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Suisse

BAT: transfert possible de la totalité de production du site

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Un désengagement du site de Boncourt par BAT est prévu (archives). (© KEYSTONE/STEFAN MEYER)

British American Tobacco Switzerland (BAT) envisage de transférer la totalité de la production du site jurassien de Boncourt vers d’autres usines en Europe. Le gouvernement jurassien déplore cette nouvelle qui représente un coup dur pour le canton.

Pour le maire de Boncourt, Lionel Maitre, "C'est un choc, une déception, un sentiment de désolation et de gâchis, a-t-il dit au 19h30 jeudi sur la RTS.

"Le canton va suivre ce dossier pour s'assurer que le plan social soit exemplaire pour l'ensemble des collaboratrices et collaborateurs", a dit pour sa part le conseiller d'Etat jurassien Jacques Gerber.

Le gouvernement, qui a été informé de l'ouverture d'une procédure de consultation de quatre semaines, "fera en sorte de défendre les intérêts jurassiens et ceux des employés dans la phase de consultation qui s’ouvre", a-t-il indiqué jeudi dans un communiqué.

L’annonce de BAT laisse entrevoir un désengagement du site jurassien. Elle "a suscité la surprise et la déception du gouvernement jurassien au regard de l’importance historique de l’entreprise pour le canton".

Selon le site internet du groupe, BAT emploie plus de 360 personnes en Suisse, entre Boncourt où il y a le siège principal et le site de production et les bureaux commerciaux de Lausanne. Selon la RTS, l'usine compte actuellement quelque 220 employés, dont environ la moitié de frontaliers.

Fondée en 1814 par la famille Burrus, l'usine est passée aux mains de Rothmans International en 1996. Cette dernière a fusionné avec la multinationale British American Tobacco (BAT) en 1999, qui en a fait son siège principal en Suisse. Elle produit depuis 1887 les fameuses cigarettes suisses "Parisienne", 2e marque la plus vendue dans le pays.

Rentrées fiscales

En janvier 2014, le département recherche et développement de BAT avait déjà fermé son usine-pilote à Boncourt, avec une quinzaine de suppressions d'emplois à la clé. Le groupe avait toutefois célébré en mai de la même année les 200 ans d'activités du site de production.

Les festivités, marquant ce bicentenaire, avaient permis aux orateurs de rappeler le lien indéfectible entre la dynastie Burrus et le village frontalier de Boncourt. "La famille Burrus a laissé son empreinte sur la vie économique et sociale de Boncourt et de sa région", avait souligné Charles Juillard, ancien président du gouvernement jurassien.

L'économie locale dépend fortement du site de production. Les rentrées fiscales de l'usine BAT, dont le siège se trouve aussi à Boncourt, profitent au village et au reste du canton. "Le développement de Boncourt est étroitement lié à l'évolution de l'usine Burrus et maintenant BAT", avait expliqué l'ancien maire de ce village ajoulot, André Goffinet, lors du bicentenaire.

D'origine alsacienne, la famille Burrus s'installe au début du 19e siècle dans la région jurassienne. En 1814, Martin Burrus fonde la fabrique de tabac (tabac à pipe et tabac à chiquer). C'est en 1886 que débute la fabrication de cigarettes. Une année plus tard est lancée la marque "Parisienne".

Les membres de cette dynastie familiale vont diriger tour à tour l'entreprise. Ce ne sont ainsi pas moins de six générations qui se sont succédé à la tête de la société jusqu'à sa vente au groupe néerlandais Rothmans International en 1996.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse

Pas de course aux subventions pour sauver la métallurgie suisse

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La production d'acier suisse peut s'en sortir sans subventions de la Confédération, estime le gouvernement (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le secteur métallurgique suisse, sous pression, peut faire face à la concurrence, estime le Conseil fédéral. Ce dernier ne veut pas se lancer dans une course aux subventions, annonce-t-il mercredi.

Les déséquilibres du marché provoqués par la politique énergétique industrielle de l'UE constituent un défi, reconnaît le Conseil fédéral dans un communiqué, en réponse à une motion du Parlement. Le gouvernement "se mobilise à tous les niveaux" contre les mesures protectionnistes prises à l'étranger.

Il a demandé à l'UE que la Suisse soit épargnée par ces mesures. Mais le gouvernement ne veut pas se lancer dans une course aux subventions. Le secteur métallurgique peut faire face, grâce aux programmes d'encouragement en place et à venir dans le domaine de la politique énergétique et climatique.

Le Conseil fédéral constate que le renouveau de la politique industrielle à l'étranger n'entrave pas la compétitivité de la Suisse. Il estime également que les dépendances commerciales sont limitées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Christine Schraner Burgener quitte le SEM pour le DFAE

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La secrétaire d'Etat Christine Schraner Burgener quitte le SEM à sa demande (archvies). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La secrétaire d'Etat Christine Schraner Burgener quitte le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) à la fin de l'année, a annoncé mercredi le Conseil fédéral. Elle rejoint, à sa demande, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Mme Schraner Burgener a pris la tête du Secrétariat d'Etat aux migrations le 1er janvier 2022. Elle avait succédé à Mario Gattiker qui prenait sa retraite. Le poste sera mis au concours.

La Bernoise a déjà travaillé de 1991 à 2018 pour le DFAE, notamment comme ambassadrice de Suisse en Thaïlande et en République fédérale d'Allemagne. De 2018 à 2021, elle était l'envoyée spéciale de l'ONU au Myanmar, précise le gouvernement.

Il s'agit du deuxième départ important au sein du Département fédéral de justice et police depuis l'entrée en fonction du conseiller fédéral Beat Jans. La directrice de fedpol, Nicoletta della Valle, avait annoncé sa démission il y a un mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Recours admis contre le changement de parti d'une députée à Zurich

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Benjamin Gautschi, coprésident des Vert'libéraux de l'arrondissement 7/8 de la ville de Zurich, parle avec la presse devant le Tribunal fédéral avant l'audience consacrée à l'élection de la députée Isabel Gautschi. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Tribunal fédéral admet le recours déposé par plusieurs citoyens contre le changement de parti de la députée zurichoise Isabel Garcia. La cause est transmise au Tribunal administratif cantonal qui doit déterminer si le corps électoral a été trompé.

Réunie en audience publique, la 1ère Cour de droit public s'est déterminée à une majorité de trois juges contre deux. Elle a estimé que, dans un système d'élection à la proportionnelle, un changement de parti juste après l'échéance du délai de recours pouvait constituer une tromperie des électeurs et une violation des droits politiques. L'arrêté de validation de l'élection du 12 février est annulé pour ce qui concerne Isabel Garcia.

En l'espèce, la députée vert'libérale avait quitté sa formation pour rejoindre le Parti libéral-radical après sa réélection au Grand Conseil zurichois le 12 février 2023. Sa décision avait été connue le 23 février, soit au lendemain de la fin du délai de recours. (arrêt 1C_223/2023 du 22 mai 2024)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Les cas d'escroqueries financières à la hausse en 2023

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Ce sont moins les systèmes techniques que les facteurs humains - en l'occurrence les clients des banques - qui constituent les principales portes d'entrée de l'escroquerie. (archives) (© KEYSTONE/SAMUEL GOLAY)

Les affaires d'escroqueries financières ont poursuivi leur envolée l'année dernière et la tendance se poursuit en 2024, notamment pour les cartes de crédit et de débit.

Les clients sont de plus en plus souvent la cible des malfrats, qui les incitent à effectuer des paiements ou leurs soutirent les données d'accès.

Selon le rapport 2023 de l'Ombudsman des banques suisses, l'instance d'information et de médiation sans compétence juridictionnelle des clients des banques helvétiques, les cas d'escroqueries ont augmenté de 85% sur un an à 234 cas.

"Cette tendance reste malheureusement inchangée en 2024 et concorde avec l'évolution générale dont les autorités de poursuite pénale informent", a averti le médiateur dans son étude annuelle publiée mercredi.

"Il apparaît de plus en plus clairement que ce sont moins les systèmes techniques que les facteurs humains - en l'occurrence les clients des banques - qui constituent les principales portes d'entrée de l'escroquerie", prévient l'institution de médiation financière dirigé par Andreas Barfuss. Selon le responsable, "les méthodes des escrocs sont de plus en plus sophistiquées sur les plans technologique et psychologique".

Les malfrats incitent les victimes à déclencher des versements, à débiter leurs cartes de paiement ou leurs soutirent les données d'accès de leurs cartes et comptes pour les débiter en leur faveur.

Une fois bernés, les clients ne bénéficient que de très peu de recours. "En règle générale, les clients doivent supporter eux-mêmes les dommages résultant de ces incidents. La responsabilité de la banque est rarement engagée", a souligné le médiateur dans son rapport, même si dans quelques cas "des prestations à titre de geste commercial peuvent être obtenues".

Prestataires étrangers inefficaces

Parmi les cas recensés l'année dernière, l'Ombudsman a constaté que certaines victimes d'une escroquerie à l'investissement ont fait appel à des prestataires externes. Ces derniers ont rédigé à leur place des réclamations à la banque et au médiateur.

"Certaines de ces réclamations ont parfois même été rédigées par un cabinet d'avocats établi dans un pays d'Europe de l'Est", promettant à leurs clients de récupérer l'argent que leur ont soutiré des escrocs. "La plupart du temps, ces requêtes sont volumineuses, mais guère adaptées aux faits concrets et à la situation juridique suisse", a averti le médiateur, qui dit n'avoir jamais réussi à obtenir un résultat dans tel cas.

Au total, le médiateur a traité 2360 affaires l'année dernière, dont 1489 cas oraux et 871 cas écrits, représentant une hausse de 18% du nombre de dossiers clôturés par rapport à 2022. La majorité des cas concernent une valeur litigieuse jusqu'à 10'000 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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