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Congé paternité: une majorité des Suisses pour quatre semaines

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Pour une majorité de Suisses, les papas devraient avoir droit à un congé paternité plus long que ce que recommandent les parlementaires (archives). (©KEYSTONE/THOMAS DELLEY)

A 60% la population est pour (40%) ou plutôt pour (20%) un congé paternité de quatre semaines, comme le révèle lundi un sondage Tamedia. Sous la Coupole, ses représentants ont pourtant appelé vendredi à rejeter l’initiative pour un congé paternité d’un mois.

Cette étude publiée lundi dans 24 Heures et La Tribune de Genève affirme également que les appuis les plus importants émanent des sympathisants socialistes (87% de oui et plutôt oui) et Verts (86%), contre 52% chez les PDC, 50% chez les PLR et 34% dans le camp UDC. Dans le détail, 24% des personnes interrogées sont contre et 16% plutôt opposés à l’octroi d’une pause aux jeunes papas.

Vendredi, le Parlement a adopté l’arrêté appelant à rejeter l’initiative pour un congé paternité raisonnable par 126 voix contre 66 et 4 abstentions au National, et par 29 voix contre 14 et 2 abstentions au Conseil des Etats. Cette initiative demande un congé paternité de 20 jours pouvant être pris de manière flexible dans l’année qui suit la naissance de l’enfant. À Berne, les élus ont préféré un contre-projet, avec deux semaines financées par les allocations pour perte de gain.

L’enquête a été réalisée auprès d’un peu plus de 20’000 personnes, dont près de 5300 Romands, les 23 et 24 septembre dernier. La marge d’erreur est de 1,3 point de pourcentage (et 3 à 4 pour les détails par parti).

Le modèle de la gauche aussi évoqué

Le 22 septembre, un autre sondage sur le même sujet mais réalisé par l’institut d’enquêtes d’opinion Marketagent Switzerland, dont le SonntagsBlick s’était fait l’écho, avait déjà établi que la population suisse souhaitait un congé paternité plus conséquent.

Ainsi selon celui-ci, 29% des personnes interrogées se disaient pour quatre semaines de congé paternité et un quart des sondés penchait plutôt pour le modèle du congé parental proposé par la gauche. Celui-ci veut remplacer le congé maternité existant par un congé de 14 semaines pour le père et la mère. Les parents pourraient en outre se partager dix semaines supplémentaires.

Dix-huit autres pour cent des sondés étaient favorables à un congé paternité plus long que les deux semaines votées, mais ne savaient pas quelle option ils préféraient.

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Des viticulteurs manifestent à Berne

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Des vignerons et viticulteurs suisses ont manifesté lundi à Berne pour plus de soutien en faveur de leur produits. (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Quelque 150 à 200 viticulteurs, principalement Romands, ont manifesté lundi à Berne pour défendre leur travail et le vin suisse. Ils exigent notamment une limitation des importations de vin étranger.

L’action, intitulée « les raisins de la colère » et qui devait avoir lieu sur la Place fédérale, a été déplacée vers le casino. Les rassemblements devant le Palais du Parlement ne sont pas permis en période de session.

Les manifestants, venus surtout des cantons de Vaud, Valais et Genève, ont profité de la session parlementaire qui débute pour alerter les élus sur les menaces qui pèsent sur la viticulture et de nombreux autres métiers de l’agriculture. Ils devaient rencontrer certains d’entre eux, ayant répondu à leur invitation.

Vin étranger trop bon marché

Alors que leurs stocks s’accumulent, la part de vin étranger consommé en Suisse est supérieure à celle des produits indigènes. « En Suisse, on boit près 80 millions de litres de vins suisses et 170 millions de vins étrangers », a expliqué à Keytone-ATS Alexandre Fischer, viticulteur-caviste à Yens-sur-Morges (VD) qui a initié l’opération.

Pour lui et ses collègues, impossible de concurrencer le prix des vins importés. « Ils sont vendus à trois ou quatre francs la bouteille, alors que nous devons vendre les nôtres à dix ou quinze », a-t-il souligné.

Certains accords engendrent une concurrence déloyale et mettent en avant des normes environnementales étrangères moins restrictives que celles appliquées en Suisse, selon leur tract. Les manifestants souhaitent plus de soutien de la part de la Confédération ainsi qu’un réexamen des taxes à l’importation des vins étrangers.

Rencontre avec Guy Parmelin

Les viticulteurs des « Raisins de la colère » doivent s’entretenir avec le ministre de l’économie Guy Parmelin le 17 décembre. Ils présenteront leurs doléances au conseiller fédéral à cette occasion.

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Isabelle Moret présidente du National

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Les conseillers nationaux ont prêté serment lundi. (©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

La 51e législature a débuté lundi. Les 200 conseillers nationaux ont prêté serment en présence du Conseil fédéral. Ils ont élu la libérale-radicale Isabelle Moret (VD) à la présidence.

La doyenne de fonction Maya Graf (Verts/BL) et le plus jeune élu Andri Silberschmidt (PLR/ZH) ont donné le coup d’envoi à une « nouvelle ère ». Cette législature « historique » voit siéger le Parlement le plus « féminin, jeune et écologiste » de notre histoire, a lancé la Verte. Le Zurichois a tenu à rendre hommage aux « anciens » alors que le Parlement rajeunit. Un changement qui ne restera pas sans effet, selon lui.

Une « charnière »

La nouvelle présidente du Conseil national, Isabelle Moret, a également annoncé une législature « charnière », grâce notamment à la présence de nombreuses femmes sous la coupole fédérale.

Le Parlement doit « empoigner ces thématiques fortes sur lesquelles les Suisses attendent de nous des réponses claires et rapides ». L’égalité salariale, les retraites, une planète plus durable et la santé seront les grands dossiers qui vont occuper les parlementaires, a souligné la Vaudoise dans son discours.

Ce nouveau Parlement est « un passage de témoin, en particulier à la jeunesse ». Un passage de témoin symbolisé par la visite au Parlement de la flamme pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse qui auront lieu dans le canton de Vaud en janvier.

Vice-présidence

Agée de 48 ans, Isabelle Moret a été élue par 193 voix sur 198 bulletins valables; le meilleur résultat de tous les temps. Elle succède à la socialiste tessinoise Marina Carobbio qui avait obtenu un score moyen de 154 voix l’an dernier.

L’avocate de formation se qualifie de « libérale progressiste » et est une politicienne aguerrie. Elle siège au Conseil national depuis 2006 et a été vice-présidente du PLR suisse durant huit ans.

La Vaudoise sera secondée par l’UDC Bernois Andreas Aebi, premier vice-président, et la verte Irène Kälin, deuxième vice-présidente. Ils ont été élus par 178 voix sur 191 bulletins valables, respectivement 112 voix sur 169 bulletins valables.

Assermentation

Les 200 conseillers nationaux ont prononcé les traditionnels « je le jure » ou « je le promets » dans leur langue respective en présence du Conseil fédéral. Soixante-sept nouveaux députés entrent au Conseil national lundi. La successeur de Maya Grag, Florence Brenzikhofer, ne devrait prêter serment que mercredi.

Sans opposition, le Conseil national a constaté que les résultats des élections du 20 octobre ont été validés dans tous les cantons et a pris acte du rapport du Conseil fédéral. Un seul élu présente une incompatibilité avec son mandat de parlementaire. Damien Cottier (PLR/NE) a déjà annoncé qu’il quittera l’administration fédérale d’ici fin février 2020.

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Une nouvelle campagne suisse contre le sida

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Selon l'Aide suisse contre le sida, les personnes séropositives sous traitement efficace ne transmettent pas le VIH. Ce fait reste pourtant souvent méconnu (archives). (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Pour la journée mondiale contre le sida dimanche, l’Aide suisse contre le sida lance une nouvelle campagne d’affichage pour motiver les gens à faire un dépistage du VIH. Elle veut aussi prévenir les discriminations avec le slogan « Ensemble contre les tabous ».

Dès 2008, la commission fédérale à l’époque en charge des enjeux de VIH/sida avait publié les données scientifiques permettant d’affirmer que « les personnes séropositives sous traitement efficace ne transmettent pas le VIH », rappelle vendredi l’Aide suisse contre le sida. A partir de cette conclusion, il s’agissait de réduire les peurs et les préjugés à l’égard des personnes séropositives.

Malgré cela, les personnes concernées signalent encore régulièrement l’ignorance et les discriminations qui en découlent. Celles-ci peuvent se produire dans un contexte professionnel ou privé, dans les relations avec les compagnies d’assurance, les autorités ou les personnels de santé, souligne l’organisation.

Le nombre de cas de discrimination rapportés à l’Aide suisse contre le sida reste élevé en 2019 (plus d’une centaine) et le nombre de cas non signalés est estimé bien plus important.

« A l’échelle nationale, on s’attend à dix fois plus de cas. Cela signifie qu’en Suisse, chaque jour, trois personnes sont l’objet de discrimination en raison de leur statut sérologique », affirme Andreas Lehner, directeur général de l’Aide suisse contre le sida.

Ce ne sont donc pas les personnes qui se savent séropositives qui sont à l’origine de la propagation du virus, insiste l’organisation. Les nouvelles infections sont dues à des personnes qui ignorent qu’elles sont porteuses du VIH car elles ont peur de faire un dépistage ou de recevoir un résultat positif. La réduction de la peur et de la stigmatisation contribue ainsi à augmenter la motivation à faire un dépistage, estime-t-elle.

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5G: pas d’adaptation des valeurs limites

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La téléphonie mobile, en particulier la technologie 5G, suscite des inquiétudes chez certains. Un rapport a été présenté jeudi à Berne (archives). (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le groupe de travail mis sur pied pour faire le point sur la téléphonie mobile, notamment le rayonnement et la technologie 5G, a présenté ses résultats. N’arrivant pas à se mettre d’accord, il ne formule aucune recommandation sur une modification des valeurs limites.

Le rapport englobe pour la première fois tous les faits relatifs à la législation, à la technologie de téléphonie mobile, aux chiffres et aux prévisions concernant les volumes de données, à l’exploitation des valeurs limites, aux effets sur la santé, aux procédures ainsi qu’à l’exécution.

Il n’a pas réussi à se mettre d’accord sur les éventuelles adaptations des valeurs limites en vigueur, ni sur le développement des réseaux de téléphonie mobile. Il n’émet donc aucune recommandation en la matière.

En revanche, le groupe de travail formule cinq options relatives aux formes que pourrait revêtir l’évolution de la 5G et des effets qui y sont liés. Il recommande notamment le renforcement de l’information de la population et l’intensification de la recherche concernant les effets potentiels de la téléphonie mobile sur la santé.

En septembre 2018, l’ancienne conseillère fédérale Doris Leuthard a institué le groupe de travail Téléphonie mobile et rayonnement. Il était constitué de représentants des offices fédéraux, des autorités cantonales, des opérateurs de téléphonie mobile, du corps médical, ainsi que des villes et communes.

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Pour une norme anti-homophobie

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La norme anti-homophobie profitera à toute la société et évitera beaucoup de souffrances aux personnes de la communauté LGBT (archives). (©KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Sanctionner l’homophobie est bénéfique pour la société. Les défenseurs de la loi soumise au vote le 9 février veulent agir contre un climat qui crée de réelles souffrances autant pour les hétérosexuels que pour la communauté LGBT.

Le Parlement a accepté en décembre 2018 d’étendre la norme antiracisme à la discrimination basée sur l’orientation sexuelle. Cette révision de la loi, partie d’une initiative parlementaire du conseiller national Mathias Reynard (PS/VS), vise à protéger la communauté homosexuelle, bisexuelle, transgenre ou intersexe (LGBTI).

« La nouvelle loi n’empêchera personne d’exprimer son opinion », a indiqué jeudi à la presse Matthias Erhardt, du comité contre les discriminations. Seules les déclarations discriminatoires qui sont faites publiquement et qui rabaissent les personnes auxquelles elles s’adressent seront punies, a renchéri la conseillère aux Etats Anne Seydoux (PDC/JU).

Il ne sera plus possible de propager la haine et d’appeler à la discrimination ou à la violence contre les personnes homo- ou bisexuelles. « La haine n’est pas une opinion », a rappelé M. Erhardt.

La part de l’Eglise

L’Eglise réformée veut aussi agir contre la discrimination. La Bible contient des passages qui, mal commentés, sont des appels à la violence contre les homosexuels. Mais, a ajouté Michel Müller, président du conseil paroissial de l’Eglise réformée du canton de Zurich, les Evangiles disent aussi « tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi ».

L’Eglise a une grande responsabilité dans la protection des personnes menacées. Elle s’engage pour défendre les personnes diffamées, discriminées et menacées.

La loi sur laquelle le peuple est appelé à se prononcer veut compléter la législation actuelle, qui ne permet pas de s’attaquer aux propos homophobes exprimés en termes généraux. Pour pallier le problème, la norme antiraciste doit être complétée pour y ajouter l’orientation sexuelle. Cette extension ne vaudra pas pour les déclarations et les actes visant des préférences sexuelles pathologiques comme la pédophilie.

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