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Économie

1,8 milliard de francs pour l'Ukraine: un premier pas, dit Cassis

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Le financement de la reconstruction de l'Ukraine ne doit pas se faire sur le dos d'autres projets, a dit Ignazio Cassis au lendemain de sa rencontre à Washington avec le premier ministre de l'Ukraine Denys Chmyhal. (© Twitter/Ignazio Cassis)

Pour reconstruire l'Ukraine, la Banque mondiale doit consentir un effort d'une ampleur comparable à celui fait lors de sa propre création après la Seconde Guerre mondiale, a déclaré Ignazio Cassis lors d'une conférence de presse jeudi à Washington.

Le ministre des Affaires étrangères s'exprimait devant les médias en marge de l'assemblée de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale (GBM). M. Cassis a confirmé que le Conseil fédéral mettrait à disposition 1,8 milliard de francs sur les six prochaines années pour l'Ukraine dans le cadre de la stratégie de coopération internationale 2025-2028.

Selon lui, il s'agit d'une première étape pour définir le fonds et les structures. Sur le chemin de la reconstruction, il y aura aussi probablement une nouvelle loi fédérale et les débats parlementaires qui vont avec, ainsi que vraisemblablement une votation populaire", a déclaré le ministre des Affaires étrangères.

Projet intergénérationnel

"C'est un grand projet qui durera plus d'une génération. Je le compare souvent à un projet comme la NLFA", a encore affirmé le Tessinois devant les médias à Washington.

Le conseiller fédéral s'est réjoui qu'une plateforme de coordination pour la reconstruction ait enfin vu le jour sous la direction de l'UE. La Suisse souhaite également siéger au secrétariat de la plateforme et proposer de bons candidats.

L'engagement de la Suisse en faveur de l'Ukraine est clair depuis la conférence de Lugano indépendamment des critiques et des rumeurs médiatiques. "La Suisse veut être un acteur de la reconstruction de l'Ukraine, elle l'a montré en donnant le kick-off, le premier pas sur ce chemin, et elle veut rester un acteur important", a déclaré M. Cassis au 19:30 de la RTS.

La reconstruction de l'Ukraine ne doit toutefois pas prendre les ressources d'autres programmes de coopération internationale (CI) de la Suisse, a-t-il ajouté. Ainsi, seule la croissance du budget de la CI - 1,5% par an - est réservée à la reconstruction de l'Ukraine, a précisé M. Cassis. La somme totale allouée aux programmes actuels de lutte contre la pauvreté et de développement durable resterait la même.

"Le monde reste compliqué, la pauvreté a de nouveau augmenté et de nombreux Etats ne sont pas vraiment sur la bonne voie pour atteindre les objectifs durables de l'ONU d'ici 2050", a ajouté Cassis.

La Banque mondiale doit être réorientée

Lors de la conférence de presse, le conseiller fédéral a salué le fait que la Suisse ait encore versé à court terme 55 millions de francs pour l'année 2023 au fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres qui ont le plus besoin d'aide.

Pour répondre aux nouveaux besoins, la Banque mondiale doit évoluer, a déclaré M. Cassis. Ce sont les premiers pas les plus délicats. "Une redéfinition de la vision, de la mission ainsi que des partenariats de la Banque mondiale sont maintenant en discussion."

Le conseiller fédéral a ressenti lors de la réunion une forte volonté de simplifier le système multilatéral et de l'orienter davantage vers la complémentarité. Il faut éviter les chevauchements afin d'accroître l'efficacité sans devoir augmenter le budget.

Les défis mondiaux ont été résumés en quatre points, vu de la Banque mondiale: la faible croissance, l'inflation élevée, l'instabilité financière et la crise de la dette.

Ignazio Cassis place également des espoirs dans le candidat à la nouvelle présidence de la Banque mondiale, l'Américain né en Inde Ajay Banga. Celui-ci s'est également présenté au groupe de vote dont la Suisse fait partie lors de la réunion. M. Banga a fait une très bonne impression et a été très bien accueilli.

Keller-Sutter à Washington vendredi

Le ministre des Affaires étrangères a également eu l'occasion de discuter avec le premier ministre ukrainien Denys Chmyhal en marge de la rencontre à Washington. Il entend en outre profiter de son séjour aux Etats-Unis pour nouer des contacts avec des représentants de haut rang de la Banque mondiale et des pays qui font partie du groupe de vote de la Suisse dans les institutions de Bretton Woods.

La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter et le président de la Banque nationale suisse (BNS) Thomas Jordan participeront vendredi à la rencontre entre les ministres des finances et les directeurs des banques centrales du G20. Ils y présenteront "les dernières mesures prises par la Suisse pour préserver la stabilité financière", a indiqué le DFAE.

Amérique

Depuis février 2022, le Conseil fédéral poursuit une stratégie pour l'Amérique dans laquelle "la Suisse vise à adopter une approche cohérente vis-à-vis du continent américain et à renforcer la cohérence de la politique étrangère suisse", selon le DFAE.

Dans le cadre de la mise en ½uvre de cette stratégie, M. Cassis se rendra vendredi à Chicago pour tirer un premier bilan après la réouverture du consulat général de cette ville. Cette réouverture répondait à un souhait du Parlement, qui avait demandé plus de soutien pour les entreprises suisses dans la région de Chicago.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

Réunion de la Fed, partie pour rester sur pause

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La Fed, dirigée par Jerome Powell, devrait se contenter du statu quo (archives). (© KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW)

La Réserve fédérale américaine (Fed) a débuté mardi une réunion de deux jours sur les taux d'intérêt à l'issue de laquelle un statu quo semble acquis, nombre de responsables s'inquiétant de la trajectoire de l'inflation.

Les investisseurs s'attendaient à ce que la Réserve fédérale laisse ses taux inchangés pour la deuxième fois de suite. La guerre au Moyen-Orient - et l'envolée des cours de l'énergie qu'elle a provoquée - n'ont fait que renforcer cette conviction.

Ils commencent même à s'interroger sur l'éventualité que ce gel dure au moins jusqu'en fin d'année, tant la Fed aura du mal à fermer les yeux sur l'impact du conflit sur les prix.

L'institution vise une inflation limitée à 2%, un objectif qu'elle n'a plus atteint depuis cinq ans en raison d'une succession de chocs (pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine).

L'indice PCE d'inflation progressait encore de 2,8% en janvier.

Or son rebond relève quasiment de la fatalité, les prix à la pompe ayant déjà significativement augmenté aux Etats-Unis.

Le gallon (3,78 litres) d'essence basique coûte désormais 3,79 dollars en moyenne, contre moins de 3 dollars un mois plus tôt, selon l'association automobile américaine (AAA), qui publie des données de référence.

En fin d'année dernière, la Fed avait entamé une détente en réduisant, en trois fois, ses taux directeurs de 0,75 point de pourcentage.

Ses responsables estimaient, devant des embauches atones, qu'il fallait redonner du souffle à l'économie.

Depuis, une majorité d'entre eux plaident pour patienter avant de décider du prochain mouvement.

Les taux au jour le jour sont dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

La charge administrative à Genève coûte trop cher aux entreprises

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A Genève, les tâches administratives sont trop lourdes pour les entreprises, selon une étude de la CCIG. Or ce critère pèse sur l'attractivité économique du canton (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, les tâches administratives sont trop lourdes pour les entreprises, selon une étude de la CCIG. Elles leur coûtent 705 millions de francs par an en coûts salariaux internes. Or ce critère pèse sur l'attractivité économique du canton.

"La pression administrative est devenue un des critères d'évaluation pour l'implantation d'une entreprise", a relevé mardi devant les médias Romain Duriez, directeur général adjoint de la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (CCIG). Au bout du lac, les entreprises consacrent en moyenne 27,7 heures par mois aux tâches administratives liées aux réglementations publiques.

La CCIG estime qu'une réduction de la bureaucratie permettrait à long terme de gagner jusqu'à 2,8 milliards de francs de potentiel économique par an. Pour ce faire, l'Etat devrait d'abord mettre en place un dispositif d'évaluation des coûts réglementaires. La chambre préconise aussi de simplifier les démarches administratives, de renforcer l'efficacité et de garantir la cohérence des lois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La banque nordique Nordea va supprimer 1500 postes

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Très présente au Danemark, en Finlande, la Norvège et en Suède -, Nordea veut tirer parti de cette couverture nordique pour réduire ses coûts tout en investissant dans la technologie et l'IA (archives). (© KEYSTONE/EPA/MAURITZ ANTIN)

Nordea, la plus grande banque des pays nordiques va supprimer quelque 1500 postes. La mesure s'inscrit dans le cadre d'un programme de réduction des coûts prévoyant des économies de 600 millions d'euros d'ici 2030.

Nordea va comptabiliser des coûts de restructuration d'environ 190 millions d'euros au premier trimestre 2026, a-t-elle précisé dans un communiqué.

"Les coûts de restructuration sont principalement liés à des changements dans la composition des effectifs et incluent des réorientations de compétences conduisant à une réduction du nombre d'employés", écrit Nordea.

Environ 1500 employés seront concernés par ces suppressions de postes en 2026 et 2027. La banque comptait environ 29'000 salariés fin 2025.

Très présente sur ses marchés domestiques - le Danemark, la Finlande, la Norvège et la Suède -, Nordea dit vouloir tirer parti de cette couverture nordique pour réduire ses coûts tout en investissant dans la technologie et l'IA.

"Grâce à sa présence nordique, à l'impact de l'IA et à l'optimisation des processus, Nordea s'attend à avoir moins d'employés à l'avenir qu'aujourd'hui", ajoute-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Les CCT étendues primeront sur les salaires cantonaux minimaux

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La gauche, avec Pierre-Yves Maillard (PS/VD) en tête, s'est opposée à la primauté des CCT étendues sur les salaires minimaux cantonaux (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Les conventions collectives de travail (CCT) primeront sur les lois cantonales en matière de salaire minimal. Après le National, le Conseil des Etats a validé mardi, par 27 voix contre 15, un projet en ce sens, élaboré à contre-coeur par le Conseil fédéral.

Actuellement, une CCT ne peut être étendue que si elle ne contient rien de contraire au droit fédéral ou cantonal. Ainsi, les salaires minimaux cantonaux l'emportent sur ceux prévus par les CCT étendues.

Le projet prévoit de changer la pratique actuelle. Plusieurs de ses partisans ont relevé ne pas être fondamentalement contre les salaires minimaux, mais ceux-ci doivent être fixés dans les CCT. Il s'agit de renforcer le partenariat social et de ne pas fragmenter le marché du travail en Suisse au vu des différences entre cantons et même communes.

La gauche et le PVL étaient opposés au projet. Soutenus par quelques centristes, ils ont invoqué les principes de fédéralisme et de hiérarchie des normes.

Pierre-Yves Maillard (PS/VD), président de l'Union syndicale suisse (USS), a demandé de respecter la volonté populaire dans les cantons ou les communes où un salaire minimal a été accepté. Et de rappeler que le Tribunal fédéral a validé les salaires minimaux cantonaux comme mesures de politique sociale.

Garanties

Le Conseil des Etats a toutefois ajouté des garanties, afin que les cantons de Genève et de Neuchâtel, qui ont déjà décidé que leurs salaires minimaux cantonaux prévalaient, puissent maintenir ce régime. Les cantons du Jura, du Tessin et de Bâle-Ville, qui ont aussi introduit un salaire minimum, ne sont pas concernés parce que, dans leur cas, les CCT de force obligatoire ont déjà la priorité.

Les sénateurs ont aussi exclu toute baisse salariale qui réduirait le salaire à un niveau inférieur à celui du salaire minimum actuellement en vigueur. Ils ont en revanche refusé de justesse de limiter la primauté des CCT étendues à la durée de validité de ces CCT, mais au maximum à deux ans. Il s'agit d'un compromis afin d'éviter un référendum, a argué M. Maillard.

Le projet fait suite à une motion du conseiller aux Etats Erich Ettlin (Centre/OW), adoptée par les Chambres fédérales en 2022. Le Conseil fédéral a donc été contraint de légiférer.

Mais il est opposé au projet. Le ministre de l'économie Guy Parmelin a également relevé que la modification porte atteinte à plusieurs principes. "Une CCT est un acte administratif, pas une loi", a-t-il déclaré.

Sans succès. Le dossier repart au National.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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