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International

Tour de France: Vingegaard vainqueur, Philipsen gagne la "der"

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Jasper Philipsen a gagné le dernier sprint du Tour 2022 (© KEYSTONE/EPA/GUILLAUME HORCAJUELO)

Le Danois Jonas Vingegaard (Jumbo-Visma) a gagné le Tour de France. La 21e et dernière étape sur les Champs-Elysées a été remportée au sprint par le Belge Jasper Philipsen (Alpecin-Fenix).

Comme c'est presque toujours le cas, cette ultime étape s'est conclue sur un sprint massif auquel n'a pas participé le maillot vert Wout van Aert. Le Belge a préféré passer la ligne en queue de peloton avec ses coéquipiers, dont le maillot jaune. L'équipe Jumbo-Visma a donc laissé les autres formations s'expliquer pour la victoire.

Philipsen (24 ans) a devancé le Néerlandais Dylan Groenewegen et le Norvégien Alexander Kristoff pour fêter son deuxième succès sur la Grande Boucle 2022. Les positions au classement général n'ont évidemment pas bougé après le chrono de samedi. Mais Tadej Pogacar a quand même tenté une attaque à 4 km de l'arrivée, manifestant une fois encore un bien bel esprit offensif.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Glissement de terrain dans le sud de l'Ethiopie: plus de 200 morts

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Selon Firaol Bekele, le directeur de la Division Alerte précoce à la Commission éthiopienne de Gestion des risques de catastrophe (EDRMC), des précipitations prolongées ont entraîné un premier glissement de terrain, suivi par un 2e qui a enseveli ceux venus porter secours aux premières victimes. (© KEYSTONE/AP)

Plus de 200 personnes ont péri dans un glissement de terrain survenu lundi après de fortes pluies dans une zone difficile d'accès de l'Etat régional d'Ethiopie du Sud. Un bilan qui reste provisoire alors que les opérations de secours se poursuivent.

"Les informations fournies jusqu'à présent font état de 148 hommes et 81 femmes, soit au total 229 personnes qui ont perdu la vie" dans cette catastrophe, indique dans un communiqué le service de communication de la zone administrative de Gofa, où est situé le lieu du sinistre.

Plus tôt mardi, la radio-télévision officielle éthiopienne EBC, citant le chef de cette zone, avait indiqué que cinq survivants avaient été retrouvés, sans préciser quand.

Précipitations prolongées

Firaol Bekele, le directeur de la Division Alerte précoce à la Commission éthiopienne de Gestion des risques de catastrophe (EDRMC), a expliqué à l'AFP que des précipitations prolongées avaient entraîné un premier glissement de terrain, lundi matin, suivi par un deuxième qui a enseveli ceux venus porter secours aux premières victimes.

"Dimanche soir, il y a eu de fortes pluies qui ont duré longtemps et la catastrophe s'est produite lundi vers 10h00. Ces fortes pluies sont la cause principale de ce glissement de terrain dévastateur", a-t-il déclaré.

"Au départ, quatre habitations ont été touchées par le (premier) glissement de terrain, ensuite de nombreuses personnes se sont mobilisées pour sauver des vies, et ils ont péri quand le (nouveau) glissement de terrain les a engloutis", a-t-il ajouté, précisant qu'habitants et secouristes continuaient de rechercher des survivants.

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed s'est dit mardi en fin d'après-midi "profondément attristé par la perte tragique" de "nombreux citoyens qui ont perdu la vie dans un glissement de terrain soudain".

"Le sol là-bas n'est pas ferme"

La catastrophe s'est produite dans le kebele (plus petite division administrative) de Kencho, situé dans le woreda (district) de Geze-Gofa, une zone rurale, vallonnée et difficile d'accès, à plus de 450 kilomètres et de dix heures de route de la capitale éthiopienne Addis Abeba.

Ce glissement de terrain est le plus meurtrier jusqu'ici publiquement rapporté en Ethiopie, deuxième pays le plus peuplé du continent africain (120 millions d'habitants), situé dans la Corne de l'Afrique.

Un Ethiopien vivant à Nairobi, originaire d'un woreda voisin et qui n'a pas souhaité être identifié, a décrit la zone du drame comme "rurale, isolée et montagneuse. Le sol là-bas n'est pas ferme, donc quand il y a de fortes pluies, le sol s'affaisse immédiatement et dégringole vers le bas".

"Les habitants de cette zone vivent en contrebas des reliefs rendus peu habitables à cause du froid", a-t-il ajouté. "Ce n'est pas la première catastrophe de ce type. L'an dernier, plus de 20 personnes ont été tuées. Durant chaque saison des pluies, des gens meurent à cause des glissements de terrain et des fortes pluies dans cette zone".

"Analyse approfondie nécessaire"

"Nous savons que cette zone est propice aux glissements de terrain catastrophiques en raison de la nature de son sol", un phénomène "exacerbé par les fortes pluies et nous avons alerté la région à ce sujet", a confirmé Firaol Bekele.

"Une analyse approfondie et une enquête scientifique sont nécessaires pour connaître la cause précise de ce glissement de terrain tragique", a-t-il ajouté.

Des photos publiées par les autorités de la zone de Gofa montrent une foule rassemblée au pied d'une colline herbeuse dont un large pan s'est détaché, emportant notamment des arbres. On y voit aussi des habitants, armés de simples pelles ou houes, voire parfois à mains nues, tenter d'extraire des corps d'une épaisse couche d'un mètre de glaise rougeâtre et collante.

D'autres transportent des cadavres recouverts d'une bâche ou d'un drap sur des brancards bricolés avec des branches.

"Longue" saison des pluies

L'Etat régional d'Ethiopie du Sud fait partie des nombreuses zones du pays touchées par des inondations en avril et mai, durant la "petite" saison des pluies. La "longue" saison des pluies a commencé en juin dans ce pays de l'Est de l'Afrique.

En mai 2016, 41 personnes avaient été tuées dans un glissement de terrain consécutif à de fortes pluies dans la zone administrative de Wolaita, également dans l'Etat régional de l'Ethiopie du Sud.

Le glissement de terrain le plus meurtrier en Afrique est une coulée de boue qui a tué 1141 personnes le 14 août 2017 à Freetown, capitale de la Sierra Leone.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le 21 juillet, journée la plus chaude jamais enregistrée

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Le record de dimanche dépasse très légèrement (0,01 °C) le précédent qui datait du 6 juillet 2023. (© KEYSTONE/DPA/MARTIN GERTEN)

Dimanche 21 juillet a été la journée la plus chaude enregistrée dans le monde depuis le début des relevés, en 1940. Cela avec une température moyenne mondiale de 17,09 degrés, a annoncé mardi le réseau européen Copernicus.

Cela dépasse très légèrement (0,01 °C) le précédent record qui datait du 6 juillet 2023.

Selon Copernicus, ce nouveau record quotidien, qui intervient alors que des vagues de chaleur frappent certaines parties des États-Unis et de l'Europe, pourrait être à nouveau franchi dans les jours à venir avant que les températures ne baissent, bien qu'il puisse y avoir des fluctuations dans les semaines à venir.

"Nous sommes en territoire inconnu"

"Ce qui est vraiment stupéfiant, c'est l'ampleur de la différence entre la température des 13 derniers mois et les records de température précédents. Nous sommes maintenant en territoire inconnu et comme le climat continue de se réchauffer, nous verrons certainement de nouveaux records être battus dans les mois et les années à venir", prévoit le directeur du service Copernicus sur le changement climatique (C3S), Carlo Buontempo, cité dans un communiqué.

Avant juillet 2023, le précédent record de température moyenne mondiale quotidienne était de 16,8 °C, atteint le 13 août 2016, selon les données de Copernicus. Depuis le 3 juillet 2023, 57 jours ont dépassé ce record de 2016.

Douze derniers mois les plus chauds

Après une année 2023 record en termes de chaleur, juin 2024 a été le mois de juin le plus chaud jamais mesuré, devenant le 13e mois consécutif à établir un record de température moyenne plus élevée que les mois équivalents.

La température moyenne mondiale sur les 12 derniers mois est ainsi la "plus élevée jamais enregistrée (...), 1,64°C au-dessus de la moyenne préindustrielle 1850-1900", quand la déforestation et la combustion du charbon, du gaz ou du pétrole n'avaient pas encore réchauffé le climat de la Terre, avait annoncé début juillet Copernicus.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Climat: stratégie du Royaume-Uni contestée devant la justice

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Dans les pays du nord-ouest de l'Europe comme le Royaume-Uni, le réchauffement climatique provoque une multiplication des tempêtes, des inondations meurtrières, mais aussi des vagues de chaleur et de feux de forêts inédits. (© KEYSTONE/EPA/DMITRIS LEGAKIS)

La stratégie d'adaptation au changement climatique du Royaume-Uni s'est retrouvée contestée mardi devant la justice. L'association Friends of the Earth et deux Britanniques qui se disent victimes du réchauffement de la planète la considérent comme insuffisante.

Lors de cette procédure inédite qui a débuté devant la Haute Cour de Londres et doit durer deux jours, la branche britannique des Amis de la Terre et ces requérants soutiennent que le gouvernement n'a pas rempli ses obligations légales et n'est pas prêt à faire face aux conséquences déjà dévastatrices du changement climatique.

Leur recours cible le Programme national d'adaptation (NAP3) du Royaume-Uni, publié en juillet 2023 par le gouvernement conservateur de l'époque, qui définit la stratégie pour protéger les habitants, bâtiments et infrastructures face aux vagues de chaleur ou aux inondations.

Revoir le plan

Celui-ci porte sur cinq ans. Mais les requérants veulent convaincre la justice que l'exécutif, désormais travailliste, doit revoir en urgence ce plan "terriblement insuffisant", a souligné en amont de l'audience un de leurs avocats, Rowan Smith, pour qui cette affaire est susceptible "d'avoir des implications majeures pour plusieurs générations à venir".

Le rôle de la justice est de faire en sorte que le gouvernement "produise un (plan) conforme à la loi" et de "s'assurer que le cadre légal mène à un (plan) clair", pour adapter le pays au réchauffement climatique, a défendu à l'audience David Wolfe, l'avocat de l'ONG.

Violation des droits humains

Selon cette dernière, le précédent exécutif n'a pas respecté certaines obligations de la loi climat de 2008, et son incapacité à produire un tel plan constitue une violation des droits humains des deux plaignants.

Kevin Jordan, un retraité de 71 ans dont la maison était menacée par l'érosion sur la côte du Norfolk, dans l'est de l'Angleterre, a rejoint cette action en octobre 2023.

Quelques semaines plus tard, son logement a dû être démoli en urgence après une violente tempête, qui a fait reculer de plusieurs mètres la falaise sur laquelle sa maison était bâtie. Il n'a touché aucune compensation de l'Etat, faute de dispositif national pour les victimes de l'érosion côtière. "M. Jordan avait raison de s'inquiéter", a fait valoir David Wolfe à l'audience mardi.

Doug Paulley, qui vit à plus de 300 kilomètres de là dans le Yorkshire (nord), veut de son côté mettre en lumière le manque de solutions apportées aux personnes vulnérables et handicapées qui, comme lui, souffrent de manière exacerbée des vagues de chaleur. Les deux hommes étaient présents mardi à l'audience.

Multiplication des tempêtes

Dans les pays du nord-ouest de l'Europe comme le Royaume-Uni, le réchauffement climatique provoque une multiplication des tempêtes, des inondations meurtrières, mais aussi des vagues de chaleur et de feux de forêts inédits.

"Mon combat a été perdu, mais je veux toujours me battre pour les gens qui vivent près d'ici", défend Kevin Jordan, interrogé par l'AFP dans la station balnéaire d'Hemsby où se trouvait sa maison.

En mars, l'organisme indépendant chargé de conseiller l'exécutif britannique sur le climat avait lui-même jugé que le plan d'adaptation NAP3 n'était "pas à la hauteur", et devait être amélioré sans attendre 2028.

Le précédent suisse

Kevin Jordan se dit aussi "encouragé" par l'arrêt historique rendu début avril par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), qui a condamné pour la première fois un Etat - la Suisse - pour inaction face au changement climatique.

Sous le précédent gouvernement conservateur de Rishi Sunak, le Royaume-Uni était revenu sur plusieurs de ses mesures climatiques phares.

Rattraper le retard

La semaine dernière, la Commission sur le changement climatique (CCC) a exhorté le nouveau gouvernement travailliste de Keir Starmer à agir "vite" pour rattraper son retard en vue d'atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Contacté par l'AFP, le ministère de l'Environnement a indiqué que le nouveau gouvernement "s'assurera que le Royaume-Uni est préparé (face aux changements induits par le réchauffement climatique), en renforçant la résilience à travers le gouvernement et les communautés locales".

"Nous ne perdrons pas de temps pour agir", a-t-il ajouté, évoquant l'amélioration de la durabilité des infrastructures, le déploiement de protection contre les inondations ou encore la plantation d'arbres à travers le pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Cisjordanie: attaque israélienne meurtrière sur un camp de réfugiés

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En détruisant des "rues, les magasins et les maisons", l'armée israélienne veut "pousser les gens à partir", a estimé auprès de l'AFP une habitante du camp de Tulkarem (photo), qui a requis l'anonymat pour des raisons de sécurité. (© KEYSTONE/EPA/ALAA BADARNEH)

Plusieurs responsables palestiniens ont annoncé mardi que cinq personnes dont une mère et sa fille avaient été tuées dans un camp de réfugiés de Cisjordanie occupée lors d'un raid de l'armée israélienne. Celle-ci assure y avoir tué un commandant local du Hamas.

Les forces israéliennes ont investi ce camp au petit matin et tué cinq personnes, ont affirmé plusieurs sources au sein du camp de Tulkarem, un des bastions de l'activisme palestinien situé à l'extrémité ouest de la Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.

Parmi les victimes figurent une femme et sa fille qui travaillaient bénévolement pour des services de secours locaux, a affirmé une première source qui a requis l'anonymat.

Confirmant ce bilan, un responsable du camp de réfugiés, Faisal Salamah, a affirmé à l'AFP que l'armée israélienne était entrée dans les lieux "à la première heure" mardi, tuant "trois jeunes" outre les deux femmes.

Attaque de drone

De son côté, l'armée israélienne assure avoir mené une attaque de drone dans la nuit qui a tué le dirigeant de la branche armée du Hamas à Tulkarem, Ashraf Nafea.

Ce dernier était notamment "responsable de la fabrication (...) d'explosifs destinés à attaquer des soldats" de l'armée israélienne, selon son communiqué.

Le Hamas, en guerre avec Israël depuis l'attaque du 7 octobre, a confirmé un "lâche assassinat" à Tulkarem du "commandant martyr Ashraf Eid Nafea".

Dans un communiqué transmis par ailleurs à l'AFP, une porte-parole de l'armée a affirmé que l'une des deux femmes tuées était une "terroriste armée".

Bulldozers et véhicules militaires

Le Croissant-Rouge palestinien avait de son côté fait savoir dès 02h00 mardi que ses équipes avaient pris en charge un homme blessé par balle. Il a ensuite indiqué avoir pris en charge puis transporté à l'hôpital trois femmes dont une "blessée à l'oeil par un éclat d'obus" dans le camp de Tulkarem.

L'agence officielle palestinienne Wafa a quant à elle évoqué une "attaque au drone" israélienne accompagnée d'une incursion de 25 véhicules militaires et de nombreux bulldozers.

Des camions de l'armée israélienne circulaient encore, mardi, sur une étroite route du camp de réfugiés densément peuplé, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Pousser les gens à partir"

En détruisant des "rues, les magasins et les maisons", l'armée israélienne veut "pousser les gens à partir", a estimé auprès de l'AFP une habitante du camp, qui a requis l'anonymat pour des raisons de sécurité.

Par ailleurs, deux Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne à Sa'ir, localité proche de Hébron dans le sud de la Cisjordanie, selon le ministère palestinien de la Santé. Interrogée sur ce point, l'armée israélienne a répondu qu'elle menait une "opération antiterroriste dans la zone de Sa'ir".

"Durant cette opération, une violente émeute a éclaté et des terroristes ont lancé des pierres (...) en direction des soldats qui ont répondu par des tirs pour écarter la menace", a poursuivi l'armée.

Près de 600 Palestiniens tués

La guerre dans la bande de Gaza a entraîné une intensification des violences en Cisjordanie occupée.

Depuis le 7 octobre, au moins 579 Palestiniens y ont été tués par des soldats ou colons israéliens, selon les autorités palestiniennes. D'après des données officielles israéliennes, au moins 16 Israéliens sont morts dans des attaques ou attentats palestiniens.

La présence d'Israël dans le territoire palestinien occupé (Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est et bande de Gaza) vient d'être jugée "illicite" par la Cour internationale de justice (CIJ), plus haute juridiction de l'ONU.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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