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Coronavirus: le suivi suisse du vendredi 13 mars

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Le Conseil fédéral a invité la presse à Berne pour présenter les dernières mesures pour lutter contre le virus COVID-19 (©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)


>>À lire également: Mesures exceptionnelles contre le coronavirus en Suisse

19h28 - Le Valais plus restrictif que le Conseil fédéral - Premier décès

Le Valais a enregistré aujourd'hui son premier décès dû au coronavirus. Il annonce des mesures plus drastiques que celles annoncées par le Conseil fédéral: fermeture des écoles, des domaines skiables et des lieux de loisirs et interdiction des manifestations réunissant plus de 50 personnes jusqu'au 30 avril.

19h22 - Les HUG s'apprêtent à vivre des semaines intensives

Les Hôpitaux universitaires de Genève se mettent en ordre de bataille pour faire face à la vague épidémique du coronavirus. Il s'agit d'un vrai défi, a déclaré aujourd'hui devant les médias le directeur général de l'établissement Bertrand Levrat. Dès la semaine prochaine, les HUG vont ainsi dédier plusieurs unités spécialisées à la prise en charge de patients atteints du Covid-19. Des opérations non urgentes seront reportées pour ne pas surcharger les soins intensifs. Les HUG espèrent également pouvoir limiter autant que possible les visites, a relevé M. Levrat.

19h21 - Mesures du gouvernement: satisfaction, mais précisions nécessaires

Syndicats, milieux économiques et partis saluent saluent les mesures du Conseil fédéral contre le coronavirus. Des dispositions supplémentaires de soutien à l'économie, garantie des salaires, ainsi que des solutions de garde pour les enfants sont toutefois réclamés.

17h57 - Tous les matches en Suisse suspendus jusqu'à nouvel avis

Suite aux derniers développements en rapport avec le coronavirus, l'Association suisse de football (ASF) a décidé de suspendre toutes les activités liées aux compétition de football. A partir de ce vendredi soir, tous les matches de toutes les catégories et de toutes les catégories d'âge sont suspendus.

17h48 - Sessions de Grands conseil annulées

Plusieurs parlements cantonaux ont annoncé vendredi l'annulation de séances. C'est notamment le cas dans le canton de Vaud.

17h44 - Les transports publics continuent de circuler

Les transports publics prennent des mesures pour assurer la sécurité des pendulaires en période de pandémie de coronavirus. Ils maintiennent la desserte régulière selon l’horaire, mais suppriment les transports touristiques. L’OFSP recommande aux voyageurs de ne pas se déplacer aux heures de pointe afin que les taux d’occupation restent constamment à un bas niveau. Dans les bus, la porte avant, près du conducteur, reste fermée, et l’espace réservé au conducteur est isolé. La vente de billets dans les bus est suspendue.

16h30 - Deux nouvelles victimes du coronavirus sur sol vaudois

Deux nouvelles personnes sont décédées du coronavirus en Suisse, sur sol vaudois, a indiqué le médecin cantonal Karim Boubaker. Il n'a pas donné pour l'instant plus de détails sur ces deux victimes, décédées dans la nuit de jeudi à vendredi au CHUV. Le total des décès liés au Covid-19 se monte désormais à neuf pour l'ensemble de la Suisse: trois personnes dans le canton de Vaud, trois au Tessin, deux à Bâle-Campagne et une dans le canton de Bâle-Ville.

16h23 - Fermeture des domaines skiables

Les domaines skiables devront fermer, a annoncé vendredi Alain Berset. C'est la seule manière de mettre en oeuvre l'interdiction des manifestations de plus de 100 personnes.

16h06 - Le gouvernement a décidé de limiter les entrées à la frontière avec l'Italie.

Les hôpitaux doivent être à la disposition de la population suisse. "Nous ne voulons pas que les Italiens viennent se faire soigner dans les hôpitaux au Tessin, dans les Grisons ou en Valais. Les hôpitaux suisses doivent fonctionner pour nos patients", a justifié la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter. Cette décision est conforme à l'accord de Schengen et aux dispositions de la libre-circulation des personnes. Berne a averti Bruxelles. Le transit vers un autre pays via la Suisse restera possible.

16h02 - Neuchâtel ferme ses écoles jusqu'à fin avril

Le canton de Neuchâtel a décidé de fermer dès lundi et jusqu'à fin avril toutes les écoles, centres de formation professionnelle, lycées, Université, Haute Ecoles et structures d’accueil extrafamilial. Un service d'accueil minimal sera toutefois mis en place.

15h30 - Les réunions de plus de 100 personnes interdites en Suisse

Les réunions de plus de 100 personnes sont interdites en Suisse jusqu'à fin avril. Les bars, restaurants et discothèques ne pourront pas accueillir plus de 50 personnes à la fois. Le Conseil fédéral a pris vendredi avec effet immédiat ces mesures contre le coronavirus.

15h30 - Les écoles fermées dans toute la Suisse jusqu'au 4 avril

Les écoles obligatoires, les gymnases, les hautes écoles et les centres de formation seront fermés jusqu'au 4 avril partout en Suisse, a décidé vendredi le Conseil fédéral. Des services de garde pourront être proposés pour les enfants du primaire.

15h30 - Berne met 10 milliards de francs à disposition de l'économie

La Confédération va mettre jusqu'à dix milliards de francs à disposition de l'économie ralentie par le coronavirus. Cette aide interviendra rapidement et sans bureaucratie inutile, a assuré vendredi le Conseil fédéral. Il importe en priorité de verser les salaires.

14h14 - Pas de champion de Suisse en hockey sur glace

L'Assemblée de la Ligue nationale a décidé de ne pas attribuer le titre de champion de Suisse cette saison. Il n'y aura par ailleurs aucune relégation ni aucune promotion, que ce soit en National League ou en Swiss League.

13h45 - Fribourg ferme les écoles et interdit les rassemblements de plus de 50 personnes

Le Canton de Fribourg annonce l'interdiction des rassemblements publics ou privés de plus de 50 personnes. Les écoles, des degrés obligatoire et post-obligatoire, vont être fermées. Direction et enseignants restent mobilisés pour que les apprentissages se poursuivent à distance. Ces mesures entrent en vigueur ce lundi 16 mars et seront valables jusqu'au 30 avril.

10h14 - Le Tessin ferme toutes les écoles obligatoires du canton

Le gouvernement tessinois a décidé vendredi de fermer dès lundi toutes les écoles obligatoires du canton face à l'épidémie de coronavirus. Un service de garde sera mis en place dès mardi dans les écoles pour les parents sans solution de remplacement. Le Conseil d'Etat a pris cette décision au vu de l'évolution des mesures de restrictions adoptées par les pays voisins et après avoir décrété mercredi soir l'état de nécessité. Cette nouvelle règle concerne aussi les jardins d'enfants.

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Pandémies: l'Allemagne veut que l'OMS reste au centre de la réponse

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Le ministre allemand de la santé Karl Lauterbach a soutenu le rôle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dirigée par Tedros Adhanom Ghebreyesus face aux prochaines pandémies. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'Allemagne souhaite que l'OMS reste celle qui pilote la réponse aux futures pandémies. Jeudi à Genève, son ministre de la santé Karl Lauterbach a affirmé que le projet d'accord qui doit être négocié dès fin février est "un bon premier matériel" à discuter.

Pour Berlin, le plus important est que "les décisions médicales soient prises en recourant à la science et ne soient pas des décisions politiques", a-t-il insisté devant la presse. Après sa rencontre avec le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus, il a soutenu le rôle de l'institution face au coronavirus.

Il souhaite que celle-ci reste en première ligne dans les prochaines pandémies. La réponse ne doit pas être pilotée par un organe à l'ONU, comme certains pays le souhaiteraient, affirme le ministre. De son côté, M. Tedros a réitéré ses remerciements à l'Allemagne pour son assistance depuis plusieurs années.

Mais il s'est refusé à tout commentaire sur le projet d'accord qui a fuité mercredi sur des sites Internet sur la santé mondiale. Les discussions, qui doivent devenir fin février des négociations sur le projet d'accord, sont menées par les gouvernements, a-t-il ajouté.

Dans le premier projet d'accord, qui sera contraignant une fois approuvé, la volonté est claire d'éviter les inégalités d'accès aux vaccins observés entre pays riches et pays en développement face au coronavirus. L'OMS aurait immédiatement accès à 20% des vaccins, médicaments ou tests sûrs et efficaces fabriqués par les entreprises pharmaceutiques.

Brevets au menu

Parmi ce volume, la moitié serait donnée et la seconde serait vendue à prix préférentiel. Les gouvernements s'engageraient aussi à faciliter la livraison de ces technologies sur le territoire.

Aprement discutée à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) depuis le début de la pandémie, la question de la propriété intellectuelle, chère à la Suisse, est également mentionnée. Récemment, la faîtière internationale de l'industrie pharmaceutique (IFPMA) avait appelé depuis Genève à un accord à l'OMS contre les pandémies qui garantisse que celle-ci soit protégée.

La Suisse et d'autres pays estiment actuellement très problématiques de possibles levées provisoires de brevets sur les médicaments et les tests contre le coronavirus. Ils n'ont accepté ce dispositif sur les vaccins que lorsque la fabrication dépassait largement la demande.

Dans le projet d'accord à l'OMS, les Etats s'engageraient à "prendre des mesures adaptées pour soutenir des levées provisoires des droits de propriété intellectuelle" si elles permettent d'accélérer ou d'augmenter l'approvisionnement en vaccins ou médicaments. Une formulation assez large qui s'accompagne d'appels aux entreprises pharmaceutiques. Seules celles qui reçoivent du financement public pour aboutir à leurs vaccins ou leurs médicaments devraient pouvoir se voir "demander" de renoncer à leurs brevets pour les pays en développement par les autorités.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La pandémie est toujours une urgence internationale selon l'OMS

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus n'a pas encore déclaré un terme à l'urgence internationale pour la pandémie (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La pandémie liée au coronavirus reste une urgence de santé internationale. Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a suivi lundi la recommandation du comité d'urgence réuni vendredi.

Après trois ans d'urgence internationale, l'opinion des experts indépendants mandatés par l'organisation était très attendue. Dans une déclaration publiée à Genève, ceux-ci ont estimé qu'il est encore trop tôt pour considérer une réévaluation du statut de la pandémie.

L'urgence internationale est l'étape la plus élevée au sein des alertes de l'OMS. Elle permet de lancer une réponse internationale plus importante et d'étendre la collaboration entre Etats membres. Au début du Conseil exécutif de l'organisation lundi à Genève, M. Tedros a répété que "nous sommes dans une bien meilleure position qu'il y a un an". "La vaccination va rester une partie indispensable de notre approche", a-t-il insisté en réitérant son appel à immuniser tous les groupes les plus vulnérables.

De son côté, dans la déclaration publiée lundi, le comité d'urgence dit que la pandémie approche "probablement" une "étape transitoire". Selon lui, il faut avancer avec prudence durant cette période et atténuer les possibles conséquences négatives. Le nombre de victimes reste très élevé par rapport à d'autres pathologies infectieuses, a-t-il notamment déploré. Autre problème, l'arrivée de nouveaux variants plus dommageables qu'Omicron est toujours possible.

Appel lancé par la Croix-Rouge

Le comité demande désormais que l'OMS propose des mécanismes alternatifs pour maintenir une attention mondiale face au coronavirus, une fois que l'urgence internationale sera terminée. Il souhaite aussi que le secrétariat évalue les effets réglementaires pour l'autorisation de vaccins, de tests ou de médicaments en cas de diminution de l'alerte mondiale. De même, celui-ci devra décider si le coronavirus doit également être associé au dispositif de surveillance mondiale de la grippe.

Egalement lundi à Genève, la Fédération internationale des sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a à nouveau appelé à anticiper la prochaine pandémie. "De nombreux pays ne sont toujours pas prêts", a dit à la presse le secrétaire général Jagan Chapagain.

L'organisation souhaite que chaque pays établisse avant la fin de l'année un plan national de préparation. Elle reprend aussi des recommandations d'autres acteurs, comme un traité international d'ici 2024 et l'augmentation de 1% du Produit intérieur brut (PIB) de chaque pays et l'effort mondial de 15 milliards de dollars par an en termes de financement de la santé d'ici 2025.

Préoccupation pour l'OMS

Les négociations pour un accord international contraignant doivent formellement démarrer fin février. Mais plusieurs composantes pourraient bloquer les discussions. "Pour atteindre un arrangement, il ne sera pas utile de mettre l'accent sur les droits de propriété intellectuelle", explique un diplomate européen.

Ce volet divise déjà depuis des années les différents pays à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), malgré un accord historique il y a quelques mois. Les divergences portent désormais sur les tests et les diagnostics.

La pandémie a fait plus de 6,7 millions de victimes, selon les chiffres récents de l'OMS. Mais l'organisation admet que le chiffre est probablement bien plus important. Elle est inquiète de l'augmentation ces derniers mois. En revanche, le nombre de nouveaux cas semble diminuer, selon elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Des millions de masques de la Confédération bientôt périmés

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La Confédération cherche des possibilités d'utilisation alternatives pour les nombreux masques qui s'entassent dans les entrepôts de la pharmacie de l'armée (image symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Durant la pandémie, la Confédération a acheté des millions de masques sanitaires. Près de 140 millions d'entre eux vont atteindre leur date de péremption en 2023. La Confédération cherche des alternatives pour éviter leur destruction.

Près de 180 millions de masques FFP2 et de masques chirurgicaux, d'une valeur d'acquisition de 130 millions de francs, s'entassent dans les entrepôts de la pharmacie de l'armée, selon des chiffres datant du 10 janvier fournis par l'armée à Keystone-ATS, confirmant une information de la SonntagsZeitung.

"Même si le matériel de protection atteint sa date de péremption, des possibilités alternatives sont recherchées pour lui donner une autre utilisation judicieuse ou, si possible, pour prolonger la date de péremption", précise l'armée. La Confédération tente par exemple de vendre les masques au prix du marché ou de les recycler.

La pharmacie de l'armée est chargée d'éliminer les masques périmés et inutilisables. Il n'y a pour l'instant pas d'estimation du nombre de masques qui devront être détruits cette année.

2,2 millions de masques éliminés

Jusqu'à présent, la Confédération a dû éliminer 2,2 millions de masques chirurgicaux et FFP2 d'une valeur de 1,13 million de francs en raison de leur date de péremption. Il s'agissait de masques prévus pour des engagements de troupes. Comme ces articles avaient déjà été livrés une fois, ils ont dû être détruits pour des raisons réglementaires, précise l'armée.

En outre, la pharmacie de l'armée a rappelé et détruit à titre préventif environ neuf millions de masques, en raison d'une suspicion de contamination par des moisissures. Il s'agissait de masques datant de l'époque de la grippe aviaire. A l'époque, environ 30 millions de masques avaient été achetés.

Selon les indications de l'armée, les masques ont en général une durée de vie de deux à cinq ans. Les matériaux sont soumis à un vieillissement naturel, si bien qu'avec le temps, les élastiques deviennent cassants et la capacité de filtration des masques équipés de filtres diminue.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La vaccinologue Claire-Anne Siegrist prend sa retraite

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Claire-Anne Siegrist (à droite) aura dirigé pendant de nombreuses années le centre de vaccinologie des Hôpitaux universitaires genevois. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Elle aura été l'une des vaccinologues à tenter de faire comprendre aux Suisses les défis de la pandémie. La professeure des Hôpitaux universitaires genevois (HUG) Claire-Anne Siegrist donne mardi une conférence pour son départ à la retraite.

Organisé par la Faculté de médecine, la réunion pourra également être vue en ligne. Parmi les hommages, un discours sera prononcé par le directeur général des HUG Bertrand Levrat.

La directrice du centre de vaccinologie de l'hôpital genevois aura régulièrement collaboré avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle avait conseillé de 2020 à 2021 la task force nationale contre le coronavirus.

Parmi ses autres activités, Mme Siegrist a présidé la fondation mesvaccins.ch qui avait notamment piloté le site myCOVIDvac.ch. En 2021, la plateforme avait ensuite été liquidée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une étude prouve l'efficacité des mesures anti-Covid en 2020

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L'étude a été dirigée par la professeure Tanja Stadler, professeure à l'EPFZ et ancienne directrice de la task force Covid de la Confédération (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Une nouvelle étude le prouve: la fermeture des frontières, le semi-confinement et le traçage des contacts ont été efficaces en Suisse pendant la pandémie. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé plus de 11'000 séquences génomiques du virus en 2020.

"Il s'agissait pour l'année 2020 de l'une des plus grandes études au monde dans ce domaine. Avant la pandémie, seules quelques centaines de gènes étaient séquencés pour de telles études", déclare à Keystone-ATS Tanja Stadler, responsable de l'étude. Cette professeure à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) était la présidente de la task force scientifique Covid-19 de la Confédération depuis août 2021, jusqu'à sa dissolution.

Selon elle, environ 90% d'infections en moins ont été importées en Suisse après la fermeture des frontières. Ces résultats suggèrent que l'évolution des infections a pu être découplée avec succès de l'étranger, écrivent les auteurs de l'étude, parue mercredi dans la célèbre revue spécialisée "Science Translational Medicine".

En outre, la durée durant laquelle les virus importés se sont maintenus au sein de la population était environ deux fois moins longue durant le semi-confinement qu'après. Durant la période de traçage efficace des contacts, le nombre de personnes infectées par une personne contaminée a été réduit de moitié en moyenne.

En revanche, les chercheurs n'ont pu démontrer aucun effet du suivi des contacts à l'automne 2020. "Nous l'expliquons par la surcharge des équipes de traçage des contacts à cette période", suggère Mme Stadler.

Code viral décrypté

Selon elle, l'avantage de l'étude est l'ampleur des données examinées. "Le fait que ces mesures étaient efficaces avait déjà été démontré auparavant dans des études qualitatives. Nous l'avons quantifié en nous basant sur des données génomiques", explique la scientifique.

Les résultats reposent sur le séquençage du génome. Le "code" d'un virus, composé de 30'000 lettres, a ainsi été décrypté. Le décodage de cette séquence de lettres - le séquençage génétique - a permis de retracer les voies d'infection.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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