Rejoignez-nous

Économie

Bon accueil aux assouplissements prévus pour les diplômés étrangers

Publié

,

le

Les étrangers porteurs d'un diplôme suisse devraient plus facilement accéder au marché du travail, surtout dans les domaines MINT (mathématiques, informatique, science et technique). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Les diplômés étrangers d'une haute école suisse devraient plus facilement entrer sur le marché du travail intérieur. Le projet du Conseil fédéral est globalement bien accueilli, notamment pour combler la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée.

La révision de loi, en consultation jusqu'à jeudi, doit permettre aux ressortissants de pays tiers formés dans une université ou une haute école suisse de travailler plus facilement dans notre pays. Elle prévoit ainsi de déroger au nombre maximum annuel d'autorisations de séjour. A condition toutefois que l'activité revête un intérêt scientifique ou économique prépondérant.

Les raisons économiques plaident pour un tel assouplissement, relève Economiesuisse. La faîtière propose en outre des mesures supplémentaires pour remédier au manque de spécialistes.

Scienceindustries, l'association du secteur chimie, pharma, sciences de la vie, rappelle que pour soutenir l'installation en Suisse des meilleurs talents, les facilités d'admission peuvent être d’une importance déterminante. "C'est grâce à ça que les industries suisses de la chimie, de la pharma et des sciences de la vie ont connu une forte croissance ces dernières années", ajoute-t-elle.

D'autres domaines sensibles comme la santé sont aussi demandeurs de personnel qualifié. La crise du coronavirus a montré l'importance de la couverture des soins, relève la Fédération des médecins suisses (FMH). L'accès au marché du travail après des études de médecine en Suisse devrait être facilité.

Domaine des MINT

Même unanimité auprès des hautes écoles. Le domaine des MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et techniques) ne manque pas vraiment de personnel dans la recherche mais bien plus dans les entreprises au quotidien, écrit l'association faîtière des diplômé-e-s de tous les domaines des Hautes écoles spécialisées (FH).

La FH va même plus loin: la loi devrait inclure les diplômes des trois filières, à savoir les universités et les hautes écoles spécialisées, mais aussi les hautes écoles pédagogiques. Il ne faut pas seulement tenir compte des intérêts économiques, mais aussi des intérêts sociaux.

Swissuniversities demande elle des précisions sur la définition des diplômes reconnus, notamment ceux acquis en formation continue comme les CAS/DAS/MAS.

Dans les partis, le PLR, les Vert'libéraux et le PS soutiennent le projet. Les socialistes plaident pour lever aussi les obstacles en faveur des travailleurs moins qualifiés.

L'UDC rejette elle catégoriquement la révision de loi. Le Conseil fédéral admet lui-même qu'il est en contradiction avec la Constitution fédérale. Le nombre d'autorisations de séjour pour les étrangers qui immigrent en Suisse est en effet réglé par des contingents annuels, rappelle le parti conservateur.

Entre 200 et 300 personnes par an

Selon le Département fédéral de justice et police (DFJP), le nombre de ressortissants d'Etats tiers titulaires d'un diplôme universitaire suisse se limite à 200 à 300 par an. En règle générale, ces personnes sont bien intégrées à la Suisse grâce à plusieurs années passées dans le pays.

Le Conseil fédéral estime raisonnable de modifier la loi sur les étrangers et l'intégration. Il juge en revanche disproportionné de créer une exception dans la Constitution. Cette révision met en ½uvre une motion du Parlement adoptée en 2019.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Économie

UBS continue de rejeter le paquet proposé par le Conseil fédéral

Publié

le

UBS alerte sur les conséquences potentielles sur l'économie suisse (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

UBS, visée par la modification de la loi sur les banques annoncée par le Conseil fédéral mercredi, reste opposée aux propositions faites, jugeant le paquet "extrême" et "ne tenant pas compte des préoccupations" exprimées lors des consultations.

UBS continue de s'opposer fermement au paquet de mesures proposé, souligne la banque aux trois clés dans une prise de position consultée par l'agence AWP mercredi. Si elles étaient adoptées, les mesures annoncées "auraient des conséquences considérables sur l'économie suisse".

L'établissement de la Bahnhofstrasse de Zurich estime que le texte du gouvernement comprend des "affirmations" qu'il juge "trompeuses". Le groupe est en train d'étudier l'ensemble des documents et fera des commentaires supplémentaires au plus tard lors de la présentation de ses résultats du premier trimestre, soit mercredi prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

Dans le viseur du gouvernement, UBS doit relever ses fonds propres

Publié

le

La nouvelle réglementation doit permettre à l'unique banque d'importance systémique d'éviter une procédure de liquidation (archives). (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Le Conseil fédéral valide son tour de vis pour les banques d'importance systémique. Celles-ci devront couvrir l'intégralité des participations dans les filiales étrangères. Le Parlement pourra se pencher dessus dès l'été sur cette loi qui vise en particulier l'UBS.

Le gouvernement veut éviter une nouvelle faillite dans le secteur bancaire. Actuellement, l'UBS, unique banque too big to fail de Suisse, ne dispose pas de fonds propres suffisants pour pallier une éventuelle faillite.

Le projet soumis au Parlement prévoit que les banques d'importance systémique couvrent entièrement, au moyen de fonds propres de base durs, la valeur comptable des participations qu'elles détiennent dans des filiales étrangères.

La nouvelle réglementation réduira la probabilité d'une procédure de liquidation ou une intervention de l'Etat. Et le risque qui pèse sur les contribuables. Cela oblige l'UBS à renforcer fortement les fonds propres de première catégorie à hauteur de 20 milliards de dollars, selon le Conseil fédéral.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Déficit: l'Italie compte passer sous la barre des 3% en 2026

Publié

le

La coalition au pouvoir en Italie, emmenée par Giorgia Meloni, demande une suspension "généralisée" des règles européennes sur le déficit si la guerre au Moyen-Orient venait à se relancer (archives). (© KEYSTONE/EPA/ANGELO CARCONI)

L'Italie prévoit de passer sous la barre européenne des 3% de déficit en 2026 même si ses prévisions de croissance ont été revues à la baisse dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, a indiqué mercredi son gouvernement.

Près de 15 ans après la crise de la dette italienne, le gouvernement de droite et d'extrême-droite dirigé par Giorgia Meloni comptait passer sous cette barre en 2025. Cela lui aurait permis de sortir de la procédure de la Commission européenne pour déficit excessif et d'avoir plus de marges de manoeuvre.

Mais la croissance de l'économie italienne a ralenti fin 2025 et le déficit est resté à 3,1% du PIB.

Et le gouvernement a revu légèrement à la baisse mercredi ses prévisions de croissance pour l'économie italienne: le PIB devrait progresser de 0,6% en 2026 ainsi qu'en 2027, contre 0,7% et 0,8 prévus jusqu'ici pour ces deux années, a annoncé le ministre de l'Economie Giancarlo Giorgetti.

Le déficit des comptes publics devrait ainsi passer sous la barre européenne des 3% en 2026, avec 2,9% de déficit, a précisé Giancarlo Giorgetti après la validation du Document de finances publiques en conseil des ministres.

"Ce cadre (...) méritera ensuite (...) d'être approfondi très rapidement par des décisions de nature politique concernant, d'un côté, la possibilité déjà prévue de dérogation sur les dépenses de défense" et d'un autre côté au "choc énergétique que la guerre au Moyen-Orient est en train de générer à l'échelle mondiale, à l'échelle européenne et donc également à l'échelle italienne", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse.

"Il faut qu'on se le dise, le scénario actuel ne favorise pas les perspectives, en particulier si les anticipations d'inflation devaient augmenter et si un resserrement de la politique monétaire devait enclencher un cercle vicieux au détriment des entreprises, des ménages et des États souverains", a ajouté le ministre de l'Economie.

La coalition au pouvoir en Italie a affiché le redressement des comptes publics comme une de ses priorités. Mais elle demande aussi une suspension "généralisée" des règles européennes sur le déficit dans le contexte si la guerre au Moyen-Orient venait à se relancer.

Rester au-dessus de la barre des 3% "n'est pas un drame" pour l'Italie, a déclaré à l'AFP l'économiste Lorenzo Codogno. "Rester ou sortir de la procédure européenne est plutôt cosmétique, pour faire voir aux marchés que l'on a atteint l'objectif". "C'est aussi important du point de vue politique, notamment pour les élections prévues en 2027", a ajouté l'économiste.

L'Italie est dans la moyenne des Etats de l'Union européenne (3,1% en 2025 comme en 2024) pour son déficit mais elle fait partie des Etats les plus endettés, avec la Grèce.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Économie

Dans une interview, Trump remet la pression sur la Suisse

Publié

le

Donald Trump estime que la Suisse est "brillante parce qu’(elle) ne nous paie presque rien" (archives). (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Le président américain Donald Trump a de nouveau critiqué publiquement la Suisse. Selon lui, la Confédération et d'autres nations similaires ne font partie de l'élite économique que parce qu'elles gagnent des milliards grâce aux Etats-Unis.

La Suisse se présente comme un pays “petit et brillant”», a déclaré mardi Donald Trump dans un entretien téléphonique avec la chaîne de télévision CNBC. "Ils sont brillants parce qu’ils ne nous paient presque rien. Maintenant, ils paient un tout petit peu. Ils devraient payer davantage."

Les paiements vont être légèrement augmentés, a-t-il ajouté, sans préciser de mesures concrètes. La Suisse et les Etats-Unis négocient actuellement un accord commercial. En février déjà, Donald Trump avait déclaré que la prospérité de pays comme la Suisse reposait sur le fait que les Etats-Unis les laissaient profiter d’eux.

Le 1er août 2025, les Etats-Unis ont imposé des droits de douane de 39% sur les importations en provenance de Suisse. Donald Trump avait justifié cette mesure par un rééquilibrage de la balance commerciale entre les deux pays. En décembre, la Suisse est toutefois parvenue à un accord avec Washington, suite à quoi le gouvernement américain a ramené ses droits de douane sur les marchandises helvétiques à 15%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Sagittaire

Vos discussions vont plus loin que d’habitude, plus profondes, plus intéressantes… Et peu-à-peu vous captez les choses autrement

Les Sujets à la Une