Rejoignez-nous

Culture

Avignon: la Sélection suisse entre théâtre et danse contemporaine

Publié

,

le

Chaque année au début de l'été, des milliers se dirigent vers Avignon pour assister à son festival de théâtre, l'un des plus importants au monde. (archives) (© Keystone/AP/CLAUDE PARIS)

La Sélection suisse en Avignon a dévoilé lundi sa programmation pour l’édition 2026. Six spectacles, une publication et des lectures seront présentés du 6 au 21 juillet dans la Cité des Papes, offrant un panorama de la création contemporaine helvétique.

Parmi les projets retenus figure "Le cheval qui peint" du collectif genevois Old Masters, connu pour son esthétique minimaliste et son usage de l’absurde. Le spectacle prend la forme d’un "gala d’adieu d’un cheval artiste" et détourne les codes de la représentation pour interroger la création et sa mise en scène. Fondé à Genève, le collectif s’est fait remarquer par ses pièces à l’esthétique radicale, mêlant discours scientifiques, artistiques et quotidiens dans des formes souvent ironiques et décalées.

L’artiste bernoise Annina Mosimann, marionnettiste et plasticienne reconnue pour son travail à la frontière entre arts visuels et scène, présentera "Bestiarium". Lauréate du prix d'encouragement Premio 2024, elle s’impose avec un univers singulier mêlant objets, corps et musique expérimentale. Dans cette pièce sans paroles, une caisse de transport devient un espace vivant où surgissent des créatures hybrides, explorant la cohabitation et les relations entre êtres dans un espace clos.

Aussi des artistes émergents

La programmation met également en avant des artistes émergents à l’image d’Adél Juhász, chorégraphe d’origine hongroise basée sur l'arc lémanique avec "I need help immediately", ou "Joyaux lourdement sous-estimés" de Bast Hippocrate, un artiste suisse afro-descendant, né à la Chaux-de Fonds, figure de la nouvelle danse helvétique, connu pour ses pièces physiques et engagées. Leurs créations interrogent le corps, l’urgence et les récits personnels à travers des écritures chorégraphiques actuelles.

Avec "Bin ich das? Ein solo für viele", la Thurgovienne Sarah Hugentobler, reconnue pour ses dispositifs scéniques mêlant vidéo et performance, propose une réflexion sur l’identité et la multiplicité des points de vue. De son côté, la chorégraphe vaudoise Géraldine Chollet, Prix suisse des arts de la scène 2025, dont le travail explore les états sensibles du corps, présentera "La tendresse du ventre de la baleine", une pièce immersive autour de la perception et de l’intime.

Des lectures

À l’occasion de leurs dix ans, la Sélection suisse en Avignon et "les Inédits théâtre" du quotidien romand Le Courrier s’unissent autour d’un projet commun: la publication de "10 ans, 10 textes, 10 auteur·ices". Les lectures auront lieu le 16 juillet à la Chartreuse de Villeneuve Lez Avignon.

Au-delà des spectacles, lectures et rencontres professionnelles viendront compléter le programme. "La Sélection suisse en Avignon constitue à la fois une vitrine et un espace d’échange pour les artistes et les professionnels", soulignent les organisateurs.

Portée par Pro Helvetia, la Fondation suisse pour la culture, et Corodis, la Commission romande de diffusion des spectacles, la manifestation s’inscrit comme un rendez-vous clé pour la diffusion internationale de la création suisse contemporaine.

La 80e édition du festival d'Avignon, qui met cette année à l'honneur le spectacle vivant coréen, se tient du 4 au 25 juillet. Le festival "in" comprend 47 spectacles (près de 300 représentations), dont 30 créations, selon son directeur Tiago Rodrigues, qui a dévoilé la programmation mercredi dernier.

Aux mêmes dates, dans la grosse centaine de théâtres de la ville, se tiendra le festival "off". L'an dernier, quelque 1700 spectacles (soit environ 27'400 représentations) avaient été proposés au public.

Home

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Culture

Avenches: focus sur les vies et métiers de la capitale des Helvètes

Publié

le

Intitulée "Au boulot! Vies et métiers d'Aventicum", la nouvelle exposition temporaire du Site et Musée romains est à découvrir jusqu'au 24 janvier 2027 (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Musée romain d'Avenches (VD) consacre sa nouvelle exposition temporaire aux vies et aux métiers des habitants de la capitale des Helvètes. Elle repose sur des témoignages livrés par le site archéologique d'une cinquantaine de professions exercées par les citoyens d'Aventicum.

Ces métiers vont des charges administratives les plus importantes aux métiers de la terre, en passant pas les médecins, les potiers, les pompiers ou encore les tailleurs de pierre, indiquent les responsables du musée dans un communiqué.

"Outre les inscriptions, précieuses pour dévoiler le statut social et le métier des individus, la majorité des professions sont révélées par la présence de traces, d'outils ou d'ateliers. Ils sont les témoins du travail d'anonymes exerçant toutes les activités nécessaires au fonctionnement d'une grande ville romaine", expliquent-ils.

Intitulée "Au boulot! Vies et métiers d'Aventicum", cette exposition est à découvrir jusqu'au 24 janvier 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

A la découverte de la Collection d'art de la ville de Lausanne

Publié

le

Le Musée historique de Lausanne accueille une partie de la Collection d'art de la ville de Lausanne. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Collection d'art de la ville de Lausanne se dévoile en partie au Musée historique de Lausanne (MHL). Une quarantaine de créations sont exposées, dont plusieurs oeuvres emblématiques. Elles sont à découvrir jusqu'au 2 août prochain.

La Collection trouve son origine en 1932 lors de la création du Fonds des arts plastiques, instauré pour soutenir les artistes locaux et embellir la ville. Presque un siècle plus tard, elle réunit plus 1800 oeuvres de près de 550 artistes, dont des figures majeures de la scène artistique romande, explique le musée.

L'ensemble comprend les formes d'art les plus diverses: des peintures, des sculptures, des photographies mais aussi des vidéos, des installations, des assemblages et des estampes. L'exposition "De Bailly à Zaric. Collection d'art Ville de Lausanne" met en dialogue les acquisitions récentes avec les premières pièces fondatrices.

Des visites guidées et des rencontres avec des artistes complètent le programme. A l'invitation du MHL, Sophie Bouvier Ausländer présente une installation dans le hall du musée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

La directrice de la Comédie de Genève Séverine Chavrier licenciée

Publié

le

La directrice générale de la Comédie de Genève est congédiée par la Fondation d'art dramatique (FAD) (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La directrice générale de la Comédie de Genève Séverine Chavrier est licenciée. Alors qu'elle avait dit que son mandat ne serait pas reconduit en juin 2027, la Fondation d'art dramatique (FAD) a dit vendredi mettre un terme aux relations de travail en pleine polémique.

La décision a été prise dans la matinée à la majorité du Conseil, dont le président Philippe Juvet a été élu cette semaine. Elle a été relayée à l'ensemble du personnel après avoir été communiquée à l'intéressée. La FAD ne fait pas d'autre commentaire.

Cette annonce tombe alors que les résultats d'un audit RH étaient attendus cette semaine encore. Mais l'avocat de Mme Chavrier, Romain Jordan, a obtenu une interdiction de publier ceux-ci par des mesures superprovisionnelles.

Mise en cause par des collaborateurs, Séverine Chavrier a été déchargée de ses fonctions opérationnelles en novembre par la FAD, qui voulait un audit sur le climat de travail. Et un audit de gouvernance de la Cour des comptes avait aussi été demandé par la Ville de Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

L'icône britannique David Attenborough fête ses 100 ans

Publié

le

À 100 ans, David Attenborough demeure la voix incontournable de la nature. Depuis plus de sept décennies, il émerveille le monde avec ses documentaires et sensibilise des générations entières à la beauté et à la fragilité de notre planète. (Archives) (© Keystone/EPA/TOLGA AKMEN)

Icône au Royaume-Uni et bien au-delà, David Attenborough célèbre ce vendredi ses 100 ans. Ses documentaires sur la nature ont captivé des centaines de millions de téléspectateurs à travers le monde, sans jamais altérer sa capacité d’émerveillement face au vivant.

Oubliez Paul McCartney, Elton John, David Beckham et les autres: année après année, David Attenborough est la personnalité préférée des Britanniques.

Il est tant estimé que son nom a été donné à des animaux et des végétaux, comme une minuscule araignée australienne - Prethopalpus attenboroughi - et une plante carnivore géante de Palawan aux Philippines, Nepenthes attenboroughii.

Pour la chanteuse américaine Billie Eilish, David Attenborough est un "trésor vivant".

Il "a fait de l'histoire naturelle un sujet grand public, quelque chose qui peut être aussi populaire que le sport ou le foot", explique Jean-Baptiste Gouyon, professeur de Communication scientifique à l'université UCL à Londres.

"Il a instillé une passion et un émerveillement pour le monde naturel qui sont sans égal", poursuit ce Français, qui a découvert David Attenborough en s'installant au Royaume-Uni.

La carrière de David Attenborough, indissociable de la BBC, a démarré au début des années 50. Son don naturel pour raconter des histoires, sa voix chaleureuse reconnaissable entre toutes, ont rapidement conquis les téléspectateurs.

Depuis, il n'a jamais arrêté et son enthousiasme presqu'enfantin ne l'a pas quitté.

Comme quand il a joué avec des gorilles des montagnes au Rwanda en 1978.

Créer des vocations

Attenborough a parcouru la planète vêtu d'un pantalon beige et d'une chemise bleue, ramenant des images souvent inédites de jungles, de déserts et d'océans.

On estime que 500 millions de personnes dans le monde ont regardé la première grande série sur la nature qu'il a réalisée, en 1979, "Life on Earth" (La vie sur Terre). "J'aimerais juste que le monde soit deux fois plus grand et que la moitié reste encore à explorer", disait-il alors.

"Il a fait entrer la nature dans nos salons. Il nous a emmenés dans des endroits où nous ne serions jamais allés autrement, c'est un immense cadeau", rend hommage Sandra Knapp, botaniste et directrice de recherche au musée d'histoire naturelle à Londres.

Sandra Knapp explique que pour la scientifique qu'elle est, il est "une vraie inspiration". "Il parvient à rendre très simples des concepts scientifiques assez complexes", dit-elle.

Pendant des années, elle a montré à ses étudiants en biologie évolutive son émission sur les oiseaux de paradis, "une merveilleuse illustration de la sélection sexuelle".

Il a aussi suscité des vocations. "Beaucoup de biologistes sont là où ils sont parce qu'ils ont regardé des programmes de David Attenborough quand ils étaient enfants", assure Jean-Baptiste Gouyon.

Bien que titulaire d'un diplôme de sciences naturelles de l'Université de Cambridge, il s'est toujours présenté comme un homme de télévision et non un scientifique.

"Colonialisme moderne"

Anobli en 1985 par la reine Elizabeth II, avec laquelle il était ami, il a alerté sur les ravages causés par les humains.

En 2025, dans le documentaire, "Ocean", il condamnait les méthodes de la pêche industrielle des pays riches, "un colonialisme moderne de la mer".

Beaucoup d'endroits filmés par Attenborough ont ensuite été détruits par l'homme.

David Attenborough a toujours refusé d'être vu comme une célébrité. "C'est quelqu'un qui s'efface, qui ramène toujours le regard des spectateurs vers la chose qu'il veut montrer", souligne Jean-Baptiste Gouyon. En cela, il est différent du Français Jacques Cousteau (1910-1997), qui était "l'aventurier avec son béret rouge, celui qui se raconte".

Mais "chaque fois que David Attenborough sort un nouveau documentaire, même s'il a 100 ans, c'est un événement", souligne Jean-Baptiste Gouyon.

David Attenborough ne parcourt plus la jungle ou le désert mais continue de raconter notre planète.

Dans "Wild London", documentaire diffusé début 2026 sur la BBC, il se passionne pour la faune extraordinaire de Londres, sa ville de naissance.

Après tous ses voyages, Attenborough a confié que son lieu préféré demeurait Richmond, une banlieue cossue et verdoyante du sud-ouest de Londres où il a vécu la plus grande partie de sa vie, avec son épouse Jane, mère de ses deux enfants, décédée en 1997.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Cancer

Plaisir à prendre soin de votre intérieur, tant émotionnel que matériel, afin de remettre un peu d’harmonie dans votre environnement.

Les Sujets à la Une