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Économie

Economiesuisse met en garde contre toute régulation plus sévère

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"Ca ne sert à rien de renforcer la régulation en Suisse sans regarder ce qui se fait ailleurs", estime Monika Rühl, directrice d'Economiesuisse (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La chute de Credit Suisse doit être soigneusement analysée avant toute décision visant à durcir la régulation des banques. C'est l'avis de Monika Rühl, directrice d'Economiesuisse. Pour Karin Keller-Sutter, la priorité va à la stabilisation des marchés financiers

"Nous sommes encore fâchés, irrités et frustrés par ce qui s'est passé", confie Monika Rühl dans une interview à La Liberté publiée samedi. "Malgré toute l'irritation légitime, il faut éviter de prendre des décisions précipitées", ajoute la directrice de la faîtière des entreprises.

Elle compte sur les rapports que le Conseil fédéral devra livrer à la demande du Parlement pour en tirer une première analyse. Ce qui devrait intervenir d'ici à un an. Mais elle appelle les politiciens à la prudence: "Ca ne sert à rien de renforcer la régulation en Suisse sans regarder ce qui se fait ailleurs".

"UBS est la banque internationale du pays par excellence, il ne faudrait donc pas qu'elle soit régulée différemment ici", ajoute Mme Rühl. Pour elle, exiger 20% de fonds propres n'a pas de sens dans une économie globale. "Décider dans la précipitation et de manière isolée aurait des répercussions sur le système que nous ne maîtrisons pas", prévient la directrice.

Pour elle, cette crise bancaire a terni l'image de la Suisse à l'étranger. "C'est très préoccupant, car notre crédibilité est en jeu", selon elle. Monika Rühl redoute que la Suisse ne se replie sur elle-même. Les principes libéraux demeurent selon elle "une très bonne recette".

Karin Keller-Sutter consciente des défis

Interviewée dans Le Temps, la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter estime elle aussi qu'il ne faut pas brûler les étapes. D'abord stabiliser la place financière suisse, ensuite analyser et enfin adapter les lois. Elle est toutefois consciente que la réglementation "too big to fail" devra faire l'objet d'un examen approfondi.

Le Conseil fédéral est prêt à analyser tous les aspects qui ont posé problème dans cette faillite. "Si le Parlement le fait aussi, tant mieux, car il est important que les institutions fassent ce travail", poursuit la cheffe du Département fédéral des finances.

Libéral et responsable

Elle regrette qu'une culture ayant créé de mauvaises incitations se soit développée malgré les scandales. "On a l'impression que Credit Suisse ne tirait pas trop les leçons de ces affaires", affirme la ministre. Et elle s'irrite d'une économie qui demande toujours plus d'aide à l'Etat.

"La pandémie de coronavirus a représenté un tournant", la Confédération s'étant endettée à hauteur de 30 milliards pour soutenir les entreprises. Selon elle, "un Etat libéral postule que liberté et responsabilité sont indissociables".

La Confédération a décidé d'apporter sa garantie sur les prêts de la BNS pour le rachat de Credit Suisse par UBS, soit 109 milliards de francs. La BNS a de son côté mis à disposition des deux banques 150 milliards de francs de liquidités supplémentaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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1 commentaire

1 commentaire

  1. Hardjeddah Stiffin

    9 avril 2023 à 00:26

    C'est assez paradoxale de vous défendre des régulations plus sévères quand vous laisser dans les rues vos ressortissants skinheads à vue de quiconque. D'abord rangez vos saloperies avant de parler de régulations ....

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Économie

Aéroport de Sion: les Valaisans peuvent se préparer à voter

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Le référendum lancé contre la cantonalisation de l'aéroport de Sion a d'ores et déjà convaincu plus de 3000 personnes (photo d'archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le référendum cantonal lancé contre la mise en oeuvre de la Loi sur la société de gestion et d'exploitation de l'aéroport de Sion a obtenu les 3000 signatures requises. Afin d'éviter toute mauvaise surprise au moment de leurs validations , la récolte se poursuit.

Début avril, Les Vert-e-s lançaient un référendum contre la cantonalisation de l'aéroport, avec le soutien du WWF Valais, de l’ATE Valais, du POP, du PS du Haut-Valais et des Jeunes Vert-e-s valaisans. But: permettre à la population de s'exprimer sur la question.

"Nous avons atteint les 3000 signatures la semaine dernière", a révélé, mercredi à Keystone-ATS, Philippe Cina, coprésident des Vert-e-s Valais. "Habituellement, dans une récolte, il faut compter 5% de paraphes non valables, on va viser à en obtenir 3500." Les signatures seront remises à la Chancellerie cantonale, le 1er juillet.

Par ailleurs, le directeur de l'aéroport, Christophe Chollet, aurait été remercié pour la fin de l’été, selon Le Nouvelliste. Contactée par Keystone-ATS, la Ville de Sion ne commente pas l'information.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

"La Suisse, pays des banques", à voir au Musée national de Zurich

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L'exposition présente notamment d'anciens coffres des clients de la Banque populaire suisse (BPS), rachetée par le Crédit Suisse en 1993. (© Musée national suisse)

Dans le monde entier, la Suisse est associée aux banques. Dans une exposition, le Musée national de Zurich montre, comment ce petit pays est devenu une grande place financière internationale, et à quel point ce secteur est lié à son histoire et à son identité.

L'exposition "La Suisse, pays des banques", à voir dès vendredi jusqu'au 8 novembre, couvre une période allant des premières transactions monétaires de l’Antiquité jusqu’à la finance numérique moderne. Le change, le crédit et la gestion de fortune jouaient un rôle important bien avant l’apparition des banques. Puis, l'industrialisation du 19e siècle a transformé progressivement la Suisse en une économie monétaire, écrit le Musée national mercredi.

Thème de la confiance parfois ébranlée

La confiance est un thème central de l’exposition, car elle est le fondement de toute transaction bancaire. Cette confiance a souvent été ébranlée: par des crises bancaires, des débats sur le secret bancaire ou la reprise de Credit Suisse par UBS. En cela, la Suisse représente aussi un miroir des évolutions sociales et politiques.

La présentation revient aussi sur les fonds juifs en déshérence de la Seconde Guerre mondiale. Bien avant cela, de nombreux Juifs ont été contraints de faire du crédit financier un commerce, avant même que les chrétiens n'y soient autorisés. Cette activité leur a valu un destin de bouc émissaire.

Le commerce de l'argent s'est étendu ensuite à des groupes spécifiques comme les Lombards et d'autres Italiens du nord. Aux premiers banquiers privés ont succédé des banques régionales, des caisses d'épargne et finalement des grandes banques. L'évolution s'est poursuivie à travers l'e-banking et les cryptomonnaies.

Nostalgie et interactions

Les nostalgiques en auront pour leur argent en visitant l'exposition. Ils y retrouveront notamment un ancien logo du Crédit Suisse ainsi que le vieux bonnet mythique aux couleurs de cette banque à présent disparue.

Un espace y est consacré aux guichets des banques, comme on les connaissait autrefois. Un autre se penche sur les crises bancaires, illustrées par des dessins de presse et des comptes rendus journalistiques. Avec des éléments interactifs et des sondages, l'exposition tente de faire réfléchir les visiteurs à leur rapport à l'argent.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Les immatriculations restent stables en mai

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Les voitures à essence ont été 6% moins nombreuses à être mises en circulation, quand celles mues par une motorisation diesel ont connu une chute de 20% (archives). (© KEYSTONE/AP/UWE LEIN)

Le nombre de mises en circulation en Suisse est resté stable sur un an en mai, à 30'051 véhicules routiers à moteur. Les voitures électriques ont connu un important essor, quand les automobiles mues par un moteur diesel ont fortement diminué.

Les véhicules de tourisme ont été au nombre de 19'678, au total, à avoir été immatriculés le mois dernier, informe mercredi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans son relevé mensuel.

Au sein de cette catégorie, un repli de 1% a été enregistré par rapport à la même période l'année précédente. Les voitures à essence ont été 6% moins nombreuses à être mises en circulation, quand celles mues par une motorisation diesel ont connu une chute de 20%. En revanche, les véhicules électriques ont enregistré une hausse notable de 22% et les hybrides rechargeables de 1%.

Pas moins de 2485 véhicules de transport de choses ont été également immatriculés, soit une petite augmentation en glissement annuel de 1%, selon l'OFS. Une progression de 4% des véhicules légers (jusqu'à 3,5t) a été constatée, tandis que les véhicules plus lourds ont subi un repli de 18%.

La catégorie des véhicules de transport de personnes s'est elle repliée de 2%, au nombre de 615, avec une baisse de 4% des camping-cars. Les véhicules agricoles ont quant à eux reculé de 18% (249), les remorques de 12% (1684), alors que les véhicules industriels (400) et les motocycles (6624) ont tous deux progressé de 4%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Yverdon: Leclanché obtient un délai pour publier son rapport 2025

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Un délai jusqu'à fin juillet a été accordé au groupe Leclanché pour publier son rapport annuel 2025 (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le concepteur de solutions de stockage d'énergie Leclanché a obtenu une exemption temporaire de l'obligation de publication de son rapport annuel 2025, a annoncé l'entreprise yverdonnoise mercredi. Le comité des émetteurs a autorisé la société à déposer ce rapport auprès de SIX Exchange Regulation (SER) jusqu'au 31 juillet. La suspension de la cotation des actions nominatives, en vigueur depuis le 1er juin 2026, restera effective jusqu'à la publication du rapport.

Leclanché avait annoncé le 1er juin dernier avoir fait parvenir une demande en ce sens au régulateur. Cette décision fait suite à une précédente prolongation du délai, initialement fixée au 30 avril puis reportée au 31 mai. Aucun objectif financier pour l'année en cours n'a été communiqué dans l'annonce. Leclanché emploie plus de 350 personnes et est cotée à la Bourse suisse.

En mal de liquidités, Leclanché a dernièrement fait savoir être en "discussions avancées" avec un "partenaire stratégique" non identifié pour un accord destiné à soutenir la continuité d'exploitation jusqu'en juin 2027. En février, la direction de la société avait dû lever 16,7 millions de francs pour notamment payer les salaires de ses employés en retard.

En avril, l'entreprise vaudoise a renforcé son capital avec la conversion d'environ 10,0 millions de francs de dette en fonds propres auprès de son actionnaire majoritaire. Selon les chiffres non audités de fin avril, ses fonds propres étaient affichés en négatif, à 16,9 millions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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