Économie
Credit Suisse en chute libre à la Bourse suisse
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L'action Credit Suisse était vouée aux gémonies boursières vendredi, poursuivant le chemin de croix entamé la veille après de nouvelles rumeurs, concernant cette fois une hausse de capital de plusieurs milliards.
Sur le coup de 11h00, la nominative Credit Suisse s'enfonçait de près de 5,9% par rapport à son cours de clôture de la veille déjà historiquement bas, à 4,37 francs, après avoir plongé dans les premiers échanges à 4,26 francs, dans un SMI en repli de 0,98%.
Depuis le début de l'année, le titre s'est ainsi déprécié de près de moitié. A titre de comparaison, l'action du principal rival UBS - en repli de 1,4% à 15,03 francs vendredi - a perdu sur la même période moins de 10% de sa valeur.
Jeudi après-midi, Reuters avait indiqué que le numéro deux bancaire helvétique, que les difficultés récurrentes ont amené à entreprendre une vaste réorganisation, était en discussions depuis plusieurs semaines avec de gros investisseurs en vue d'une augmentation de capital à hauteur de plusieurs milliards, selon des sources proches du dossier.
Sollicitée par AWP, la direction de la banque aux deux voiles avait alors rappelé qu'un point de situation sur l'orientation stratégique serait présenté avec les chiffres du troisième trimestre, c'est-à-dire le 27 octobre. "Il serait prématuré de communiquer d'éventuels résultats avant cette date", a insisté une porte-parole.
Dilution significative en vue
En juillet, le nouveau directeur général (CEO) du groupe Ulrich Körner avait expliqué que la banque aux deux voiles était à la recherche d'une solution pour ses activités de crédits titrisés (Securitized Products Group), dont le volume pourrait atteindre 2,5 milliards de dollars, selon des estimations relayées par Christian Schmidiger, analyste auprès de la Banque cantonale de Zurich (ZKB).
Une éventuelle vente de SPG et la réduction des risques dans le bilan se traduiraient par un manque de jusqu'à 4 milliards de francs pour la restructuration annoncée, les projets de croissance et la constitution de fonds propres, ce qui, avec une capitalisation boursière d'environ 12 milliards, signifierait une dilution significative pour les actionnaires existants, signale la ZKB.
Depuis que la direction de la banque en difficulté a promis, dans le sillage de son changement de patron fin juillet, un point de situation sur sa stratégie avec la publication de son troisième partiel, les rumeurs ont repris de plus belle. Les spéculations diverses et variées circulent, notamment autour de l'avenir de la banque d'affaires et d'une importante réduction des effectifs.
La machine à rumeurs s'emballe
Pas plus tard que jeudi matin, le Financial Times (FT) avait indiqué que Credit Suisse envisageait de partager sa division de banque d'affaires en trois unités distinctes, une opération permettant la vente des activités rentables justement dans l'optique d'éviter une augmentation de capital.
La partition se ferait selon un modèle impliquant trois unités: l'activité de conseil du groupe, dont la séparation pourrait intervenir ultérieurement, une banque de défaisance gérant les actifs risqués destinés à la vente et le reste des affaires de la division, affirmait le quotidien britannique, citant des sources proche du dossier.
A l'époque de l'ancien directeur général Tidjane Thiam, le numéro deux bancaire helvétique avait déjà mis en place une division de défaisance, la Strategic Resolution Unit (SRU), qui réunissait sous le même toit les activités de l'entreprise non rentables ou devant être cédées pour d'autres raisons.
Début septembre, la Sonntagszeitung avait déjà évoqué un large démantèlement de la banque d'affaires de Credit Suisse. Selon un scénario provisoire qui serait discuté au sein du conseil d'administration de l'établissement zurichois, quelque 5000 emplois pourraient être biffés dans le cadre de cette restructuration.
La semaine dernière, Bloomberg indiquait que la banque aux deux voiles envisageait de déployer à nouveau son activité américaine de banque d'affaires sous le nom "First Boston", reprenant le nom de l'entité rachetée au milieu des années 90. La marque "Credit Suisse First Boston" avait été abandonnée en 2006.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Le climat de consommation se redresse en avril
Les consommateurs suisses sont restés prudents le mois dernier, montrant toutefois un léger regain de confiance. La plupart des indicateurs se sont redressés, notamment celui portant sur les perspectives conjoncturelles générales.
L'indice du climat de consommation établi par le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) s'est redressé à -40,0 points en avril, contre -42,9 points le mois précédent. En comparaison annuelle, le rebond est de 2,4 points, selon un relevé diffusé vendredi.
Les perspectives quant à la situation économique générale se sont éclaircies à -58,0 points, contre -66,5 points un an auparavant. L'appréciation de la situation financière passée est remontée à -40,1 points, après -42,1 points, tout comme celle à venir, à 32,1 points, contre -33,0 points.
En revanche, la propension à réaliser de grandes acquisitions a reculé de 1,7 point à -29,7 points.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Malgré leurs divergences, Trump et Lula affichent leur satisfaction
Donald Trump et Lula ont affiché jeudi leur satisfaction après une réunion à la Maison Blanche, le premier louant "le très dynamique président du Brésil", qui en retour a évoqué une "relation sincère", malgré leurs divergences, notamment sur la guerre en Iran.
Les relations diplomatiques entre Brasilia et Washington ont été l'an dernier particulièrement houleuses, même si les deux hommes aux antipodes sur le plan idéologique admettent une certaine "alchimie" sur le plan personnel.
La première rencontre officielle entre le milliardaire américain et l'ancien ouvrier brésilien, en octobre dernier en Malaisie, avait été cordiale.
Jeudi, le président américain de 79 ans a estimé que la réunion de plus de deux heures et demie s'était "très bien passée", dans un message sur son réseau Truth Social.
"Nous avons abordé de nombreux sujets, dont le commerce et plus particulièrement les droits de douane", a-t-il précisé.
Luiz Inacio Lula da Silva, 80 ans, s'est dit devant la presse "très, très satisfait". "Vous avez remarqué le président Trump en train de rire, c'est mieux que quand il fait la tête", a glissé le président de gauche.
Ingérence
Après leur rendez-vous en Malaisie, Washington avait levé en grande partie la surtaxe punitive infligée au Brésil en représailles aux déboires judiciaires de l'ex-président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro. Cet allié de Donald Trump purge actuellement une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d'Etat.
Mais beaucoup de choses ont changé depuis: les Etats-Unis ont renversé le dirigeant socialiste Nicolas Maduro au Venezuela et sont partis en guerre contre l'Iran au côté d'Israël.
Lula a fermement condamné ces deux interventions, et a redit jeudi son opposition au conflit au Moyen-Orient. "Je ne vais pas me disputer avec lui à cause de la vision qu'il a de la guerre", a-t-il toutefois tempéré.
Affaibli politiquement chez lui à moins de six mois de la présidentielle d'octobre, Lula est au coude-à-coude dans les sondages avec Flavio Bolsonaro, le fils aîné de son prédécesseur.
L'administration Trump estime que l'Amérique du Sud fait partie de la sphère d'influence naturelle des Etats-Unis, et pèse ouvertement sur les élections qui s'y déroulent, en poussant ses alliés idéologiques.
Mais le chef d'Etat brésilien a estimé après la rencontre que le locataire de la Maison Blanche n'aurait pas "la moindre influence" sur le scrutin et laisserait "le peuple brésilien décider de son destin".
Crime organisé
Le combat contre le crime organisé est une composante importante de la relation entre Washington et Brasilia.
Lula a dit à son interlocuteur que le Brésil était "disposé" à "créer un groupe de travail fort contre le crime organisé" avec les autres pays d'Amérique latine, voire au-delà, sans plus de précision.
La première puissance mondiale et le plus grand pays d'Amérique latine ont signé en avril un accord pour combattre le trafic d'armes et de stupéfiants.
Donald Trump a fait du combat contre ce qu'il qualifie de "narcoterrorisme" une priorité de son second mandat, qualifiant des groupes criminels d'organisations terroristes étrangères et s'appuyant sur cela pour capturer le dirigeant du Venezuela.
Depuis quelques mois plane la possibilité que son administration classe comme "terroristes" les deux principaux gangs brésiliens, le Comando Vermelho (CV) et le Primeiro Comando da Capital (PCC). Une perspective repoussée du côté du gouvernement brésilien, qui redoute une atteinte à sa souveraineté.
Lula a assuré que le sujet n'avait pas été abordé jeudi.
Etats-Unis et Brésil ont aussi des intérêts communs dans le domaine économique.
Washington manifeste son attrait pour les vastes gisements brésiliens de terres rares, des minéraux essentiels à la fabrication de nombreux produits technologiques.
Le Brésil possède les deuxièmes réserves de terres rares les plus importantes au monde, derrière la Chine. Mais il ne veut pas se contenter d'exporter ces matières premières et tient à créer sur place de la valeur ajoutée.
Le Brésil veut nouer des "partenariats" tous azimuts, que ce soit avec des entreprises américaines, chinoises ou encore françaises prêtes à l'aider à "produire de la richesse", a résumé Lula.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
"Le WEF ne doit pas devenir le porte-parole d'une seule idéologie"
Plus que jamais, le Forum économique mondial (WEF) doit rester un lieu d'échange global et indépendant, a déclaré Klaus Schwab jeudi. Le fondateur de la réunion de Davos était interrogé sur le rôle prépondérant désormais joué par des personnalités américaines.
"Le WEF ne doit pas devenir le porte-parole d'une seule idéologie", a déclaré l'économiste allemand lors du Swiss Media Forum à Lucerne. "Le Forum (de Davos) a bien été fondé comme une plateforme mondiale. Et naturellement, les Etats-Unis y jouent un rôle. Mais cela m’a toujours tenu à c½ur de veiller à ce que la Chine ait une voix importante, à ce que l'Inde ait une voix importante. L'Afrique du Sud, et ainsi de suite".
"Et je suis convaincu que la Suisse, en tant que pays neutre, a un rôle tout particulier à jouer, et qu'elle l'exerce d'ailleurs déjà en partie", a-t-il ajouté, alors qu'un départ du WEF de Suisse est régulièrement évoqué.
"Allégations infondées"
Klaus Schwab, 88 ans, avait démissionné au printemps 2025 sous la pression du conseil d'administration après des soupçons d'irrégularités financières et d'abus de pouvoir. Un cabinet d'avocats a ensuite jugé, après avoir mené une enquête, que ces allégations étaient infondées. Le porte-parole de Klaus Schwab a déclaré qu'un accord avait été conclu avec le WEF pour permettre une "coopération fructueuse" à l'avenir.
Klaus Schwab a fondé le WEF en 1971. Ce rendez-vous annuel est considéré comme l'une des plateformes les plus importantes permettant aux responsables politiques, aux dirigeants d'entreprises, aux scientifiques et aux représentants de la société civile du monde entier de discuter des enjeux futurs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Tempête à La Chaux-de-Fonds: bâtiments modernes plus vulnérables
Une nouvelle analyse de la tempête qui a frappé La Chaux-deFonds (NE) le 24 juillet 2023 pointe les faiblesses des bâtiments modernes. Les immeubles d'habitation et les bâtiments administratifs récents ont subi davantage de dégâts que des constructions plus anciennes.
Certains éléments indiquent que les toitures et les façades contemporaines pourraient être plus vulnérables aux vents violents que les constructions plus anciennes, selon l'analyse de l'Association des établissements cantonaux d'assurance (AECA), publiée jeudi.
En l'espace de quelques minutes, le 24 juillet 2023, peu avant midi, une supercellule orageuse s'est abattue sur la ville horlogère avec des rafales de vent atteignant 217 km/h. Une personne se trouvant dans une voiture a été tuée par une grue de chantier qui s'est renversée, et une cinquantaine de personnes ont été blessées.
Au total, selon le rapport, 2769 bâtiments ont été endommagés, soit près de 39 % de l’ensemble du parc immobilier assuré. Le montant des dommages s’est élevé à plus de 130 millions de francs. Il s’agit de la catastrophe naturelle la plus grave survenue dans le canton de Neuchâtel depuis le début des statistiques en 1930.
L'analyse souligne le rôle des "impacts de débris emportés". De nombreuses tuiles, tôles et éléments de façade ont été arrachés par les rafales extrêmes et projetés comme des projectiles dangereux à travers des quartiers densément construits. Cela a provoqué des réactions en chaîne: des éléments de bâtiments projetés dans les airs ont endommagé d'autres toits, fenêtres et façades, parfois de manière très importante.
Les tuiles comme projectiles
Les auteurs mettent expressément en garde contre le danger que représentent les tuiles mal fixées. Sur les bâtiments récents notamment, des éléments de toiture et de façade se sont détachés sur de grandes surfaces.
L'AECA recommande donc de mieux sécuriser à l'avenir les tuiles et autres éléments de construction contre les effets de succion du vent, par exemple en installant des fixations mécaniques supplémentaires sur les parties exposées des bâtiments et sur les bords des toits. De telles mesures pourraient empêcher que des éléments isolés des bâtiments ne se transforment en projectiles dangereux en cas de tempête.
L'étude montre en outre des différences marquées entre les types de bâtiments. Les bâtiments agricoles, les garages et les bâtiments consacrés au sport se sont révélés relativement robustes.
En revanche, les assureurs ont enregistré des dommages supérieurs à la moyenne pour les bâtiments d'habitation et de services modernes. Le rapport cite comme raisons possibles des surfaces de façade plus importantes, des constructions plus légères ainsi que des enveloppes de bâtiments plus fragiles.
Outre les mesures de protection techniques, les auteurs recommandent également des adaptations des réglementations en matière de construction et de l'aménagement du territoire. À l'avenir, il faudrait davantage tenir compte des événements éoliens extrêmes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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