Rejoignez-nous

Suisse

Elections fédérales : PLR et PS au coude-à-coude derrière l'UDC

Publié

,

le

Avant d'opter pour un parti, les Suisses regardent la position qu'il adopte sur la question européenne. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le "ticket vert" continue de gagner du terrain neuf mois avant les élections fédérales, selon le baromètre électoral de la SSR. L'UDC perd des points, mais reste le premier parti de Suisse, suivi par le PS et le PLR au coude-à-coude pour la 2e place.

Après le coup de frein subi par le "ticket vert" lors des élections de 2015, celui-ci a de nouveau le vent en poupe, crise climatique oblige. Les intentions de vote en leur faveur se sont encore renforcées depuis le dernier baromètre d'octobre.

Les Verts enregistrent la plus forte hausse avec +2,4 points de pourcentage et 9,5% d'intentions de vote. Le parti n'en est ainsi qu'à un dixième de point de son résultat record de 2007.

Les Vert'libéraux (PVL) suivent. Pour l'instant, 6,4% des électeurs choisissent ce parti, soit une hausse de 1,8 point par rapport aux élections de 2015.

UDC: 27% d'intentions de vote

L'UDC perd 2,4 points de pourcentage, mais reste clairement le premier parti de Suisse avec 27% d'intentions de vote. Derrière lui, la lutte est serrée pour la deuxième place.

Le PLR et le PS sont tous deux à 17,4%. Les chances que le PLR atteigne son objectif de dépasser le PS restent intactes, même s'il enregistre une hausse plutôt modeste de 1%, selon le sondage électoral actuel.

PS en baisse

C’est surtout le PS qui fait moins bien. Un recul de -1,4 point est enregistré par rapport au dernier baromètre électoral où il était à +0,5 point.

De son côté, le PDC peut respirer. Sa part électorale est de 11,3%, à peine inférieure à son résultat de 11,6% aux élections de 2015. Le PDC n'a cessé de perdre des plumes aux élections fédérales depuis 1979, à une exception près.

L'autre parti du centre bourgeois n'a quant à lui guère de raisons d'espérer. Le PBD en est à 3,3%, soit un recul de 0,8 point.

Pas de bascule attendue

Les intentions de vote actuelles ne compensent que partiellement le glissement du Parlement à droite de 2015. Toutefois, selon les auteurs de l'étude, il en faut peu pour faire basculer la majorité de 101 sièges sur 200 au Conseil national, détenue actuellement par l'UDC et le PLR.

Le sondage montre à ce stade un léger transfert des forces politiques de la droite vers la gauche. L'UDC et le PLR, les deux partis les plus forts à droite, perdent 1,4 point de pourcentage alors que le PS et les Verts gagnent ensemble un point. Mais les gains des Verts sont relativisés par les pertes du PS et les pertes de l'UDC par les gains du PLR.

Le centre sous pression a légèrement pu remonter dans le baromètre. Les gains du PVL compensent les pertes plutôt modérées en points de pourcentage du PBD et du PDC.

La santé, l'UE et le climat

Près d'un sondé sur deux (47%) considère que les coûts de l'assurance-maladie et du système de santé sont l'un des défis majeurs à relever en politique fédérale. Les relations avec l'UE grimpent aussi dans les préoccupations des Suisses, passant de 28% à 47% depuis le dernier baromètre en automne.

Vient ensuite la question climatique, qui a gagné du terrain ces derniers mois passant de 30% à 38%. Cette préoccupation a d'ailleurs éjecté du podium la réforme de la prévoyance vieillesse. Selon les chercheurs, cela indique que la perception des problèmes par la population est aussi fortement marquée par le programme politique du Conseil fédéral et du Parlement.

Les chercheurs ont encore voulu savoir quels sujets poussent un électeur à élire un représentant de tel ou tel parti. C'est actuellement la question européenne qui est la plus déterminante en la matière.

Ce sondage en ligne a été mené du 1er au 7 février auprès de 12'085 électeurs. Grâce à une pondération, sa représentativité est jugée comparable à celle d'un échantillonnage aléatoire, avec une marge d'erreur de +/-1,5%.

 

(KEYSTONE-ATS)

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Économie

Le parking de l'esplanade des Vernets va laisser la place à un parc

Publié

le

Le projet lauréat du concours d'aménagement de l'esplanade des Vernets, qui jouxte la patinoire et la piscine, est connu. Le parking va laisser la place à un parc bordé d'un canal, en face des 1500 nouveaux logements en cours de construction sur le terrain où se trouvait la caserne (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, le projet lauréat du concours d'aménagement de l'esplanade des Vernets, qui jouxte la patinoire et la piscine, est connu. Le parking va laisser la place à un parc d'un hectare, alors que 1500 nouveaux logements sont en cours de construction sur le terrain où se trouvait la caserne.

"L'urgence climatique ordonne de transformer en parc le paysage minéral et désolant du vaste parking, qui évoque une banlieue des années 1960", a souligné jeudi devant les médias la conseillère administrative Frédérique Perler, en charge du Département de l'aménagement, des constructions et de la mobilité de la Ville de Genève, maître de l'ouvrage. Treize projets ont concouru.

Intitulé "L'eau et la terre" et conçu par l'Atelier Descombes Rampini, le projet lauréat a été choisi à l'unanimité pour son concept ouvert, a fait savoir le président du jury Gurric Péré, paysagiste et urbaniste à Lyon (F). "Tous les abords du parc sont équipables et pourront être adaptés en fonction des besoins", a-t-il salué.

Canopée dense

Alors qu'un ouvrage de 900 places verra le jour sous les nouveaux immeubles, le parking des Vernets sera remplacé par une prairie. A son nord, la bordure qui longe la patinoire restera minérale pour la tenue d'activités ou de manifestations. A l'est, une buvette sera aménagée avec une grande terrasse. Les bordures à l'ouest et au sud accueilleront un cordon arborisé à la canopée très dense.

Le projet prévoit la création d'un canal alimenté par le réseau GeniLac qui chauffera les immeubles voisins. L'eau irriguera les plantations avant d'être évacuée dans l'Arve, a indiqué l'architecte Julien Descombes. Largement végétalisée et essentiellement dédiée à la mobilité douce, la rue Hans-Wilsdorf servira de liaison entre la ville et le secteur Praille-Acacias Vernets, en pleine mutation.

Le projet lauréat devrait prendre forme en 2025 ou 2026, a fait savoir Madame Perler. Des études approfondies auront lieu l'an prochain. L'exécutif municipal déposera prochainement une demande de crédit d'investissement de 20 millions de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Vaud veut doubler ses logements pour seniors d'ici 2030

Publié

le

Aujourd'hui, 60 sites de logements adaptés avec accompagnement (LADA) sont reconnus par le Canton de Vaud, ce qui représente près de 1600 appartements accueillant plus de 1800 seniors et personnes en situation de handicap (Photo symbolique © Keystone/GAETAN BALLY)

Le Canton de Vaud se préoccupe de ses seniors. L'Etat veut renforcer le dispositif actuel pour permettre aux personnes âgées de vivre à domicile le plus longtemps possible. Il compte ainsi presque doubler le nombre de "logements protégés", appelés désormais logements adaptés avec accompagnement (LADA), d'ici 2030.

Selon Statistique Vaud, d'ici 2040, une personne sur cinq aura plus de 65 ans et, d'ici 2050, le nombre de personnes de plus de 80 ans va doubler. Cette évolution implique des enjeux considérables au niveau de l'hébergement et des conditions d'habitation des seniors, ont résumé jeudi les conseillères d'Etat Rebecca Ruiz et Christelle Luisier, en présentant un projet de modification de la loi d'aide aux personnes recourant à l'action médico-sociale (LAPRAMS).

Répondant à deux postulats parlementaires sur ce thème, cette loi revisitée vise à renforcer la politique des LADA en promouvant notamment le rôle des communes pour la mise en place de ces appartements spéciaux et en facilitant l'accès à ce dispositif. Le projet de loi prévoit aussi une aide financière pour soutenir l'adaptation des logements ordinaires des personnes de 65 ans et plus selon la Conseillère d'Etat Rebecca Ruiz :

Rebecca RuizConseillère d'Etat vaudois en charge de la santé

Huit mesures au total sont prévues. Parmi elles, une meilleure information et orientation pour la population, un renforcement de l'intégration des LADA dans le dispositif médico-social ou encore la promotion du partage d'appartement entre seniors et étudiants.

Rebecca RuizConseillère d'Etat vaudois en charge de la santé

Des avantages prouvés

Aujourd'hui, 60 sites de LADA sont reconnus par le Canton, ce qui représente près de 1600 appartements accueillant plus de 1800 seniors et personnes en situation de handicap. L'Etat estime qu'il faudra construire 1500 LADA et logements pour seniors supplémentaires d'ici 2030 pour répondre aux besoins identifiés. Une augmentation ambitieuse :

Christelle LuisierConseillère d'Etat vaudois en charge du territoire

Ces logements protégés s'adressent aux seniors en âge AVS fragilisés pour des raisons physiques, psychiques ou sociales (88% des locataires) et aux personnes en situation de handicap (12% des locataires). Ils disposent d'une architecture adaptée et sont proches des infrastructures tels que commerces, transports et services. Un système d'appel à l’aide peut être installé selon les besoins de la personne, le plus souvent en coordination avec le Centre médico-social (CMS) de la région.

Ces LADA préviennent le déclin fonctionnel et prolongent la vie à domicile: 46% des personnes de 65 ans et plus habitant dans un LADA décèdent à la maison contre 19% des personnes en logement ordinaire, souligne le Canton.

Rebecca RuizConseillère d'Etat vaudois en charge de la santé

Economiquement intéressant

Le dispositif est aussi "économiquement une alternative très intéressante", car il permet de repousser l'entrée en établissement médico-social de 1,9 année en moyenne. Les économies globales annuelles sont estimées à environ 1 million de francs pour le Canton et 1,6 million pour les communes.

Le projet de modification de la loi va être prochainement soumis au Grand Conseil. Sa mise en œuvre se fera progressivement dans le cadre de la législature par le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) de Mme Ruiz et par le Département des institutions, du territoire et du sport (DITS) de Mme Luisier.

Robin Jaunin avec Keystone-ATS

Continuer la lecture

Suisse Romande

Université de Neuchâtel: surcoûts de 2,5 millions avec l'inflation

Publié

le

L'Université de Neuchâtel estime ses surcoûts liés à l'inflation à 2,5 millions de francs (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Université de Neuchâtel (UniNE) va subir des surcoûts salariaux et énergétiques pour un total de 2,5 millions de francs en 2023 en lien avec l'inflation. Pour pouvoir rester compétitive, l'institution demande au Conseil d'Etat 4 millions de plus par année.

La contribution cantonale passerait de 50 à 54 millions de francs pour un budget d'environ 140 millions. "Si la subvention cantonale n’augmente pas, les mesures prévues par le plan d’intentions 2023-2026 ne pourront pas être mises en ½uvre", a expliqué jeudi Nando Luginbühl, chargé de communication de l'UniNE, confirmant une information d'Arcinfo.

"Ce sera aux autorités politiques de trancher si elles veulent que ces mesures, qui touchent notamment aux compétences digitales, à la durabilité et à l’inclusion, se concrétisent", a-t-il ajouté.

L'UniNE bénéfice jusqu'en 2024 du fonds provisoire de cohésion et de soutien fédéral, destiné à atténuer la vive concurrence entre universités et hautes écoles en Suisse. Pour 2025 et les années suivantes, l'établissement ne le touchera plus. "C’est une des raisons qui fait que nous avons besoin d’une hausse de la subvention cantonale lors de la prochaine période quadriennale de financement", a ajouté Nando Luginbühl.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Lausanne

Sandra Jean devient la collaboratrice personnelle d'Isabelle Moret

Publié

le

La journaliste Sandra Jean a été nommée collaboratrice personnelle de la conseillère d'Etat vaudoise Isabelle Moret (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La journaliste Sandra Jean sera la nouvelle collaboratrice personnelle d'Isabelle Moret, cheffe du Département vaudois de l'économie, de l'emploi, de l'innovation et du patrimoine (DEIEP). Elle entrera en fonction à temps plein le 1er janvier 2023.

Actuellement conseillère externe pour la Suisse romande du conseiller fédéral Ignazio Cassis durant son année présidentielle, Sandra Jean, 48 ans, est une journaliste aguerrie de Suisse romande. Successivement rédactrice en chef du Matin, directrice des rédactions du Nouvelliste et responsable du média en ligne watson.ch, elle possède une connaissance approfondie des médias et des institutions politiques romandes et suisses, souligne le Conseil d'Etat jeudi dans un communiqué.

Carmelo Laganà, qui occupait le poste de collaborateur personnel jusqu'à présent, est nommé secrétaire général adjoint du département dès le 1er décembre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Un vol hors norme devant la justice à Nyon

Publié

le

Une singulière affaire de vol de diamant occupe jeudi le Tribunal d'arrondissement de La Cote à Nyon (archives). (© KEYSTONE/NOEMI CINELLI)

Un présumé gentleman cambrioleur se retrouve jeudi au tribunal à Nyon (VD). Ce joaillier est accusé d'avoir dérobé un diamant estimé à 8,5 millions de dollars, en le remplaçant sur sa bague d'origine par une pierre sans valeur.

Les faits se seraient déroulés à Dully (VD) en janvier 2012, lorsqu'une femme a mandaté ce joailler jordanien pour établir l'inventaire de ses bijoux. L'expert en aurait profité pour voler ce diamant rose pourpre de 17,48 carats, le substituant sur la bague par "une pierre de type quartz sans valeur, de taille et de couleur identiques", relate l'acte d'accusation. Le diamant volé n'a jamais été retrouvé.

Le sexagénaire, qui vit désormais à Doha, a passé 119 jours en détention provisoire en 2012, avant d'être libéré. Dix ans après, il clame toujours son innocence.

Ses trois avocats ont déposé plusieurs réquisitions d'entrée de cause jeudi matin, destinées à "rééquilibrer une enquête menée exclusivement à charge", a affirmé Me Miriam Mazou.

Expertise et contre-expertise

Selon elle, le prévenu a été suspecté "à tort dès le début", l'enquête n'ayant pas exploré d'autres pistes qui auraient permis d'identifier "le vrai coupable". La partie plaignante est "aveuglée" et s'appuie sur un dossier "incomplet", a-t-elle ajouté.

La défense a ainsi demandé de verser au dossier de nouveaux éléments, comme par exemple la liste des clients prestigieux de ce joaillier, censée montrer le crédit de celui qui a notamment travaillé pour la famille princière de Monaco.

La défense a aussi critiqué l'expertise de l'Ecole des sciences criminelles de Lausanne (ESC), jugée "pas satisfaisante". Elle a demandé à la Cour de prendre en compte une contre-expertise pour savoir à quel moment le diamant avait été remplacé sur la bague. Cette contre-expertise pourrait potentiellement disculper le prévenu, a indiqué Me Mazou.

Comme au Cluedo

Le Ministère public et les trois avocats de la lésée ont réfuté avec véhémence ces réquisitions. Me Mathias Burnand a souligné la "vocation indéfectible" du prévenu qui, depuis 10 ans, tente de "noyer le dossier" et n'en finit plus de "retarder l'échéance."

Selon l'avocat, le joaillier cherche depuis toutes ses années à pouvoir faire accuser quelqu'un d'autre. "Son jeu, c'est le Cluedo. Il dit que ce n'est pas lui, mais quelqu'un d'autre. Mais son jeu ne tient pas la route", a-t-il affirmé.

Le procureur Jean-Marie Ruede a, lui, dénoncé "la mauvaise foi" de la défense et sa volonté de "salir" le travail des enquêteurs, du Ministère public et de l'ESC. Le magistrat a raillé la contre-expertise réalisée par la défense. "C'est du grand n'importe quoi, une suite de théories fumeuses", a-t-il dit.

Le procureur a estimé que les différentes manoeuvres de la partie adverse consistaient à "faire douter" la Cour. Des manoeuvres qui durent depuis 10 ans, a-t-il rappelé, relevant que 11 recours avaient été déposés au Tribunal cantonal et au Tribunal fédéral avant que ce procès ne puisse démarrer.

Jusqu'à lundi

L'audience se poursuit jeudi après-midi, puis vendredi et lundi. A noter que le joaillier, outre le diamant de 8,5 millions de dollars de la bague, aurait volé un autre diamant jaune de 3,03 carats, dont la valeur atteint "plusieurs centaines de milliers de francs", selon l'acte d'accusation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X