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Coronavirus - UDC et PDC réfléchissent à une sortie de crise

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Image prétexte (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)
L'UDC a réclamé mardi la levée de l'ordonnance sur le coronavirus dès le 20 avril. Le PDC demande de son côté que le Conseil fédéral présente après Pâques des scénarios de sortie de crise. Les experts de la Confédération appellent toutefois à la prudence.

Le groupe parlementaire UDC a défini mardi dix revendications à l'intention du Conseil fédéral. Pour son chef Thomas Aeschi, les mesures contre le coronavirus prises par le gouvernement sont des atteintes aux droits de la liberté des citoyens et des interventions graves dans l'économie.

Selon lui, la liberté économique n'existe plus dans de nombreuses branches. A partir du 20 avril, le Conseil fédéral doit rétablir le régime constitutionnel ordinaire, tout en continuant à protéger les personnes vulnérables, ajoute le parti.

Le gouvernement est par ailleurs prié de ne plus prendre d'engagements financiers dans le cadre du droit d'urgence. La Confédération a déjà libéré 62 milliards de francs et de nombreux cantons ont pris leurs propres mesures. L'UDC estime que les moyens financiers supplémentaires devraient désormais être décidés par le Parlement et non plus par la seule Délégation des finances.

Mesures à moyen terme

Pour le PDC, après les mesures immédiates, l'heure est venue d'en prendre sur le moyen et le long terme pour permettre à l'économie et la société de se relever et d'affronter les défis futurs et les conséquences économiques, a expliqué le président du parti Gerhard Pfister aux médias.

Une sortie de crise nécessite de prendre le temps qu'il convient et doit passer par la solidarité et la cohésion nationale. "C’est la seule voie pour que notre pays retrouve rapidement le chemin vers la normalité", selon le parti du centre.

Le gouvernement doit trouver le bon équilibre entre ce qui est indispensable et nécessaire sur le plan sanitaire et ce qui est socialement et économiquement acceptable, estime le parti démocrate-chrétien.

A ses yeux, il est essentiel de continuer à protéger et à soutenir le personnel de la santé et les employés actifs dans les secteurs de l'approvisionnement de base. Le matériel de protection nécessaire doit être mis à disposition. Les médicaments doivent être mis à disposition sans contrainte administrative et les tests de dépistages utilisés à large échelle.

Pressions

Depuis plusieurs jours, les pressions pour relancer la machine économique se font de plus en plus pressantes sur le Conseil fédéral. Outre l'UDC, le PLR et les milieux économiques plaident pour la réouverture des commerces et des entreprises après le 19 avril.

Comme le PDC, les syndicats et les Verts réclament au moins une stratégie de sortie, tandis que le PS met en garde contre la tentation d'une reprise rapide.

Loin d'être réglé

La Confédération commence déjà à réfléchir sur les possibilités de lever certaines mesures pour que le retour à la normalité se déroule au mieux, a assuré devant les médias Daniel Koch, de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Mais il n'y a pas de chiffre à partir duquel une levée des mesures est possible. Il faudra apprécier toute une série de critères.

Selon lui, le problème est loin d'être résolu. Même si la hausse du nombre de cas déclarés semble se stabiliser, le nombre des décès est encore très élevé, a souligné le délégué de l'OFSP pour le coronavirus. Avec 22'242 cas positifs et 641 décès (+57 en 24 heures), on est "au maximum à la moitié" de la crise, a-t-il dit.

Et M. Koch d'appeler la population à respecter les recommandations faites par les autorités fédérales pour tenter de maîtriser la crise. Même prudence de la part du président de la Conférence des commandants des polices cantonales, Stefan Blättler, qui appelle la population à respecter les règles en vigueur et à renoncer à tout voyage intile, notamment durant le week-end de Pâques.

Selon un sondage publié mardi par la SSR, les Suisses sont satisfaits des mesures prises par les autorités face au coronavirus. Malgré les appels pour relancer la machine économique, il n'y a pas de majorité pour un relâchement du semi-confinement.

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Maurer réaffirme qu'il y a eu "une hystérie autour du Covid"

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L'ancien conseiller fédéral Ueli Maurer se dit surpris du tollé suscité par ses propos tenus deux semaines plus tôt sur le Covid (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Deux semaines après avoir tenu des propos sur le coronavirus ayant suscité une vive réaction, Ueli Maurer assume. "Bien sûr qu'il y a eu une hystérie autour du Covid", réaffirme-t-il dimanche dans la presse.

Cette hystérie était même "d'ampleur mondiale", assure le Zurichois dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. "On a dit que le Covid était mortel, et à partir de cette supposition, on a tendu un filet sanitaire comme on n'en avait jamais vu auparavant, assure-t-il. Quiconque osait poser une question critique était écarté ou traité de 'conspirateur'".

Ueli Maurer avait déjà tenu des propos similaires dans la presse dominicale deux semaines plus tôt, suscitant une vive réaction. "Concernant le Covid, je n'ai que répété ce que j'ai toujours dit, réagit-il. Que cela ait suscité pareil tollé m'a surpris". Les critiques provenaient surtout des médias, selon l'ancien ministre des finances, qui dénonce un "réflexe anti-Maurer".

"Pas un antivax"

L'ancien conseiller fédéral nuance toutefois ses déclarations sur les vaccins anti-Covid qui ont particulièrement choqué. Il avait affirmé que ces vaccins renfermaient "beaucoup d'air chaud". "Bien sûr, on a tout de suite affirmé que j'étais un antivax. Ce qui n'est pas vrai", dit-il.

L'utilité des vaccins n'est pas contestée, mais la Suisse est allée trop loin en disant à tout le monde de se vacciner, assure Ueli Maurer. "Je suis convaincu que, ces prochaines années, nous nous occuperons de façon croissante des dommages causés par le vaccin", ajoute-t-il.

"L'Etat pas responsable de tout"

L'ancien conseiller fédéral revient également sur les crédits Covid dont il était en charge durant la pandémie. Il lui avait été notamment reproché d'avoir laissé tomber les PME. "L'Etat ne peut pas être responsable de tout. Il ne peut pas non plus protéger chacun de la mort", se défend-il.

La responsabilité individuelle a, selon lui, été dissoute comme jamais auparavant, poussant la Confédération à dépenser sans compter. "L'Etat doit protéger, mais il ne peut distribuer que l'argent qu'il prend d'abord aux gens".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le "contact-tracing" n’a eu qu’une efficacité relative

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Le suivi des contacts mis en place pendant la pandémie de coronavirus n'a eu qu'une efficacité relative (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Environ 40% des personnes infectées par le coronavirus ont été identifiées par le biais du suivi des contacts, selon une étude genevoise. Ces résultats suggèrent que le "contact-tracing" à lui seul ne suffit pas à stopper la propagation du coronavirus.

De surcroît, la proportion de personnes infectées identifiées de cette manière a fluctué selon le variant en cause, le type de logement habité, et la richesse du quartier.

En cas d'épidémie, le suivi des contacts doit donc être complété par une multitude d'autres mesures qui tiennent compte des caractéristiques spécifiques de chaque maladie, ont indiqué mercredi l'Université et les Hôpitaux universitaires de Genève (UNIGE/HUG) dans un communiqué.

Pour évaluer l'efficacité du traçage des contacts, une équipe dirigée par Delphine Courvoisier a analysé les données de plus de 140'000 cas de coronavirus recensés dans le canton de Genève entre juin 2020 et mars 2022. Ces résultats sont publiés dans la revue Eurosurveillance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Des chercheurs trouvent des traces de Covid long dans le sang

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Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Une équipe de chercheurs zurichois a identifié une spécificité dans les protéines sanguines des personnes atteintes de Covid long. Elle pourrait servir à mieux diagnostiquer le problème et peut-être aussi à le traiter de manière plus ciblée.

Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". Chez les personnes infectées, dont 40 ont développé un Covid long, ils ont réexaminé le schéma sanguin après 6 et 12 mois.

Dans le sérum des personnes atteintes de Covid long, ils ont constaté une modification des protéines liées au système dit "du complément", qui fait partie du système immunitaire. Ce système, qui lutte contre les infections, ne revient pas comme il le devrait à l'état de repos après l'infection chez les cas de Covid long, a expliqué Onur Boyman, responsable de l'étude, à Keystone-ATS. Il provoque ainsi des dommages cellulaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Alain Berset admet des contacts avec le directeur de Ringier

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"Bien entendu, je savais qu'il y avait des contacts avec le CEO de Ringier", affirme Alain Berset dans la presse. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le ministre de la santé Alain Berset admet avoir eu connaissance des contacts avec le directeur du groupe Ringier pendant la pandémie. Mais rien de confidentiel n'a été échangé, affirme-t-il mercredi soir dans la presse.

Le conseiller fédéral tire à boulets rouges sur le rapport des commissions de gestion (CdG) rendu public il y a deux semaines. "J'aurais attendu une enquête ouverte", dit-il dans les titres alémaniques du groupe Tamedia.

Le document ressemble, aux yeux du Fribourgeois, à une tentative de prouver que toutes les indiscrétions proviennent du Département fédéral de l'intérieur. "Je tiens à préciser d'emblée que je ne tolère aucune violation du secret de fonction au sein de mon département", précise-t-il.

"Bien entendu, je savais qu'il y avait des contacts avec le directeur de Ringier", affirme Alain Berset, admettant avoir été parfois présent lors de ces échanges. L'administration a toujours des contacts avec les milieux concernés par les décisions, dit-il.

"Je ne savais pas"

Le ministre de la santé affirme en outre que pas un seul élément du rapport des CdG montre que des informations auraient été utilisées pour influencer les décisions du gouvernement via les médias. Les contacts avec le directeur de Ringier étaient d'une toute autre nature qu'un contact avec un professionnel des médias, dit-il.

Alain Berset affirme en outre avoir pris connaissance des informations confidentielles partagées par son chef de la communication pendant l'enquête. "Je ne le savais pas, dit-il. Il va de soi que je ne lis ni ne contrôle les emails de mes collaborateurs".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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