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Culture

Des clichés inédits du photographe suisse Werner Bischof au MASI

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Une centaine de tirages couleur de Werner Bischof sont exposés pour la première fois à Lugano. (© KEYSTONE/TI-PRESS/Alessandro Crinari)

Le MASI, le Musée d'art de Lugano, dévoile une exposition dédiée à Werner Bischof "Unseen Colors" jusqu'au 2 juillet. On y découvre le travail en couleur du photographe zurichois, mort à 38 ans en 1954 dans les Andes, plutôt connu pour ses reportages en noir et blanc.

L'exposition a été conçue en collaboration avec la Fondation suisse pour la photographie à Winterthour, où elle sera visible après Lugano, ont indiqué les organisateurs lors d'une conférence de presse la semaine dernière.

Présent sur place, Marco, le fils aîné de Werner Bischof, a dévoilé les secrets de ce "trésor caché" découvert dans les archives de son père, "Estate Werner Bischof", qu'il dirige depuis 30 ans.

Sont exposés au MASI, pour la première fois, 100 tirages numériques couleur tirés de négatifs originaux datant de 1939 à 1950, restaurés pour l'occasion.

Trésor caché

Ludovica Introini, commissaire de l'exposition, a également décrit les photos en couleurs de Werner Bischof comme la découverte d'un "trésor". En 2016, Marco Bischof a fouillé dans les archives de son père et a trouvé des centaines de négatifs sur plaque de verre de 6,5x9 cm, pensant initialement qu'il s'agissait de photos en noir et blanc.

La surprise est venue lorsqu'en les analysant de plus près, on a découvert "des intensités différentes, comme les couches d'une seule image de la superposition desquelles résulte la photographie en couleur", peut-on lire dans les notes.

Expérimentation des couleurs

L'exposition est divisée en trois parties, à l'image des trois appareils utilisés par Werner Bischof pour réaliser ces photographies en couleur: un Devin Tri-Colour Camera, un Rolleiflex et un Leica qui sont également exposés. Chacun a ses propres particularités et permet au photographe d'expérimenter les couleurs.

Les clichés pris par Werner Bischof entre 1939 et 1949 avec la Devin Tri-Colour Camera sont particulièrement frappants. La caméra, qui fonctionne avec des plaques de verre, garantit une haute résolution.

Les premières photos de cette section surprennent par leurs couleurs vives ainsi que par leurs formes et leur modernité. Ce sont des photos de studio, une expérience avec les couleurs pour Werner Bischof, qui photographie un chat, une pomme ou une fleur: des choses et des animaux communs mais que le format particulier rend étranges.

L'autre facette d'un journaliste

Werner Bischof a su saisir le "potentiel de la couleur en tant que moyen d'expression, faisant de celle-ci un élément fondamental de son processus créatif", selon le MASI. Avec la fin de la Seconde Guerre mondiale, Werner Bischof abandonne le studio photo pour retourner sur le terrain et photographier les villes allemandes d'après-guerre, cette fois en couleur. Ces images, prises en 46, "transmettent une atmosphère de suspension, grâce au cadrage étudié, qui contraste fortement avec les détails et les couleurs vives", lit-on plus loin.

En 1949, Werner Bischof rejoint la prestigieuse agence Magnum. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, il se procure un Rolleiflex, qui, avec son format carré, lui permet de prendre des photos "artistiques". Parmi elles, "Oil Paper Umbrella, Kyoto, Japan" (1951), qui représente un parapluie jaune couché dans la boue. Ici, le contraste apporté par l'utilisation des couleurs est saisissant.

Le dernier voyage

Le Leica, petit et polyvalent, était le compagnon de voyage idéal et Werner Bischof l'a emporté avec lui en 1953 pour explorer le continent américain du nord au sud. De New York à l'explosion de couleurs au Mexique, avec une visite de la maison de la peintre Frida Khalo, en passant par le Pérou.

Dans ce qui sera pour lui le "grand voyage", mais aussi le dernier. Le 16 mai 1954, Werner Bischof perd la vie à seulement 38 ans dans un accident de voiture dans les Andes, au Pérou. Il laisse derrière lui le petit Marco et sa femme Rosellina, qui neuf jours plus tard donne naissance à leur deuxième fils Daniel à Zurich.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Les Rolling Stones sortiront le 10 juillet "Foreign Tongues"

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Le nouvel album des Rolling Stones, baptisé "Foreign Tongues", sortira le 10 juillet (archives). (© KEYSTONE/AP/Rob Grabowski)

Le nouvel album des Rolling Stones, baptisé "Foreign Tongues", sortira le 10 juillet, a annoncé mardi le légendaire groupe de rock anglais, un peu moins d'un mois après la sortie d'un single en édition limitée.

"Foreign Tongues" ("Langues étrangères") sera le 25e album studio des Stones au Royaume-Uni. Leur dernier, "Hackney Diamonds" était sorti en 2023.

Le groupe a annoncé sa sortie sur son site internet, en publiant une vidéo où on voit les octogénaires Mick Jagger et Keith Richards, ainsi que le septuagénaire Ronnie Wood travailler dans un studio d'enregistrement.

Cet album sera fidèle au "son des Rolling Stones", avec des influences blues, country, rock, laisse seulement filtrer le groupe sur son site internet.

Un peu plus tôt mardi, il avait publié un message prévenant d'une "annonce à venir", sur le site du mystérieux groupe "The Cockroaches" ("Les Cafards, NDLR), qui n'est autre qu'un pseudo des Rolling Stones.

C'est sous cette identité, déjà utilisée par le groupe pour des concerts secrets dans les années 1970 et 1980, que les rockeurs anglais avaient publié à la mi-avril un single, "Rough and Twisted", sur vinyle et en édition limitée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Genève veut se positionner comme destination touristique culturelle

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Avec ses nombreux musées, dont le Musée d'art et d'histoire (MAH) ici à l'image, Genève veut se positionner comme une destination culturelle pour les visiteurs (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La richesse culturelle de Genève doit servir de levier principal pour favoriser l'attractivité touristique de cette destination. La Ville de Genève et la Fondation Genève Tourisme & Congrès ont signé mardi un partenariat pour la période 2026-2030 afin de collaborer dans cette direction.

Genève fait le pari d'une approche fondée sur ce qui constitue l’un de ses atouts les plus forts: la richesse et la diversité de sa vie culturelle, relèvent les deux parties dans un communiqué. La Ville et la Fondation comptent unir leurs forces pour mieux faire connaître, valoriser et partager l'offre culturelle.

Il s'agit d'abord de raconter une "Genève culturelle", à travers un récit commun capable de toucher aussi bien les habitants que les visiteurs d'ici et d’ailleurs. Il s'agit ensuite de renforcer la visibilité de cette offre, en coordonnant les actions de communication et en intégrant pleinement la culture dans les dispositifs touristiques.

"Ce contrat de partenariat traduit une ambition forte: faire de la culture un élément central de l'expérience genevoise. En unissant nos forces avec la Ville de Genève, nous renforçons la visibilité internationale de Genève et proposons une expérience enrichie à nos hôtes", a relevé la présidente de la Fondation Genève Tourisme & Congrès, Fabienne Lupo, citée dans le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le MEG questionne la manière d'entrevoir l'avenir

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Dans sa nouvelle exposition "Le futur c'est quoi ?", le Musée d'ethnographie de Genève (MEG) questionne les croyances, les technologies et les approches pour appréhender l'avenir. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'être humain a toujours cherché à comprendre l'avenir. Dans sa nouvelle exposition qui démarre jeudi jusqu'à janvier prochain, le Musée d'ethnographie de Genève (MEG) questionne les croyances, les technologies et les approches pour appréhender l'avenir.

Le badaud sera d'abord confronté à un cabinet de curiosités rassemblant les futurs d'hier et d'aujourd'hui, d'ici et d'ailleurs, a expliqué mardi le musée. Objets anciens se mélangeront à la pop culture et aux jeux contemporains.

En quatre étapes, l'exposition dévoile à chaque fois une approche différente de l'avenir. Et elle invite à interroger le rapport aux avancées techniques, à expérimenter des modes de dialogue, à observer des expressions artistiques de futurs désirables et à explorer des devenirs possibles à Genève.

Le musée souhaite que les curieux réfléchissent à leur futur et à celui du monde qui les entoure pour que chacun et chacune anticipe l'avenir. Et il fait dialoguer des objets des collections du MEG avec celles de la Maison d'Ailleurs, du Musée suisse du jeu ou du Musée Bolo.

Plusieurs artistes viennent étoffer cette offre, de même que quatre oeuvres originales d'élèves genevois. Prévu pour un public de 8 à 108 ans, "le Futur c'est quoi ?" a été pensé pendant deux ans avec des jeunes de la région.

Etablie en partie avec des matériaux de la précédente exposition qui sont réutilisés, la scénographie est jalonnée de sites pour les petits et les grands où sont montrés 200 objets et une quinzaine de structures artistiques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Philippe Juvet à la tête de la Fondation d'art dramatique à Genève

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L'élection du Bureau de la Fondation d'art dramatique doit permettre d'apaiser la situation aprés les tensions à la Comédie de Genève (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La Fondation d'art dramatique (FAD), qui pilote la Comédie de Genève et le Théâtre Le Poche, a un nouveau Bureau après la démission en janvier de plusieurs membres de son Conseil. L'avocat Philippe Juvet a été élu lundi soir président et succède à Lorella Bertani.

Le Bureau est traditionnellement constitué de représentants de partis politiques, du Syndicat Suisse romand du spectacle, du canton et de la Ville de Genève, a fait remarquer mardi la FAD. Désormais, le Conseil de la fondation de droit public est au complet.

Les démissions étaient intervenues dans un contexte conflictuel. En décembre, la FAD avait décidé de ne pas reconduire le mandat de la directrice de la Comédie de Genève qui se termine en juin 2027.

Mise en cause par des collaborateurs, Séverine Chavrier a été déchargée de ses fonctions opérationnelles en novembre par la FAD, qui voulait un audit sur le climat de travail. Un audit de gouvernance de la Cour des comptes a aussi été demandé par la Ville de Genève.

Le Conseil va se réunir prochainement pour évaluer les conclusions d'un audit indépendant sur les ressources humaines et l'organisation menée auprès d'environ 150 personnes. Il prendra ensuite les décisions les plus adaptées pour la Comédie et les collaborateurs de celle-ci, ajoute encore la FAD.

De son côté, Mme Chavrier, par la voix de son avocat Romain Jordan, avait demandé vendredi la publication immédiate du rapport de la Commission des arts et de la culture (CARTS) de la Ville de Genève. Son défenseur dénonçait un audit RH "unilatéral" et "opaque" lancé par la précédente présidence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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