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Suisse

3 milliards pour les routes "fédérales"

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Dix-neuf tronçons cantonaux ont été repris par la Confédération qui va injecter 3 milliards sur les prochaines années pour les mettre aux normes nationales plus strictes. (©Rapport de l'Office fédéral des Routes)
Depuis le 1er janvier 2020, la Confédération a repris 413,7 kilomètres de routes cantonales à vocation transrégionale et internationale. Après analyse, elle estime qu'il faudra investir 3 milliards pour que ces 19 tronçons remplissent ses exigences de sécurité.

Pour arriver à ce chiffre, l'Office fédéral des Routes (OFROU) a analysé les différents tracés selon quatre domaines: chaussées et revêtements, ouvrages d'art (ponts, parois antibruit, passages), tunnels et ouvrages géotechniques, ainsi qu'équipements d'exploitation et de sécurité, peut-on lire dans un rapport publié au début du mois.

La moitié des tronçons (9) présente au moins un domaine défini comme "critique" sur quatre, sachant qu'un domaine est constitué de plusieurs éléments. Cette précision est importante. "Lorsqu'un tronçon est défini comme 'critique' cela ne signifie pas que la route est dans un état critique mais qu'un des éléments analysés l'est", insiste Guido Bielmann de l'OFROU. Si la route représentait un danger pour les usagers, alors elle serait immédiatement fermée, ajoute-t-il.

Les coûts estimés pour les projets d'entretien et d'aménagement de ces 414 kilomètres pour qu'ils répondent aux exigences techniques de la Confédération sont estimés à environ 3 milliards de francs sur les prochaines années. Maintenant que ce rapport a été établi, l'OFROU va prioriser les projets en fonction de leur degré de nécessité d'intervention, complète Guido Bielmann.

Un exemple valaisan

Parmi les tronçons "critiques", figure celui reliant Martigny au Grand-St-Bernard. Interrogé sur les ondes de la radio valaisanne Rhône FM, David Wetter, chef de la filiale de Thoune à l’OFROU, estime que "les planifications doivent vraiment commencer au plus vite" sur ce secteur de même qu'une analyse encore plus en détail la situation.

"Pour ce tronçon, on estime à 50 millions de francs les travaux étalés sur 5 ans", relève David Wetter. "C’est une première étape. Ce sont des travaux qui n’ont pas été réalisés sur les 15 dernières années. Alors forcément, on ne peut pas rattraper tout ça en deux trois mois. Parallèlement, nous réalisons d’autres analyses. Je pense ici aux risques liés aux dangers naturels par exemple", ajoute-t-il.

Egalement interrogé sur Rhône FM, Vincent Pellissier ingénieur cantonal, explique aussi qu'avant la reprise de ces 414 kilomètres, la Confédération gérait environ 1800 kilomètres de routes, soit autant que le Valais. Mais "la Confédération a, à peu près, pour chaque kilomètre dix fois plus d'argent à disposition pour entretenir son réseau". Les exigences sont par ailleurs plus élevées car les routes nationales connaissent davantage de trafic.

Examination périodique

La Confédération peut compter sur le fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA) qui garantit le financement nécessaire à l’entretien, l’aménagement et l’exploitation de ses 2254 kilomètres de routes nationales sur le long terme. Au total, celles-ci comptent 280 tunnels et 4270 ponts et surpassages.

Ces ouvrages d'art sont soumis à un examen périodique qui s'effectue tous les cinq ans. En cas de nécessité, les éléments problématiques sont rénovés immédiatement mais ils peuvent aussi être inclus dans une rénovation globale future, si celle-ci a déjà été planifiée, explique encore Guido Bielmann.

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Suisse

Swiss mis à mal au 1er semestre

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La filiale de l'allemand Lufthansa a vu son chiffre d'affaires dégringoler de 55% à 1,17 milliard de francs entre janvier et fin juin. (Image d'archive - ©KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)
La compagnie aérienne Swiss, lourdement affectée par les répercussions économiques du coronavirus, a subi une perte d'exploitation de 266,4 millions de francs au premier semestre.

La filiale de l'allemand Lufthansa a vu son chiffre d'affaires dégringoler de 55% à 1,17 milliard de francs entre janvier et fin juin, a annoncé jeudi le transporteur national dans un communiqué. Le nombre de passagers a parallèlement chuté de 64% à 3,2 millions.

Au premier trimestre déjà, Swiss avait été touché de plein fouet par la propagation du Covid-19 et des restrictions de voyages. La compagnie aérienne avait enregistré une perte d'exploitation de 84,1 millions de francs, après un bénéfice opérationnel de 48,3 millions un an plus tôt.

La situation n'est pas prête de s'améliorer de sitôt. Mercredi, le directeur général Thomas Klühr avait averti que la société perdait encore massivement de l'argent et un retour à des vols rentables risquait de prendre du temps.

Le transporteur a nettement réduit ses pertes depuis la fin du confinement, mais actuellement la société perd encore moins de 1 million de francs par jour, contre 3 millions par jour au plus fort de la crise, avait précisé le patron de Swiss dans une interview diffusée sur le site internet de 20 Minuten.

Dans ce contexte, la reprise du plan de vol va prendre plus de temps que prévu, mais le patron de Swiss s'est dit "optimiste" que la situation se rétablisse d'ici l'été 2021.

Jeudi, la maison-mère Lufthansa a fait état d'une perte nette de 3,6 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année. Et au deuxième semestre, le groupe allemand s'attend à un résultat opérationnel "clairement" négatif malgré l'augmentation de l'offre.

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Le salaire assuré en cas de "quarantaine non fautive"

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Personne ne devrait être tenté d'éluder la quarantaine pour des raisons financières", a déclaré Michael Schöll, vice-directeur de l'Office fédéral de la justice. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)
"Personne ne devrait être tenté d'éluder la quarantaine pour des raisons financières", a déclaré Michael Schöll, vice-directeur de l'Office fédéral de la justice, mercredi devant la presse. "Restez à la maison et avertissez votre employeur", a-t-il ajouté à l'intention notamment des personnes qui rentreront d'Espagne à partir de samedi.

En cas de quarantaine non fautive, et même si la question n'a pas encore été réglée par les tribunaux, le versement du salaire est assuré. C'est le cas pour les personnes qui se trouvaient déjà en Espagne lorsque le pays a été placé sur la liste, notamment.

Pour les personnes qui ne peuvent pas travailler à domicile, le Conseil fédéral a décidé que le versement des prestations pour perte de gain est assuré pendant dix jours. Et les employeurs se sont montrés "accommodants", selon M. Schöll.

"La situation est différente pour des personnes qui se rendraient dans un pays un risque, l'Espagne par exemple à partir de samedi: un tribunal pourrait retenir une faute", a-t-il conclu.

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Les femmes enceintes sur la liste des personnes à risque

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Les femmes enceintes figurent désormais sur la liste des personnes à risque. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
Les femmes enceintes figurent désormais sur la liste des personnes à risque, a indiqué mercredi Patrick Mathys, de l'OFSP. Selon les indications de la Société suisse de gynécologie, elles ont en effet plus de risques de connaître une évolution grave de la maladie.

"Il existe encore beaucoup d'inconnues", a reconnu Virginie Masserey, cheffe de la section contrôle de l'infection de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). "Il semble que le risque soit entre 1,5 et 5 fois plus élevé pour les femmes enceintes que pour celles du même âge de devoir être hospitalisées aux soins intensifs".

Les risques pour le nouveau-né sont aussi encore peu clairs. "L'accouchement pourrait devoir être provoqué, ce qui représente un risque pour lui. Le placenta peut aussi avoir été infecté, ce qui peut signifier moins de nourriture pour le foetus et un trouble de croissance."

Initiative du CHUV

L'initiative de placer les femmes enceintes dans le groupe de personnes à risque est venue du CHUV. Le professeur David Baud, de cet établissement hospitalier, qui avait co-écrit les précédentes recommandations de la Société suisse de gynécologie et d'obstétrique, avait fait part à la mi-juillet à l'association de son inquiétude concernant les femmes enceintes.

Le CHUV a créé un registre mondial des bébés Covid-19, auquel participent plus de 200 hôpitaux.

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Les touristes de retour d'Espagne devront se mettre en quarantaine

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L'Espagne a été ajoutée par l'Office fédéral de la santé publique à la liste des pays avec un risque élevé d'infection au Covid-19. (©EPA/ENRIC FONTCUBERTA)
Les voyageurs de retour d'Espagne devront se mettre en quarantaine en Suisse. L'Espagne a été ajoutée par l'Office fédéral de la santé publique à la liste des pays avec un risque élevé d'infection au Covid-19. Les Baléares et les Canaries ne sont pas concernés.

La mesure entre en vigueur dès samedi, soit depuis vendredi à minuit, a annoncé le Département fédéral de l'intérieur. Le taux de contamination pour les Baléares se situe à environ 43 pour 100'000 habitants et environ 6 pour 100'000 pour les Canaries. Désormais, 46 pays et régions se trouvent sur la liste à risque.

Les Bahamas, la Guinée équatoriale, la Roumanie, Sao Tomé-et-Principe, Singapour et Sint Maarten figurent nouvellement sur la liste des pays à risque. La Suisse a retiré l'Azerbaïdjan, les Emirats arabes unis et la Russie.

Depuis le 6 juillet, toute personne franchissant la frontière depuis un Etat ou un territoire avec un risque élevé d'infection doit se mettre en quarantaine durant dix jours. Ces personnes doivent s'annoncer dans les deux jours auprès des autorités cantonales. Celles-ci contrôlent sporadiquement le respect de la quarantaine. Actuellement, 16'269 personnes sont concernées.

Femmes enceintes

Les femmes enceintes figurent par ailleurs dès maintenant sur la liste des personnes à risque, a indiqué Patrick Mathys, responsable de la section Gestion de crise et collaboration internationale à l'OFS. Selon les indications de la Société suisse de gynécologie, elles ont en effet plus de risques de connaître une évolution grave de la maladie.

"Il existe encore beaucoup d'inconnues", a reconnu Virginie Masserey, cheffe de la section contrôle de l'infection de l'OFSP. "Il semble que le risque soit entre 1,5 et 5 fois plus élevé pour les femmes enceintes que pour celles du même âge de devoir être hospitalisées aux soins intensifs".

Les risques pour le nouveau-né sont aussi encore peu clairs. "L'accouchement pourrait devoir être provoqué, ce qui représente un risque pour lui. Le placenta peut aussi avoir été infecté, ce qui peut signifier moins de nourriture pour le foetus et un trouble de croissance."

Situation toujours tendue

De façon générale, la situation reste tendue, avec encore près de 200 nouveaux cas aujourd'hui (181), a affirmé M. Mathys. Il y a toutefois une certaine stabilisation, avec un taux de positivité actuellement à 2,2%, contre 3,5% ces dernières semaines.

Concernant une éventuelle harmonisation des mesures au niveau fédéral, M. Mathys s'est dit confiant que les cantons agiraient en conséquence si la situation devait s'aggraver. Les cantons sont encore en mesure de tracer les contacts des personnes infectées, mais pourraient être dépassés si le nombre de cas augmente beaucoup, a pointé le responsable.

Dans les transports publics, la mobilité est revenue à ce qu'elle était avant le confinement, à l'exception de certaines gares. Entre 80 et 100% des voyageurs portent le masque.

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L'application SwissCovid téléchargée 2,15 millions de fois

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327 annonces de contamination ont déjà été faites via SwissCovid. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
L'application SwissCovid a été téléchargée 2,15 millions de fois. Et 327 annonces de contamination ont été faites, ce qui correspond à 10% de toutes les personnes positives testées au cours de la période correspondante.

Les échanges avec les pays voisins et les pays de l'UE continuent de se développer en lien avec les applications de traçage, a dit Sang-Il Kim, responsable de la section transformation numérique de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) mercredi devant la presse à Berne.

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