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Climat

1200 avalanches en un mois, le traumatisme de 1999

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L'avalanche d'Evolène le 22 février 1999 a fait 12 morts. (© KEYSTONE/FABRICE COFFRINI)

Vingt-cinq ans après, les professionnels de la montagne et les spécialistes se souviennent: l'hiver 1999, marqué par plus d'un millier d'avalanches qui ont fait 17 morts en Suisse, a laissé une trace traumatique profonde. Un épisode d'une intensité rarissime.

Dans un communiqué et dans une série de documents vidéos et autres publiés vendredi un quart de siècle après les événements, les spécialistes de l'Institut WSL pour l’étude de la neige et des avalanches SLF reviennent sur l'événement qui aura marqué leur carrière peut-être plus que tout autre.

Le 21 février 1999, deux énormes avalanches engloutissaient les hameaux de Villa et La Sage, près d'Evolène (VS), tuant douze personnes. Autour de cette période, en l'espace de quatre semaines, cinq à huit mètres de neige fraîche sont tombés sur le versant nord des Alpes. On ne comptait plus les routes et les voies ferrées coupées, les localités isolées, parfois sans électricité, avec des centaines de milliers de touristes bloqués, en Valais mais aussi dans l'Oberland bernois.

Coulées interminables

En à peine un mois, pas moins de 1200 avalanches ont causé alors des dégâts d’environ 600 millions de francs dans le pays (sans compter les pertes touristiques), ensevelissant 28 personnes, dont 17 n'ont pas survécu.

L’hiver avalancheux 1999 a occupé les chercheurs du SLF, dont le chef prévisionniste Thomas Stucki, pendant plusieurs années. De multiples études ainsi qu’un livre d’environ 600 pages ont été rédigés. Diverses mesures ont été prises, comme la création du système intercantonal d’alerte précoce et d’information en cas de crise (IFKIS), développé par le SLF et précurseur du système SLFPro utilisé aujourd’hui.

Les spécialistes ont entre-temps développé les déclenchements artificiels de coulées de neige, considérés comme une alternative judicieuse et peu coûteuse aux ouvrages paravalanches.

Depuis le terrible épisode d'il y a 25 ans, "la Suisse a pris de multiples mesures pour que les services des avalanches puissent encore mieux maîtriser la situation dans ce type de situations", explique Jürg Schweizer, un des principaux spécialistes à s'être penchés sur ces événements gravés dans les mémoires.

Après l'avalanche d'Evolène, les habitants de la commune valaisanne ont parlé de fatalité. Mais la justice a fini par condamner pour homicide par négligence un guide ainsi que l'ex-président de la commune. Selon le Tribunal fédéral, ce dernier, condamné à une peine avec sursis en 2006, aurait dû ordonner l'évacuation d'un chalet où le danger était qualifié de "moyen", tandis qu'il a reproché au premier de ne pas avoir fermé une route où le risque était élevé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

La faille des Fios en Anniviers s'agrandit, Chippis détruit un pont

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Une vue du pont au-dessus de la rivière Navizence après sa destruction, à Chippis près de Sierre. (© Keystone/ANDREAS BECKER)

La faille des Fios dans le val d'Anniviers (VS), longue de plus de 250 mètres et menaçant de s'effondrer, a poussé les autorités de Chippis à détruire un pont datant de 1880. Cette opération va permettre de sécuriser un quartier de la commune particulièrement exposé.

Le Pont du cimetière a été détruit, jeudi, selon une information du Nouvelliste, confirmée à Keystone-ATS par la commune de Chippis. L'opération aura duré une demi-heure environ.

Cette destruction permettra d'éviter un embâcle, qui aurait eu comme conséquence un débordement de la Navizence, qui traverse le village de Chippis. Une crue qui aurait principalement fortement impacté le quartier du Bord et sa cinquantaine d'habitants.

Une question de sécurité

"Même si cet ouvrage est classé, nous avons choisi de le détruire pour des questions de sécurité", avait expliqué Olivier Perruchoud, le président de la commune de Chippis, lors d'une séance d'information publique, le 9 mars dernier. "Des travaux de surélévation et d'extension des digues seront réalisés avant fin mai afin de limiter les risques d'inondation".

En plus du démontage du pont, plusieurs infrastructures ont dû être déviées, comme des conduites d'égouts, des câbles électriques et de la fibre optique, de même que des installations de services.

Le coût total des travaux se monte à 1,8 million de francs. Ce montant sera pris en charge à environ 85% par le Canton du Valais, le solde par la commune de Chippis.

Près de 1 million de mètres cubes

Une rampe provisoire qui passe en rive droite, a été installée afin de pouvoir se rendre, en véhicule ou à pied, dans le quartier du bord. Un nouveau pont verra ensuite le jour, mais pas avant deux ans. L'ouvrage devra supporter un tonnage de 30 à 40 tonnes, afin de permettre le passage des poids lourds, comme ceux qui avaient été nécessaires à l'évacuation des gravats de la Navizence.

Outre la fissure principale située à proximité du village de Grimentz, les géologues appelés sur place ont constaté l'apparition de plusieurs failles secondaires. "La masse instable avoisine le million de mètres cubes", estime M. Perruchoud, interrogé, vendredi par Keystone-ATS. Le lieu est sous surveillance active depuis octobre 2025, soit depuis le moment de la découverte de la brèche.

Plusieurs scénarios envisagés

La faille s'est formée à la suite des crues de 2018 et de 2024. Le lit de la rivière, qui servait de "socle" au pan de montagne situé au-dessus, a été fragilisé par l'eau. Privée de ce support, la masse de terre se met ainsi gentiment à glisser, provoquant un important tassement de terrain et laissant apparaître une fissure de 250 mètres de long et une largeur comprise entre 80 cm et 1 mètre.

Le scénario "catastrophe" consisterait en un mouvement général de toute la masse en glissement. A ce stade, le scénario privilégié demeure un affaissement de la masse par morceaux successifs.

"En retirant le pont, on devrait être tranquille", espère M. Perruchoud. "Désormais, on va viser à limiter au maximum l'impact sur le quartier du Bord. Une nouvelle simulation de la Navizense doit être réalisée afin de définir si des mesures complémentaires seront nécessaires à la protection du quartier ou non".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Tempête à La Chaux-de-Fonds: bâtiments modernes plus vulnérables

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La tempête a emporté d'innombrables toits (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Une nouvelle analyse de la tempête qui a frappé La Chaux-deFonds (NE) le 24 juillet 2023 pointe les faiblesses des bâtiments modernes. Les immeubles d'habitation et les bâtiments administratifs récents ont subi davantage de dégâts que des constructions plus anciennes.

Certains éléments indiquent que les toitures et les façades contemporaines pourraient être plus vulnérables aux vents violents que les constructions plus anciennes, selon l'analyse de l'Association des établissements cantonaux d'assurance (AECA), publiée jeudi.

En l'espace de quelques minutes, le 24 juillet 2023, peu avant midi, une supercellule orageuse s'est abattue sur la ville horlogère avec des rafales de vent atteignant 217 km/h. Une personne se trouvant dans une voiture a été tuée par une grue de chantier qui s'est renversée, et une cinquantaine de personnes ont été blessées.

Au total, selon le rapport, 2769 bâtiments ont été endommagés, soit près de 39 % de l’ensemble du parc immobilier assuré. Le montant des dommages s’est élevé à plus de 130 millions de francs. Il s’agit de la catastrophe naturelle la plus grave survenue dans le canton de Neuchâtel depuis le début des statistiques en 1930.

L'analyse souligne le rôle des "impacts de débris emportés". De nombreuses tuiles, tôles et éléments de façade ont été arrachés par les rafales extrêmes et projetés comme des projectiles dangereux à travers des quartiers densément construits. Cela a provoqué des réactions en chaîne: des éléments de bâtiments projetés dans les airs ont endommagé d'autres toits, fenêtres et façades, parfois de manière très importante.

Les tuiles comme projectiles

Les auteurs mettent expressément en garde contre le danger que représentent les tuiles mal fixées. Sur les bâtiments récents notamment, des éléments de toiture et de façade se sont détachés sur de grandes surfaces.

L'AECA recommande donc de mieux sécuriser à l'avenir les tuiles et autres éléments de construction contre les effets de succion du vent, par exemple en installant des fixations mécaniques supplémentaires sur les parties exposées des bâtiments et sur les bords des toits. De telles mesures pourraient empêcher que des éléments isolés des bâtiments ne se transforment en projectiles dangereux en cas de tempête.

L'étude montre en outre des différences marquées entre les types de bâtiments. Les bâtiments agricoles, les garages et les bâtiments consacrés au sport se sont révélés relativement robustes.

En revanche, les assureurs ont enregistré des dommages supérieurs à la moyenne pour les bâtiments d'habitation et de services modernes. Le rapport cite comme raisons possibles des surfaces de façade plus importantes, des constructions plus légères ainsi que des enveloppes de bâtiments plus fragiles.

Outre les mesures de protection techniques, les auteurs recommandent également des adaptations des réglementations en matière de construction et de l'aménagement du territoire. À l'avenir, il faudrait davantage tenir compte des événements éoliens extrêmes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

La qualité de l'air s'améliore en Europe, mais pas suffisamment

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Les particules fines d'un diamètre inférieur ou égal à 10 microns restent un problème en Europe (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La qualité de l'air s'améliore en Europe, mais des efforts sont nécessaires pour atteindre les objectifs de l'Union européenne pour 2030, indique jeudi le rapport annuel de l'agence européenne de l'environnement (AEE). L'analyse couvre la Suisse également.

"Les normes de l'UE ont été globalement respectées dans la plupart des régions d'Europe en ce qui concerne les particules fines (PM2,5) et le dioxyde d'azote (NO2)", écrit l'AEE dans un communiqué.

Cependant, dans près de 20% des stations de surveillance, "la pollution atmosphérique reste supérieure aux normes de qualité de l'air en vigueur dans l'UE, en particulier pour les particules fines d'un diamètre inférieur ou égal à 10 microns (μm) (PM10), l'ozone de basse altitude (O3) et le benzo(a)pyrène (BaP)", poursuit l'agence.

L'analyse de l'AEE couvre 39 pays européens dont les 27 de l'Union européenne (UE) et douze autres pays membres ou associés à l'agence, dont la Suisse, la Norvège ou encore l'Albanie.

L'agence prévient que les pays membres de l'UE devront mettre en oeuvre leur feuille de route pour être en mesure d'atteindre les limites de qualité de l'air pour 2030, fixées en 2024.

Particules fines et ozone

"Pour la plupart des polluants, l'écart par rapport à l'objectif fixé pour 2030 est important et nécessitera probablement des mesures supplémentaires", souligne l'AEE, qui insiste sur les efforts à réaliser sur les particules fines. Les objectifs 2030 de l'UE restent encore bien en deçà des recommandations de l'OMS, mises à jour en 2021.

L'agence européenne met par ailleurs l'accent sur l'absence de progrès significatifs sur le front de l'ozone de basse altitude, "qui n'a pas diminué de manière significative" et a causé 63'000 morts en 2023 dans l'UE.

"Le réchauffement climatique devrait aggraver la pollution par l'ozone en Europe en raison de l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des conditions météorologiques liées à la chaleur, qui favorisent sa formation", souligne l'AEE.

Elle estime que les actions aux niveaux local et national "pourraient ne pas être suffisantes", car l'ozone et ses précurseurs se déplacent sur de longues distances. "Une réduction efficace dépend également d'une coopération européenne et internationale renforcée pour lutter contre la pollution atmosphérique transfrontalière", insiste l'agence.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Les extrêmes climatiques augmentent en Europe

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L'Europe se réchauffe plus rapidement que le reste du monde et voit ses glaciers disparaître, notamment celui du Rhône (archives). (© KEYSTONE/AP/MATTHIAS SCHRADER)

L'Europe a cumulé les situations climatiques extrêmes l'an dernier, montre un rapport publié mercredi. Le continent se réchauffe plus vite qu'ailleurs dans le monde et reste sous la menace d'un retour du phénomène naturel El Niño dans l'océan Pacifique.

"Les indicateurs climatiques sont assez inquiétants", a affirmé Mauro Facchini, chef de l'unité d'observation de la Terre à la Commission européenne, au cours d'un échange avec des journalistes lundi en présentation de ce rapport.

Publié par le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM), ce rapport qui porte sur l'année 2025 rappelle que, depuis les années 1980, "l'Europe s'est réchauffée deux fois plus vite que la moyenne mondiale".

La situation pourrait s'aggraver encore avec le phénomène El Niño, qui engendre une hausse des températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial et dont la survenue est "probable" cette année, a observé Celeste Saulo, la secrétaire générale de l'OMM, une agence de l'ONU.

"Une fois de plus, ce rapport nous rappelle que les mesures actuelles en faveur du climat ne sont pas à la hauteur de l'ampleur de la crise", a souligné l'ONG WWF, dans un commentaire transmis à l'AFP.

Vagues de chaleur "fréquentes"

"Les vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes et graves" sur au moins 95% du territoire européen, souligne le rapport, de la mer Méditerranée au cercle arctique.

La région de Fennoscandie, au nord de l'Europe, composée de la Finlande, la Suède et la Norvège, a par exemple enregistré la plus longue vague de chaleur depuis que les relevés existent, avec 21 jours à 30 degrés Celsius ou plus en juillet, deux fois plus que le précédent record.

L'Europe multiplie les records de chaleur: en Turquie, la température a dépassé pour la première fois 50 degrés et, en Grèce, 85% de la population a été affectée par des températures proches de ou au-dessus de 40 degrés.

L'ouest de l'Europe a aussi été largement affecté, dès juin avec l'Espagne, le Portugal, la France et une partie du Royaume-Uni et, en août, avec le Portugal, l'Espagne et la France, montre le rapport.

Fonte des glaces inexorable

Les glaciers ont enregistré une perte de masse nette en 2025, l'Islande ayant, par exemple, accusé sa deuxième fonte annuelle la plus importante de son histoire après 2005.

"Selon les prévisions, les glaciers d'Europe et du monde entier devraient continuer à perdre de la masse tout au long du XXIe siècle, quel que soit le scénario d'émissions", affectant 2 milliards de personnes qui dépendent de l'eau des montagnes, affirme le rapport.

Particulièrement scruté en raison de sa vitesse de réchauffement, le Groenland a perdu 139 gigatonnes de glaces l'an dernier, de quoi augmenter le niveau des mers de 4 millimètres.

Océans, biodiversité, incendies

Les océans ont aussi souffert avec un record de 86% des régions océaniques ayant connu au moins un jour d'épisode de chaleur "forte". Ces vagues de chaleur ont des conséquences importantes sur la biodiversité notamment sur les prairies sous-marines de la Méditerranée, qui font office de barrières marines naturelles et sont sensibles aux températures élevées.

"Ce sont des zones clefs pour la biodiversité qui abritent des milliers de poissons par acre et constituent des habitats de reproduction essentiels", a affirmé Claire Scannell, météorologue en chef au service météorologique irlandais et parmi les auteurs du rapport.

Les superficies ravagées par les incendies de forêt ont quant à elles atteint le nombre record de 1'034'550 d'hectares.

Les tempêtes et les inondations ont fait par ailleurs au moins 21 morts et touché 14'500 personnes, même si les inondations et les précipitations extrêmes ont été moins généralisées que ces dernières années.

Hausse des renouvelables

Parmi les bonnes nouvelles, les énergies renouvelables ont représenté pour la troisième année de suite une part supérieure à celle des énergies fossiles pour la production d'électricité, avec 46,4% de la production.

"Ce n'est pas assez. Nous devons accélérer", a dit Dusan Chrenek, conseiller principal au service climat de la Commission européenne. "Nous devons nous employer à sortir progressivement des énergies fossiles".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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