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Suisse

Des routes « sûres » mais toujours plus chères

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Les coûts d’entretien du réseau des routes nationalesatteindront 1,11 milliard de francs en 2030, selon les estimations de l'OFROU (archives). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

L’état des routes nationales est satisfaisant. Mais le maintien de ce bon niveau général requiert toujours plus d’investissements. En cause: le vieillissement, l’extension du réseau et sa sollicitation croissante.

En 2017, la Confédération a dépensé 1548 millions de francs pour l’entretien, l’aménagement et l’exploitation des routes nationales indique l’Office fédéral des routes (OFROU). Ces coûts accusent une tendance à la hausse, signale-t-il mardi dans un communiqué, à l’occasion de la publication de son rapport 2017.

Le réseau de routes nationales a été construit pour l’essentiel dans les décennies 1960 à 1980. Une majorité des routes a donc aujourd’hui entre 30 et 50 ans, note le rapport. L’OFROU prévoit par ailleurs une augmentation inéluctable du trafic, qui pèsera naturellement sur les frais d’entretien des routes.

La Suisse s’est dotée des conditions nécessaires au financement de ces infrastructures à court et moyen terme, relève toutefois l’Office fédéral. Le fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA), qui entrera en vigueur dès 2018, permettra d’affecter 3 milliards de francs annuels à cet objectif.

Sécurité assurée

Aucune lacune n’est relevée en matière de sécurité, souligne l’OFROU. Le rapport a examiné en particulier les tunnels, les ouvrages d’art, les chaussées et les revêtements. Or ces derniers ont été jugés moyens ou bons dans 95% des cas.

Aucun ouvrage d’art n’est dans un état considéré comme alarmant, et la sécurité est garantie en tout temps, relève encore le rapport. La Confédération entend toutefois investir davantage dans l’entretien de ces ouvrages, afin d’en assurer le niveau de qualité élevé à long terme.

L’état des tunnels et des ouvrages souterrains a été estimé bon ou acceptable dans 80 % des cas et il en va de même pour les équipements de sécurité. Aucune mesure urgente n’est requise dans ce domaine non plus.

Augmentation prévisible

L’OFROU publie pour la deuxième fois son rapport sur l’entretien, l’aménagement et l’exploitation des routes nationales. Son objectif est d’examiner l’usage et l’impact des montants investis.

Ce rapport comprend des projections quant à l’augmentation des besoins financiers. Il fait état d’une hausse prévisible de 63% à l’horizon 2030. Celle-ci tient compte des besoins identifiés en matière d’achèvement et d’aménagement du réseau.

Fin 2017, le réseau de routes nationales comptabilisait au total 1855 kilomètres. Selon les estimations de l’office, près de 82 milliards de francs seraient nécessaires aujourd’hui pour le construire à nouveau.

Le réseau national comprend 459 tunnels et ouvrages souterrains. 4’556 ponts autoroutiers jalonnent également le réseau. Le pont le plus haut (113 m) est le Pont sur la Mentue et le pont le plus long (3’155 m) est le viaduc d’Yverdon, tous deux situés dans le canton de Vaud.

 

(ATS)

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Suisse

Le combat de grands-mamans suisses pour le climat

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Les déléguées des Aìnées pour le climat sur les marches du Tribunal fédéral (archives). (©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Faire diminuer les émissions de gaz à effet de serre et limiter le dérèglement climatique. C’est le combat en Suisse des Aînées pour la protection du climat.

Le combat de 1200 grands-mamans, qui exigent des mesures supplémentaires. Une démarche liée à la santé avant tout. Ancienne conseillère nationale, l’écologiste genevoise Anne Mahrer est co-présidente du mouvement :

Anne Mahrer
Aînées pour la protection du climat
Anne Mahrer Aînées pour la protection du climat

Le combat des Aînées pour la protection du climat a commencé il y a trois ans. Premier pas pour mener une action judiciaire, une requête de 160 pages a été adressée au département fédéral en charge de l’environnement. Objectif : faire reconnaître que le principe de précaution, tel qu’il est garanti par la Constitution fédérale et la Convention européenne des droits de l’homme, n’est pas respecté dans la politique climatique de la Suisse. Le DETEC n’est pas entré en matière. Depuis, un premier recours a été rejeté par le Tribunal administratif fédéral :

Anne Mahrer
Aînées pour la protection du climat
Anne Mahrer Aînées pour la protection du climat

Le combat se poursuit aujourd’hui au Tribunal fédéral, devant lequel un autre recours a été déposé lundi.
Prêtes à aller jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme, les Aînées pour la protection du climat s’inspirent de l’exemple néerlandais :

Anne Mahrer
Aînées pour la protection du climat
Anne Mahrer Aînées pour la protection du climat

Les Aînées pour la protection du climat encouragent les jeunes à poursuivre leur combat :

Anne Mahrer
Aînées pour la protection du climat
Anne Mahrer Aînées pour la protection du climat

Le combat des Aînées pour la protection du climat se poursuit donc au Tribunal fédéral.

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Ueli Maurer ouvre la 49e édition du WEF

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Ueli Maurer a prononcé son discours d'ouverture en présence des coprésidents du WEF. (©KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le président de la Confédération Ueli Maurer a ouvert mardi le Forum de Davos (GR) en faisant l’éloge des grandes valeurs « suisses ». La liberté, la responsabilité et la démocratie directe doivent contribuer à construire un meilleur avenir.

Les Suisses rejettent les diktats. Le mot le plus présent dans la Constitution fédérale est le mot « liberté », mais la liberté est avant tout un devoir, a souligné M. Maurer dans son discours devant le Forum économique mondial (WEF). « Nous sommes libres d’accepter des responsabilités pour nous et pour les autres », a-t-il expliqué.

Le chef du Département fédéral des finances (DFF) a cité comme exemple le rejet il y a quelques années d’une initiative populaire réclamant une semaine de vacances supplémentaires. Selon lui, une semaine de vacances de plus ne constitue pas la bonne réponse aux nouveaux défis de la vie du travail. Il faut plutôt « performer et s’adapter », a-t-il souligné.

Dans ce contexte, M. Maurer a salué le système suisse de démocratie directe, qui permet « un vrai dialogue » entre les élites et le peuple, au lieu d’un « monologue du haut vers le bas ». Ce système prend certainement du temps, mais il débouche sur des solutions acceptables par tous.

A ses yeux, le WEF doit être le lieu « de discussions franches, entre égaux ». Et le président de la Confédération d’appeler les participants du Forum à « construire un avenir basé sur nos valeurs » et à « utiliser à bon escient les nouvelles technologies ».

 

(KEYSTONE-ATS)

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Le Forum de Davos attend l’élite mondiale

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Le président de la Confédération Ueli Maurer (ici avec le fondateur du WEF Klaus Schwab) avait déjà prononcé le discours d'ouverture du Forum de Davos en 2013 (archives). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Forum économique mondial (WEF) réunit dès mardi l’élite mondiale à Davos (GR) pour discuter des principales crises actuelles. Ueli Maurer et le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro seront les têtes d’affiche de cette première journée.

Le président de la Confédération prononcera à 11h00 le discours d’ouverture de cette 49e édition du WEF. Son homologue brésilien, dont c’est le premier déplacement hors de son pays depuis son arrivée au pouvoir, doit quant à lui s’exprimer à 15h30 devant un parterre de dirigeants politiques et économiques.

M. Bolonaro veut « démontrer que le Brésil a changé », comme il l’a affirmé, cité par l’agence Ansa à son arrivée dans la station grisonne. Il entend illustrer son programme de gouvernement, avec des mesures permettant de « rétablir la confiance dans le Brésil » et de faire « décoller les investissements », sans épargner le Venezuela et la crise qu’il traverse.

Au total, plus de 3000 participants sont attendus à Davos jusqu’à vendredi, dont 65 chefs d’Etat et de gouvernement. Parmi les invités figurent le vice-président chinois Wang Qishan, l’Allemande Angela Merkel, le Japonais Shinzo Abe, l’Israélien Benyamin Netanyahou, l’Espagnol Pedro Sanchez ou encore l’Italien Giuseppe Conte.

En outre, plus de 800 participants issus des Etats-Unis, dont des dirigeants de grandes entreprises mondiales, devraient faire le déplacement dans les Grisons. Grâce à eux, et malgré l’absence du président américain Donald Trump et de ses ministres, le forum est « bien placé pour faire office de plate-forme pour des discussions importantes sur la globalisation 4.0 », ont estimé les organisateurs.

Absents de marque

Après avoir renoncé à se rendre à Davos en plein « shutdown », le président américain Donald Trump a décidé jeudi d’annuler le déplacement de l’ensemble de sa délégation « par respect pour les 800’000 employés américains qui ne sont pas payés et pour s’assurer du soutien de son équipe ».

Autres absents de marque, le président français Emmanuel Macron, retenu par un « agenda surchargé » et la crise des « gilets jaunes », et la première ministre britannique Theresa May, qui se consacre au Brexit.

Du côté suisse, trois conseillers fédéraux accompagneront le président de la Confédération Ueli Maurer à Davos: le chef de la diplomatie Ignazio Cassis, le ministre de l’économie Guy Parmelin et le ministre de la santé Alain Berset. Les quatre hommes du Conseil fédéral auront plus de 50 rencontres bilatérales à leur programme.

Révolution numérique « plus inclusive »

Le thème de cette 49e édition est: « la globalisation 4.0: concevoir une nouvelle architecture mondiale à l’ère de la quatrième révolution industrielle ». Pour le fondateur du WEF, Klaus Schwab, il s’agira notamment de définir de nouveaux modèles pour que la révolution numérique soit désormais « centrée sur l’être humain, inclusive et durable ».

Et qu’elle tienne compte des perdants, des personnes laissées de côté, a-t-il ajouté mardi à Cologny, appelant de ses voeux une « remoralisation » de la globalisation.

KEYSTONE-ATS

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Policiers et soldats déployés en nombre pour le WEF

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Tenues de camouflage blanches de rigueur pour les forces spéciales, qui étaient déjà en place sur les toits de Davos lundi. (©KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Donald Trump ou pas, d’importants moyens sécuritaires ont comme chaque année été engagés pour le Forum économique mondial (WEF) de Davos, qui s’ouvre mardi. Des forces de police de tous les cantons et du Liechtenstein ainsi que l’armée sont mobilisées.

Jusqu’à 5000 soldats peuvent être déployés si besoin, a déclaré lundi le commandant de la police grisonne et chef de la sécurité du WEF, Walter Schlegel, à Davos. C’est la 17e fois que la grande muette assure la protection des personnes et des biens ainsi que la surveillance de l’espace aérien durant la manifestation.

L’espace aérien est verrouillé dans un rayon de 46 kilomètres autour de la station grisonne et jusqu’à 6000 mètres d’altitude. L’Autriche et l’Italie, pays voisins de la Suisse, sont impliquées dans le dispositif, a précisé le commandant de corps Aldo Schellenberg.

Depuis les attentats de Paris en 2015, le niveau d’alerte terroriste a augmenté en Suisse. Il s’agit de rester vigilant et de ne pas tomber dans la routine, pour Walter Schlegel. Le groupe Etat islamique (EI) constitue toujours une menace, tout comme les actes terroristes en général. Un individu isolé peut obtenir un niveau élevé d’attention en menant une action spectaculaire.

Budget de 9 millions de francs

Les frais de sécurité financés conjointement par la Confédération, le canton des Grisons, le WEF et la commune de Davos sont fixés comme les années précédentes à 9 millions de francs. Il est peu probable qu’ils soient dépassés, selon Walter Schlegel. L’intervention de l’armée se chiffre, elle, à 32 millions, soit le coût normal d’un cours de répétition.

Environ 3000 participants de 90 pays sont attendus au grand raout économique jusqu’à vendredi. Parmi eux, 120 bénéficient d’une protection internationale. Le président américain Donald Trump, qui s’était rendu au WEF l’an dernier, a cette fois annulé sa venue en raison de la crise budgétaire aux Etats-Unis. La Première ministre Theresa May et le président français Emmanuel Macron ne seront pas non plus de la partie.

 

(KEYSTONE-ATS)

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L’éclipse voilée par les nuages en Suisse

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Les chances d'apercevoir le satellite de la Terre étaient meilleures dans les Alpes à plus de 1500 mètres, au Tessin et en Valais, qu'à Lucerne. La photo a été prise depuis Sempach. (©KEYSTONE/EPA KEYSTONE/URS FLUEELER)

A l’aube lundi, dans le ciel suisse, les lève-tôt ont pu observer une éclipse totale de la Lune. Dès 05h41, l’ombre de la Terre a « englouti » la Lune pendant une petite heure. Mais les nuages ont empêché une bonne partie des Helvètes de profiter du spectacle.

Les chances d’apercevoir le satellite de la Terre étaient meilleures dans les Alpes à plus de 1500 mètres, au Tessin et en Valais, selon les météorologues. La pleine Lune s’est retrouvée dans l’ombre de la Terre dès 04h34 mais ce n’est qu’une heure plus tard que l’éclipse totale a débuté.

Plus la Lune s’est enfoncée dans l’ombre, plus elle rougeoyait. Cette teinte est due au fait que les rayons du Soleil ne l’atteignent plus directement. A la place, une petite partie des rayons rouges sont filtrés par l’atmosphère terrestre et réfractés vers la Lune (les rayons bleus, eux, divergent vers l’extérieur).

L’éclipse s’est produite en Europe, en Afrique, mais aussi en Amérique du Nord et du Sud. La Lune de sang de lundi est survenue seulement six mois après la plus longue éclipse lunaire du XXIe siècle. La prochaine éclipse lunaire totale aura lieu en 2022.

KEYSTONE-ATS

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