autant de titres de champion. Un exploit qui n'avait plus été réalisé depuis Timo Konietzka (triplé avec le FC Zurich de 1974 à 1976).

Palmarès impressionnant

Nommé entraîneur avec un contrat jusqu'en 2024, Xabi Alonso n'a que peu de références comme technicien, son unique poste précédent ayant été l'équipe réserve de la Real Sociedad, son club formateur.

Mais l'ancien milieu de terrain s'est forgé un palmarès impressionnant en tant que joueur. Avec l'Espagne, il a été champion du monde en 2010 et a remporté l'Euro en 2008 et 2012. Alonso a gagné deux fois la Ligue des champions, avec Liverpool en 2005 et le Real Madrid en 2014. Il a pris sa retraite après trois années au Bayern Munich, qui lui ont aussi permis d'apprendre l'allemand et de connaître la Bundesliga.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Décès de Jürgen Sundermann, ancien de Servette et de Bâle

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Jürgen Sundermann (no 6) lors de la finale de la Coupe 1970 contre Zurich (© KEYSTONE/WALTER RUTISHAUSER)

Jürgen Sundermann est décédé à l'âge de 82 ans à Leonberg, près de Stuttgart. Cet Allemand a été une figure marquante dans son pays, mais aussi en Suisse, où il a joué et entraîné.

Milieu de terrain puis libéro, Sundermann a porté le maillot du Servette de 1966 à 1968, puis de 1971 à 1976. Dans l'intervalle, il a évolué à Bâle de 1968 à 1971 et remporté deux titres de champion (1969, 1970). Lors de son deuxième passage à Genève, il a fonctionné comme entraîneur-joueur avant de se concentrer sur le coaching.

Il a ensuite dirigé une liste impressionnante de clubs dans plusieurs pays (Allemagne, Suisse, Turquie, République tchèque, Tunisie, Autriche), dont le VfB Stuttgart à trois reprises. Sundermann a aussi entraîné Grasshopper en 1979/80. Il a mis un terme à sa carrière en 1999.

Son principal fait de gloire a été de remonter le VfB Stuttgart en Bundesliga en 1977. Son équipe comportait alors de grands noms tels que Karlheinz Förster, Hansi Müller, Dieter Hoeness et Ottmar Hitzfeld.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

L'avenir de Seoane est incertain au Bayer Leverkusen

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Gerardo Seoane est rentré la tête basse après la défaite 2-0 à Porto. (© KEYSTONE/AP/Luis Vieira)

Au lendemain de la défaite de Bayer Leverkusen 0-2 en Ligue des champions à Porto, l'avenir de son entraîneur Gerardo Seoane est encore ouvert.

Les responsables du club ne s'expriment pas sur un éventuel limogeage.

Le président Fernando Carro et le directeur sportif Simon Rolfes ont pris l'avion du retour en Allemagne sans s'exprimer sur l'entraîneur suisse. Ainsi, il paraît possible que Seoane dirige l'équipe samedi dans le match de championnat contre Schalke.

Le pilier de la défense, Jonathan Tah, international allemand, se positionne derrière le Lucernois. "Nous sommes encore persuadés. L'entraîneur a une super connexion avec l'équipe", a dit Tah dans une interview TV.

En parallèle, plusieurs médias ont fait d'état de la possible arrivée de l'ancien joueur de Barcelone Xabi Alonso comme successeur de Seoane. Carro avait dernièrement souligné que le club devait se préparer en cas de mise en congé de Seoane.

L'équipe de Leverkusen occupe l'avant-dernière place de la Bundesliga avec 5 points en huit matches.

Au cours de ses périodes de succès avec le FC Lucerne (passage de la 8e à la 3e place) et avec les Young Boys (trois titres de suite), Seoane ne s'était jamais retrouvé dans une phase aussi critique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa

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International

Red Bull et Honda renforcent leur partenariat

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Honda a quitté la Formule 1 l'an dernier mais est toujours là par l'entremise de son partenariat avec l'écurie Red Bull. (© KEYSTONE/AP/Vincent Thian)

Red Bull et son écurie soeur Alpha Tauri vont renforcer leur partenariat en Formule 1 avec la marque japonaise Honda.

Une collaboration marquée notamment le retour du logo sur les monoplaces des deux équipes dès ce week-end au Japon, ont-elles annoncé mercredi.

"Notre objectif commun est de continuer à produire des moteurs dominants et de remporter le plus de succès possible au cours des trois prochaines années", a déclaré Christian Horner, patron de l'écurie Red Bull pour laquelle court le champion du monde en titre Max Verstappen.

Outre le retour du logo Honda sur les voitures, le deuxième pilote Red Bull, le Mexicain Sergio Pérez deviendra ambassadeur de l'école de pilotage de la Honda Racing School (HRS).

Honda a officiellement quitté la F1 en fin de saison dernière mais a signé un accord courant jusqu'à la fin de la saison 2025 pour continuer à fournir une assistance technique dans le développement des moteurs à Red Bull et Alpha Tauri.

Si les groupes propulseurs sont maintenant fabriqués et développés principalement par Red Bull, ce sont les unités de puissance de Honda qui ont notamment permis au Néerlandais Verstappen d'emporter son premier titre mondial en 2021.

Selon la presse spécialisée, Honda réfléchirait désormais à prolonger son accord avec l'écurie au-delà de 2025.

A partir de 2026, un nouveau règlement sur les moteurs des F1 entrera en vigueur. A cette date, les moteurs, déjà hybrides depuis 2014, verront une augmentation de l'énergie électrique et utiliseront des carburants 100% durables.

D'ici là, le paddock arrive ce week-end sur le tracé de Suzuka, pour le Grand Prix du Japon, 18e manche de la saison (sur 22) qui pourrait voir à nouveau sacré Max Verstappen, solide leader au championnat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Lausanne

Lausanne: des initiations sportives pour les jeunes

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La manifestation est organisée aux abords du Musée olympique (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Semaine olympique reprend ses quartiers dans les environs du Musée olympique à Lausanne. Durant la première semaine des vacances d'automne, du 16 au 20 octobre, les jeunes âgés de 8 à 15 ans pourront s'initier à différents sports.

Après deux éditions tenues en ligne en raison de la pandémie, la Semaine olympique est de retour. Pour sa 41e édition, elle propose plus de 23 initiations sportives ainsi que des ateliers sur le journalisme sportif, la santé dans le sport ou la conservation des objets dans un musée.

Des activités pour tous seront organisées en fin de journée. Les enfants et leurs familles pourront notamment rencontrer des athlètes ou assister à des démonstrations sportives. Toutes les activités sont gratuites, mais l'inscription en ligne est obligatoire car les places sont limitées. L'événement se tient du parc olympique aux quais d'Ouchy, en passant par le collège de l'Elysée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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