Rejoignez-nous

Suisse

5G: essais sur l'exposition au rayonnement

Publié

,

le

Le gouvernement tient compte des réticences exprimées par la population à la téléphonie 5G. (Image d'archive - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)
Le Conseil fédéral veut développer le réseau 5G en Suisse, mais il met la pédale douce compte tenu des réticences exprimées par la population. Pas question d'assouplir pour l'instant les valeurs limites visant à protéger les gens du rayonnement non ionisant.

Le Département fédéral de la communication (DETEC) devra d'abord éclaircir les choses pour les antennes. Le gouvernement l'a chargé de rédiger une "aide à l'exécution" et de réaliser d'abord des mesures d'essai afin de déterminer de manière transparente l'exposition effective de la population dues aux antennes adaptatives.

Ces antennes qui transmettent des signaux ciblés en direction de l'utilisateur sont très contestées. Les opposants à la 5G affirment que cette technologie sera imposée à l'ensemble de la population suisse sans débat démocratique.

Ils demandent un moratoire national jusqu'à ce que les conséquences à long terme de cette technologie sur la santé et l'environnement soient clairement établies. Plusieurs cantons dont Vaud et Genève ont introduit des moratoires sur la pose de nouvelles antennes.

Mesures d'accompagnement

Le Conseil fédéral veut également mettre en œuvre les six mesures d’accompagnement proposées par le groupe de travail sur la téléphonie mobile et le rayonnement en novembre 2019. La priorité devra être accordée à la poursuite du développement du monitoring de l’exposition au rayonnement et à la création d’un service de consultation de médecine environnementale sur le rayonnement non ionisant.

Il conviendra également de simplifier et d’harmoniser l’exécution, d’améliorer les informations fournies à la population et d’intensifier la recherche sur les effets de la téléphonie mobile et du rayonnement sur la santé.

Le DETEC va aussi explorer les possibilités de réseau de téléphonie mobile durable. Suite à un postulat du Conseil des Etats, il transmettra au Conseil fédéral d'ici fin 2021 un rapport présentant les possibilités d’aménager les réseaux de téléphonie mobile de manière durable. Le document devrait fournir une meilleure base de décision aussi pour les futures technologies de télécommunication.

Départ fulgurant

La 5G a connu un départ fulgurant en Suisse, l'un des premiers pays au monde à lancer cette nouvelle norme de téléphonie mobile ultra-rapide. Les trois grands opérateurs helvétiques avaient déboursé en février 2019 379 millions de francs pour acquérir les licences d'exploitation.

Les deux leaders du secteur, Swisscom et Sunrise, avaient ensuite mis les gaz. Début avril, l'opérateur zurichois avait claironné avoir déjà équipé 150 communes. Le géant bleu avait suivi deux semaines plus tard, faisant valoir un déploiement dans 54 communes et promettant de couvrir d'ici la fin de l'année jusqu'à 90% de la population.

Mais parallèlement, la résistance à cette nouvelle technologie a grandi, notamment dans la partie romande du pays. Outre Vaud et Genève, le canton du Jura a aussi décrété un moratoire sur la construction d'antennes, invoquant des risques pour la santé.

Fribourg et Neuchâtel ont décidé de soumettre l'implantation d'antennes 5G à l'octroi d'un permis de construire. Enfin, une initiative populaire intitulée "Responsabilité en matière de téléphonie mobile", visant la 5G, a été lancée l'automne dernier.

Experts pas d'accord

Quant aux experts, qui ont rendu en novembre un rapport très attendu, ils n'ont pas été en mesure de s'accorder sur la question centrale s'il fallait ajuster les valeurs limites des ondes émises par les antennes de téléphonie.

Le groupe de travail - rassemblant des spécialistes de l'environnement et des télécoms de la Confédération, des représentants des opérateurs, des scientifiques et des médecins - s'est limité à rassembler les données existantes avec comme constat qu'il n'était pas possible de prouver de manière consistante des risques pour la santé à partir d'un certain niveau de rayonnement.

Les opérateurs eux ne restent pas inactifs et continuent à installer de nouvelles antennes ou transformer des antennes 4G là où c'est possible. Sunrise affirme disposer du plus gros réseau suisse, avec plus de 300 communes et de 80% de la population couverts. Quant à Swisscom, il a annoncé en décembre en couvrir 90%.

Le canton du Tessin est à son tour monté aux barricades en janvier dernier, fustigeant le géant bleu pour avoir porté atteinte à sa crédibilité, en décidant unilatéralement de convertir "près d'une centaine" d'installations 3G en 5G.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Culture

Black Movie distingue "Al oeste, en Zapata" du Cubain David Bim

Publié

le

Le festival Black Movie s'est terminé dimanche sur une fréquentation en légère baisse (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Black Movie, à Genève, a remis le Prix de la Critique au film "Al oeste, en Zapata", du réalisateur cubain, David Bim. Cette 27e édition du festival international de films indépendants, qui s'est terminée dimanche, a accueilli près de 25'750 festivaliers.

Durant dix jours, le public a pu découvrir 104 films, dont 48 longs métrages, ont indiqué dimanche les organisateurs dans un communiqué. Près d'une vingtaine d'invités étaient présents pour accompagner les longs métrages.

Parmi les films les plus suivis figurent notamment "Orwell: 2+2=5" du Haïtien Raoul Peck, qui confronte les écrits d'Orwell avec des images contemporaines. "No Other Choice" a également été bien suivi, démontrant l'attachement du public pour le travail du Sud-Coréen Park Chan-wook, poursuit le communiqué.

Spectateurs et spectatrices ont également fait preuve de curiosité en fréquentant avec assiduité les séances de films réalisés par de nouveaux talents, comme la réalisatrice et actrice mexicaine Mayra Hermosillo (Vainilla), le réalisateur thaïlandais Ratchapoom Boonbunchachoke (Fantôme utile), et le réalisateur américain Neo Sora (Happyend).

Les prix

Le Prix de la Critique, doté de 5000 francs, a été unanimement attribué par le jury au film "Al oeste, en Zapata" de David Bim. Le jury a apprécié le "classicisme impeccable" du réalisateur cubain. Le film raconte l'histoire pleine d'humanité d'une famille au coeur de la pandémie, en marge de la société cubaine.

Le Prix des Jeunes, d’une valeur de 1000 francs, a été décerné à "Singing Wings" du Kurde Hemen Khaledi. Le jury composé là de neuf élèves a relevé "ses thématiques touchantes, notamment l’importance de la communauté et les migrations, tant chez les humains que chez les animaux."

Quant au Prix Payot Petit Black Movie, d’une valeur de 1000 francs, il est allé à "Autokar" de Sylwia Szkiłądź (France, Belgique, Pologne). Le Prix des Enfants est lui décerné à Backstreet Birds de Gertrūda Nemčauskaitė (Lituanie).

Black Movie reviendra pour une 28e édition du 22 au 31 janvier 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Des porcs et porcelets meurent dans un incendie à Detligen (BE)

Publié

le

Une vingtaine de porcs et porcelets périssent dans un incendie à Dettligen (BE) (image d'illustration). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Une vingtaine de porcs et porcelets ont péri dans l'incendie d'une porcherie à Detligen (BE) dans la nuit de samedi à dimanche. Le bâtiment agricole a subi de gros dommages.

L'incendie a été signalé peu avant 03h00, a indiqué dimanche la police cantonale bernoise. L'intervention rapide des pompiers a permis de maîtriser rapidement les flammes. Deux porcs et 21 porcelets qui se trouvaient dans l'étable en feu ont péri, a-t-elle ajouté.

D'autres porcs se trouvant dans d'autres parties de la ferme ont survécu. Selon le communiqué, 73 membres des pompiers régionaux d'Aarberg et de Lyss ont été mobilisés. Une équipe d'ambulanciers a examiné deux personnes et cinq pompiers par mesure de précaution. Aucune personne n'a été blessée, a ajouté la police.

La route à Detligen a été fermée jusque vers 06h00. La police a ouvert une enquête pour déterminer la cause de l'incendie et évaluer le montant des dégâts matériels.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

Redevance: Bron et les producteurs alertent sur un démantèlement

Publié

le

"Plutôt que de programmer son démantèlement, on devrait chérir la SSR comme un trésor national", estime Jean-Stéphane Bron. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

À l'approche de la votation sur l’initiative "200 francs, ça suffit", qui veut réduire le montant de la redevance, les milieux de l’audiovisuel suisse tirent la sonnette d’alarme. Réalisateur, Jean-Stéphane Bron a dénoncé un affaiblissement "brutal" du service public.

"En Suisse, nous avons décidé collectivement de subventionner l’agriculture, les transports ou les universités, parce que le marché seul ne peut pas les faire survivre. Il en va de même pour le cinéma et la télévision", a dit Jean-Stéphane Bron à Keystone-ATS dimanche aux Journées de Soleure, en marge d’une conférence de presse organisée par Cinésuisse. "Plutôt que de programmer son démantèlement, on devrait chérir la SSR comme un trésor national."

Pour le cinéaste, l’argument selon lequel les jeunes paieraient pour des contenus qu’ils ne consomment pas relève d’un "faux débat". "Les jeunes s’informent massivement en ligne, et c’est précisément là que la SSR fait barrage aux fake news", souligne-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Lausanne

Face aux aléas climatiques, la pratique du ski de fond se raréfie

Publié

le

La pratique du ski de fond devient plus compliquée en raison du manque de neige (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les conditions hivernales en mutation transforment profondément la pratique du ski de fond. Année après année, la diminution de l'enneigement laisse des traces visibles sur ce sport autrefois si accessible.

"Ce que nous avons remarqué ces dernières années dans les centres nordiques situés autour de mille mètres d'altitude, dans le Jura notamment, c'est une chute vertigineuse des jours skiables. Nous sommes dans un processus de rétractation", relève Laurent Donzé, président de Romandie Ski de Fond (RSF), association qui regroupe une cinquantaine de centres nordiques, lors d'un entretien accordé à Keystone-ATS.

Le constat est sans appel: "A 1000 mètres, on skiait hier quand bon nous semblait, aujourd'hui on chausse les lattes uniquement quand la neige est présente. Ce changement impose une nouvelle mentalité, fondée sur la réactivité et la flexibilité, et redéfinit le rapport à la neige", souligne le responsable.

Effets en cascade

Le réchauffement climatique entraîne des répercussions à plusieurs niveaux: "Moins de neige signifie moins de pistes ouvertes, ce qui se traduit par une baisse du nombre de pratiquants. Les jeunes sont moins nombreux à se former. Les compétitions se raréfient, et la visibilité médiatique du sport diminue en conséquence, tout comme l'intérêt des sponsors", explique Laurent Donzé.

Cette spirale affecte également la motivation des gestionnaires de centres nordiques, confrontés à des saisons de plus en plus incertaines. Le soutien des collectivités publiques pour l'achat de machines de traçage pourrait également être remis en question. "Elles risquent de tiquer quand il sera question de leur renouvellement", redoute-t-il.

Solutions limitées

Quant aux solutions pour pallier ce manque d'or blanc, Laurent Donzé constate que les alternatives traditionnelles montrent vite leurs limites. "La neige artificielle, possible lors de compétitions, reste difficilement envisageable: elle coûte cher et entre en contradiction avec l'image écologique du ski de fond".

Le développement de nouvelles pistes à de plus hautes altitudes "n'est pas non plus une option en raison du relief". Le responsable rappelle que néanmoins certains sites préservés existent encore. Par exemple, les Centres nordiques Les Mosses, La Vue-des-Alpes ou Marchairuz jouissent encore régulièrement d'une centaine de jours skiables par an. Il arrive aussi que le public pense que les domaines sont fermés alors que les pistes ont été tracées, observe-t-il.

Une pratique qui évolue

Les habitudes évoluent. "Les skieurs de fond n'avaient pas l'habitude d'aller très loin", note le président de RSF. La nouvelle réalité oblige les pratiquants à accepter de se déplacer davantage pour trouver des conditions favorables, un comportement qui ne correspond pas aux habitudes de nombreux adeptes.

"Seuls les mordus iront chercher la neige. Les polysportifs jetteront leur dévolu sur le VTT, la course à pied ou le ski alpinisme", estime-t-il.

Les quelques centres qui disposeront encore d'or blanc pourraient être pris d'assaut. Une situation inédite pour une discipline habituée à de vastes espaces et à une cohabitation généralement paisible, sauf parfois avec les piétons ou raquetteurs.

Pourtant, cette raréfaction ne signe pas nécessairement la fin du ski de fond. "Elle pourrait paradoxalement en renforcer la valeur", relève Laurent Donzé.

Sport complet, sain, pas trop cher, facile d’accès, assez respectueux de l’environnement, peu dangereux, accessible à tous les âges, "le ski de fond s'achemine vers un nouveau statut: celui d'une activité plus rare mais précieuse, où chaque heure passée sur les pistes comptera davantage".

De l’âge d’or à la mémoire

Présent dès les premiers Jeux olympiques d’hiver en 1924, le ski de fond est longtemps resté confidentiel avant de connaître un essor marqué dès la fin des années 60, porté par les succès suisses aux Jeux de Grenoble et de Sapporo et par l'arrivée du traçage mécanique.

La campagne au slogan évocateur "LLL - Langläufer Leben Länger" (Les skieurs de fond vivent plus longtemps) propulse définitivement la discipline sur le devant de la scène. Plus de 30 courses populaires sont organisées par saison en Suisse romande.

L’apparition du skating dans les années 1980 et, plus récemment, les performances de Dario Cologna ont également ravivé son image.

Pour revivre cette histoire, un Musée du Ski a vu le jour il y a deux ans dans le hameau Le Boéchet (JU), attirant de nombreux visiteurs. "Quand on sent que quelque chose disparaît, on s'y accroche", glisse Laurent Donzé, également fondateur de ce musée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Lion

Vous prenez conscience que porter le rôle de pilier ou de moteur peut parfois vous fatiguer davantage que vous ne l’admettez.

Les Sujets à la Une