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Économie

Bond des fusions-acquisitions au 1er semestre après la pause Covid

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Dans son top 10, le géant du conseil a intégré la vente de Lonza Speciality Ingredients pour 4,67 milliards de dollars ou encore la cession de Nestlé Waters North America pour 4,30 milliards. (archives) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le nombre des fusions-acquisitions concernant des entreprises suisses a explosé au premier semestre, dopé par un effet de rattrapage après une pause imposée par la crise pandémique. Un pic pluriannuel a été dépassé, rapporte mercredi le géant du conseil KPMG.

Le groupe a dénombré 256 transactions sur les six premiers mois de l'année, soit une envolée de 70% par rapport à la même période de 2020. Au cours des dix dernières années, ce seuil a été dépassé qu'une fois, en 2018, avec 269 fusions ou acquisitions. Le nombre de transactions dépasse la moyenne de 192 transactions semestrielles depuis 2011, précise un communiqué.

En raison de la pandémie de Covid-19, de nombreuses entreprises avaient remis en question ou repoussé des opérations prévues lors du premier semestre 2020. Un mouvement de reprise avait déjà été amorcé en deuxième partie d'année. Ce regain de confiance s'est répercuté sur la valeur des actions des entreprises, leur financement et à l'activité de fusions-acquisitions, selon KPMG.

Le volume de transactions a été multiplié par 2,5 à 61,3 milliards de dollars (56,6 milliards de francs au cours actuel), atteignant après six mois le niveau de l'année 2020 dans son ensemble.

KPMG souligne qu'il n'y a pas eu de "méga-transaction" dépassant les 10 milliards de dollars. Une opération a frôlé ce seuil, à savoir le rachat de GlobalLogic par Hitachi pour 9,60 milliards. En 2020, les dix plus importantes transactions représentaient plus des deux tiers du volume total.

Aussi Nestlé, Holcim et Partners Group

Sur le podium figure l'acquisition par la multinationale veveysane Nestlé de l'américain The Bountiful Company pour 5,75 milliards de dollars et la vente d'une participation majoritaire du français Cerba Healthcare ayant rapporté 5,35 milliards à la société zougoise de capital-investissement Partners Group.

Dans son top 10, le géant du conseil a intégré la vente de Lonza Speciality Ingredients pour 4,67 milliards de dollars, la cession de Nestlé Waters North America pour 4,30 milliards ou encore la reprise de l'américain Firestone Buildings par le cimentier Holcim devisée à 3,40 milliards.

Le secteur technologique s'est taillé la part du lion, avec 53 transactions pour un volume de 13,1 milliards de dollars, principalement grâce à l'opération GlobalLogic et l'acquisition par Partners Groupe d'Unit4 pour 2,00 milliards. Un cinquième des opérations a concerné l'industrie, soit 49 transactions, à comparer aux 30 réalisées par la pharma.

L'appétit des entreprises suisses pour des sociétés étrangères s'est révélé plus aiguisé que dans le sens inverse. En tout, 111 transactions ont été réalisées par des firmes helvétiques, soit 43% du total. Les groupes étrangers ont procédé à 74 transactions (29%) en Suisse. KPMG a dénombré 42 opérations impliquant uniquement des firmes helvétiques, leur proportion baissant à 16 de 20%.

Le redressement conjoncturel laisse entrevoir le maintien des fusions-acquisitions à un niveau élevé ces prochains mois, affirme la société de conseil dans son communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Les PME plus flexibles face aux turbulences géopolitiques

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Les experts ont également souligné l'importance des risques de réputation des entreprises. 83% d'entre elles ont pris des mesures de prévention contre les cyberattaques par exemple. (Photo/KEYSTONE/Christian Beutler) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les petites et moyennes entreprises (PME) suisses font preuve d'adaptation pour contrer les répercussions des conflits géopolitiques, relève jeudi une étude de Credit Suisse. Stabiliser et diversifier les chaînes de création de valeur serait sources d'opportunités.

"La Suisse est une petite économie ouverte qui dépend des événements à l'étranger. Les tensions géopolitiques se répercutent sur les PME par la hausse des prix des intrants, les restrictions de la coopération transfrontalière, la densité réglementaire ou encore les risques commerciaux," expliquent les auteurs de l'étude menée auprès de 650 entreprises suisses.

A court ou à long terme, la quasi-totalité des entreprises interrogées (90%) a dû prendre des mesures pour remédier à l'augmentation des coûts du transport, de l'énergie ou des matières premières et la moitié a répercuté cette hausse aux clients. L'étude Crédit Suisse détaille la résilience des entreprises en citant l'augmentation des stocks (51% d'entre elles), l'appel à des fournisseurs géographiquement plus proches (48%) et à leur diversification (43%).

"Les entreprises rapprochent leurs activités de l'Asie vers l'Espagne ou le Portugal mais rarement pour se relocaliser en Suisse," explique Martial Decoppet, responsable des entreprises en Suisse romande chez Crédit Suisse, en conférence de presse. "Régionaliser les chaines de valeur est une opportunité pour les pays près des grandes puissances économiques avec des conditions cadres assez bonnes," ajoute Sara Carnazzi, responsable analyse politico-économique au sein de la banque.

Suite à la prise de position de la Suisse de s'associer aux sanctions internationales contre la Russie au printemps 2022, "40% d'entre elles ont ressenti des réactions négatives de la part de leurs partenaires commerciaux. Trois quart des interrogées affirment que la neutralité helvétique est importante, rapporte la banque aux deux voiles. Les risques pèsent plus lourds que les opportunités en Argentine, en Iran et en Nouvelle-Zélande, cite-t-on.

Les experts ont également souligné l'importance des risques de réputation des entreprises. 83% d'entre elles ont pris des mesures de prévention contre les cyberattaques par exemple, détaillent les experts.

Les réglementations ont aussi pesé sur la bonne marche des PME, notamment en ce qui concerne la protection des données ou l'environnement. Une pression ressentie par 47% des participants à l'étude, "davantage par les entreprises axées sur l'Union Européenne que par celles tournées vers l'international," appuie l'établissement bancaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Sony relève légèrement ses prévisions de bénéfices annuels

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Sony table aussi plus que jamais sur la coopération entre ses différentes divisions: il travaille actuellement sur une dizaine d'adaptations de ses licences de jeu vidéo au cinéma et à la télévision. (Photo/KEYSTONE/EPA/FRANCK ROBICHON) (© KEYSTONE/EPA/FRANCK ROBICHON)

Le géant japonais du divertissement et de l'électronique Sony a relevé jeudi ses prévisions de bénéfices pour son exercice 2022/23 qui se terminera fin mars. Le groupe mise sur l'impact positif de la faiblesse du yen pour gonfler ses revenus dans le jeu vidéo.

Pour le trimestre écoulé (octobre-décembre), l'entreprise nippone a annoncé jeudi un bénéfice net en recul de 6% sur un an à 326,8 milliards de yens (2,3 milliards d'euros) et un bénéfice opérationnel en diminution de 8%, malgré une hausse de 13% de ses ventes. Les résultats de sa division Sony Pictures ont ainsi pâti de la comparaison avec l'année précédente, qui avait vu les cartons au cinéma des films de super-héros "Spider-Man: No way Home" et "Venom: Let There Be Carnage".

Pour l'exercice 2022/23, le groupe prévoit désormais un bénéfice net annuel de 870 milliards de yens (6,1 milliards d'euros, -1,4% sur un an), un petit peu plus que la prévision de 840 milliards de yens publiée en novembre dernier. Sony a aussi légèrement relevé sa prévision de bénéfice opérationnel à 1.180 milliards de yens, contre 1.160 milliards de yens précédemment.

Le groupe a paralèllement revu en légère baisse ses objectifs de ventes, à hauteur de 11.500 milliards de yens (+15,9% sur un an), contre 11.600 milliards de yens jusque-là. Ses ventes de PlayStation 5, notamment freinées depuis la sortie de la console fin 2020 par des difficultés de production liées à la pénurie de semi-conducteurs, ont cependant nettement accéléré au troisième trimestre, flattées par ailleurs par un taux de change avantageux.

Le groupe a désormais écoulé au total plus de 32 millions de PS5, ce qui devrait continuer à soutenir ses revenus dans les services en ligne liés au jeu vidéo, avec une offre d'abonnements renforcée l'an dernier, et améliorer les ventes de jeux à venir, comme le très attendu "Final Fantasy XVI". Alors qu'un ralentissement économique mondial s'annonce à l'horizon, l'analyste Yasuo Nakane a dit ne prévoir "qu'une légère croissance des résultats (de Sony) au cours du prochain exercice", dans une note de Mizuho Securities publiée en janvier.

"Ceci dit, nous sommes optimistes" quant à la stabilité des résultats de Sony "dans le contexte d'une récession, car les bénéfices de ses activités cinéma, musique et services financiers en particulier sont peu affectés par les facteurs macroéconomiques", a-t-il ajouté. Sony table aussi plus que jamais sur la coopération entre ses différentes divisions: il travaille actuellement sur une dizaine d'adaptations de ses licences de jeu vidéo au cinéma et à la télévision.

Le groupe a par ailleurs annoncé jeudi des changements à sa tête, avec la promotion à partir du 1er avril de son directeur financier Hiroki Totoki, 58 ans, aux rôles de président et directeur des opérations. Kenichiro Yoshida restera lui président du conseil d'administration et directeur général.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Baisse de la vente et de la location de logements en janvier

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Pour la vente comme pour la location, au vu de la forte croissance démographique, du faible taux de nouvelles constructions ou encore de la pénurie d'annonces en centre-villes, cet effet pourrait se dissiper rapidement, précise ImmoScout24. (Photo/KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

En janvier, les loyers et les prix de vente des logements en propriété ont baissé en Suisse. Le revirement des taux d'intérêt sur le marché immobilier est pointé du doigt dans la dernière publication d'ImmoScout24 diffusée jeudi.

La tant attendue baisse des prix de vente des logements a eu lieu en janvier, rapporte le Swiss Real Estate Offer Index établi en collaboration avec le cabinet de conseil immobilier CIFI et SMG Swiss Marketplace Group.

Presque à égalité, les propriétaires de maisons ont fait reculer leurs prix de vente de 0,7%, et ceux d'appartements de 0,6%. "Les coûts de financement élevés dus au revirement des taux d'intérêt pèsent sur le moral des acheteurs et ralentissent la demande", expliquent les auteurs du rapport.

Toujours selon l'étude, les loyers ont aussi suivi la tendance avec en moyenne une baisse de 1,1%. Toutefois une disparité selon les cantons est soulignée. Alors que le Tessin recule de 2,8%, la Suisse du Nord-Ouest augmente de 0,3%.

Pour la vente comme pour la location, au vu de la forte croissance démographique, du faible taux de nouvelles constructions ou encore de la pénurie d'annonces en centre-villes, cet effet pourrait se dissiper rapidement, précise ImmoScout24.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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La Fed relève ses taux de 0,25 point

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La FED relève ses taux d'un quart de point. (© KEYSTONE/AP/ANDREW HARNIK)

La banque centrale américaine a relevé ses taux d'un quart de point mercredi lors de sa première réunion de l'année, un rythme ralenti par rapport aux hausses précédentes. L'inflation reste élevée mais elle montre des signes de modération, comme l'activité économique.

"L'inflation a un peu ralenti mais reste élevée", indique le comité de politique monétaire de la Fed, le FOMC, dans son communiqué.

Par ailleurs, "les indicateurs récents montrent une croissance modérée des dépenses et de la production", précisent les responsables de l'institution monétaire.

Autrement dit, la situation s'améliore, mais il est trop tôt pour crier victoire.

Et les responsables de la Fed ont signalé que des hausses supplémentaires sont à prévoir.

Dans la foulée de cette décision, l'euro a brutalement progressé par rapport au dollar, atteignant son plus haut niveau depuis près de 10 mois et frôlant le seuil symbolique de 1,10 dollar.

Le mouvement a eu lieu malgré les déclarations du président de la Fed, Jerome Powell, qui a dit prévoir "plusieurs hausses de taux supplémentaires" dans les mois à venir, signe que le resserrement monétaire devrait se poursuivre.

"Nous parlons de quelques hausses des taux supplémentaires pour arriver au niveau que nous pensons être suffisamment restrictif", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, soulignant que "l'inflation reste élevée", et que les resserrements de politique monétaire mettent du temps à faire pleinement sentir leurs effets.

La huitième

Avec cette huitième hausse d'affilée, les taux de la Fed, qui se trouvaient à zéro il y a encore un an, se situent désormais dans une fourchette de 4,50 à 4,75%, après une décision prise à l'unanimité.

Ce relèvement d'un quart de point de pourcentage marque toutefois un retour à un niveau de hausse plus habituel, après des hausses particulièrement fortes, d'un demi-point, et même de trois quarts de points.

L'objectif des hausses de taux: pousser les banques à relever les taux d'intérêt des prêts aux ménages et entreprises.

Pour tenter d'enrayer l'inflation, qui avait atteint en juin son plus haut niveau depuis plus de 40 ans, il était nécessaire de faire ralentir la consommation pour empêcher les prix de continuer leur escalade vertigineuse.

Mais la consommation étant le moteur de l'économie américaine, un resserrement trop fort pourrait conduire à une récession.

Pour Pierre-Olivier Gourinchas, chef économiste du Fonds monétaire international (FMI), qui a publié de nouvelles prévisions mardi, il y a toutefois encore "une possibilité étroite" pour que ce scénario soit évité.

Marché du travail solide

L'état du marché du travail, notamment, est observé de très près par la Fed, après deux années de pénurie de travailleurs qui ont fait grimper les salaires, en plein épisode de forte inflation.

Les chiffres officiels de l'emploi en janvier seront publiés vendredi. Le taux de chômage est attendu en légère hausse, à 3,6%, un niveau cependant toujours parmi les plus bas des 50 dernières années. Le nombre de créations d'emplois est lui attendu en ralentissement, à 187'000 contre 235'000 en décembre, selon le consensus de Briefing.com.

En janvier, les inondations en Californie et d'importantes chutes de neige dans plusieurs Etats ont fait ralentir les créations d'emplois dans le secteur privé, selon l'enquête mensuelle ADP/Stanford Lab publiée mercredi.

Mais "nous voyons un marché du travail toujours solide", a précisé la cheffe économiste d'ADP, Nela Richardson. Quant aux salaires, ils affichent une progression stable par rapport à décembre.

Un autre chiffre, publié mardi matin par le département du Travail, avait semblé persuader les économistes que l'inflation est désormais durablement sur la bonne voie: le coût moyen d'un salarié, avec une hausse au quatrième trimestre moins forte que celles des trimestres précédents.

La hausse des prix à la consommation est ainsi tombée en décembre à 5,0% sur un an contre 5,5% le mois précédent, selon l'indice PCE, privilégié par la Fed, qui veut la ramener autour de 2%.

Une autre mesure de l'inflation, l'indice CPI, sur laquelle sont indexées les retraites, a aussi montré un fort ralentissement en décembre, à 6,5% sur un an contre 7,1%.

Jeudi c'est la BCE qui se réunira. L'institution européenne a commencé plus tard que la Fed à relever ses taux, et devrait de nouveau les relever, et même laisser entrevoir d'autres hausses.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Ecoles, trains, administration: journée de grève inédite depuis une décennie au Royaume-Uni

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"Je n'aimerais vraiment rien tant (...) qu'avoir une baguette magique et vous payer tous plus", avait assuré lundi le Premier ministre Rishi Sunak lors d'une visite à des travailleurs du secteur de la santé. Mais selon lui, des hausses de salaires alimenteraient l'inflation. (© KEYSTONE/AP/Phil Noble)

Nombreuses écoles fermées, trains à l'arrêt, guichets baissés dans certaines administrations: le Royaume-Uni connait mercredi sa journée de grève la plus massive depuis une décennie, face à une inflation massive qui attise la crise économique.

Au lendemain d'une journée de mobilisation sociale en France contre la réforme des retraites et à la veille des 100 premiers jours au pouvoir du Premier ministre conservateur Rishi Sunak, jusqu'à un demi-million de Britanniques sont appelés à débrayer pour réclamer des meilleurs salaires. La fédération syndicale TUC a prévenu que ce serait "la plus grosse journée de grève depuis 2011" avec pour la première fois en plusieurs mois de mouvements sociaux la participation des enseignants.

"Nous sommes en grève parce que ces dix dernières années notre salaire réel a baissé. Certains de nos membres, même s'ils travaillent, doivent aller dans les banques alimentaires", s'indigne Graham sur un piquet de grève à Londres devant une agence pour l'emploi.

"Tous dans le même bateau"

Au petit matin, la gare londonienne de King's Cross, par laquelle transitent chaque jour des milliers de travailleurs, était exceptionnellement calme, la grève des employés du rail empêchant de nombreuses personnes de se rendre sur leur lieu de travail.

"Je veux aller à Leeds, mais il n'y a pas de train direct", s'inquiète Edward, 45 ans, un cadre d'une entreprise technologique. Tandis que Kate Lewis, employée d'une association caritative de 50 ans, s'estime elle "chanceuse" de pouvoir compter sur un train pour rentrer chez elle. Elle dit "comprendre" les grévistes. "Nous sommes tous dans le même bateau. Tous touchés par l'inflation".

Plusieurs milliers d'écoles sont notamment fermées à l'appel du syndicat d'enseignants NEU, contraignant des parents, parfois informés au dernier moment, de rester chez eux pour garder leurs enfants.

"Années de sous-financement"

A l'image de mouvements sociaux relativement soutenus par l'opinion, plusieurs organisations de parents d'élèves ont publié une déclaration commune dans laquelle elles disent "soutenir" le mouvement, pointant "les conséquences d'années de sous-financement" dans les écoles.

La ministre de l'Education Gillian Keegan s'est dite "déçue" et "très inquiète" de ce mouvement, et a jugé "incohérent économiquement" d'accorder les hausses salaires réclamées.

"Nous avons dit que nous étudierons les futurs salaires, que nous regarderons la charge de travail et la flexibilité que les enseignants demandent", tout comme les problèmes de recrutement des enseignants, a-t-elle défendu mercredi matin sur Sky News.

Malgré la grève de la police aux frontières, l'aéroport d'Heathrow à Londres est "totalement opérationnel" mercredi matin, a indiqué un porte-parole, rappelant que des militaires ont été déployés pour pallier l'absence des grévistes.

Pas de "baguette magique"

"Je n'aimerais vraiment rien tant (...) qu'avoir une baguette magique et vous payer tous plus", avait assuré lundi le Premier ministre Rishi Sunak lors d'une visite à des travailleurs du secteur de la santé. Mais selon lui, des hausses de salaires alimenteraient l'inflation et dégraderaient encore davantage les finances publiques.

Dans tous les secteurs, les grévistes demandent en priorité des salaires en ligne avec l'inflation, qui dépasse 10% depuis des mois, poussant des millions de Britanniques dans la pauvreté.

Et selon les dernières prévisions du FMI, le pays devrait être cette année la seule économie majeure à subir une récession, avec une contraction de 0,6% de son PIB.

Défendre le droit de grève

Le bras de fer porte aussi sur les conditions de travail, retraites ou la volonté du gouvernement de limiter le droit de grève et le TUC organise plusieurs rassemblements mercredi dans le pays pour le défendre.

Le mouvement dure depuis le printemps. Depuis juin dernier, 1,6 million de jours de travail ont été "perdus", selon l'Office national des statistiques.

Nouveau débrayage prévu vendredi

Si des espoirs d'avancées sont perceptibles dans le rail, un nouveau débrayage est prévu dès vendredi, tandis que les pompiers ont voté en faveur d'une première grève en vingt ans. Les infirmières et les ambulanciers seront aussi de nouveau en grève en février.

Les douaniers britanniques postés en France ont annoncé mercredi qu'ils débrayeront durant les vacances de février.

"La position du gouvernement est intenable. Il ne peut pas s'asseoir sur un mouvement de grève sans précédent et qui grossit", a réagi le secrétaire général du syndicat de l'administration PCS Mark Serwotka sur Sky News, l'appelant à "une attitude beaucoup plus réaliste".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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