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Suisse

Swisscom: baisse des résultats au 1er semestre

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Le résultat brut opérationnel (Ebitda) de Swisscom a cédé 1,4% à 2,21 milliards de francs, tandis que le bénéfice net a perdu 5,6% à 736 millions de francs. (Image d'archive - ©KEYSTONE/GAETAN BALLY)
L'opérateur Swisscom a enregistré des résultats en repli au 1er semestre mais supérieurs aux attentes des analystes. Le géant bleu a revu à la baisse ses attentes au niveau des recettes pour 2020, vu le coronavirus.

Le chiffre d'affaires a diminué de 3,9% sur un an à 5,44 milliards de francs, en baisse de 2,7% à base comparable et taux de change constants, indique jeudi un communiqué.

Le résultat brut opérationnel (Ebitda) a pour sa part cédé 1,4% à 2,21 milliards de francs, tandis que le bénéfice net a perdu 5,6% à 736 millions de francs.

Les résultats dans leur ensemble sont supérieurs au consensus AWP. Les analystes interrogés attendaient en moyenne des ventes de 5,37 milliards et un Ebitda de 2,19 milliards de francs.

Pour l'ensemble de l'année, Swisscom continue de miser sur un Ebitda de 4,3 milliard et des investissements de 2,3 milliards. En raison notamment du Covid-19, le groupe de télécommunications anticipe désormais un chiffre d'affaires de 11 milliards contre 11,1 milliards auparavant.

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Suisse

Verdict sur cinq objets en votation

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Les Suisses retournent aux urnes ce dimanche pour la première fois depuis le début de la crise du Covid-19 pour décider du sort de cinq objets fédéraux (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les jeux sont presque faits sur les cinq objets en votation ce dimanche. Si les avions de combat et le congé paternité devraient s'imposer sans problème dans les urnes, l'UDC devrait être désavouée. La loi sur la chasse et les déductions fiscales sont sur la sellette.

Avec son initiative pour une immigration modérée, l'UDC tente une nouvelle fois de faire une brèche dans les relations avec l'Union européenne. Le texte entend en finir avec la libre circulation qui met sous pression, selon les initiants, le marché du travail, les services sociaux ou encore les infrastructures.

Le parti conservateur ne devrait toutefois pas renouveler son exploit du 9 février 2014. Le soutien populaire n'a fait que diminuer depuis les premiers sondages. Entre 33% et 35% des Suisses accepteraient l'initiative. Les bénéfices pour la place économique et scientifique, avancés par le camp du "non", ne semblent faire plus mouche auprès des électeurs.

Les entreprises ont besoin de travailleurs étrangers et le commerce est intriquement lié à l'Europe, ont martelé le gouvernement, tous les autres partis, les employeurs et les syndicats. Et d'appeler à éviter un "Brexit suisse".

Enveloppe pour les avions

Les six milliards de francs destinés à l'achat de nouveaux avions de combat devraient en revanche être libérés sans trop de réticence. Les derniers sondages montrent une majorité de votants en faveur de la dépense. Le clivage droite/gauche est marqué, le camp bourgeois étant favorable à la dépense et le camp rose-vert opposé.

La votation porte sur le montant maximal destiné à l'achat des avions de combat qui remplaceront les 26 F-5 Tiger et les 30 F/A-18 de l'armée d'ici 2030. Après l’échec de l’achat des avions Gripen en 2014, le gouvernement a décidé de ne soumettre aux urnes que le cadre général de l'acquisition.

Dix jours pour les pères

Le sort du congé paternité ne devrait pas être une surprise non plus. Selon les derniers sondages, l'introduction de dix jours de congé est soutenue par plus de 60% de la population. Ces jours seraient à prendre dans les six mois suivant la naissance, soit en bloc, soit sous forme de journées isolées.

Le référendum a été lancé contre ce congé par l'UDC, quelques jeunes PLR et PDC. Ils estiment que ce congé est trop coûteux pour les employés et les employeurs. Pour les partisans, le congé actuellement accordé aux pères à la naissance d'un enfant n'est plus en phase avec notre époque. Le père veut être plus présent pour l'enfant et s'impliquer plus activement dans la nouvelle dynamique familiale.

Loup dans le viseur

La loi sur la chasse est quant à elle en eaux troubles. Les résultats risquent d'être très serrés. Si le peuple accepte la révision, les conditions pour abattre le loup seront assouplies. L'actuelle loi date de 1986 et doit être adaptée après le retour du loup sur le territoire.

Les cantons pourront autoriser les tirs avant que les loups n'aient fait des dégâts. Mais ces tirs seront liés à plusieurs conditions préalables.

La nouvelle loi sur la chasse est un "bon compromis" et les conflits pourront être réduits, estiment les partisans. Ce n'est pas l'avis des organisations de protection de l'environnement et des animaux, à l'origine du référendum. Selon elles, la révision anéantit la protection des espèces menacées au lieu de la renforcer.

Aide aux familles

Les déductions fiscales pour enfants et frais de garde pourraient aussi être compromises. La proportion d'opposants a grandi au fil des mois, selon les derniers sondages. Le référendum a été lancé par la gauche.

L'objet comporte deux volets. Le premier concerne les familles qui font garder leurs enfants dans une crèche. Celles-ci pourront déduire 25'000 francs de leur revenu imposable sur leur feuille d'impôt. Le deuxième volet prévoit une augmentation de la déduction générale pour les enfants de 6500 à 10'000 francs sur le revenu imposable.

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Suisse

Covid-19: l'OFSP appelle la population à redoubler d'efforts

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Virginie Masserey, responsable de la section contrôle de l’infection de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) s'est exprimée jeudi devant la presse à Berne sur la nouvelle phase de la campagne lancée contre la pandémie de coronavirus. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La campagne pour endiguer le nouveau coronavirus entre dans une nouvelle phase. Traçage, tests, isolement, quarantaine: en plus de ces mesures, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) appelle la population à ne pas relâcher ses efforts.

L’été touche à sa fin, le temps se refroidit et les infections au nouveau coronavirus augmentent, a relevé Virginie Masserey, responsable de la Section contrôle de l’infection de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) jeudi devant la presse à Berne. Dans ce contexte, l’OFSP remet à jour sa campagne "Voici comment nous protéger".

Le message est clair: "À vous d’agir!" Ainsi, l’office rappelle instamment à la population les règles d’hygiène et de conduite qui permettent de se prémunir d’une infection et d’en protéger les autres. La stratégie "TTIQ" se trouve au cœur du message: traçage, tests, isolement, quarantaine.

Accompagnés du slogan "À vous d’agir !", les visuels appellent à respecter strictement l’isolement et la quarantaine en cas de test positif, après avoir séjourné dans une zone à risque ou en attendant les résultats d’un test. En outre, il faut toujours laisser ses coordonnées lorsqu'on les demande.

Comme auparavant, la campagne s’adresse à l’ensemble de la population. Cette fois, elle contient cependant des messages visant spécifiquement les jeunes, pour les motiver à laisser des coordonnées complètes.

Les supports publicitaires prennent la forme d’affiches numériques, d’annonces radio et de bannières en ligne classiques. Ils apparaissent aussi sur YouTube, les médias sociaux, Tinder et la plateforme vidéoludique twitch.tv.

Le matériel de la campagne est disponible. Les affiches officielles de l’OFSP peuvent être téléchargées au format PDF et imprimées : https://ofsp-coronavirus.ch/telechargements/.

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Genève

Genève Aéroport: plus de 50 postes à la trappe l'an prochain

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La direction conduit d'autres mesures en parallèle, comme la réduction du personnel temporaire ou la suppression des primes, entre autres. (Image d'archive - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Fortement affecté par la crise pandémique et la réduction du tourisme international, Genève Aéroport va poursuivre les mesures de réduction des coûts qu'il avait entamées depuis plusieurs mois.

Elles permettent, "à ce stade", d'éviter un plan social, selon un communiqué de presse dévoilé jeudi.

L'aéroport de Genève n'en a pas fini avec la crise. Alors que le groupe s'est soumis à des mesures d'austérité dès la mi-mars - chômage partiel, gel des embauches - il n'est pas encore près de voir la fin du tunnel.

La reprise du trafic durant l'été n'a été que de courte durée et le nombre de passagers en septembre a chuté de 75% par rapport au même mois de l'année dernière. La direction de l'aéroport estime que le nombre annuel de voyageurs sera inférieur de 60% en comparaison avec 2019.

Ce recul sans précédent se traduira par "une perte d'au minimum 100 millions de francs en 2020", selon les indications fournies.

Genève Aéroport va donc supprimer 56 postes en 2021 par rapport à l'année en cours. Au menu, le non-renouvellement des contrats à durée déterminée, l'anticipation des retraites et le non-remplacement des départs naturels.

La direction conduit d'autres mesures en parallèle, comme la réduction du personnel temporaire ou la suppression des primes, entre autres.

En tout, ces décisions aboutissent à la réduction de 10% de la masse salariale en 2021, ce qui représente une économie de 14 millions de francs.

Un budget raboté

Mais ce n'est pas seulement du côté du personnel que Genève Aéroport cherche à réduire les coûts. La société va diminuer ses dépenses à hauteur de 30 millions de francs, soit 20% du budget de l'exercice en cours. Le grand projet d'infrastructure de "l'Aile Est" a par exemple été reporté et les dépenses de certains sous-traitants ont été rabotés.

En tout, 110 projets ont en outre été gelés, ce qui se traduit par une réduction des investissements de 71 millions de francs entre 2020 et 2021.

Pour l'établissement, ces mesures permettent d'éviter un licenciement collectif. Mais cette option reste toujours sur la table. "Si l'évolution du trafic s'avérait moins favorable que prévue, des économies supplémentaires s'imposeraient, lesquelles auraient forcément un impact sur les effectifs" a annoncé le communiqué.

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Suisse

La nouvelle loi sur le CO2 est bouclée

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La Suisse devra réduire ses émissions de gaz à effet de serre drastiquement d'ici 2030: le Parlement a mis la loi sur le CO2 sous toit. (Image d'archive - ©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Suisse pourra tenir ses engagements climatiques. Les Chambres fédérales ont finalisé mercredi la nouvelle loi sur le CO2 qui introduit plusieurs taxes et mesures pour réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre. Le peuple devrait avoir le dernier mot.

La réforme doit permettre à la Suisse de réduire d'ici 2030 ses émissions de CO2 de 50% par rapport à 1990 et de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré.

D'autres pas seront nécessaires, mais ce projet est favorable tant à la protection du climat qu'à la création de nouveaux emplois, a déclaré la ministre de l'environnement Simonetta Sommaruga. Le PLR, le PVL et le groupe du centre ont salué un bon compromis. Le PS et les Verts auraient voulu davantage. L'UDC soutient le référendum.

Un long feuilleton

La nouvelle loi revient de loin. En décembre 2018, le Conseil national - grâce à l'alliance inédite de la gauche et de l'UDC - rejetait un texte vidé de sa substance pour les uns et trop radical pour les autres.

L'automne suivant, à la faveur des grèves du climat, le Conseil des Etats sauvait le projet en se montrant encore plus strict que le Conseil fédéral sur certains points. Le Conseil national suivait le pas en juin, investi par la vague écologiste des élections fédérales.

Mercredi, les Chambres fédérales ont donné leur aval aux propositions de la conférence de conciliation quelques heures après l'évacuation des grévistes du climat occupant la Place fédérale. Il restait trois points à régler. La taxe pour les vols en jet privés sera fixée entre 500 et 3000 francs.

Ceux qui se soustraient à la taxe sur le CO2 par négligence seront sanctionnés comme ceux qui le font intentionnellement. Dans le cadre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les bâtiments, la Confédération pourra soutenir le financement d'installations servant à produire des gaz renouvelables.

La conférence de conciliation a été suivie par 133 voix contre 55 au National et 30 voix contre 4 et 8 abstentions aux Etats.

Accord de Paris

La nouvelle loi introduit de nombreuses incitations pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, conformément à l'Accord de Paris signé en 2015. Trois quarts des réductions de CO2 devront être réalisées en Suisse, le reste à l'étranger.

Outre la taxe sur les vols en jet privés, la réforme introduit une taxe sur les billets d'avion de ligne d'un montant variant entre 30 et 120 francs, selon la distance et la classe de transport.

Le mazout coûtera aussi plus cher. Le plafond de la taxe sur les combustibles fossiles passera de 120 francs par tonne de CO2 à 210 francs. Une part importante de la taxe CO2 reviendra à la population, grâce à des ristournes sur les factures d'assurance maladie de base, et aux entreprises, à travers les caisses de compensation AVS.

Essence plus chère

Les voitures individuelles sont la première source d'émissions de CO2 en Suisse. Les importateurs de carburant devront faire des efforts. Les coûts de leurs compensations seront répercutés sur l'essence. Le prix à la pompe sera ainsi majoré jusqu'à 10 centimes par litre dans un premier temps, puis jusqu'à 12 centimes dès 2025. Des mesures ont aussi été prévues pour favoriser la conversion écologique des transports publics.

Dans le domaine des bâtiments, les émissions de CO2 des nouvelles installations de chauffage devront être drastiquement réduites. Il faudra avoir une maison bien isolée pour pouvoir installer un chauffage à mazout à l'avenir.

Les émissions des bâtiments ne devront plus dépasser 20 kilogrammes par mètre carré dès 2023, puis 15 kg dès 2028. Les cantons qui ont déjà pris des dispositions bénéficieront d'une période de transition.

Fonds à créer

La loi prévoit encore la création du Fonds pour le climat dont le but sera d'encourager les mesures en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. Il sera financé par un tiers des recettes de la taxe sur le CO2, mais au maximum 450 millions de francs par an. Moins de la moitié du produit de la taxe sur les billets d'avion et du produit de la taxe sur l'aviation y seront aussi affectés.

Le Fonds pour le climat permettra aussi de financer la recherche sur de nouvelles technologies. Le pôle d'innovation suisse devrait bénéficiera avec à la clé la création de nouveaux emplois.

La FINMA et la Banque nationale suisse devront mesurer périodiquement les risques financiers résultant du changement climatique.

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Suisse

En avion électrique pour rejoindre le sud de la France

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L’avion électrique, nommé Pipistrels est le premier de la sorte certifié par l’agence européenne de la sécurité aérienne.
L’avion électrique "Pipistrels" est le premier de la sorte certifié par l’agence européenne de la sécurité aérienne. (©UMBER STUDIO/JOFFREY MALUSKI)

L’avion électrique prend son envol. Le première édition du Raid Elektropostal est partie ce mercredi de l’aéroport de la Blécherette à Lausanne.

Un voyage dans les airs pour la bonne cause. Le périple durera 4 jours avec plusieurs étapes. Destination finale : le sud de la France samedi. Raphaël Domjan est explorateur-pilote, conférencier, et président de la fondation PlanetSolar :

Raphaël Domjan
Explorateur-pilote, conférencier, et président de la fondation PlanetSolar
Raphaël Domjan Explorateur-pilote, conférencier, et président de la fondation PlanetSolar

L’avion électrique, nommé Pipistrels, est donc le premier de la sorte certifié par l’agence européenne de la sécurité aérienne. Son autonomie est encore limitée comme l’explique Hervé Berardi, cofondateur de l’Elektropostal :

Hervé Berardi
Cofondateur de l’Elektropostal
Hervé Berardi Cofondateur de l’Elektropostal

6 pilotes, dont Bertrand Piccard pour la dernière étape, se relaieront dans cet avion aux caractéristiques bien particulières pour rejoindre le sud de la France.  Raphaël Domjan :

Raphaël Domjan
Explorateur-pilote, conférencier, et président de la fondation PlanetSolar
Raphaël Domjan Explorateur-pilote, conférencier, et président de la fondation PlanetSolar

Et à l’heure des questions climatiques toujours plus nombreuses, et plus récemment des plaintes concernant les nuisances sonores à l’aéroport de la Blécherette, le projet veut promouvoir une aviation électrique respectueuse de l'environnement et silencieuse. Raphaël Domjan :

Raphaël Domjan
Explorateur-pilote, conférencier, et président de la fondation PlanetSolar
Raphaël Domjan Explorateur-pilote, conférencier, et président de la fondation PlanetSolar

Quant au prochain objectif, il est déjà prévu pour mai 2021. L’ambition est d’aller jusqu’à Casablanca.

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