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Suisse

Berne présente une mesure de rétorsion boursière contre l’UE

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Si l'Union européenne ne prolonge pas l'équivalence boursière accordée à la Suisse, le Conseil fédéral prendra une mesure de rétorsion. Il refusera aux banques et négociants européens le droit de continuer à négocier des actions suisses, a-t-il annoncé vendredi.

La décision de la Commission européenne de ne reconnaître l'équivalence de la Bourse suisse que jusqu'à fin 2018 a fâché tout le monde politique du pays en décembre dernier. La Suisse remplit en effet toutes les conditions pour obtenir de l'Union européenne (UE) une reconnaissance illimitée de l'équivalence de sa réglementation boursière.

Selon les signaux donnés par la Commission européenne, l'équivalence boursière ne devrait être réévaluée par l'UE qu'en automne, voire vers la fin de 2018. Dans l'intervalle, les incertitudes actuelles ne cesseront de s'accroître pour les bourses suisses et les acteurs européens des marchés. Le Conseil fédéral estime donc indispensable d'arrêter d'ores et déjà une mesure éventuelle.

Si l'équivalence n'est pas accordée dans les délais, la Suisse introduira par voie d'ordonnance une nouvelle obligation d'obtenir une reconnaissance pour les plateformes étrangères qui admettent la négociation d'actions suisses. Dans ce cas, les plateformes européennes n'obtiendraient pas cette reconnaissance.

Cette mesure vise à maintenir le fonctionnement de l'infrastructure boursière suisse et à préserver l'accès aux bourses suisses pour les acteurs européens des marchés, justifie le gouvernement. Le Conseil fédéral pourrait mettre en vigueur au plus tard le 1er décembre 2018 une ordonnance fondée sur la Constitution.

(ATS / KEYSTONE - PETER SCHNEIDER)

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Suisse

Les Chambres fédérales rejettent l'initiative sur la neutralité

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Les élus de l'UDC se sont succédé à la tribune pour défendre l'initiative populaire sur la neutralité. (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Suivant le Conseil fédéral et le Conseil des Etats, le National a rejeté jeudi, par 128 voix contre 60, l'initiative sur la neutralité. Contrairement aux sénateurs, il s'est toutefois opposé à un contre-projet direct. Ces derniers devront se prononcer à nouveau.

L'initiative populaire "Sauvegarder la neutralité suisse", déposée par Pro Suisse et des membres de l'UDC, veut qualifier la neutralité helvétique de "perpétuelle et armée". Elle exige aussi que la Suisse n'adhère à aucune alliance militaire ou de défense, ni ne prenne de sanctions économiques ou diplomatiques contre un Etat belligérant, sous réserve de ses obligations envers l'ONU.

"Voulons-nous une neutralité claire, crédible et durable, ou une qui dépend des majorités politiques du moment?" a lancé Michaël Buffat (UDC/VD). Roger Golay (MCG/GE) a demandé un cadre pour ce "principe fondamental" qui ne doit pas changer en fonction des situations.

La Suisse doit rester un Etat "indépendant, fiable et capable de dialoguer avec toutes les parties", d'après le Genevois. "Etre neutre, c'est comme être enceinte; soit on l'est, soit on ne l'est pas", a ajouté Andreas Glarner (UDC/AG).

Pas d'indifférence

Plusieurs opposants au texte ont souligné que la neutralité devait être un instrument de politique extérieure, et non un but en soi. "Les Suissesses et les Suisses sont très attachés à la neutralité du pays et ils ont raison de l'être", selon Damien Cottier (PLR/NE). "Mais le fait d'y être attaché ne signifie pas qu'il faut la fixer dans la Constitution."

Christine Bulliard-Marbach (Centre/FR) a aussi refusé une conception rigide, qui limiterait "inutilement" la marge de manoeuvre de la Suisse alors que l'Europe fait face à des changements géopolitiques. En ne reprenant pas les sanctions contre la Russie, "on jouerait le jeu de l'agresseur et on s'isolerait de nos voisins".

"Etre neutre ne veut pas dire être indifférent", a complété Céline Weber (PVL/VD). "On peut rester neutre tout en reprenant des sanctions", en fonction des intérêts helvétiques et si cela permet de promouvoir la paix.

Une Suisse forte est "sûre de ses valeurs et sait évoluer avec le monde autour d'elle", a abondé Raphaël Mahaim (Vert-e-s/VD). Christian Dandrès (PS/GE) a lui dénoncé une initiative dont le but est de continuer à faire commerce avec tout le monde malgré les sanctions.

Pas de contre-projet direct

Tout en défendant la poursuite de la pratique actuelle, le Conseil des Etats a validé en juin dernier un contre-projet fixant explicitement dans la Constitution que la Suisse est neutre. L'UDC et une partie du Centre soutenaient ce contre-projet.

Celui-ci permet d'ancrer le principe de neutralité dans la Constitution, a estimé Sidney Kamerzin (Centre/VS). Mais il a refusé d'aller plus loin et de définir cette neutralité, comme le souhaitait l'UDC.

Au final, le National a rejeté l'initiative et le contre-projet. Le Conseil fédéral était du même avis. La neutralité est déjà mentionnée dans la Constitution, mais elle n'a volontairement jamais été définie de manière précise, a rappelé le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La Banque cantonale de Bâle portée par Banque Cler en 2025

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Malgré un environnement marqué par les incertitudes, la Banque cantonale de Bâle table sur la poursuite de la croissance à l'échelle du groupe cette année (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Malgré la faiblesse des taux d'intérêt, la Banque cantonale de Bâle (BKB) a généré davantage de recettes dans son activité phare, le crédit. Le bénéfice net du groupe a bondi de 8,8% à 202,8 millions de francs, dont 44 millions imputables à la filiale Banque Cler.

Le conseil d'administration propose le versement d'un dividende ordinaire relevé de 35 centimes à 3,60 francs par action, selon un communiqué diffusé jeudi. Au titre de 2024 et en raison du 125e anniversaire de la banque, les actionnaires avaient touché une rémunération spéciale (et supplémentaire) de 1,25 franc, portant le total à 4,50 francs par titre.

L'année dernière, le résultat opérationnel s'est enrobé de 2,1% à 281,2 millions de francs, fruit d'une maîtrise des charges (+1,0% à 367,7 millions) et d'une croissance de 1,9% des recettes à 675,1 millions. Le rapport entre les coûts et les revenus s'est établi à 54,6%, amélioré de 0,2 point de pourcentage.

Principale source des revenus, les opérations porteuses d'intérêt ont dégagé un résultat net de 470,3 millions de francs, en hausse de 4,3%. Pourtant, les volumes hypothécaires de l'établissement ont stagné (-0,7%) à 33,5 milliards. Les recettes de commissions ont pris 1,7% à 142,9 millions. Une bonne partie de la croissance est imputable à la filiale banque Cler.

Incertitudes persistantes

A fin décembre, la somme au bilan du groupe BKB affichait 57,37 milliards (+2,6%), dont 30,45 milliards de dépôts clientèle (+1,1%), précise le communiqué.

Les chiffres de la maison-mère - c'est-à-dire sans l'apport de Banque Cler - diffèrent quelque peu. Le résultat net des opérations d'intérêt a stagné (+0,8%) à 263,9 millions de francs, alors que les volumes hypothécaires ont grappillé 1,4% à 16,89 milliards. Le produit d'exploitation s'est tassé de 1,1% à 486,9 millions, en raison principalement de la chute des recettes dans l'activité de négoce (-17,4% à 44,5 millions).

Le résultat opérationnel s'est inscrit à 215,0 millions de francs, raboté de 4,8%, tandis que le bénéfice net s'est envolé de 9,4% à 189,2 millions. La maison-mère a cependant divisé par deux les réserves pour risques bancaires généraux à 26 millions afin de gonfler sa performance annuelle.

C'est l'inverse qui s'est produit chez Banque Cler, dont le bas de laine a été fortement renforcé, réduisant grandement la progression du bénéfice net. Le résultat opérationnel de l'ex-Banque Coop a néanmoins pris l'ascenseur (+21,3%), grâce à une croissance vigoureuse et un allègement des charges.

Les incertitudes vont se poursuivre en 2026, ce qui laisse présager de nouvelles difficultés. Malgré cela, la direction table sur la poursuite de la croissance à l'échelle du groupe, indique-t-elle, sans fournir davantage de précisions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le patron de Zurich a touché 10,39 millions de francs en 2025

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Directeur général de Zurich Insurance, Mario Greco a gagné l'an dernier 10,39 millions de francs (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Mario Greco, le directeur général du géant de Zurich Insurance, a perçu une rémunération totale de 10,39 millions de francs au titre de l'exercice 2025. Le salaire du dirigeant italien a ainsi gonflé de 5,2% par rapport aux 9,88 millions perçus l'année précédente.

L'ensemble de la direction générale de Zurich a touché 57,67 millions de francs (+4,1%), contre 55,41 millions en 2024, selon les indications du rapport annuel de l'assureur zurichois publié jeudi.

Président du conseil d'administration, Michel Liès s'est vu attribuer 2,0 millions de francs d'indemnités, un montant inchangé. Les jetons de présence dévolus à tous les membres de l'organe de surveillance sont restés stables à 5,85 millions.

En 2025, Zurich a dégagé un bénéfice net de 6,8 milliards de dollars (5,32 milliards de francs au cours du jour), soit une envolée de 17% sur un an.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

La viande étrangère doit être mieux réglementée

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Le Parlement veut lutter contre les conditions de transport des animaux à l'étranger (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/RODRIGO ABD)

La viande consommée en Suisse issue de transports d'animaux à l'étranger doit être mieux réglementée. Après le Conseil des Etats, le National a validé jeudi de justesse, par 20 voix contre 18 et 4 abstentions, une motion en ce sens.

Les sénateurs ont voté contre l'avis de leur commission, qui préconisait de rejeter la mesure, jugée inapplicable en l'absence de réglementation internationale.

La gauche a réussi à convaincre. Fabien Fivaz (Vert-e-s/NE) a rappelé les conditions bien souvent très précaires dans lesquelles les animaux sont transportés à l'étranger. "Je ne sais pas si vous avez déjà vu les cargos dans lesquels les bêtes sont entreposées. Ils sont bien souvent surchargés et les animaux y meurent de faim ou de soif", a-t-il déclaré.

Au-delà de la protection des animaux, il s'agit de soutenir l'agriculture suisse, selon Marianne Maret (C/VS). "Nous donnons actuellement l'avantage à la viande importée puisqu'aucune exigence n'existe sur le transport. Cela a un effet sur les prix. Et la culture indigène, qui elle est très réglementée, s'en retrouve désavantagée", a-t-elle expliqué.

Une partie de la droite et la ministre de l'intérieur Elisabeth Baume-Schneider ont tenté de faire couler le projet. Sans succès.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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