Coronavirus
5 cas de la nouvelle variante détectés en Suisse
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Cinq cas de la nouvelle variante plus contagieuse du coronavirus ont été détectés en Suisse: trois en provenance de Grande-Bretagne, deux d'Afrique du Sud. La Task Force scientifique réclame des mesures plus sévères.
Les variantes britanniques ont été découvertes dans les cantons de Zurich et des Grisons et au Liechtenstein, a précisé dimanche l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) à Keystone-ATS.
Selon la NZZ am Sonntag, le cas zurichois serait un Suisse travaillant en Grande-Bretagne et testé positif à son retour au pays pour les fêtes de fin d'année. L'OFSP avait annoncé jeudi soir que la nouvelle variante du coronavirus a été détectée pour la première fois en Suisse dans deux échantillons.
Les deux personnes identifiées en Suisse ont pu être contactées par les cantons concernés et les mesures d'isolement et de quarantaine appliquées, précise l'OFSP.
Dimanche, l'office a annoncé que la nouvelle variante du coronavirus en provenance d'Afrique du Sud a également été détectée pour la première fois dans deux échantillons en Suisse. L'une des deux personnes testées positives séjourne dans le canton de Schwyz, la deuxième est en France.
Dans le cadre de ses recherches, l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ) a séquencé environ 500 échantillons de personnes ayant été testées positives. Cette procédure permet de détecter les deux variantes. Celle d'Afrique du Sud a été trouvée dans deux échantillons tandis que la variante britannique n'a pas été détectée. L'OFSP est en contact avec les autorités schwytzoises et françaises.
Verbier sans Britanniques
Par ailleurs, plusieurs vols de rapatriement des quelque 10'000 Britanniques arrivés en Suisse depuis la mi-décembre ont été organisés ces derniers jours au départ de Zurich et Genève.
A Verbier (VS) par exemple, il n'y a quasiment plus de touristes britanniques. Ils ont déserté la station valaisanne suite à la quarantaine imposée par le Conseil fédéral aux personnes arrivant de Grande-Bretagne et d'Afrique du Sud.
"On ne peut pas leur en vouloir. Dans la plupart des cas, la quarantaine était intenable. Imaginez rester à quatre dans une chambre d'hôtel de 20 m2", a indiqué dimanche Jean-Marc Sandoz, chargé de communication de la commune de Bagnes, à laquelle appartient Verbier.
Sur les 420 personnes concernées à Verbier, certaines sont parties immédiatement, tandis que les autres ont pris quelques jours avant de rentrer. "C'est en voyant que les plateaux-repas restaient intacts que les hébergeurs ont constaté que les clients étaient partis", a raconté M.Sandoz, confirmant à Keystone-ATS une information de la SonntagsZeitung.
Il a ajouté que, selon un sondage effectué samedi auprès des hébergeurs, il y aurait désormais moins de dix personnes concernées par cette quarantaine dans la station.
Nouvelles mesures pas exclues
Tant le ministre de la santé Alain Berset que celui de l'économie Guy Parmelin, par ailleurs président de la Confédération 2021, n'ont pas exclu de nouvelles mesures afin de protéger le pays de la nouvelle souche. Interrogés dans différents médias ce week-end, tous deux ont reconnu avoir sous-estimé la situation durant l'été.
Après la première vague, on a été beaucoup trop optimiste quand on a pensé que nous pourrions rouvrir les grandes manifestations à l'automne, a ainsi reconnu M. Berset, interrogé par la TV alémanique SRF.
Le ministre socialiste ne pense pas que l'on sera débarrassé de sitôt de ce virus. Il va rester, malgré les vaccins et les médicaments. La voie qu'a choisie la Suisse a son prix, elle demande de la responsabilité individuelle, de la raison et une vision à long terme: "Si cela ne fonctionne pas, nous devrons renforcer les mesures".
Tour de vis demandé
La Task Force scientifique de la Confédération n'y va pas par quatre chemins: il faut serrer la vis d'urgence, et les capacités de tests et de traçage dans les cantons doivent être augmentées sans délai, a-t-elle indiqué dans un communiqué diffusé à Noël.
Selon les données scientifiques disponibles, la variante britannique VOC 202012/01 se propage plus rapidement et est plus susceptible d’être contagieuse que les autres variantes du SARS-CoV-2. Sa propagation rendrait plus difficile le contrôle de l’épidémie en Suisse: elle pourrait faire augmenter de 0,4 le taux de reproduction de l'infection, qui est d'ores et déjà légèrement supérieur à 1 (1,05 au 24 décembre).
Par conséquent, la Task Force scientifique juge une nouvelle fois - elle l'avait déjà indiqué le 15 décembre - que des mesures strictes et à l’échelle nationale sont urgentes. En plus de la réduction des contacts, il est nécessaire d’étendre immédiatement les capacités cantonales de test et de traçage. Il s'agit en outre de mettre en oeuvre de manière stricte et cohérente les règles d’isolement et de quarantaine.
Coronavirus
L'OFSP défend la stratégie de la Suisse durant la pandémie de Covid
La directrice de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) Anne Lévy a défendu la commande de 61 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 à l'époque de la pandémie. Elle est également revenue sur l'affaire Patrick Fischer.
"Au début de la pandémie, la concurrence pour l'approvisionnement était rude", rappelle-t-elle dans une interview au SonntagsBlick. "On ne savait pas clairement quelle entreprise disposait des meilleurs vaccins". "Imaginez si on avait misé sur le mauvais produit ou commandé trop peu de doses", lance la responsable.
La Suisse a administré 17 millions des doses sur son territoire et en a envoyé 8 millions à d’autres pays. Le reste a été en partie détruit, en partie non livré, mais payé.
Le SonntagsBlick relève que plus de 70% des doses de vaccin payées en Suisse n'ont ainsi pas été utilisées. "La Suisse a suivi une stratégie axée sur la sécurité", explique Mme Lévy. La haute surveillance du Parlement a du reste constaté que les mesures prises étaient justifiées. En cas de pandémie, il vaut mieux commander trop que pas assez.
Jusqu'au début 2026, la Confédération a reçu 408 demandes d’indemnisation pour des dommages liés à la vaccination. Selon Anne Lévy, 300 d’entre elles ont été rejetées après un premier examen, deux ont été acceptées et deux autres ont été refusées, tandis que d’autres sont encore en suspens.
Quarantaine pour Patrick Fischer
La majorité de la population suisse mise sur la vaccination. Pendant la pandémie, près de 70% des personnes se sont fait vacciner, et ce chiffre dépasse même les 90% chez les plus de 65 ans. "Se faire vacciner ou non est une décision personnelle", a rappelé Mme Lévy à propos de Patrick Fischer, l’entraîneur national de hockey sur glace licencié.
En 2022, celui-ci s’était rendu aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin avec un certificat Covid falsifié. "Il aurait pu participer aux Jeux olympiques en Chine même sans vaccination; cela aurait été possible en passant par la quarantaine. D'autres athlètes l'ont fait", a déclaré la directrice de l’OFSP.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Coronavirus
Covid: enquête américaine sur de possibles décès liés aux vaccins
L'agence américaine du médicament (FDA) mène une large enquête sur de possibles morts liées aux vaccins contre le Covid-19, chez des enfants et les adultes, a indiqué le ministère américain de la santé. Le ministre en charge du département est un vaccino sceptique.
Cet examen survient au moment où de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer la politisation croissante des agences sanitaires par le ministre Robert Kennedy Jr, qui a lancé une profonde refonte de la politique vaccinale américaine.
"La FDA mène une enquête approfondie sur plusieurs groupes d'âge à propos de décès potentiellement liés aux vaccins contre le Covid", a indiqué Andrew Nixon, un porte-parole du ministère à l'AFP, confirmant des informations de Bloomberg et du Washington Post.
L'efficacité et la sécurité des vaccins anti-Covid ont été documentées par de nombreuses études, tout comme l'existence de cas très rares d'effets secondaires graves ne remettant pas en cause l'intérêt de la vaccination dans la plupart des tranches d'âge, selon diverses autorités sanitaires à travers le monde.
Fausses informations
Interrogé par l'AFP, le porte-parole n'a pas souhaité préciser la date à laquelle les conclusions de cette enquête, dont les méthodes et les données employées restent floues, seraient présentées.
Ce réexamen, qui devait initialement se concentrer sur de possibles morts d'enfants, a suscité une polémique ces dernières semaines après la fuite d'un document interne à la fin novembre. Attribuée à un haut responsable de la FDA, cette note affirmait que ces vaccins sont liés à au moins 10 décès infantiles sans fournir de preuves.
Une dizaine d'anciens responsables de la FDA ont depuis lors manifesté leur inquiétude et appelé à la prudence, rappelant qu'"aucune explication sur le processus et les analyses qui ont conduit à ce nouveau jugement rétrospectif" n'ont été dévoilées.
Et le ministre de la santé Robert Kennedy Jr est par ailleurs connu pour avoir relayé des fausses informations et théories complotistes sur le sujet. Lors de la pandémie, il avait qualifié ces vaccins des "plus mortels jamais fabriqués" et avait suggéré, lors d'un événement devant la presse, que le virus était "ethniquement ciblé" pour nuire aux personnes noires et aux personnes blanches tout en épargnant les "Ashkénazes et les Chinois". Il avait ensuite démenti ses propos.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Coronavirus
Covid-19: la fuite de laboratoire privilégiée par la Maison-Blanche
La thèse de la fuite de laboratoire présentée comme la "véritable origine" du Covid-19 est désormais promue dans la version remaniée de la page Internet de la Maison-Blanche sur le virus, dévoilée vendredi. Cette théorie est fortement contestée.
Une image du président américain Donald Trump et des critiques de la réponse à la pandémie de son prédécesseur à la Maison-Blanche Joe Biden s'affichent aussi sur cette page, qui présentait jusque-là des informations sur la vaccination ou les tests.
Le site Covid.gov cible aussi l'ex-architecte de la stratégie de Washington contre le virus, le docteur Anthony Fauci, pour avoir défendu "le scénario privilégié selon lequel le Covid-19 est d'origine naturelle".
La page liste désormais cinq arguments en faveur de la théorie de la fuite de laboratoire, soulignant notamment que les premiers cas connus de la maladie se sont déclarés à Wuhan, en Chine, où est hébergé un institut de virologie réputé pour ses recherches sur les coronavirus.
FBI et CIA
"S'il existait des preuves d'une origine naturelle, elles seraient déjà apparues. Mais ce n'est pas le cas", peut-on y lire aussi. L'hypothèse de la fuite d'un laboratoire, qualifiée un temps de complotiste, a récemment gagné en popularité aux Etats-Unis.
Des agences américaines comme le FBI ou le ministère de l'énergie la soutiennent désormais à des degrés divers de certitude, bien que la question de l'origine du Covid-19 demeure un mystère largement débattu par les scientifiques.
Principale agence de renseignement des Etats-Unis, la CIA avait aussi estimé en janvier "avec un faible degré de confiance [...] qu'une origine de la pandémie de Covid-19 liée à des recherches est plus probable qu'une origine naturelle". Cette hypothèse a été jugée d'"extrêmement improbable" par la Chine.
Désormais engagée dans une guerre commerciale majeure avec Washington, Pékin avait également accusé les Etats-Unis "de politiser et d'instrumentaliser la question de la recherche des origines" de la pandémie.
Dans une rubrique intitulée "désinformation", le site accuse également M. Biden d'avoir discrédité des "traitements alternatifs" et de s'être entendu avec les grandes plateformes pour censurer les discours dissidents sur les réseaux sociaux, un reproche fréquemment adressé par les conservateurs.
Plus d'un million de personnes sont mortes du Covid-19 aux Etats-Unis et des millions d'autres dans le monde.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Coronavirus
Covid: la Suisse a éliminé des vaccins pour 1,3 milliard de francs
La Confédération a éliminé des vaccins contre le Covid-19 non utilisés pour une valeur de plus de 1,3 milliard de francs. Le matériel effectivement utilisé en Suisse a atteint moins de la moitié de cette somme, selon les données des autorités.
Interrogée par l'agence de presse Keystone-ATS, l'Administration fédérale des finances (AFF) a confirmé les calculs effectués par la "Sonntagszeitung" et "Le Matin Dimanche".
Entre 2020 et 2023, la Suisse a acheté du matériel sanitaire contre le Covid-19 pour une valeur d'environ 2,3 milliards de francs. Elle en a utilisé pour 0,57 milliard et envoyé des vaccins à l'étranger au titre de l'aide humanitaire pour une valeur de 0,27 milliard de francs.
Le reste du matériel, d'une valeur de 1,45 milliard de francs, a fait l'objet de "corrections de valeur", selon l'administration des finances.
90% de ces "corrections de valeur" concernent des vaccins qui ont dû être éliminés après leur date de péremption, selon l'AFF. Cela correspond à plus de 1,3 milliard de francs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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