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Coronavirus - Soutien au personnel hospitalier: 65’000 signatures

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(KEYSTONE/Laurent Gillieron)
Les conditions de travail du personnel soignant inquiète le syndicat des services publics (SSP/vpod). Sa pétition "Préservons les droits et la santé de celles et ceux qui nous soignent" a récolté plus de 65’000 signatures en trois jours: c’est davantage que pour faire aboutir un référendum au niveau fédéral.

Le Conseil fédéral doit en prendre acte et revenir sur sa décision de suspendre l’application de la loi sur le travail, écrit le syndicat SSP dans un communiqué vendredi.

En situation de crise, il est indispensable de maintenir un cadre légal pour réglementer le temps de travail et de repos du personnel, poursuit-il. Les expériences à l’étranger montrent qu'une longue exposition du personnel soignant au virus augmente significativement le risque de tomber malade.

Pénurie de personnel

La pénurie de personnel est un problème réel, qui résulte des politiques d’austérité mises en place depuis de nombreuses années dans le secteur de la santé, souligne le SSP. Gérer la crise actuelle en épuisant le personnel est "inacceptable" du point de vue humain et "n'est pas un bon choix" en matière de santé publique et de protection de la population.

Le SSP appelle les autorités à tout mettre en œuvre pour livrer le matériel de protection nécessaire aux hôpitaux, mais aussi à toutes les structures de soins, en particulier aux EMS et aux soins à domicile. Le syndicat plaide encore pour que le personnel malade puisse bénéficier d’un congé maladie sans subir de pression pour revenir de manière prématurée au travail.

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Femmes enceintes, un groupe à risque

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Les femmes enceintes devraient suivre scrupuleusement les mesures de distanciation sociale (image prétexte). (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)
Les femmes enceintes doivent être considérées comme un groupe à risques dans le cadre de la pandémie de coronavirus. La Société suisse de gynécologie et d'obstétrique est en train de modifier ses recommandations, explique le professeur David Baud, du CHUV.

Au tout début de la crise de coronavirus, les informations provenant de Chine, d'Italie et des Etats-Unis étaient "rassurantes". Les femmes enceintes ne semblaient pas présenter plus de risques que la population du même âge, explique à Keystone-ATS le professeur David Baud, chef du Service de gynécologie et obstétrique du CHUV, à Lausanne.

Mais des données plus récentes ont nettement rebattu les cartes: on estime désormais que les femmes enceintes ont trois à cinq fois plus de risques de développer une forme sévère du Covid-19. Et on sait que le virus n'est pas sans conséquence pour le bébé.

Retard de croissance possible

"La maladie induit des changements dans le placenta, qui peut être infecté. Cela laisse supposer que les bébés sont moins bien nourris in utero et qu'ils pourraient développer un retard de croissance", précise le professeur Baud.

Les spécialistes n'ont pas constaté de malformation. Mais un retard de croissance à la naissance implique que les nourrissons sont plus petits, plus faibles et ont plus de risques de tomber malades.

"Nous savons depuis peu que le virus peut atteindre le foetus, même en fin de grossesse", ajoute le médecin. "L'impact d'une infection maternelle aux 1er et 2e trimestres reste encore mal connu, raison pour laquelle les patientes infectées doivent être étroitement suivies le reste de la grossesse".

Recommandations à modifier

Pour le spécialiste, pas de doute: "ce qu'on sait est suffisamment alarmant pour que les femmes enceintes soient placées dans un groupe à risques". David Baud, qui avait co-écrit les précédentes recommandations de la Société suisse de gynécologie et d'obstétrique, a fait part de son inquiétude à l'association.

Ses observations sont en consultation interne jusqu'au 23 juillet. Le spécialiste espère que de nouvelles recommandations seront émises début août. Pour être ensuite transmises à l'OFSP. "Je ne suis pas inquiet maintenant. Mais il faut être prêt, si une deuxième vague survient en septembre ou en octobre", ajoute-t-il.

Télétravail

Concrètement, les femmes enceintes devraient davantage se protéger et suivre scrupuleusement les mesures de distanciation sociale. En clair, il s'agit de privilégier le télétravail ou de travailler dans un cadre adapté, sinon elles devraient bénéficier d'un arrêt-maladie.

Le CHUV a créé un registre mondial des bébés Covid-19, auquel participent plus de 200 hôpitaux. "Plus de mille cas de patientes infectées y sont documentés", détaille le médecin. "Cela donnera des données plus fiables. Nous effectuons actuellement les premières analyses, et espérons avoir des résultats fin août".

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3 milliards pour les routes "fédérales"

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Dix-neuf tronçons cantonaux ont été repris par la Confédération qui va injecter 3 milliards sur les prochaines années pour les mettre aux normes nationales plus strictes. (©Rapport de l'Office fédéral des Routes)
Depuis le 1er janvier 2020, la Confédération a repris 413,7 kilomètres de routes cantonales à vocation transrégionale et internationale. Après analyse, elle estime qu'il faudra investir 3 milliards pour que ces 19 tronçons remplissent ses exigences de sécurité.

Pour arriver à ce chiffre, l'Office fédéral des Routes (OFROU) a analysé les différents tracés selon quatre domaines: chaussées et revêtements, ouvrages d'art (ponts, parois antibruit, passages), tunnels et ouvrages géotechniques, ainsi qu'équipements d'exploitation et de sécurité, peut-on lire dans un rapport publié au début du mois.

La moitié des tronçons (9) présente au moins un domaine défini comme "critique" sur quatre, sachant qu'un domaine est constitué de plusieurs éléments. Cette précision est importante. "Lorsqu'un tronçon est défini comme 'critique' cela ne signifie pas que la route est dans un état critique mais qu'un des éléments analysés l'est", insiste Guido Bielmann de l'OFROU. Si la route représentait un danger pour les usagers, alors elle serait immédiatement fermée, ajoute-t-il.

Les coûts estimés pour les projets d'entretien et d'aménagement de ces 414 kilomètres pour qu'ils répondent aux exigences techniques de la Confédération sont estimés à environ 3 milliards de francs sur les prochaines années. Maintenant que ce rapport a été établi, l'OFROU va prioriser les projets en fonction de leur degré de nécessité d'intervention, complète Guido Bielmann.

Un exemple valaisan

Parmi les tronçons "critiques", figure celui reliant Martigny au Grand-St-Bernard. Interrogé sur les ondes de la radio valaisanne Rhône FM, David Wetter, chef de la filiale de Thoune à l’OFROU, estime que "les planifications doivent vraiment commencer au plus vite" sur ce secteur de même qu'une analyse encore plus en détail la situation.

"Pour ce tronçon, on estime à 50 millions de francs les travaux étalés sur 5 ans", relève David Wetter. "C’est une première étape. Ce sont des travaux qui n’ont pas été réalisés sur les 15 dernières années. Alors forcément, on ne peut pas rattraper tout ça en deux trois mois. Parallèlement, nous réalisons d’autres analyses. Je pense ici aux risques liés aux dangers naturels par exemple", ajoute-t-il.

Egalement interrogé sur Rhône FM, Vincent Pellissier ingénieur cantonal, explique aussi qu'avant la reprise de ces 414 kilomètres, la Confédération gérait environ 1800 kilomètres de routes, soit autant que le Valais. Mais "la Confédération a, à peu près, pour chaque kilomètre dix fois plus d'argent à disposition pour entretenir son réseau". Les exigences sont par ailleurs plus élevées car les routes nationales connaissent davantage de trafic.

Examination périodique

La Confédération peut compter sur le fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA) qui garantit le financement nécessaire à l’entretien, l’aménagement et l’exploitation de ses 2254 kilomètres de routes nationales sur le long terme. Au total, celles-ci comptent 280 tunnels et 4270 ponts et surpassages.

Ces ouvrages d'art sont soumis à un examen périodique qui s'effectue tous les cinq ans. En cas de nécessité, les éléments problématiques sont rénovés immédiatement mais ils peuvent aussi être inclus dans une rénovation globale future, si celle-ci a déjà été planifiée, explique encore Guido Bielmann.

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L'OFSP met en garde contre les tiques

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Cette année, un nombre important de piqûres et de maladies transmises par les tiques ont été déclarées (archives). (©KEYSTONE/DPA-Zentralbild/PATRICK PLEUL)
Depuis le début de l'année, l'OFSP a reçu 215 annonces d'encéphalites à tiques, soit plus du double que l'an dernier avec 97 cas. Ces acariens sont connus pour sévir surtout durant les mois d'été. L'OFSP en profite pour rappeler l'importance de la vaccination.

Durant les dernières quatre semaines, 124 cas d'encéphalite à tique ont été enregistrés contre 59 en 2019, indique l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) dans son bulletin hebdomadaire lundi. Pour tous les cas recensés jusqu'à la fin juin, c'est la deuxième valeur la plus élevée depuis 2000.

Il est probable que les conditions météo favorables et les règles de distance sociale imposées par le coronavirus ont incité bon nombre de personnes à sortir dans la nature, indique l'OFSP en guise d'explication. Il est aussi possible que les mesures de semi-confinement ont empêché certains de se faire vacciner.

Le nombre de consultations estimé en juin pour une piqûre de tique a en tout cas dépassé celui de 2018, année record. L'OFSP rappelle que le vaccin constitue une bonne parade contre la méningo-encéphalite à tique (FSME). Elle est recommandée aux adultes et aux enfants, généralement à partir de six ans, qui séjournent dans une région à risque. Tous les cantons sont concernés sauf ceux de Genève et du Tessin.

Les tiques peuvent aussi transmettre la borréliose aussi appelée maladie de Lyme. Il n'existe là pas de vaccination. La maladie est causée par des bactéries et peut être traitée avec des antibiotiques. Souvent, l'infection passe inaperçue.

Des informations sont disponibles sur le site de l'OFSP www.bag.admin.ch/maladies-transmissibles-tiques. Le Centre national de référence pour les maladies transmises par les tiques (CNRT) met également un prospectus à disposition et l’application gratuite pour smartphone "Tiques", développée par la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), offre aux utilisateurs des cartes et des conseils utiles.

 

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Covid-19: 63 nouveaux cas en 24 heures

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Il y a eu 63 nouvelles infections au Covid-19 depuis dimanche (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
La Suisse a enregistré 63 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, a annoncé lundi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Il n'y a pas eu de nouveau décès annoncé. Le dernier remonte au 2 juillet. Le nombre de morts liées au Covid demeure à 1686.

Ces chiffres se basent sur les annonces que l'OFSP a reçues jusqu'à lundi matin 8h00. Ils divergent souvent des données des cantons. Ce lundi, ils ne tiennent par exemple pas encore compte des deux décès dans un home pour personnes âgées à Männedorf (ZH), relatés par la NZZ et confirmés auprès de Keystone-ATS.

Au total, 593 nouvelles infections ont été annoncées ces sept derniers jours, soit environ 84 par jour, selon les chiffres de l'OFSP. La Suisse et la Principauté du Liechtenstein dénombrent 32'946 cas confirmés depuis le début de la crise.

Trois nouvelles hospitalisations ont eu lieu depuis dimanche. Il y en a eu 17 les sept derniers jours. Au total, 4091 personnes ont été hospitalisées. Quant aux tests, 686'349 ont été effectués depuis le début de la pandémie, dont 5,7% étaient positifs. Actuellement, 642 personnes (+1) se trouvent en isolement et 2663 (+6) en quarantaine.

La Swiss Covid App boudée

Quant à l'app Swiss Covid, elle continue de perdre des utilisateurs. Dimanche, 950'288 personnes l'avaient activée, soit 9527 de moins que la veille, selon l'Office fédéral de la statistique (OFS). Introduite le 25 juin, elle a connu une progression constante jusqu'à compter plus d'un million d'activations début juillet.

Selon le dernier relevé de lundi, 70 utilisateurs ont saisi un code Covid dans leur application au cours des sept derniers jours, selon l'OFS. Dans le même laps de temps, quelque 600 personnes avaient été testées positives.

Ces codes activés par une personne testée positive permettent d'alerter les personnes qui ont été côtoyées les jours précédents, moyennant qu'elles aient aussi téléchargé l'application. Celle-ci permet ainsi de casser les chaînes de transmission.

L'OFSP indique qu'il est encore difficile de juger de l'efficacité de ce moyen de traçage. "Cela dépend fortement de l'utilisation, c'est-à-dire si la population télécharge l'application, si elle l'active, si elle saisit les codes Covid en cas de maladie et si elle suit les instructions en cas d'infection".

Un concept de mesure de l'efficacité est actuellement en cours d'élaboration en coopération avec des agences externes et tous les partenaires concernés.

Un SMS des opérateurs

Au vu du succès mitigé de l'appli, l'OFSP a dans l'immédiat demandé aux trois opérateurs Salt, Sunrise et Swisscom d'envoyer ces prochains jours un message SMS à leurs abonnés pour leur recommander d'installer l'application. Les exploitants ne transmettront à l'OFSP aucune coordonnée, précise l'office.

L’utilisation de l’application est gratuite. Salt, Sunrise et Swisscom assumeront tous les coûts liés au trafic de données engendré par l’application, ajoute l'OFSP. Cette initiative a pour but d'augmenter chez les gens l'acceptation de ce moyen de traçage. Fin juin, des questions sur la protection des données avaient été soulevées.

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Masques de la Confédération bons à jeter

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Un vieux lot de masques hygiéniques est rappelé par l'armée en raison de la présence de champignons. (Photo d'illustration - ©KEYSTONE/ENNIO LEANZA)
La Confédération rappelle par mesure de précaution des masques achetés en 2007 qui ont été fournis à des institutions et aux cantons. Des analyses ont montré des traces de champignons (Aspergillus fumigatus). Ils seront remplacés gratuitement, indique l'armée.

Les masques d'hygiène contaminés proviennent d'un ancien stock de 13,5 millions de pièces que la Confédération avait acquis dans le cadre de sa préparation à la pandémie. Comme il est impossible de tester l'ensemble des masques, tout le lot est rappelé, précise l'armée jeudi dans un communiqué.

La présence d'une contamination microbiologique a été détectée par le laboratoire des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) sur un échantillon. Aucune contamination de ce type n'a été détectée lors des tests précédents, précise l'armée.

Aussi des FFP2

Les masques étaient stockés à la pharmacie de l'armée. Au début de la crise du Covid-19, ils ont été remis gratuitement à diverses institutions et aux cantons, principalement dans le domaine de la santé. Des traces de contamination fongique ont été repérées sur certains et pas sur d'autres.

Des traces de contamination ont également été trouvées dans un autre lot de 305'000 masques FFP2. Ils seront également retirés et vérifiés à titre de précaution. L'origine de ces traces fongiques reste mystérieuse: cela pourrait provenir soit du transport soit du lieu de stockage. Une analyse est en cours.

Commerces pas concernés

La pharmacie de l'armée a aussitôt réagi et rappelé le matériel défectueux. Tous les groupes concernés ont été avertis. Les masques seront remplacés à partir de la semaine prochaine.

Les lots qui ont été fournis aux commerces ne sont pas concernés. Au total 18 millions d'unités ont été vendus en avril au prix coûtant comme stock de lancement.

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